The last thing he told me

L'ouvrage:
2020.
Ce jour-là, une enfant sonne chez Hannah Hall, et lui donne un petit mot de la part de son mari, Owen Michaels. Il est écrit: «Protège-la.» Ce soir-là, l'homme ne rentre pas chez lui. Sa fille de seize ans, Bailey, revient du lycée avec un monceau d'argent qu'Owen a déposé dans son casier. Le patron d'Owen est arrêté, le FBI enquête. Hannah sait que c'est Bailey qu'elle doit protéger, mais elle ignore de quoi, sûre que son mari n'a pas trempé dans les combines de son patron... C'est alors que l'avocat qu'elle a contacté lui apprend qu'Owen Michaels n'existe pas avant 2009.

Critique:
Quand j'ai lu le résumé de ce roman, j'ai tout de suite eu envie de le découvrir. Puis j'ai lu des chroniques sur le site d'Audible. Certaines étaient extrêmement négatives. Après avoir été un peu refroidie, je me suis avisée que ces chroniques négatives étaient surtout là pour répandre du venin. En les lisant, on ne peut même pas être sûr que ceux qui les ont écrites ont lu le livre. Il y en a qui disent qu'il n'y a pas d'intrigue, ou qu'elle est incompréhensible. Le pompon revient sûrement à la personne qui engueule Oprah Winfrey parce qu'elle a recommandé ce livre. La personne dit qu'avant de faire cela, Oprah aurait dû lire le livre: elle aurait vu qu'il était inepte. Tout cela me paraissant, finalement, exagéré, j'ai tenté le roman. Je suis contente d'avoir fait confiance à mon instinct, car cela m'a plu. Certes, j'ai un reproche à adresser, mais cela ne veut pas dire que je ne recommande pas le livre.

L'autrice soulève, entre autres, une intéressante question. Lorsqu'on cache quelque chose, si on a vraiment confiance en une personne, ne vaut-il mieux pas le lui dire? En effet, si Owen avait tout raconté à Hannah, les épreuves les plus difficiles auraient été évitées. Certes, il n'y aurait pas eu d'intrigue, mais Laura Dave aurait peut-être pu faire quelque chose pour que ces fameuses épreuves soient évitées tout en prenant l'intrigue par un autre morceau.

J'ai apprécié qu'Hannah (même avant les épreuves difficiles) considère Bailey comme une vraie personne, qu'elle s'attache à elle, non par devoir, mais parce qu'elle apprécie ce qu'est l'adolescente. Il m'a plu qu'Hannah prenne le rejet de la jeune fille le moins mal possible.

Le roman n'est pas trop lent. Lorsque nos héroïnes sont dans une impasse, elles n'y restent pas longtemps, et cela donne un peu de temps au lecteur pour assimiler ce qu'elles sont en train de découvrir. Il y a même des moments plus détendus, par exemple, celui où elles parlent au professeur Cookman.
De plus, Hannah et Bailey finissent par développer une certaine complicité, étant toutes les deux à la recherche de la même chose, et s'entraidant.

Pendant que les choses se dévoilaient, j'ai envisagé une solution qui ne me plaisait pas, mais j'étais sûre qu'elle était la bonne. Heureusement, je me suis trompée. En creusant bien, il aurait d'ailleurs pu y avoir des incohérences dans ma solution.

Voici mon reproche: j'aurais aimé qu'Hannah et Bailey envisagent ensemble la solution proposée par Brady. Certes, cela aurait déboussolé Bailey, mais il est étrange que l'adolescente n'ait pas dit qu'elle préférait cela plutôt que le très mauvais côté de ce qu'Hannah a préféré faire. Elles et Brady auraient pu discuter de la possibilité qu'il leur offrait, tout décortiquer, demander des garanties... Hannah a seulement pris en compte le fait que cette solution perturberait la jeune fille. Comme si l'autre n'était pas encore plus perturbatrice. Pour moi, c'est une faiblesse du roman, d'autant qu'on n'est pas sûr que cela se serait si mal passé.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Rebecca Lowman pour les éditions Simon and Schuster Audio.

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