Triumph

À ma connaissance, ce livre n'a pas été traduit en français.

L'ouvrage:
Carolyn Jessop raconte un événement qui arriva peu après la publication d'«Escape». Une jeune mormone appela la police, et expliqua qu'elle avait été forcée d'épouser un homme ayant plus du double de son âge alors qu'elle était mineure. À partir de là, une grande enquête est menée dans la communauté mormone de Colorado City. Carolyn témoignera, étant donné que cela touche la communauté dans laquelle elle vécut une grande partie de sa vie.

Critique:
Si vous avez aimé «Escape», ne vous attendez pas à adorer «Triumph». Je pense qu'elle l'a écrit parce qu'«Escape» avait connu un grand succès (il est resté douze semaines dans la liste des best-sellers), et qu'elle a voulu surfer sur la vague. Bien sûr, «Triumph» n'est pas à rejeter, mais il ne faut pas s'attendre à être aussi captivé que par «Escape».

Carolyn commence par raconter la perturbation que fut ce procès auquel elle dut participer. Cela fut éprouvant pour plusieurs raisons, l'une étant qu'elle dut côtoyer ces gens qu'elle avait voulu fuir. Par exemple, elle fut confrontée à Barbara contre laquelle elle dut témoigner.
Même si cette partie m'a intéressée, je l'ai trouvée un peu longue, car je m'étais surtout attachée à Carolyn et à ses enfants. Bien sûr, j'ai été effarée de voir l'ampleur des abus, et je me suis demandé comment il était possible d'être à ce point inhumain.

Ensuite, Carolyn raconte des épisodes qu'elle vécut alors qu'elle était mariée à Merril, dont certains qu'elle n'avait pas racontés dans «Escape». Cela fait un peu remplissage, même si les épisodes inédits m'ont intéressée.
D'autre part, elle reparle de l'adaptation de chacun après leur fuite. Elle répond également à la question que je me posais concernant sa fille, Betty. Personnellement, je ne comprends toujours pas le choix de Betty...

À un moment, Carolyn explique que pour aller de l'avant, il faut pardonner. Elle admet que ce n'est pas facile, mais elle pense que c'est nécessaire pour se libérer de certaines entraves. Elle explique que pour elle, pardonner ne veut pas dire tout accorder aux personnes qui l'ont blessée, mais qu'elle doit cesser de vouloir que la justice triomphe. Je comprends cela, mais pour moi, cela ne s'appelle pas pardonner, mais recouvrir la personne d'une indifférence teintée de mépris. Pour moi, pardonner signifie qu'on aura à nouveau des relations avec la personne.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Ann Marie Lee pour les éditions Random house audio.

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