With love from the inside

L'ouvrage:
En 1997, Grace Bradshaw a été incarcérée pour le meurtre de son fils, William, alors âgé de moins d'un an. Voilà dix-sept ans qu'elle est dans le couloir de la mort, et onze ans qu'elle n'a pas vu sa fille aînée, Sophie. Celle-ci a fini par ne plus croire en l'innocence de sa mère, et a fui. Grace a chargé son avocat, Ben Taylor, de la retrouver.
Ce jour-là, Ben apporte une nouvelle tout autre: l'exécution de Grace a été programmée. Il est d'autant plus urgent de retrouver Sophie.

Critique:
Ce livre m'a beaucoup plu. Au début, je me suis dit: «Bon, d'accord, admettons que Grace soit innocente, mais alors, qui a tué le bébé?» J'imaginais l'auteur s'en sortant avec quelque chose de très peu crédible, et de très mièvre. Heureusement, ce que j'avais échafaudé n'a pas été évoqué. Lorsqu'on découvre ce qu'il en est, une autre objection s'élève. L'auteur la balaie facilement. C'est là que je doute un peu. Je pense (j'espère) qu'elle s'est documentée, mais les tests en laboratoire peuvent-ils à ce point avoir des résultats contraires? Autre chose m'a étonnée.

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Je n'ai pas compris que le gouverneur balaie aussi aisément les nouveautés de l'affaire. Si on lui dit qu'il y a des preuves, même s'il n'y croit pas, il doit s'assurer qu'elles sont recevables ou pas... Que les personnes lambda utilisent cet argument, soit, mais il est étrange que le gouverneur se montre si cavalier, même s'il a des idées bien arrêtées sur la chose. D'un autre côté, ça ne devrait pas me surprendre, étant donné que la politique se moque souvent de l'humain.

Grace est admirable, en un sens. Elle parvient à aller à l'essentiel, à ne pas s'appesantir sur le fait qu'elle a tout perdu, etc. Bien sûr, c'est un travail de longue haleine, et c'est aussi le fait d'avoir eu la force de caractère d'agir ainsi qui la sauve et lui fait profiter de la moindre miette de joie. Elle explique, par petites touches, comment elle en est arrivée là. Elle s'aide de souvenirs de moments heureux, mais aussi de sa croyance en Dieu. N'étant pas croyante, cela m'a un peu agacée, parce qu'on a plutôt l'impression que s'il existe, Dieu n'a fait qu'envoyer des épreuves à Grace. Cependant, l'héroïne n'est pas mièvre, elle n'en fait pas trop. De plus, si se raccrocher à sa foi lui a permis de ne pas s'aigrir, c'est une bonne chose.

À travers ce qui arrive à Ronnie, sa codétenue, Grace raconte les lois de la vie carcérale. Ayant lu d'autres romans évoquant cet univers, je n'ai pas été étonnée, mais l'épisode reste dur, même pour quelqu'un qui a lu «Meurtres pour rédemption».

Quant à Sophie, elle est attachante. Se débattant entre son présent et son passé, elle ne parvient pas vraiment à vivre. Puis elle se remet en question, et ne s'épargne pas.

Je me rends compte qu'il n'est pas simple de parler de ce roman sans trop en dire. J'aurais encore beaucoup de choses à écrire, mais j'en dévoilerais trop.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Carol Monda et Andi Arndt pour les éditions Blackstone audio.