Reine du fleuve

L'ouvrage:
maya Fielding est orpheline. Elle est sous la tutelle d'un avocat. Elle étudie dans une prestigieuse école londonienne.

Un jour, on lui apprit qu'on avait retrouvé de lointains parents de son père. Les Carter acceptaient de la prendre dans leur foyer. Maya fut folle de bonheur, malgré le fait que ces gens habitassent en Amazonie. La perspective d'un endroit si exotique l'effraya bien un peu, mais elle se raisonna en pensant que si les Carter pouvaient vivre là-bas, elle aussi. Elle fut également ravie d'apprendre que le couple avait deux jumelles d'environ son âge: Béatrice et Gwendoline.

Critique:
On passe un bon moment avec ce livre. Je lui ai tout de même préféré "Recherche sorcière désespérément", car certaines choses m'ont gênée.
Par exemple, Eva Ibbotson exploite une ficelle déjà exploitée dans "Recherche sorcière désespérément". (Je ne sais pas quel livre est antérieur à l'autre, mais la ficelle se retrouve dans les deux.) C'est celle de l'acteur devant jouer un rôle pour des personnes données.

En outre, la famille Carter est un peu caricaturale. On comprend bien le caractère des jumelles, étant donné que leur mère est ainsi, mais c'est tout de même caricatural. Ce qui leur arrive à la fin est un peu moralisateur. Pourtant, le lecteur ne peut s'empêcher d'avoir la réaction sûrement escomptée par Eva Ibbotson: malgré le côté tiré par les cheveux, on est satisfait du devenir de la famille Carter.
Il est également un peu décevant que Maya soit sans défauts. Le livre étant pour la jeunesse, cela se comprend: on présente aux enfants une jeune fille qui ne fait que le bien.

Il y a quand même quelques retournements de situations auxquels je n'avais pas pensé: ce qui se passe au moment où les "corbeaux" ouvrent la trappe, par exemple.
D'autre part, la romancière sait plonger son lecteur au coeur du Brésil, nous présenter sa faune, sa flore, ses habitants... Elle montre aussi la cruauté et la fermeture d'esprit de certains, qui ne veulent pas comprendre le mode de vie des indigènes, et ne les respectent pas.

La fin est un peu dure à croire. On n'imagine pas que l'avocat prendra une telle décision. Malgré son invraisemblance, j'ai aimé cette fin.
Donc, en dépit de quelques côtés un peu agaçants, je vous recommande ce livre.

Éditeur: Albin Michel jeunesse.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Nadine Wergifosse pour la Ligue Braille.

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