Tambours de guerre

L'ouvrage:
Après avoir été endoctrinée par des fanatiques, Elona Addair a brûlé sa galerie de peinture. Elle exposait, entre autres, les tableaux de Zac Blasco. Ces tableaux représentaient des tueurs en série.

Critique:
Même si je retrouve la patte de Serge Brussolo, j'ai bien moins aimé ce roman que (s'il faut en citer un récent) «Anges de fer, paradis d'acier». D'une manière générale, j'ai l'impression que les écrits fantastiques de l'auteur sont plus riches que ses policiers, du moins concernant ceux récemment publiés, car ses policiers des années 90 m'ont beaucoup plu.

En général, dans un roman de Brussolo, on apprécie le héros. Ici, l'héroïne (Naomi) est sympathique, mais elle est trop effacée, elle passe trop vite au second plan pour être vraiment intéressante. Tout se joue à côté d'elle et presque à son insu. Elle est un enjeu, à un moment, mais no s'en rend compte que trop tard.

Comme dans d'autres romans, Serge Brussolo montre la folie à grande échelle. D'habitude, je trouve cela remarquable, et je suis époustouflée que l'auteur pousse le raisonnement si loin. Ici, cela m'a plutôt ennuyée, car il n'y avait pas réellement de surprises quant aux réactions et aux aspirations des protagonistes fous.

L'intrigue est d'ailleurs classique. En fait, je m'attends à autre chose quand je lis du Brussolo. Certes, il y a des rebondissements, mais ils sont attendus. Ce petit jeu de je t'attrape, tu m'échappes, je te rattrape, un paramètre imprévu fait que... ce schéma est plutôt décevant de la part de cet auteur. Bien sûr, comme c'est lui, ce n'est pas absolument plat, il y a de l'action...
La fin m'a également paru prévisible, et m'a quelque peu déçue.

Éditeur: Éditions du Masque.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

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