The  night child

L'ouvrage:
Fin novembre 1996.
Nora Brown est professeur à l'université. Un jour, après que ses élèves sont sortis de sa classe, elle voit un visage enfantin. Plus tard, le même visage lui apparaît à nouveau, et elle entend une petite voix qui lui dit: «Souviens-toi de la Saint-Valentin!». Profondément troublée, elle prend rendez-vous chez un psychiatre.

Critique:
En achetant ce livre, je me disais qu'il était possible que j'y trouve un certain thème qui se fait assez récurrent dans les romans. Je me méfiais un peu, justement parce que ce thème est beaucoup exploité. Anna Quinn l'aborde avec sensibilité et intelligence, et montre (sous un angle peu étudié par d'autres auteurs) la manière dont certaines victimes tentent de «passer par-dessus». Je ne sais pas jusqu'à quel point la romancière s'est documentée, donc j'ignore si la façon de «gérer» de Nora est à ce point possible. Je peux seulement dire que par des explications, l'auteur rend cela crédible.

La romancière met en valeur un aspect auquel je n'avais pas pensé. La «défense» de Nora fait que son comportement est négatif. Ne se basant que sur ce qu'elle montre, personne ne peut deviner de quoi cela découle. Après coup, je pensais que certains (dont Paul) auraient dû creuser, mais je sais qu'il n'était pas simple (voire quasiment impossible) de le faire.

L'intrigue ne souffre pas de temps morts. La tension est au rendez-vous, et même lorsque les choses semblent aller mieux, un malaise sous-jacent reste. À mesure des découvertes, la compassion du lecteur grandit à l'égard de Nora. Perdue, esseulée, ne pouvant trouver la force de se confier, son désarroi touchera forcément, d'autant qu'il est facile de s'identifier à elle.

Je ne sais pas trop quoi penser de Paul. Il est très carré, un peu borné, pas toujours tolérant... On peut concevoir qu'il ait renoncé à comprendre sa femme, mais c'est son attitude générale qui ne m'a pas trop plu.

J'ai apprécié David. Il applique les théories qu'il a étudiées, mais n'oublie pas les leçons que lui a enseignées la vie. D'autre part, même si, de par son métier, il a été confronté à toutes sortes de troubles, il n'est pas blasé, offre spontanément son appui, est compatissant.

La fin peut être interprétée de plusieurs façons, surtout concernant «l'endroit» où se retrouvent les deux personnages. C'est un détail, mais il peut avoir son importance... J'aurais aimé une fin se déroulant quelques mois plus tard, et disant ce qu'il est advenu.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Blackstone audio

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