Run you down

L'ouvrage:
Voilà deux mois que l'affaire Mendelson est terminée. Rebekah ne se remet pas de ce que cela a remué en elle. Elle s'enfonce dans une sorte de marasme. C'est alors qu'un homme (faisant partie de la communauté juive où se déroula l'affaire Mendelson) contacte notre héroïne. Il n'a confiance qu'en elle, étant donné sa pugnacité lors de l'affaire Mendelson. Sa femme a été retrouvée morte dans leur baignoire. La famille est convaincue que c'est un accident, mais pour lui, c'est un meurtre.

Critique:
Dans ce deuxième tome des aventures de Rebekah Roberts, Julia Dahl rappelle avec justesse que l'intolérance et les non-dits peuvent détruire. Elle montre une famille dont certains membres détestent les juifs, les noirs, bref, tout ce qui ne leur ressemble pas. Ils énoncent, avec conviction, des clichés sur des gens dont ils ne voient que quelques coutumes sans tenter de les comprendre ni de voir l'humain derrière chacun. Au milieu de cela, est catapulté un homme (Sam) qui s'est senti trahi par les siens justement à cause de ce que leur dictait leur culture. Si l'intolérance est nuisible, le fait de s'accrocher à un pan de sa culture afin de nier la détresse d'un enfant l'est également. Il est compréhensible que par la suite, l'adulte qu'est devenu Sam rejette les siens, soit perdu, se cherche, fasse de mauvais choix... Cet exemple et celui d'Aviva (la mère de Rebekah) montrent la dangerosité d'une fermeture d'esprit qui confine au sectarisme. Cette attitude est expliquée sans être excusée par l'auteur.

Dans ce tome, on fait la connaissance d'Aviva. On apprend son histoire. Ses actes et ses torts s'expliquent de la même façon que ceux de Sam. Outre cela, il est intéressant d'apprendre comment Aviva a vécu ce que, pour l'instant, on ne connaissait qu'à travers les yeux de Rebekah.

Rebekah est plus précautionneuse, moins susceptible, plus posée. Je l'ai trouvée plus sympathique dans ce tome. Une chose m'a déçue, mais rien n'est figé, donc j'attends la suite...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Andi Arndt pour les éditions McMillan.