Un cri sous la glace

L'ouvrage:
Ce soir-là, Emma attend son fiancé. Il ne vient pas. Les jours suivants, elle ne parvient pas à le joindre, il ne la contacte pas.

Deux mois plus tard, on retrouve le cadavre d'une jeune femme chez le directeur général d'une entreprise. La police cherche à identifier ce corps, mais aussi à mettre la main sur l'homme chez qui on l'a retrouvé.

Critique:
Ce roman est le premier mettant en scène Hanne, Peter, et Manfred. Lorsque j'ai lu le troisième et le quatrième, j'ai un peu râlé de ne pas les lire dans l'ordre. Certes, c'est préférable, mais il y a au moins une chose qui fait qu'il ne m'a pas déplu d'avoir lu «L'archipel des larmes» avant. Dans «Un cri sous la glace», l'autrice raconte une chose concernant Hanne, mais elle est beaucoup plus précise lorsqu'elle relate cet épisode dans «L'archipel des larmes», car elle le raconte au moment où il se passe, alors que dans «Un cri sous la glace», Hanne s'en souvient.
En outre, la romancière nous conte ce qui est arrivé dix ans auparavant dans la vie d'Hanne. Je sais que cela, elle ne l'a pas raconté dans un autre roman qui se passerait avant «Un cri sous la glace». Lorsque cet épisode était évoqué dans les livres suivants, je pensais qu'il était détaillé dans un roman se déroulant avant. Maintenant que je sais qu'il n'en est rien, je regrette moins de ne pas avoir lu «Un cri sous la glace» en premier.

Encore une fois, j'ai été happée par l'intrigue et les personnages de Camilla Grebe. J'ai apprécié que, comme dans «L'ombre de la baleine», elle m'ait dupée sans disperser de faux indices. Ce que je n'ai pas deviné est préparé, rien n'est faussé à ce sujet. D'autres lecteurs le devineront d'ailleurs peut-être. Je suis contente de ne pas y avoir pensé.
Je me sus quand même dit assez rapidement que le meurtrier ne pouvait pas être l'homme chez qui le cadavre avait été retrouvé parce que certaines choses le désignaient trop facilement.

J'ai apprécié que Peter éveille à la fois la compassion et le désir de le frapper. C'est un bon policier, et il a conscience de faire n'importe quoi concernant sa vie privée. Cependant, il met beaucoup de temps à se ressaisir. Il faut quand même noter que c'est en faisant ce qu'il savait être mal qu'il a été en mesure de faire quelque chose de très bien...

J'ai été contente de retrouver Hanne. Elle est sympathique: ses analyses sont bonnes, et dans sa vie privée, elle tente de faire au mieux alors qu'elle n'a pas beaucoup de cartes. Je pense qu'elle aurait dû quitter son mari longtemps auparavant, mais qu'aurais-je fait à sa place?... Sa situation met le lecteur face à une dure réalité. Ayant lu les deux derniers romans, je sais comment cela évolue, mais de toute façon, c'est prévisible, et cela fera que le lecteur se demandera comment il supporterait un tel fardeau...

J'aurais souhaité une fin plus détaillée. Certes, on sait comment se déroulent les choses pour les personnages principaux, mais j'aurais aimé en savoir plus concernant l'un d'eux.

Éditeur: Calmann-Lévy.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jean-Pierre Schamber pour l'association Valentin Haüy.

J'apprécie beaucoup la façon de lire (ni trop sobre ni cabotine) de Jean-Pierre Schamber. Cela faisait un moment que je n'étais pas tombée sur lui en prenant un livre qui me tente. J'espère en trouver d'autres...

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