The last one home

L'ouvrage:
Lauren Abrahams a trente-cinq ans. Sa grand-mère, Elizabeth, vient d'avoir une crise cardiaque, et sait qu'elle ne peut plus vivre dans sa grande maison. Elle souhaite que ce soit Lauren qui l'habite. Celle-ci craint que son père (Michael) en prenne ombrage, mais Elizabeth est sûre que Michael vendrait la maison, et elle ne veut pas que cette dernière sorte de la famille. Lauren hésite, mais elle est ravie, car cela signe son appartenance à cette famille. En effet, pendant les dix premières années de sa vie, Lauren pensait que son père était un meurtrier. Sa mère, Donna, a fait arrêter Michael alors qu'elle était enceinte de Lauren, disant qu'il lui avait confessé avoir commis un meurtre. Mais dix ans plus tard, un serial killer a avoué être l'auteur du meurtre dont Michael était accusé. Depuis, Lauren s'est rapprochée de sa famille paternelle, et voit beaucoup moins sa mère.

Critique:
Ce roman m'a plu. Le récit alterne le point de vue de Lauren au présent et celui de Donna lorsqu'elle était enceinte. Dès le départ, le fait que Lauren adore son père et sa grand-mère, et rejette sa mère m'a déplu. Certes, la jeune femme donne des explications logiques à cela. À sa place, j'aurais sûrement agi de la même façon. Ajoutons à cela que très rapidement, on voit que lorsqu'elle était enceinte, Donna n'était pas vraiment sérieuse. Certes, elle n'a pas été gâtée par la vie, mais elle semble quand même un peu rustaude et tête folle. Je ne sais pas si c'est par esprit de contradiction ou parce que je me disais que tout ne pouvait pas être si simple, mais j'attendais sans cesse que Lauren tourne le dos à Elizabeth et à Michael.

D'une manière générale, l'autrice a bien joué. L'attitude de chacun fait qu'on fait la part des choses, qu'on comprend comment tel personnage a pu croire ceci, tel autre a pu croire cela, etc. Il y a quand même une chose que j'ai trouvé un peu grosse. Il est étrange que pendant de nombreuses années, un personnage ne se soit pas montré sous son vrai jour auprès d'un autre. Certes, ce personnage était très fort, mais il n'est pas logique qu'il n'ait rien dévoilé. Cela peut s'expliquer en partie par l'aveuglement de l'autre personnage, aveuglement dû à sa frénétique recherche de stabilité.

J'aurais aimé que certains personnages soient davantage punis. Le plus fautif l'est peut-être quand même, car il n'a plus aucune prise sur rien, et, espérons-le, le sait.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Arielle Delisle et Vanessa Johansson pour les éditions Brilliance audio.

Arielle Delisle fait partie des comédiens dont j'apprécie le jeu. Je l'ai donc retrouvée avec plaisir. J'ai quand même été gênée qu'elle modifie sa voix pour les rôles autres que Lauren. Ce n'est pas la première fois que cela me dérange chez elle, mais aimant son jeu par ailleurs, je passais. Là, ça m'a agacée.

Je connais peu Vanessa Johansson. J'ai apprécié son jeu, car elle avait plusieurs sentiments forts à jouer, et s'en est bien tirée.

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