The last confession of Autumn Casterly

L'ouvrage:
Autumn Casterly a dix-huit ans. Depuis plusieurs années, elle s'est éloignée (moralement) de sa famille. Elle est devenue dealeuse pour gagner le plus d'argent possible afin de quitter la ville. Ce vendredi-là, Autumn ne rentre pas chez elle. Elle est coutumière du fait, mais ce jour-là, sa soeur, Ivy, s'inquiète...

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Le lecteur comprend très vite que sous la peste qu'est devenue Autumn, se cache l'adolescente qu'on n'a pas voulu comprendre. Seulement, on ne sait pas tout de suite ce qui est arrivé. On a quelques indices dont un élément qui a joué un rôle déterminant, mais pendant assez longtemps, il manque un morceau. Meredith Tate est habile, car tout ce qui est exposé au départ aurait pu être suffisant pour expliquer la défiance d'Autumn. Bien sûr, cela aurait été peu crédible, mais cela serait passé. La romancière expose ensuite quelque chose qui explique tout, quelque chose qu'un lecteur plus futé devinera peut-être au gré des indices donnés avant la révélation. Je ne peux pas trop en dire, mais malheureusement, cela doit se retrouver trop souvent dans la vie...

Il est un peu gros qu'Ivy remue ciel et terre pour retrouver sa soeur, étant donné que celle-ci ne lui parle que pour lui dire des méchancetés, et qu'il est vraisemblable qu'elle a seulement décidé de ne pas rentrer chez elle ce week-end-là. L'autrice explique la chose par la manière dont Autumn gère la situation (si je puis le tourner ainsi). De plus, Meredith Tate ne tente pas de faire croire au lecteur qu'il est tout à fait normal qu'Ivy parte soudain en croisade pour retrouver sa soeur. Les amis d'Ivy eux-mêmes sont étonnés, et le lui font remarquer.

Ivy est un personnage attachant. Elle surprend, car elle est à la fois bien et mal dans sa peau. En effet, les messages dépréciateurs que lui envoie sa soeur portent leurs fruits, puisque Ivy pense qu'elle ne vaut pas la peine, mais d'un autre côté, elle n'a aucun complexe quant à son poids, ce qui est sympathique. La quête qu'elle entreprend ce week-end-là va l'obliger à se prouver qu'elle est forte moralement, et qu'elle sait appréhender les choses.

Ce roman fait partie de ceux dont j'aurais aimé qu'il y ait des chapitres supplémentaires après la résolution de l'énigme. Tout est dit, rien n'est bâclé, mais j'aurais voulu voir certains personnages reconstruisant quelque chose... Je pense que je suis la seule. ;-)

Malgré la tension presque constante, l'écrivain glisse de petites notes humoristiques. L'une d'elles m'a particulièrement amusée, d'abord parce qu'Autumn se joint au rire général (malheureusement, personne ne le sait), mais aussi parce que je pense à ce genre de plaisanteries depuis l'apparition de l'intelligence artificielle d'Amazon. J'imagine que beaucoup de personnes ont dû en faire les frais, et même si cela m'a fait rire dans le roman, j'imagine que cela doit être très désagréable quand on en est la cible.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Emma Galvin et Phoebe Strole pour les éditions Listening Library.

J'ai longtemps hésité à acheter ce livre, car je trouvais, en écoutant l'extrait proposé sur Audible, qu'Emma Galvin avait une lecture «brusque», une lecture «de brute». ;-) Comme le livre m'intéressait, j'ai laissé reposer mon cerveau après ma première impression, et ai réécouté l'extrait. À la deuxième écoute, j'ai pensé que je pourrais peut-être faire avec ce jeu. Maintenant que j'ai fini le livre, je sais que je peux entendre Emma Galvin à nouveau. Son jeu est naturel. Elle n'exagère rien, et n'est pas monotone.
Quant à Phoebe Strole, elle fait partie de mes comédiens favoris, et ici, elle n'a pas démérité.

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