L'ouvrage:
Skye Starling a vingt-neuf ans. Voilà six mois qu'elle sort avec Burke Michaels, qui a dix-sept ans de plus qu'elle. Ce jour-là, en lui apportant son petit-déjeuner au lit, Burke la demande en mariage.

Critique:
Ce roman ma plu. Certaines choses sont un peu convenues, mais elles passent.

L'autrice alterne les chapitres racontant le présent de Skye, le passé d'un autre personnage, et le journal que Burke adresse à un certain docteur K. Quelque chose devient rapidement évident, puis un rebondissement complique les choses. Je ne m'y attendais pas du tout, et mon ressenti m'a rappelé ce que j'avais éprouvé lors d'un rebondissement du roman «Une femme entre nous». Les deux livres n'ont rien à voir, c'est seulement ma surprise qui a été égale. En y réfléchissant, je me dis que ce rebondissement n'est pas si spectaculaire, mais je pense que Carola Lovering a su l'amener afin que, sur le moment, il soit impressionnant.

L'histoire d'amour est un peu convenue. Certes, tout est expliqué, et l'autrice parvient à ce que cela tienne, mais objectivement, c'est gros. Heureusement, à la fin, l'autrice n'en fait pas trop. Tout n'est pas absolument rose pour ceux qui s'aiment, ils n'ont aucune certitude, ils vont laisser faire le temps.

Dans le paragraphe qui suit, je ne donne pas les prénoms des protagonistes pour ne pas trop en dévoiler.
Je n'ai pas aimé ce que fait l'un des personnages (que j'appellerai A) dans le présent, mais je suis d'accord quant au fait qu'il en veuille beaucoup à un autre (que j'appellerai B) à cause d'un événement passé. J'aurais préféré qu'A prît sa revanche au moment des faits, et agît en plein jour (si j'ose dire). Quant à B, je ne l'aime pas. B paraît aimable, et sa faute paraît être pleine de circonstances atténuantes, mais pour moi, il n'en est rien. Je ne peux malheureusement pas développer mon point de vue, sous peine de trop en dévoiler. Je suis sûrement sévère avec B, mais mon agacement a été renforcé par l'admiration inconditionnelle que lui vouait Skye. Cette admiration est logique, soit.

Je préfère les récits linéaires, mais ici, j'admets que cela aurait été bien moins percutant. L'intrigue ne traîne pas, la psychologie des personnages est bien exposée et analysée. Skye est sûrement le personnage le plus attachant. La cruauté dont elle est victime à cause de son TOC est choquante, mais malheureusement pas étonnante.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Andi Arndt, Amy McFadden, et Stephen Dexter pour les éditions McMillan.

Les deux comédiennes font partie de ceux dont j'apprécie le jeu. Elles n'ont pas démérité, jouant les sentiments et les émotions des personnages sans cabotinage ni trop de sobriété. Quant à Stephen Dexter, je ne le connaissais pas du tout. J'ai trouvé que sa lecture était murmurée, cela m'a agacée. Son intonation était bonne, mais il chuchotait presque. Je ne lirai pas volontiers un livre entier enregistré par lui.