Un manoir en Cornouailles

L'ouvrage:
La famille Halton vit à Londres, et possède un manoir en Cornouailles, manoir dans lequel elle va passer toutes les vacances scolaires. Ce soir d'avril 1968, Barney, six ans, est dans les bois, à la recherche de lapins. Nancy, la mère de famille, décide d'aller le chercher à cheval, car un orage s'annonce. C'est alors que la vie des Halton bascule.

Critique:
En lisant le résumé de ce roman, j'avais peur qu'il ressemble à «Un été près du lac», d'Heather Young, principalement à cause de l'alternance passé présent, et du terrible drame arrivé dans le passé. J'ai finalement préféré «Un manoir en Cornouailles», même si j'ai des choses à lui reprocher.

D'abord, l'alternance passé présent m'a agacée, comme souvent. Certes, je sais qu'elle était là exprès, pour que le lecteur découvre les choses petit à petit, de deux points de vue différents. Il y a des livres où cette alternance me gêne moins.
Ensuite, je n'ai pas vu l'intérêt de l'épilogue. En fait, si, mais il aurait dû être placé quelques chapitres après le début du roman, au moment où les événements auxquels il se rapporte sont contés. Là où il est placé, il n'apporte rien. Je reconnais que cela aurait pu être pire: l'épilogue aurait pu nous apprendre qu'en réalité, Nancy trompait son mari, ou que la réelle responsable de ce qui était arrivé en 1968 était Caroline... Je n'aurais pas aimé cela, cela aurait été vraiment gros, même si Caroline est si détestable que cela ne m'aurait pas étonnée d'elle.

Vous aurez donc compris que je n'ai trouvé aucune circonstance atténuante à Caroline. Je comprends Amber lorsqu'elle dit qu'elle se demande comment l'un des personnages a pu lui pardonner. Pour moi, Caroline n'a pas assez souffert.

À un moment, j'ai craint que les personnages principaux se retrouvent dans la situation de ceux de Kathryn Hughes, c'est-à-dire qu'ils soient malheureux toute leur vie, puis trouvent un semblant de bonheur alors qu'ils sont âgés. Heureusement, Eve Chase n'a pas été aussi radicale.

L'autrice montre rapidement que Lorna est, sans le savoir, liée au manoir. Elle met bien sûr du temps à dévoiler comment, mais elle fait cela «proprement» (si j'ose dire). C'est-à-dire qu'elle ne balance pas de faux indices ou de suppositions fantaisistes... Elle déroule les événements, et le lecteur finit par relier les choses.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Audrey d'Hulstère (lisant les chapitres narrés par Amber), Cachou Kirsch (interprétant ceux du point de vue de Lorna), et Claire Tefnin (lisant l'épilogue) pour les éditions Lizzie.

Cachou Kirsch est celle des trois comédiennes dont je connais le mieux le jeu. Ici, elle n'a pas démérité. J'ai donc été ravie de l'entendre, surtout que je pense qu'on l'entend trop peu, même si depuis l'apparition des éditions Lizzie, cette comédienne enregistre davantage de livres.
Je connais peu Audrey d'Hulstère. Je me souviens avoir apprécié son jeu dans d'autres livres. Là encore, son interprétation m'a plu.
Je connais encore moins Claire Tefnin, et ici, elle avait un très petit passage. En tout cas, son jeu m'a plu.

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