Ridley Kayne chronicles

Note: «The Ridley Kayne chronicles» est une série en trois tomes. Ici, je chronique la série en un seul billet, je ne le fais pas tome par tome.

L'ouvrage:
Futur.
Depuis le grand cataclysme qui a eu lieu dix ans plus tôt, il est interdit de se servir de la magie. Il y en a dans l'air, mais on ne peut pas l'utiliser, car elle est dangereuse.

Ce soir-là, Ridley Kayne, dix-sept ans, vole un objet de valeur dans la maison des Davenport, une riche et influente famille de Lumina City. Ridley est connue par certains comme une sorte de Robin des bois, car elle vole les riches pour donner aux pauvres. Ce soir-là ne fait pas exception. Cependant, pour entrer dans les habitations, elle utilise la magie... De plus, peu après ce vol, Archer Davenport, qui a quelques années de plus que la jeune fille, vient lui apprendre qu'il sait qu'elle est la voleuse, et l'exhorte à rendre immédiatement la figurine,car sinon, des gens mourront.

Critique:
Cette série m'a beaucoup plu. J'ai eu la chance de l'acheter avec un seul crédit sur Audible, car les trois tomes ont été réunis en un pack. Il vaut d'ailleurs mieux enchaîner les trois tomes comme si ce n'en était qu'un seul, ce que j'ai fait.

Comme dans les autres ouvrages de Rachel Morgan, on retrouve les personnages ayant affaire à la magie et vivant de périlleuses aventures. La romancière n'oublie pas le suspense. Par exemple, lorsque les héros tombent dans un premier traquenard, le nom de leur délateur n'est pas évident, ce qui permet au lecteur d'imaginer tel ou tel coupable. Heureusement, cela ne dure pas,ce qui fait que cela n'a pas le temps de casser les pieds. ;)

Les héros sont attachants. Il ne sont, heureusement, pas parfaits, ce qui fait qu'on s'identifie facilement à eux. Certes, Ridley joue parfois les parfaites, mais certaines réactions inappropriées la rattrapent. Réactions qui déplaisent, mais dont on ne peut pas vraiment lui tenir rigueur, étant donné qu'elles interviennent après des révélations qui brisent ses repères, et sur lesquelles elle revient après réflexion.

J'ai apprécié Maverick, le père de Ridley, tout au long de la série. J'ai toujours compris ses actes. Je ne sais pas ce que j'aurais fait à sa place, mais j'ai ressenti de la compassion pour lui.

Il est un personnage que je n'ai pas aimé dès qu'il est apparu. Malgré son apparente gentillesse, de petites choses ne me plaisaient pas. Ce n'était pas une répulsion instinctive, certains faits me montraient plutôt ce personnage comme borné, égoïste, et imbu de lui-même. J'ai pensé que c'était moi qui voyais le mal où il n'y en avait pas. J'ai donc été surprise d'avoir raison quant à sa vilenie. Je suis donc fière de ne l'avoir pas senti dès le départ, et contente d'avoir été surprise d'avoir raison. ;-)

Les membres de Shadow Society (surtout les trois que nous rencontrons) sont effrayants, car ils représentent l'avidité du pouvoir, la xénophobie, l'intolérance, la méchanceté... Certains trouveront peut-être qu'ils sont trop horribles pour être vrais; je pense que malheureusement, ils sont très crédibles.

L'autrice met d'autres protagonistes devant des cas de conscience. Il en est un que le lecteur, à l'instar des héros,, déteste rapidement. Cependant, celui-ci explique qu'il était entre le marteau et l'enclume, et c'est la vérité.

Au long de la série, je ne savais pas trop quoi penser de Delila. Elle me paraissait superficielle et coincée dans un raisonnement. Cependant, lorsqu'on comprend ses motivations, le dégoût qu'elle inspire se teinte de compassion. Puis la jeune fille montre d'autres aspects d'elle-même, mûrit, et le lecteur est moins sévère.

L'histoire d'amour est correctement amenée. Ayant déjà lu des romans de Rachel Morgan, j'ai très rapidement senti venir cet élément, et cela ne m'a pas gênée, car j'ai trouvé que l'écrivain ne précipitait pas trop les choses. De plus, cela lui permet de créer une turbulence qui éprouve les amoureux, mais les force à se remettre en question. De plus, j'aime bien que, comme dans les autres ouvrages de cette autrice, le lecteur voie lesdits amoureux ensemble avant que leurs sentiments se déclarent, puis pendant qu'ils se développent.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Arielle Delisle.

Il m'a plu de retrouver cette comédienne dont j'apprécie le jeu, même si j'en ai un peu assez de la voix qu'elle prend pour les rôles masculins. Je remarquais moins cela avant.

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