Les fils de la poussière

L'ouvrage:
Islande.
Ce jour-là, Palmi va voir son frère, Daniel, qui réside dans un hôpital psychiatrique. On prévient le jeune homme que son frère est agité, et menace de sauter par la fenêtre. Malgré les tentatives de Palmi pour le calmer, Daniel finit par se défenestrer. Puis, Palmi apprend que son frère recevait, depuis peu, des visites autres que les siennes.
Au moment où Daniel se suicidait, un professeur de collège était brûlé vif chez lui.

Critique:
Après avoir tenté un livre (le tome 5) de la série mettant en scène le policier Erlendur Sveinsson, et l'avoir trouvé trop «contemplatif», je pensais ne plus lire de romans d'Arnaldur Indridason. J'ai quand même essayé «Ce que savait la nuit», et comme il m'a plu, j'ai décidé de lire la série Erlendur Sveinsson dans l'ordre. Ce tome 1 m'a plu. L'auteur s'arrange pour ne pas faire mariner son lecteur tout en ne lui donnant pas tout de suite toutes les clés de l'énigme. Cela commence avec ces deux morts, et rapidement, Palmi (il est davantage présent qu'Erlendur) qui enquête sur la mort de son frère, découvre certaines choses. Sans créer un rebondissement à toutes les pages, Arnaldur Indridason fournit un fil au lecteur, et celui-ci n'a qu'à tirer dessus, à l'instar de Palmi. Au cours de ses recherches, celui-ci rencontrera des personnages que l'auteur a pris le temps de creuser, comme Elena.

La plupart des révélations tombent à point nommé, car elles relancent l'intrigue, et sont dévoilées avant que le lecteur (en tout cas, moi) ne les devine. À un moment, j'ai eu peur qu'un aspect de l'intrigue ne révèle une incohérence. Mais l'auteur n'est pas tombé dans cet écueil. C'est plutôt moi qui n'ai pas poussé le raisonnement assez loin. D'ailleurs, la non incohérence cadre davantage avec le caractère de la personne qui tire les ficelles.

Comme je le disais, dans ce tome, on voit peu Erlendur. Je l'ai apprécié, mais j'ai peur qu'il soit un genre de copie d'Harry Bosch. Je verrai bien en lisant la suite. De plus, je lui ai préféré Palmi, et c'est plutôt ce dernier que j'aurais aimé suivre, surtout après ce qu'il décide de faire vers la fin...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jean-Marc Delhausse pour les éditions Audiolib.

Jean-Marc Delhausse fait partie des comédiens dont j'apprécie le jeu. Ici, il n'a pas démérité. J'ai trouvé dommage qu'il ait dû reproduire le zozotement de Palmi, mais il y était obligé. En outre, il l'a fait sans exagérer.
J'ai trouvé dommage que le comédien fasse des petits silences entre le mot «chapitre» et le numéro du chapitre.

Finalement, j'ai de la chance d'avoir commencé par être allergique à cet auteur, car si je l'avais tout de suite apprécié, je n'aurais pas pu lire cette série dans l'ordre lue par Jean-Marc Delhausse. Audiolib n'a pas sorti les romans dans l'ordre chronologique, et ils ne sont pas encore tous sortis.

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