You'll never know

L'ouvrage:
Liz (sept ans) et Janey (quatre ans) jouaient près de leur maison avec les poupées à leur effigie fabriquées par leur mère (miss Sorrel), lorsque Liz a vu un chiot. Voulant le caresser, elle l'a suivi. À son retour, Janey n'était plus là.

Voilà quarante ans que l'enfant a été enlevée. Tous les ans, à la date anniversaire de sa disparition, miss Sorrel met une annonce dans les journaux locaux, promettant une récompense à celui qui rendra la poupée à l'effigie de sa fille. Cette année, ce à quoi on ne croyait plus se produit: une femme vient rapporter la poupée, et s'enfuit lorsqu'on lui demande comment elle l'a eue.

Critique:
Ce livre m'a globalement plu. J'ai trouvé un peu dommage qu'Hallie Ephron retarde à ce point la découverte du nom du coupable (d'autant que je soupçonnais ce personnage depuis le début, et qu'un lecteur moins perspicace aura des doutes bien avant la révélation). J'ai même pesté après deux autres protagonistes qui, à un moment, échangent des informations, et ne voient pas que tout converge vers le coupable... Cependant, cela n'a pas gâché ma lecture. En outre, l'auteur ne tente pas de faire croire au lecteur que quelqu'un d'autre est responsable de l'enlèvement. J'aurais sûrement été en colère après elle si elle l'avait fait. Pour être tout à fait honnête, j'admets qu'elle nous présente quelqu'un d'autre à soupçonner, mais cela ne m'a pas fâchée car je ne me suis pas laissée prendre une seconde.

J'ai aimé que les choses ne soient pas figées. Le retour de la poupée n'est que la première pièce qui suscitera des réactions en chaîne. Bien sûr, comme je soupçonnais le «méchant», je savais ce que donneraient les tests ADN officiels. J'ai quand même été surprise par une chose que dévoilent les officieux... Hallie Ephron a quand même su me surprendre.
Comme dans beaucoup de livres de ce genre, le moment où l'un des personnages est confronté au coupable, et découvre son vrai visage est haletant.

D'autre part, l'écriture est fluide, les chapitres s'enchaînent rapidement, et les «gentils» sont attachants. On comprend leurs peurs, leurs failles... Par exemple, il est logique que Liz ait toujours surveillé sa fille (Vanessa) de très près, que Jenny ait peur des gens...

En parallèle de ces événements, Vanessa fait des recherches sur le sommeil. Sa théorie me paraît assez incroyable. Dans le livre, elle se révèle plausible, et on parvient à l'utiliser. Je serais curieuse de savoir si Hallie Ephron s'est documentée, et si ce qu'elle avance est possible, ou si elle a absolument tout inventé pour son roman.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Harper Audio.

J'apprécie beaucoup la lecture naturelle d'Amy McFadden. Elle arrive à modifier sa voix pour certains rôles sans que ce soit affecté. Ici, elle devait prendre un accent du sud des États-Unis pour certains personnages. Les lecteurs que j'ai entendus faire cela exagéraient toujours (sauf Julia Gibson). Amy McFadden est peut-être aussi forte que Julia Gibson, car son accent du sud ne m'a pas agacée.

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