The virgin romance novelist chronicles

L'ouvrage:
Rosie Blume a vingt-trois ans. Elle travaille dans un magazine consacré aux chats, mais son rêve est d'écrire une romance. Ses deux meilleurs amis et colocataires (Henry et Delany) lui disent qu'elle ne pourra jamais exprimer des sentiments et des sensations amoureuses si elle ne les a jamais connus. Ils l'exhortent donc à sortir avec des garçons, et à perdre sa virginité.

Critique:
Avant d'acheter ce livre, j'ai pris certaines précautions, car j'avais peur qu'il soit mièvre. Une amie m'a donc dit que la couverture faisait plutôt chick-lit, et j'ai lu des chroniques sur Audible. Les lecteurs disaient ce que le résumé me faisait pressentir: le livre est très drôle, les amoureux sont mignons. En général, ces précautions me donnent une bonne idée du livre, et je peux l'acheter ou pas en connaissance de cause. Ici, j'ai déchanté. Si le début est effectivement amusant, et si les amoureux sont sympathiques, vers la fin de la première partie (il y en a trois), cela commence à tourner au vinaigre. Les amoureux se disputent pour rien, et cette embrouille de fin de première partie donne le ton de la deuxième. Ils passent leur temps à s'engluer dans des malentendus qui durent trop et qui les font ressasser. De plus, il y a trop de scènes de sexe pour moi. Je comprends que la toute première du livre entre les amoureux soit détaillée, parce que le lecteur attend que ces deux-là soient ensemble, mais ensuite, cela devient pénible. Certaines scènes m'ont tout particulièrement agacée: par exemple, Rosie qui fait un caprice et boude parce que son chéri ne veut pas faire l'amour avec elle... pour la troisième fois de la journée!

En outre, lorsque l'auteur ne parle pas de sexe, elle s'ingénie à rendre ses héros détestables. Par exemple, lorsque notre héroïne dit à son amoureux que certaines personnes n'ont pas apprécié son livre, il se fâche, parle d'aller donner une bonne leçon à ces gens, parce que le livre de Rosie est fabuleux...! Ce n'est pas crédible, et c'est très agaçant.

Megan Quinn fait autre chose qui m'a énervée. Rosie travaille dans un magazine consacré aux chats. Sa patronne adore les petits félins. Elle est donc automatiquement montrée comme une mémère un peu folle, n'ayant aucun sens de la mesure lorsqu'il s'agit des chats. Quel cliché! Quant à Rosie, elle déteste les chats, et l'un d'entre eux (sir Liks-a-lot, qu'on pourrait traduire par monsieur Lèche-beaucoup), lui livre une guerre sans merci. Cela n'est absolument pas crédible, et l'attitude de Rosie envers le chat et les félins en général est très pénible. Elle ne tente pas de les comprendre, ne voit pas en eux des êtres vivants qui ont un certain comportement que justement, les humains doivent tenter de comprendre pour faire avec. Je ne sais pas si Megan Quinn, à l'instar de Rosie, déteste les chats pour des raisons stupides, ou si elle a souhaité faire rire son lecteur avec ce qui, pour moi, sont des inepties, mais cet aspect du roman m'a énormément déplu. J'ai terminé le livre parce que je cherchais désespérément des améliorations, je souhaitais que la bonne humeur du début revienne...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Andi Arndt et Jeffrey Kafer pour les éditions Hot-Lanta. Certains me diront que le nom de l'éditeur aurait dû me mettre la puce à l'oreille concernant les nombreuses scènes de sexe. Certes, mais je n'avais pas regardé quel était l'éditeur, alors que je le fais très souvent... Il faudra que je le fasse toujours, maintenant. ;-)

J'apprécie toujours autant le jeu d'Andi Arndt. Ici, si le livre m'a déplu, la comédienne, elle, n'a pas démérité.
Je connaissais très peu Jeffrey Kafer. Son jeu m'a plu. Je n'ai pas fait autant attention que si j'avais aimé le roman, mais je sais que j'entendrai à nouveau ce comédien avec plaisir.

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