Sale gosse

L'ouvrage:
George Halas est dans le couloir de la mort. Son crime? Il a tué un très jeune enfant de plusieurs balles dont une dans le dos et une dans la poitrine. Lors de son procès, il ne s'est pas défendu. Alors que l'heure de son exécution approche, il veut expliquer à son avocat ce qui l'a poussé au meurtre.

Critique:
J'ai passé un bon moment avec cette nouvelle, même si j'ai quelques reproches à lui adresser. Dès le départ, Stephen King intéresse son lecteur. Ensuite, le récit est fluide, sans temps morts. On se représente bien le «sale gosse» et le plaisir qu'il prend à accomplir ses méfaits.

J'ai apprécié que Stephen King utilise un vieux code du fantastique, à savoir celui qui dit que le lecteur (tout comme l'un des personnages) va tenter de trouver une explication rationnelle à tout cela, et que cette explication est presque possible. Seulement, elle est rendue bancale par de petits éléments inexplicables.

J'ai quand même trouvé que l'auteur louvoyait un peu. Normalement, une arme à feu n'aurait pas dû venir à bout, ne fût-ce que pour cinq minutes, du «sale gosse».
D'autre part, la toute fin m'a semblé convenue. Elle était prévisible. J'aurais aimé qu'elle ne soit qu'un tournant. Je ne peux pas dire ce que j'aurais aimé pour la suite, car j'en dirais trop.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Julien Chatelet pour les éditions Audiolib.
Rien que pour l'interprétation du comédien, je ne regrette pas d'avoir lu cette nouvelle. Il a parfaitement rendu l'ambiance, les sentiments de George, et surtout... le lecteur ressent très bien, grâce au jeu de Julien Chatelet, à quel point le «sale gosse» est une petite saleté maléfique. Par exemple, lors d'une scène, quand il dit «Sinon quoi?», il parvient à faire passer morgue, dédain, provocation...

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