Where there's smoke and Larger than life

L'ouvrage:
Ce livre se compose de deux nouvelles où on retrouve deux héroïnes de «La tristesse des éléphants». Elles se déroulent toutes les deux avant les événements contés dans le roman.
La première («Where there's smoke») raconte la chute de Serenity (elle évoque cela de manière bien plus brève dans le roman).
La seconde («Larger than life») est un moment de la vie d'Alice, alors qu'elle travaillait au Botswana.

Critique:
J'ai beaucoup aimé ces deux nouvelles. Serenity et Alice sont des personnages très sympathiques, et il m'a plu de les retrouver un peu, et de les côtoyer avant ce qui arrive dans «La tristesse des éléphants».

Si Serenity dit de petites choses qu'elle évoque aussi dans le roman (comme certaines manières de procéder pour que le client lui donne des indices sur ce qu'elle doit dire), elle raconte aussi des choses qui ne sont pas dans le roman. Elle commence par l'histoire du petit garçon qui volait ses affaires. Cette anecdote, me semble-t-il, n'est pas reprise par la suite. De plus, dans la nouvelle, elle raconte l'histoire qui lui a fait perdre son émission télévisée, mais elle parle aussi d'autres événements qui se passent en parallèle.

Quant à Alice, elle nous narre sa rencontre avec un éléphanteau. C'est très intéressant parce qu'elle glisse certains détails concernant le comportement des éléphants (pas autant que dans le roman, bien sûr), et aussi parce que ce genre de récits est toujours très émouvant. C'est à la fin de cet épisode de sa vie qu'Alice découvre quelque chose qu'elle dit dans «La tristesse des éléphants». Je ne dirai pas quoi, mais cette chose m'avait beaucoup marquée, et je n'ai pas eu besoin d'aller la rechercher dans le roman, lorsque je l'ai entendue dans la nouvelle, pour me souvenir qu'Alice l'avait déjà dite. C'est quelque chose qu'il faut absolument savoir si on veut s'occuper d'éléphants. Dans cette nouvelle, j'ai retrouvé tout ce qui m'avait plu en Alice dans le roman, notamment son amour des éléphants. J'aurais quand même préféré que Jodi Picoult ne lui fasse pas vivre une aventure sentimentale. Entre ça et ce qui arrive par la suite, on dirait que cette pauvre Alice est destinée à être toujours déçue sur ce plan-là.
Je ne me souviens plus si, dans le roman, la jeune femme parle beaucoup de ses relations avec sa mère. Dans la nouvelle, il en est beaucoup question.
Il m'a semblé qu'il y avait une incohérence. L'épisode évoqué dans «Larger than life» se passe en 1999. Or, dans «La tristesse des éléphants», Jenna commence à rechercher sa mère en 2010. À ce moment, Alice a disparu depuis dix ans, et Jenna a treize ans. Elle serait donc née en 1997. Pourtant, dans la nouvelle, Alice n'a pas encore rencontré Thomas, et donc Jenna n'est pas encore née...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par les éditions Penguin Random House Audio.
Kathe Mazur a enregistré «Where there's smoke», et Rebecca Lowman a enregistré «Larger than life».
J'aime beaucoup Kathe Mazur, mais parfois, elle m'agace parce que sa voix est trop murmurante. On dirait qu'elle se retient. Ici, tout comme dans «La tristesse des éléphants», cela n'a pas été le cas: elle lisait assez fort, tout en adoptant les intonations qui convenaient.
Rebecca Lowman fait partie de mes comédiens préférés. Ici, elle n'a pas démérité, à mon avis.

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