Quatre filles et un jean, tome 3

Voir la critique du tome 1.

Voir la critique du tome 2.

Note préalable: Si vous n'avez pas lu les deux premiers tomes, ne lisez pas cette critique, car elle dévoile certaines choses sur lesdits premiers tomes, bien que j'aie essayé d'en dire le moins possible.

L'ouvrage:
Cet été, Bridget s'est inscrite à un stage de football.
Carmen, Tibby, et Lena resteront chez elles.
Trois des quatre amies ne seront donc pas séparées. Elles ont intérêt à en profiter, car l'an prochain, elles seront séparées pour de longs mois. Chacune ira dans une fac différente.

Lena et sa soeur, Effie, ont trouvé un petit boulot pour l'été. En parallèle, Lena se penche sérieusement sur le dessin. Avant, c'était son passe-temps, maintenant, elle aimerait entrer dans une école d'art. Mais son père n'apprécie pas de la voir dessiner un modèle nu.

Carmen ne fera pas de baby-sitting, cette année. Elle est embauchée par la mère de Lena pour s'occuper de Valia, ou Mamita, comme l'appellent Lena et Effie. Celle-ci est aux Etats-Unis contre son gré, et s'ingénie à rendre la vie de sa famille impossible. C'est sa façon de se révolter contre une décision qui a été prise à sa place.

Tibby n'a rien prévu de particulier, cet été. La vie a prévu pour elle. Son été sera riche en rebondissements.

Critique:
On prend du plaisir à la lecture de ce troisième tome, mais pas autant, à mon avis qu'à celle des deux premiers. Certaines choses passent moins bien. Par exemple, on apprend dans le prologue que Christina s'est mariée, l'hiver précédent, avec David. On ne peut s'empêcher de penser qu'ils sont allés un peu vite. En fait, Anne Brashares les a mariés pour pouvoir introduire en force l'événement qui va perturber Carmen.
Ca aussi, c'est gros. Cette pauvre Carmen passe ses étés à avoir sa vie chamboulée. Dans les deux premiers tomes, on le comprenait, les situations étaient plausibles, et ses réactions réalistes. Ici, ses réactions sont réalistes, mais la situation est vraiment grosse. En outre, on aimerait bien que Carmen sorte de ce rôle.
Autre chose m'a paru gros: l'équipée sauvage de Carmen et Win pour retrouver David.

Il y a toujours des moments forts en émotion: l'accident de Catherine, la discussion que Lena et son père ont vers la fin, ce que Carmen finit par réaliser, la détresse de Valia, l'accouchement, ce que Christina demande à Tibby (j'avais deviné qu'elle le lui demanderait au moment où Tibby l'a aidée), etc.

L'histoire de Bridget traîne un peu. Elle ne m'a pas agacée, mais j'ai trouvé qu'elle démarrait lentement.
Quant aux autres, elles se compliquent la vie par peur, par manque de confiance en elles. Rien de plus normal, elles sont à l'âge où beaucoup de choses se décident.

Malgré quelques ficelles un peu grosses, ce roman reste agréable à lire. On a envie de voir évoluer nos quatre héroïnes et leurs familles. On est content de voir, au fil des pages, que leur amitié est toujours la plus forte.

(Note: La critique du tome 4 n'est pas pour tout de suite, car le texte intégral n'est pas encore disponible en audio.)

Éditeur: Gallimard jeunesse.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Colette Stassar pour la Ligue Braille.
(Note: Les noms des lecteurs de la Ligue Braille ne sont écrits nulle part. Je dois donc deviner leur orthographe. Je présente ici mes excuses à ceux dont j'estropie les noms.

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