Note: «The sixty-eight rooms» est une série en quatre tomes. Ici, je chronique la série en un seul billet, je ne le fais pas tome par tome.

L'ouvrage:
Chicago, de nos jours. Ce matin-là, Jack Tucker et Ruthie Stewart, onze ans, vont, avec leur classe, au musée. Les élèves ayant été sages, leur professeur leur accorde le droit d'aller regarder les soixante-huit pièces miniatures de Narcissa Thorne. Celles-ci ont été conçues entre 1932 et 1940. Narcissa Thorne a souhaité recréer des intérieurs typiques des siècles passés. Ainsi, les pièces allant de E1 à E31 sont des décors européens, celles allant de A1 à A37 sont des décors américains. Ruthie s'émerveille à la vue de ces salles. Par exemple, elle voit un lit à l'air très confortable. Elle se dit qu'elle aimerait bien vivre dans l'une de ces pièces. Bien sûr, pour cela, il lui faudrait être minuscule, à l'instar desdites.
Lorsque la visite s'achève, Jack apprend à Ruthie que dans le couloir menant à l'endroit où sont entreposées les pièces, il a trouvé une clé. Les deux enfants s'accordent pour aller rapporter la clé au musée, et demander au gardien des salles s'il sait à qui elle appartient. Seulement, les choses vont tourner autrement, et ils garderont la clé...

Critique:
Lorsque j'ai commencé la série, je pensais que ces soixante-huit pièces étaient une invention de Marianne Malone pour faire vivre un tas d'aventures à ses héros. À la fin du tome 1, il y a une interview de l'autrice, et elle et la productrice du livre audio parlent des fameuses salles. Elles existent donc. Il est compréhensible qu'elles aient servi de matière à l'imagination de Marianne Malone. Je suis sûre que si j'avais connu leur existence lorsque j'étais enfant, je les aurais imaginées propices à de nombreuses aventures. Pour moi, la romancière fait cela très bien. Pendant les quatre tomes, les deux enfants vivent des événements fantastiques (dans le véritable sens du mot) qui les feront rêver et grandir.

J'ai apprécié que Marianne Malone entraîne ses personnages à la découverte de faits historiques. C'est sûrement le récit de Phoebe qui m'a le plus plu. Phoebe n'a pas vraiment existé (comme le précise l'autrice), mais son histoire est basée sur des événements qui arrivèrent.
J'aurais bien aimé savoir ce qu'est devenue Louisa. Je pensais que peut-être, Jack et Ruthie auraient cherché ses traces...

L'intrigue de chaque roman est bien agencée. En toile de fond, il y a une énigme. Celle-ci se précise au long de la série... Dans le tome 3, il se passe quelque chose qui fait monter la tension. Pendant cet épisode, je me demandais comment je réagirais si j'y étais confrontée. Bien sûr, je sais que c'est impossible, puisque cela a à voir avec un aspect fantastique du roman, mais j'ai quand même imaginé ce que je ferais.

Les personnages principaux sont attachants. Ils veulent faire au mieux, et font tout ce qu'ils peuvent pour y arriver. Dans le tome 2, la manière dont ils piègent la voleuse m'a fait rire.

Après avoir lu le tome 3, j'ai eu peur qu'il n'y ait pas de vraie fin. Heureusement, Marianne Malone a bien fait les choses. Il y a une vraie fin, et rien n'est incohérent.

Cette série est pour la jeunesse, mais je suis sûre qu'elle peut aussi plaire aux adultes (pas seulement à moi), car outre le fait que la romancière a choisi un décor propre à ce qu'on ait envie d'y vivre des aventures à l'instar de ses héros, tout cela est très bien conté.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Listening Library.

Cassandra Campbell fait partie des lecteurs dont j'aime beaucoup le jeu. Ici, il est aussi bon que d'habitude. En fait, il serait plus juste de dire que par la suite, il a été aussi bon qu'ici, car elle a lu ces romans entre 2011 et 2014.