Sept mensonges

L'ouvrage:
Jane et Marnie se sont rencontrées à onze ans, il y a maintenant plus de vingt ans. Aujourd'hui, Jane raconte leur amitié, mais surtout les derniers mois, car c'est au cours de ceux-ci que la narratrice mentit sept fois à son amie. Cela commença par un mensonge anodin, dit parce que c'était ce que Marnie souhaitait entendre, et parce qu'il était plus pratique pour Jane d'aller dans son sens. Mais un mensonge en entraîne un autre...

Critique:
Ce roman m'a plu. J'ai apprécié qu'Elizabeth Kay commence par évoquer des faits ordinaires. Je me mettais à la place de Jane, me demandais ce que j'aurais dit au moment du premier mensonge... Et puis le récit se corse un peu: la narratrice se raconte, et ce qu'elle dit sur sa famille et son mariage montre des faits plus graves. La romancière prend le temps de montrer Jane au lecteur: ses forces, ses failles, ses sentiments, etc. Cela fait que le lecteur éprouve des sentiments contradictoires vis-à-vis de la jeune femme.

J'ai également apprécié la façon dont l'écrivain a «résolu» l'énigme. Si elle avait donné un certain élément dès le départ, j'aurais peut-être fini par envisager cette solution, mais elle a très bien manoeuvré, ne donnant le fameux élément que peu de temps avant la «résolution». Cela fait que si je me demandais comment un certain fait pourrait arriver, je ne trouvais aucun moyen plausible. C'est seulement quelques secondes avant que Marnie ne montre l'objet permettant la «résolution» à Jane que j'ai compris.

Entre énigme bien ficelée et psychologie des personnages bien exposée, ce roman est bien pensé.
Je ne sais pas trop quoi penser de la fin. Elle est du genre que je n'aime pas, mais comment la reprocher à l'autrice? Elle est tellement logique! Elle ne me plaît pas, mais il aurait été impossible qu'elle soit autre! Pour moi, elle peut même appeler une suite. Seulement, cette suite ne serait pas facile à écrire, car Elizabeth Kay n'aurait pas assez de matière.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Clémentine Domptail pour les éditions Lizzie.

Clémentine Domptail fait partie des comédiennes concernant lesquelles j'ai d'abord été réticente, car je n'avais pas trop aimé son jeu dans «Ça peut pas rater». Heureusement, j'ai dépassé cela, et ai lu «Une autre histoire» dans lequel son jeu m'a convaincue. Dans «Sept mensonges», j'ai retrouvé son jeu naturel. Elle interprète les sentiments des personnages sans difficultés apparentes, ne modifie pas sa voix à outrance pour les rôles masculins, et n'est ni monotone ni cabotine.

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