Seducing the spirits

L'ouvrage:%%Jenny a vingt-cinq ans. Elle est étudiante en ornithologie. Son patron, David Calebrese, décide soudain qu'elle partira étudier le comportement des aigles d'un village aux alentours de Panama. Elle sera dans la jungle, au milieu d'un peuple, les Kunas.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Certaines choses sont peut-être un peu grosses, mais je pense que l'autrice les a adroitement amenées. Par exemple, l'histoire d'amour. Énoncé ainsi, cela paraît extrêmement téléphoné. Ça sent la ficelle des romans Harlequin, le coup de foudre. Pourtant, Louise Young a su s'en débrouiller. J'ai trouvé cela un peu rapide, mais je sais qu'on rencontre des histoires qui se mettent vite en place dans notre société.

Je me suis attachée au personnage de Jenny. Elle souhaite faire de son mieux, ne supporte pas l'injustice, veut réellement s'intégrer... Certains reprocheront peut-être à l'autrice de montrer tous les Kunas comme étant sympathiques. Cependant, on ne côtoie pas tout le village. De plus, il y a au moins une personne hostile au mélange des cultures parmi les Kunas.

Je ne sais pas si j'apprécie Pedro ou pas. À cause de son douloureux passé, il est méfiant, ce qui le rend parfois dur envers Jenny, bien qu'il l'apprécie, ou justement parce qu'il l'apprécie. Il ne veut pas qu'elle fasse les mêmes erreurs que lui si c'est pour passer le reste de sa vie à les payer.

À l'instar de la narratrice, le lecteur découvre la culture kuna. Certains éléments sont pleins de sagesse. D'autres laissent dubitatif, comme par exemple la superstition concernant les purbas. Après l'expérience que conte Jenny, on est bien forcé d'y croire... Bien sûr, il est possible de se défiler en disant que ce n'est qu'une invention de Louise Young.
À un moment, Ceferino explique à Jenny que concernant telle cérémonie Kuna, tout le monde se comporte d'une certaine manière, puis selon une autre, tous agissent d'une certaine manière... Je me suis demandé s'ils toléraient la différence. Par exemple, lors de l'une de leurs cérémonies, tout le monde finit soûl. Qu'en serait-il de ceux qui ne supporteraient pas la brûlure de l'alcool?

Je pense être passée par les mêmes phases que Jenny concernant le missionnaire. Au début, je l'ai trouvé caricatural, et donc extrêmement pénible. Il était casse-pieds, mais au moins pas aussi pernicieux qu'il aurait été s'il avait tenté d'amener les Kunas à la religion avec une fausse douceur, comme font certains. Ensuite, ses déconfitures m'ont fait rire.

Même si ce roman a une fin, ce qui arrive fait qu'il pourrait y avoir une suite. Comme il a été écrit en 2009, j'imagine qu'il n'y a pas de suite, ou bien qu'elle n'est pas sortie en audio. Dommage.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Blackstone audio.

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