The cheerleaders

L'ouvrage:
Monica Rayburn a seize ans. Cinq ans auparavant, sa soeur, Jennifer, s'est suicidée: elle ne se remettait pas de l'assassinat de deux de ses amies. Ce soir-là, Monica, qui vient de se faire avorter, cherche des anti-douleurs. Ses pas la conduisent dans le bureau de Tom, son beau-père. Celui-ci est policier, il a enquêté sur le meurtre des amies de Jennifer. En fouillant le bureau, Monica découvre le téléphone portable de sa soeur. Elle le ramène dans sa chambre, et l'examine. Elle découvre que le jour de sa mort, Jennifer a reçu un appel d'un numéro qui n'est pas dans ses contacts. Intriguée, Monica envoie un texto à ce numéro.

Critique:
Ce livre m'a plu. Je me suis très vite attachée à Monica. J'ai compris son mal-être dû en partie à ce qu'elle vient de vivre. Rapidement, elle exprime ses doutes quant aux meurtres et au suicide des jeunes filles. Et voilà que l'occasion lui est donnée de chercher elle-même des informations. Les choses ne sont pas faciles pour elle, et c'est avec plaisir que j'ai vu se développer, au long du roman, son amitié avec Ginny, à qui elle ne parlait pas trop avant. Bien sûr, elle reste attachée à ses deux amies (Rachel et Alexa), mais dans ce tournant de sa vie, elles ne jouent pratiquement aucun rôle.

Si Ginny est sympathique, je ne parviens pas à comprendre totalement ce que le lecteur apprend à la fin la concernant. Elle l'explique, et ses raisons paraissent valables, mais il lui aurait été possible de tout raconter au moment où les événements se sont passés. Certes, il est une chose qu'elle aurait eu du mal à expliquer, mais elle aurait pu, uniquement concernant ce fait, tronquer la vérité...

L'intrigue est prenante et bien menée. Kara Thomas lance quelques fausses pistes, mais ne tente pas de nous y faire croire à tout prix: elle donne des éléments, et Monica échafaude des théories réalistes. J'ai été contente que deux des personnages ne soient coupables de rien. Je pense qu'incriminer l'un ou l'autre était assez tentant pour l'auteur, car ils faisaient des coupables intéressants. Cependant, elle a choisi quelqu'un d'autre, et j'ai trouvé cela très bien. Pour moi, la solution est vraisemblable. L'auteur n'a pas hésité à insérer des éléments qu'on raccroche au reste ensuite. Ils accentuent la crédibilité de la solution.

Je n'ai pas compris pourquoi Jennifer en était arrivée à cette extrémité. Certaines explications sont données, mais cela ne m'a pas vraiment convaincue. Ce n'est pas forcément une faiblesse de l'histoire, mais pour moi, on aurait dû avoir davantage d'informations sur les sentiments de Jennifer.

Un bon moment de lecture.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Phoebe Strole pour les éditions Listening Library.

J'apprécie beaucoup la voix et le jeu de Phoebe Strole. Ici, elle n'a pas démérité, tant dans sa narration que dans l'expression des sentiments des personnages. Elle n'a pas non plus exagéré pour les rôles masculins. À un moment, Monica pleure. La lectrice ne joue pas ce passage de manière affectée, elle s'en sort très bien. L'héroïne pleure à gros sanglots. Phoebe Strole a pris le parti de montrer ces pleurs, mais de ne pas tenter les gros sanglots. Je pense qu'elle a eu raison.

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