L'ouvrage:
États-Unis, Michigan. Juillet. Annie Mercer vient de perdre son travail de chimiste. Elle décide de gagner un peu d'argent en faisant le ménage chez certains de ses voisins. À part cela, John, son fiancé, part soudainement pour Paris, et lui demande de ne pas chercher à le contacter: il a besoin de faire le point. Pour ne rien arranger, Annie se dispute avec Lisa, son amie de toujours. Elle prend alors la résolution de ne laisser personne entrer dans sa vie.

Critique:
Ce roman m'a plu. Je ne l'ai pas autant aimé que «I'm fine and neither are you», mais presque. Le personnage principal est attachant. Les choses sont de son point de vue, elle nous raconte son présent et explique certaines de ses réactions par des événements de son passé. On apprend à la connaître. J'imagine qu'à sa place, j'aurais les mêmes réactions. N'étant pas impliquée dans l'histoire, il m'était facile de penser qu'à sa place, je n'accorderais pas une chance à John, après qu'il a bien voulu s'expliquer.. Bien sûr, je comprenais qu'il ait eu besoin de se retrouver seul avec lui-même, mais j'espère qu'à sa place, j'aurais agi autrement envers Annie.

À travers John, Annie, Lisa, et Harper, Camille Pagán conseille à son lecteur d'être lui-même. Dans le roman, cela ne va pas sans heurts, mais chacun finit par s'expliquer, comprendre l'autre, et être compris. Par exemple, à l'instar d'Annie, je ne suis pas vraiment fan de la nouvelle passion de Lisa, et j'ai trouvé agaçant qu'elle souhaite l'imposer, mais tout comme l'héroïne, j'ai fini par comprendre sa façon d'agir. C'est pareil concernant Harper. Je ne pense pas que j'aurais géré la situation comme elle, mais le principal est qu'elle s'en sorte, et soit la plus heureuse possible.

Un élément de l'intrigue m'a plu, mais j'aurais préféré qu'il soit davantage préparé. Il l'est, donnant lieu à des scènes comiques dans lesquelles Annie se fait apprentie détective, mais j'aurais voulu qu'il le soit encore plus.
À la toute fin, il y a un élément que j'ai trouvé peu crédible concernant John. Cependant, on me dira que, peut-être, cet élément a davantage été préparé que ce que laisse entrevoir Annie dans l'épilogue.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

J'apprécie toujours autant cette comédienne. Son jeu est toujours aussi bon, à mes oreilles. Je pense quand même qu'elle aurait pu demander à quelqu'un qui parle français de lui apprendre à prononcer Geneviève... Ou bien, elle aurait dû le prononcer avec l'accent anglophone. Mais là, sa prononciation est vraiment terrible... ;-)