Treize heures

L'ouvrage:
Le téléphone de Benny Griessel sonne à 5h36. L'un des nouveaux policiers qu'il supervise lui indique que le corps d'une adolescente vient d'être retrouvé.
Au même moment, une autre jeune fille, terrorisée, court.

Même jour, 7h02. La bonne des Barnard découvre le cadavre de son patron.

Critique:
Ce roman m'a plu. Il est un peu plus classique que les livres précédents de Deon Meyer, car on suit deux enquêtes concernant un meurtre. Cependant, cela n'a pas rendu le roman poussif à mes yeux. Il y a une enquête que j'ai moins appréciée, mais l'auteur a su faire ressortir des éléments (caractères de certaines personnes, immuabilité du racisme, etc) qui l'ont tout de même rendue intéressante.

Nous retrouvons Benny qui continue de lutter contre son addiction à l'alcool. Je l'ai encore plus apprécié que dans les autres romans, car il est moins obsédé par son besoin de boire. Il suit deux affaires car chacune est dirigée par l'un des six nouveaux policiers dont son chef l'a promu mentor. Outre sa manière posée et avisée de gérer les enquêtes ainsi que les policiers qu'il supervise, j'ai aimé ce qu'il fait afin que Fritz (son fils) revienne sur Terre.

Je ne sais pas trop quoi penser de ce qu'Anna apprend à Benny. Ça ne me plaît pas, mais je sais que cela pouvait arriver. J'espère que ce désagrément ira de paire avec au moins une chose positive... À voir dans le prochain roman mettant Benny en scène. À ce sujet, «Treize heures» est bien la suite directe de «Le pic du diable», mais j'ai un souci temporel. Il est dit qu'il se passe quelques mois entre les événements de ce dernier et l'intrigue de «Treize heures». Or, outre le fait que trois ans se sont écoulés entre les parutions des deux ouvrages, il me semble que «Le pic du diable» se passe au moment de son année de publication (2005), et à la fin de «Treize heures», Benny dit qu'on est en 2009...

Concernant l'affaire que je préférais, j'avais peur de quelque chose (je ne peux pas dire quoi), et c'est effectivement arrivé, mais après réflexion, je n'en veux pas à l'auteur parce qu'il n'a pas passé son temps à traîner.
J'aurais voulu savoir ce qu'il advient d'un personnage mêlé à cette affaire... Il est étrange qu'on ne sache rien le concernant. Remarque, peut-être que c'est moi qui ai raté la phrase...
Si une enquête m'a moins plu, cela ne veut pas dire que je me suis ennuyée. En outre, la résolution de cette énigme m'a été impossible à deviner, et pourtant, après coup, j'ai pensé que c'était logique. L'auteur a donc finement joué.

C'est un peu bête, mais je souhaite qu'on revoie un protagoniste, qu'il garde contact avec Benny. Je pense que cela n'aura pas lieu, mais j'espère quand même.
Quant aux policiers, j'aimerais qu'aux côtés de Benny, on retrouvera Vusumuzi Ndabeni, dit Vusi. Ce personnage m'a plu: il s'implique dans son travail, et est soucieux de bien le faire.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.
Le jeu du comédien est toujours très bon. Il fait preuve d'autant de talent que d'habitude.

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