Séquences mortelles

L'ouvrage:
Jack McEvoy travaille maintenant au Fair Warning, un site web publiant des articles mettant les consommateurs en garde contre de néfastes produits. Un jour, deux inspecteurs du LAPD lui rendent visite sous prétexte qu'il aurait eu des contacts avec Cristina Portrero, une femme qui vient d'être assassinée. Or, Jack ne l'a fréquentée qu'une fois, un an auparavant. Soupçonné par la police, il décide d'enquêter de son côté. Il ne tarde pas à remarquer un lien entre le meurtre de Cristina et d'autres...

Critique:
J'ai commencé par me méfier de ce roman, n'ayant pas aimé «L'épouvantail». Cependant, le résumé m'intéressant, j'ai abandonné ma réserve. J'en suis contente, car le roman m'a plu.

J'ai aimé suivre Jack dans son enquête. Il la faisait dans un cadre journalistique, et non policier, mais c'était aussi passionnant que s'il avait été inspecteur. C'est un personnage sympathique, même si, à certains moments, il était agaçant, car il semblait ne penser qu'à son article, et non aux dégâts qu'il pourrait causer.

Les rebondissements sont appropriés. Bien sûr, il en est un que le lecteur voit venir, mais je ne me suis pas ennuyée, donc je ne reproche pas ce côté un peu prévisible à l'auteur. De plus, il aurait été incongru que cet événement ne se produisît pas, et j'aurais été la première à m'en plaindre. ;-)
Je n'ai pas trop apprécié, à l'instar de Jack, qu'une question reste, mais cette question n'est ni une incohérence ni une maladresse.

Un autre rebondissement était prévisible, mais je n'y avais pas pensé. De ce fait, lorsqu'il est arrivé, j'ai eu peur, à l'instar de Jack et de Rachel. Je préfère la conclusion que lui a donnée l'auteur à celle qu'il nous fait entrevoir...

Pour son enquête, Jack s'intéresse à des questions d'ADN. Dans les romans policiers, ce genre de choses peut devenir difficile à suivre. Ici, cela ne l'a pas été.

Je n'aime pas trop la tendance de Connelly à faire fréquenter à ses héros différentes femmes. Avec Jack, il y a peut-être un espoir de stabilité...

Mention spéciale au traducteur qui n'a pas commis l'erreur que beaucoup commettent. À un moment, Jack dit que Rachel lui a dit quatre mots: «Je t'aime toujours.» Beaucoup se trompent lorsqu'il y a un article ou un pronom personnel suivi d'une apostrophe, et ne compte pas cet article ou ce pronom personnel comme un mot. Or, c'en est un.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par André Nerman pour les éditions Audiolib.

C'est le premier livre enregistré par ce comédien que je lis. Son jeu m'a plu, il n'est ni trop sobre ni cabotin, il est naturel. Je l'entendrai à nouveau avec plaisir.

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