The girl who lived

L'ouvrage:
Faith Winters, sa soeur (Kim), son père (Michael), Jessica Foster et ses deux filles (Anna et Emily) doivent passer une soirée ensemble dans le chalet des Winters. Le lendemain, Faith aura treize ans. Lorsque Kim et elle arrivent, elles sont prises en chasse par deux hommes mystérieux. Kim est tuée, et Faith parvient à s'enfuir.
Voilà dix ans que la jeune fille va de cures de désintoxication en hôpital psychiatrique. Elle n'a jamais réussi à convaincre la police, et tout le monde croit que c'est Michael qui, avant de se suicider, a tué une de ses filles, ainsi que Jessica (avec qui il avait une liaison) et Anna Foster.
Aujourd'hui, Faith retrouve la liberté. Elle n'a pas renoncé à se faire entendre.

Critique:
Ce roman m'a globalement plu. L'auteur traîne un peu. En effet, dès le début, on se doute que Faith n'est pas folle. J'ai même trouvé gros que personne ne la croie, sauf Henry, l'agent du FBI qui tente de l'aider. Bien sûr, cela permet à Christopher Greyson de faire en sorte qu'on soupçonne tout le monde. Encore une ficelle que je n'aime pas trop, même si, ici, elle est assez bien utilisée. L'auteur sème rapidement des éléments qui font que n'importe qui est un tueur qui prend l'apparence d'une bonne âme. Quelques personnes échappent heureusement à cela. Il y a aussi ceux sur l'innocence desquels j'avais décidé de parier. Je suis contente de ne pas m'être trompée. Cette galerie de suspects permet à l'auteur de glisser des faux rebondissements (qui font quand même leur petit effet) au moment où Faith découvre que tel ou tel indice mène droit à telle personne.
Lorsque j'ai eu la solution, j'ai pensé que la personne au centre de tout était celle que j'aurais dû soupçonner en laissant tous les autres de côté, car en effet, les indices menant à cette personne sont, (à y bien réfléchir après coup) les plus convaincants.%%Je trouve quand même dommage qu'à vouloir surprendre, l'auteur en ait fait trop. En effet, je n'ai pas aimé ce qu'on découvre au sujet d'Henry. C'est une ficelle que j'ai trop rencontrée (sous d'autres formes), et qui ne m'a jamais plu, à quelques exceptions près où elle est parfaitement maîtrisée. Ici, cela rend certaines situations bancales, à mon avis...

Faith est sympathique. Parfois, je m'énervais parce qu'elle faisait absolument tout ce qu'elle savait devoir éviter. Puis, je me disais qu'avec ce qu'elle avait vécu, il était normal qu'elle dérape. Elle a quand même le chic pour se mettre dans le pétrin. De plus, elle est souvent désagréable avec les gens. Là encore, cela se comprend. Et puis, il suffit de gratter un peu le vernis pour trouver la jeune fille sensible et avide d'amour.

Je ne peux pas trop parler des personnages ni de certains éléments sans orienter la pensée de ceux qui me liront. Si je dis que j'aime bien untel, ils se diront qu'ils peuvent l'éliminer de la liste des suspects...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Greyson Media.

Amy McFadden fait partie des lecteurs dont j'aime beaucoup le jeu. Ici, elle n'a pas démérité. Elle parvient toujours habilement à modifier sa voix pour les rôles masculins sans que cela soit affecté.

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