Six months later

L'ouvrage:
Chloé est lycéenne. Elle ne fait partie ni des élèves brillants ni des populaires. En ce jour de mai, elle vient d'écoper d'heures de retenue pour avoir déclenché l'alarme incendie. Elle avait fait cela pour créer une diversion, parce que son amie, Maggie Campbell, était en train de faire un exposé devant la classe, que son stress accentuait son bégaiement, ce qui renforçait son stress..., et que certains commençaient à rire.
Chloé est maintenant en étude, elle fait partie d'un groupe de travail. Après tant d'émotions, elle cède au sommeil. La fin de l'heure et le départ de ses congénères l'éveilleront, pense-t-elle.

Lorsqu'elle se réveille, elle constate que quelque chose ne va pas. Elle est dans la même salle, mais il n'y a personne d'autre, il fait nuit, ses mains sont pleines de terre, et... il neige. Petit à petit, Chloé se rend compte que six mois ont passé, et qu'elle les a oubliés. Elle découvre également que certaines choses incroyables sont arrivées pendant ce temps...

Critique:
Ce roman étant pour la jeunesse, et contenant un garçon dont toutes les filles rêvent, j'avais peur qu'il soit niais. Cependant, j'ai décidé de le tenter parce que le synopsis m'intéressait, et que j'aime bien la lectrice qui l'a enregistré. Je suis contente de ma lecture. J'ai trouvé l'histoire d'amour un peu trop facile, mais certaines choses se compliquent la concernant, la rendant moins simpliste.

Lorsque je lis un roman où le personnage principal est amnésique, je me demande toujours ce qui se passerait si cela m'arrivait. Comment réagirais-je? Comment se comporterait mon entourage? Je me dis surtout que j'aurais sûrement peur, que je serais perdue... J'ai donc compris le désarroi de Chloé. De plus, elle ne peut pas tout de suite se confier, ce qui empire sa situation.

À force d'aller à la pêche aux renseignements en tentant de paraître naturelle, Chloé finit par trouver un fil sur lequel tirer. Je trouve que c'est bien exploité parce que le lecteur avance à la même vitesse qu'elle, et il a tout le temps de supposer, d'imaginer... Lorsque l'héroïne commence à avoir des bribes de réponses (dont l'une donnée par madame Miller), le lecteur est (comme Chloé) perplexe.

Pour moi, il n'y a pas de temps morts. Entre le désarroi de Chloé, ses questions, son désir de rattraper des bévues dont elle ne se souvient pas, ses relations avec ses parents, avec ses camarades, le lecteur a assez de matière pour ne pas s'ennuyer. Puis arrivent les rebondissements, et enfin, l'explication. Pour moi, tout est crédible, tout se tient. Malheureusement pour le monde, mais heureusement pour l'intrigue, quelque chose de ce genre est tout à fait plausible.

Ce roman m'ayant beaucoup plu, je lirai l'autre livre de Natalie D. Richards.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Emily Woo Zeller pour les éditions Tantor Audio

Emily Woo Zeller fait partie des lecteurs que j'aime bien, mais dont je me méfie un peu, car elle m'a déçue sur certains livres. Ici, son interprétation m'a plu. Elle n'est pas trop sobre, ne se met pas à hurler comme une damnée, ne modifie pas sa voix à outrance pour les rôles masculins, ne crie pas en ayant l'air de se retenir... autant de choses déplaisantes que je l'ai entendue faire dans d'autres livres. Ici, elle joue le livre sans trop en faire, et met toujours le ton adéquat tant dans la narration que dans les dialogues.