vous plaisantez, Monsieur tanner Note: Au début de l'ouvrage, il est précisé que tout ce qui est raconté a été vécu. Mais je ne sais pas si c'est une note de l'auteur, ou si c'est une note du narrateur qui la mettrait pour faire plus vrai. Donc, je mets le livre dans la catégorie "romans" jusqu'à obtenir de plus amples informations.

L'ouvrage:
Paul Tanner hérite de la maison de son oncle. Il vend alors la maison qu'il occupe, et décide de se consacrer à son héritage. Il se rend compte qu'il lui faut effectuer divers travaux: le toit, la plomberie, etc. Il va embaucher des ouvriers, mais lui-même ne restera pas sans rien faire. Il mettra la main à la pâte. Cela ne plaira pas forcément aux ouvriers.

Critique:
Lorsqu'un auteur ne me plaît pas, j'essaie souvent de lui donner d'autres chances. C'est ce que j'ai fait avec Jean-Paul Dubois. En effet, je n'ai pas aimé "Je pense à autre chose" à cause de la fin, je n'ai pas accroché à "Kennedy et moi", je n'ai pas pu finir "Si ce livre pouvait me rapprocher de toi" et "Une vie française". Là, je me suis dit que je pouvais encore essayer. Bien m'en a pris. Cette fois, le livre m'a plu.

Le pauvre monsieur Tanner tombe sur beaucoup d'ouvriers faignants ou maladroits. D'abord, il y a le couple infernal, Pierre et Pedro. Ils emmènent leur sept chiens sur le chantier, mettent la radio très fort, font n'importe quoi, et n'ont pas d'assurance.
Il y a aussi le faignant au nom imprononçable qui travaille quand ça lui chante.
Il y a Pierre Coty qui se désole tellement à la moindre erreur qu'il reste prostré, à regretter son erreur, pendant que le travail n'avance pas. En outre, une peine de coeur vient le frapper...
Mais il y a aussi de bons ouvriers, comme ceux qui viennent en urgence après les désastres commis par Pierre et Pedro, ou celui qui fait du très bon travail... et dont la voiture brûle en récompense.

Monsieur Tanner nous décrit une foule de personnages farfelus ou franchement désagréables. Il se résigne à être leur pigeon. Le lecteur oscille entre le rire et l'agacement contre ces gens sans vergogne, tout comme le personnage principal, même si pour lui, l'agacement est décuplé. On se demande aussi si une telle concentration de fumistes est possible sur un seul chantier.

C'est un livre qui ne peut pas laisser indifférent. Tous ceux qui l'ont lu, et qui, par la suite, font des travaux chez eux, ne pourront s'empêcher d'y penser. Et si les travaux se passent mal chez vous à cause des ouvriers, il faudra peut-être leur conseiller cet ouvrage.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Bernard Malaka pour les éditions Livraphone.

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