Yggdrasil, tome 1: La prophétie

L'ouvrage:
La galaxie est dirigée par Dieu. Ceux qui ne croient pas en lui ou ne le montrent pas assez sont considérés hérétiques. Nayla Kaertan a vu une planète considérée rebelle être anéantie. Elle qui n'était déjà pas adepte d'une foi aveugle est devenue résistante. Or, voilà qu'elle entame quatre ans de circonscription dans un vaisseau de transport dans l'armée de Dieu. Affectée au pôle Sciences, elle commence par constater que son supérieur direct, le lieutenant Marden, est assez désagréable, ce qui la conforte dans l'idée que ces quatre ans vont être insupportables...

Critique:
Cette chronique n'est pas très facile à écrire. En effet, j'ai le sentiment d'être pleine de contradictions concernant ce roman. Par exemple, il m'a plu, et j'ai hâte de lire la suite. Cependant, j'ai peur que les personnages passent leur temps à se battre et à jouer au chat et à la souris... Autre exemple: je n'aime pas du tout les livres où le héros (ou l'héroïne) se rend compte qu'il est une sorte d'élu qui doit accomplir ceci ou cela, et pourtant, j'ai suivi les aventures de Nayla avec grand intérêt.

Autre chose m'a gênée... certains passages (notamment lorsqu'il est question de la déchirure) m'ont rappelé «La passe-miroir», de Christelle Dabos, comme si Myriam Caillonneau s'en était un peu inspirée. Cela m'a dérangée parce que j'aurais aimé que la référence soit clairement expliquée par l'auteur, surtout que c'est la seule chose qui m'a rappelé cette série: les trames des deux romans n'ont aucun rapport. Ceci dit, cela a peut-être été inconscient de sa part, ou bien j'ai vu une référence où il n'y en avait pas. Si c'est ainsi, je présente mes excuses à l'auteur pour cette remarque.

L'intrigue est bien menée. Nos héros connaissent de périlleuses aventures, évitent un piège pour en affronter un autre, font face à des cas de conscience... Je ne sais pas trop quoi penser de Dem. Je l'apprécie, mais ce que «voit» Nayla au chapitre 27 ne lui est pas favorable. Je pense quand même que Dem est sympathique.
Étrangement, Nayla m'a agacée. C'est la «gentille», donc j'aurais dû l'apprécier tout au long du roman. Pourtant, j'ai souvent trouvé qu'elle en faisait trop. Je lui préfère Mylera ou Leene Plaumec. Malgré cela, je l'apprécie. Je suppose que l'apprécier et être agacée par elle fait partie de mes nombreuses contradictions concernant ce roman.

L'écriture est fluide, le récit est rythmé.
Étant pinailleuse, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer quelques maladresses syntaxiques. Par exemple, à un moment, Dem réconforte Nayla, et l'auteur dit «(...) lui dit-il avec une main sur son bras.» J'aurais écrit: «lui dit-il en posant une main sur son bras.»
Une autre fois, elle dit «elle se rappelait des fous rires» au lieu de «les fous rires» ou «elle se souvenait des fous rires». Une autre fois, elle dit «elle se rappelle Olima», et là, c'est une bonne tournure, parce qu'elle ne dit pas «d'Olima».

Je tiens à remercier Myriam Caillonneau pour sa dédicace, qui montre l'importance des chats pour certains d'entre nous. J'ai aussi compris pourquoi un peu de tristesse se dégage de cette dédicace, le chat n'étant plus là...

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Camille Lamache.

J'espère que je ne me trompe pas, mais je crois avoir lu, sur Twitter, que Myriam Caillonneau était très contente du travail de Camille Lamache sur «Yggdrasil». J'espère ne pas affirmer cela à tort. En tout cas, moi, j'ai aimé l'interprétation soignée de la comédienne. Elle parvient très bien à jouer tous les rôles sans aucune affectation, que ce soit dans les changements de voix ou dans les émotions exprimées. Cela n'a pas dû être simple. Entre les différents personnages et leurs forts sentiments, il devait être facile de surjouer, et de rendre certains passages mièvres. L'éditeur a su choisir la comédienne qui rend très bien le tout, se fondant parfaitement dans le texte et dans l'ambiance.
Je n'aurais pas prononcé Nayla comme l'a fait Camille Lamache (elle le prononce comme si cela s'écrivait Naïla), mais je préfère sa façon de prononcer à la mienne (je disais Neïla ou Nêla). En outre, je pense que cela a dû être concerté avec l'auteur.

Pour information, la structure du livre a été respectée.

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