jeudi, 18 mars 2021

L'institut, de Stephen King.

L'institut

L'ouvrage:
Luc Ellis a douze ans. Il vit heureux avec ses parents. Ce soir-là, la famille envisage de déménager afin que Luc puisse aller dans l'une des universités dans lesquelles il vient d'être accepté. En effet, l'enfant a de grandes capacités, et il les exploite avec beaucoup de facilité. Seulement, la vie simple de la famille va être bouleversée à jamais.

Critique:
Quand ce roman est sorti en audio, à la lecture du résumé (qui en dit davantage que le mien) il m'a semblé qu'il ne me plairait pas. Finalement, j'ai décidé de le tenter. Bien m'en a pris, car ce roman m'a plu. Certains romans de Stephen King m'ont beaucoup agacée: «ça» (le spectaculaire m'a ennuyée, et je ne l'ai pas fini), «Simetierre» (je l'ai fini, mais ai également été ennuyée par le spectaculaire)... Je préfère cet auteur lorsqu'il évoque des ressors psychologiques. Avec «L'institut», j'ai été servie. Ce qui m'a le plus touchée est que, malheureusement, ce genre de choses est possible. Bien sûr, je ne parle pas des pouvoirs de télépathie et de téléportation, mais du reste. Cela a fait naître en moi d'horribles idées se développant en d'atroces scénarios... Malheureusement (pour moi, mais heureusement pour King) je suis la cible rêvée de ce genre de romans. À partir du moment où c'est vraisemblable, où ça pourrait arriver, l'auteur peut m'effrayer.
Une autre chose est assez perturbante: ce livre pourrait encourager n'importe quel complotiste....

Le roman est assez long (19h en audio) mais je ne me suis pas du tout ennuyée. Il n'y a aucun temps mort, aucune incohérence. L'auteur est parvenu à me faire respirer au rythme des enfants, à souhaiter que certains adultes souffrent beaucoup (ils n'ont pas assez souffert), et surtout, à toujours me faire redouter que le genre d'horreurs décrites arrivent réellement.

À la fin, une personne pose un cas de conscience aux enfants. Heureusement, l'un d'eux démonte un peu l'argumentation. Cependant, le doute reste. Je ne vais pas faire un long pavé sur le fait que l'auteur a mis en scène un mal pour un bien. Je m'attarderai plutôt sur le fait qu'en disant vouloir faire le bien, certains ont été jusqu'à commettre des atrocités. Certes, c'est déjà arrivé, mais là, la cause semblait vraiment être une bonne cause. Il est effrayant de penser que des personnes (même fictives) ont été fanatisées au point de perpétrer des horreurs au nom d'un but honorable. En outre, ces personnes étaient elles-mêmes sadiques, donc comment penser que leur objectif était réellement celui qu'elles disaient? N'était-ce pas un prétexte pour torturer?

Je regrette que l'auteur n'ait pas trouvé le moyen de sauver un personnage que je ne nommerai pas. Bien sûr, il fallait bien que les choses arrivent d'une certaine manière. J'imagine que Stephen King a sacrifié ce personnage en sachant très bien qu'il tirerait des larmes à certains lecteurs... ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Benjamin Jungers pour les éditions Audiolib.

Avant, je n'étais pas ravie de voir le nom de Benjamin Jungers sur les livres audio. Depuis, j'ai lu quelques livres où son jeu est naturel, alors, j'ai moins peur d'être déçue quand je prends un livre qu'il a enregistré. Ici, son jeu est naturel, il n'a pas fait d'horribles effets de voix (il a eu raison, cela aurait été affreux) et a joué les enfants sans affectation ni trop de sobriété.

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lundi, 15 mars 2021

Chasing Augustus, de Kimberly Newton Fusco.

Chasing Augustus

L'ouvrage:
Rosie vit avec son grand-père. Sa mère s'en est allée. Son père, qui tenait un magasin de beignets, a eu une crise cardiaque, et est à l'hôpital. Avant de partir, la mère de Rosie s'est débarrassée d'Augustus, le chien de l'enfant. Elle l'a fait adopter en cachette. Elle a fait cela car elle compte revenir chercher sa fille, et ne tient pas à ce que celle-ci souhaite emmener son chien. Seulement, l'enfant de se remet pas de l'absence d'Augustus. Elle le cherche partout, et à chaque coup de téléphone qu'elle reçoit de sa mère, elle demande qui a emmené son chien.

Critique:
Ayant aimé les deux autres romans de Kimberly Newton Fusco, j'ai été ravie de pouvoir lire «Chasing Augustus». Même si j'ai retrouvé des ingrédients que l'autrice utilise savamment, une chose m'a agacée. Les héroïnes de cette romancière ont un fort caractère, et ne s'en laissent pas conter. Si c'est le cas de Rosie, elle est également cruelle, injuste, et capricieuse. Au départ, je trouvais très bien qu'elle soit opiniâtre, et tienne absolument à retrouver Augustus qu'elle aime sincèrement. Cependant, son comportement envers Felipe m'a déçue. Elle le rudoie, lui fait la morale quant à la façon dont doit se comporter un ami alors qu'elle-même est inamicale, elle ne fait que l'utiliser, ne tient jamais compte de ses sentiments... Rosie se montre également peste envers Cynthia, mais je ne lui ai pas tenu rigueur de cela, car Cynthia est vraiment très pénible. En revanche, le pauvre Felipe ne méritait pas un tel traitement. Notre héroïne le comprend quelque peu lorsqu'elle est forcée d'assister à une déplaisante scène, mais elle ne se remet pas assez en question à ce sujet.
D'autre part, sa quête lui montre certaines choses sous un autre angle, et elle comprend que ses sentiments ne sont pas les seuls dont elle doit tenir compte.

Rosie est complexe, et pas toujours attachante, mais il ne faut pas perdre de vue que sa mère est absolument détestable. Quand Rosie agit mal envers Felipe, elle a (à la rigueur) l'excuse de l'inexpérience, sa mère n'en a aucune. Je ne comprends même pas pourquoi elle souhaite récupérer sa fille, étant donné qu'elle refuse de l'écouter, de tenter de la comprendre, et de ce fait, de l'aimer. Il est assez déroutant de voir une mère se comporter ainsi. C'est ce qui fait que Rosie a, à mes yeux, quelques circonstances atténuantes.

À travers ses personnages et ce qui leur arrive, Kimberly Newton Fusco montre, encore une fois, qu'il est important de prendre les autres (hommes ou animaux) en compte, de les écouter.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Karissa Vacker pour les éditions Tantor Media.

J'ai lu peu de livres enregistrés par Karissa Vacker. J'apprécie sa voix et son jeu naturel. Ici, elle parvient très bien à entrer dans la peau de Rosie. Elle joue les fillettes sans trop en faire, et rend très bien les émotions de l'enfant et des autres personnages.

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jeudi, 11 mars 2021

Sept mensonges, d'Elizabeth Kay.

Sept mensonges

L'ouvrage:
Jane et Marnie se sont rencontrées à onze ans, il y a maintenant plus de vingt ans. Aujourd'hui, Jane raconte leur amitié, mais surtout les derniers mois, car c'est au cours de ceux-ci que la narratrice mentit sept fois à son amie. Cela commença par un mensonge anodin, dit parce que c'était ce que Marnie souhaitait entendre, et parce qu'il était plus pratique pour Jane d'aller dans son sens. Mais un mensonge en entraîne un autre...

Critique:
Ce roman m'a plu. J'ai apprécié qu'Elizabeth Kay commence par évoquer des faits ordinaires. Je me mettais à la place de Jane, me demandais ce que j'aurais dit au moment du premier mensonge... Et puis le récit se corse un peu: la narratrice se raconte, et ce qu'elle dit sur sa famille et son mariage montre des faits plus graves. La romancière prend le temps de montrer Jane au lecteur: ses forces, ses failles, ses sentiments, etc. Cela fait que le lecteur éprouve des sentiments contradictoires vis-à-vis de la jeune femme.

J'ai également apprécié la façon dont l'écrivain a «résolu» l'énigme. Si elle avait donné un certain élément dès le départ, j'aurais peut-être fini par envisager cette solution, mais elle a très bien manoeuvré, ne donnant le fameux élément que peu de temps avant la «résolution». Cela fait que si je me demandais comment un certain fait pourrait arriver, je ne trouvais aucun moyen plausible. C'est seulement quelques secondes avant que Marnie ne montre l'objet permettant la «résolution» à Jane que j'ai compris.

Entre énigme bien ficelée et psychologie des personnages bien exposée, ce roman est bien pensé.
Je ne sais pas trop quoi penser de la fin. Elle est du genre que je n'aime pas, mais comment la reprocher à l'autrice? Elle est tellement logique! Elle ne me plaît pas, mais il aurait été impossible qu'elle soit autre! Pour moi, elle peut même appeler une suite. Seulement, cette suite ne serait pas facile à écrire, car Elizabeth Kay n'aurait pas assez de matière.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Clémentine Domptail pour les éditions Lizzie.

Clémentine Domptail fait partie des comédiennes concernant lesquelles j'ai d'abord été réticente, car je n'avais pas trop aimé son jeu dans «Ça peut pas rater». Heureusement, j'ai dépassé cela, et ai lu «Une autre histoire» dans lequel son jeu m'a convaincue. Dans «Sept mensonges», j'ai retrouvé son jeu naturel. Elle interprète les sentiments des personnages sans difficultés apparentes, ne modifie pas sa voix à outrance pour les rôles masculins, et n'est ni monotone ni cabotine.

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lundi, 8 mars 2021

For better or cursed, de Kate Williams.

For better or cursed

L'ouvrage:
C'est bientôt Noël. Bryan apprend à Esme et Cassandra que le sénat des «sitters» doit se réunir à Spring River pour un week-end. Toutes les sitters seront donc là. Les adolescentes feront connaissance, et des cours leur seront dispensés par les femmes à la tête du sénat. Le week-end s'achèvera par une fête. Bryan tient à ce qu'Esme et Cassandra fassent le plus gros des préparatifs: ce sont elles qui doivent accueillir leurs pairs.

Critique:
Ce tome 2 m'a autant plu que le premier. Ce qui m'amuse un peu, c'est que, comme pour le premier, j'avais quelques réticences. J'imaginais que ce week-end serait ennuyeux. En outre, j'espérais que dans ce tome, Esme pourrait se concentrer sur une certaine chose, et presque dès le début, il est dit que cela n'est pas possible. Comme je voulais connaître la suite des aventures d'Esme, j'ai quand même acheté le livre. Je suis ravie que l'autrice ait, encore une fois, balayé mes petites craintes.

Esme est toujours aussi attachante. Quant à Cassandra, elle est ambiguë, ce qui m'a un peu agacée, mais elle est sympathique. Même si je me méfie quelque peu d'elle, je pense, comme Esme, que c'est une «gentille» quand les choses deviennent sérieuses. De toute façon, si elle était parfaite, je dirais qu'elle n'est pas crédible. ;-)

Durant ce week-end, le lecteur découvre d'autres sitters, les compagnes de chambre et de tablée de nos deux héroïnes. Il en est une que j'ai commencé par détester: Amira. Elle est si snobe et superficielle qu'elle en est presque caricaturale. Cependant, je sais qu'elle représente une frange de la société, et que je dois accepter que des personnes comme elle existent. De plus, au long du roman, Amira montre qu'elle n'est pas complètement irrécupérable. ;-)

J'ai retrouvé Janice avec plaisir. Heureusement, quelque chose que je souhaitais la concernant finit par arriver, et cela arrive également à une autre personne, ce qui m'a ravie. Il n'était d'ailleurs pas cohérent que cette autre personne n'ait pas été dans la confidence, puisque si j'ai bien compris, le père d'Amira l'est.
J'ai également apprécié que certaines choses ne soient pas figées. Je pense surtout à l'attitude de Bryan...

La romancière mêle habilement tension (avec une accélération à partir du moment où Cassandra se souvient de quelque chose), humour (par exemple, la récurrence de «Gingle bells rock»), mais aussi tension et humour en une seule occurrence (l'amour de Wanda pour les jouets pour bébés). Pour moi, il n'y a aucun temps mort.

La fin laisse le lecteur avec des tonnes de questions. D'après mes recherches, il y a un tome 3, et il ne paraîtra qu'en décembre 2021, ce qui est terrible pour mon moral. ;-)

J'aime beaucoup le titre du roman, d'abord parce qu'il va parfaitement avec le contenu, et aussi (bien sûr) parce que le jeu de mots me fait rire. Maintenant, je me demande comment il serait traduit en français. Malheureusement, beaucoup de titres français sont inadéquats, et je me dis que le jeu de mots ne serait pas repris dans la traduction. J'ai essayé de trouver des traductions qui pourraient tenir compte du jeu de mots. Cela donne: «Pour le meilleur ou pour le sortilège», «Pour le meilleur et l'enchantement», «Pour le meilleur de l'enchantement»... Malheureusement, mes titres sont maladroits. J'espère donc que si le livre est traduit, il sera tenu compte du jeu de mots. Je suis sûre que cela peut être fait mieux que ce que j'ai fait.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Phoebe Strole pour les éditions Listening Library.

Je suis ravie d'avoir retrouvé, outre les héros du tome 1, cette comédienne dont le jeu reste irréprochable.

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jeudi, 4 mars 2021

La nanny, de Gilly Macmillan.

La nanny

L'ouvrage:
Après la mort de son mari, Jo n'a d'autres solutions que de retourner vivre chez sa mère, Virginia (son père est décédé) dans la propriété de Lake Hall. Elle craint l'influence de Virginia sur sa fille, Ruby, dix ans. Jo et sa mère ne se sont jamais entendues, leur cohabitation risque donc d'être délicate.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. J'ai apprécié le fait qu'au départ, certains éléments pouvaient être considérés de deux manières différentes. L'autrice s'arrange pour que le lecteur se pose des questions, mais ne marine pas trop longtemps. Les parties narrées du point de vue de Linda sont assez édifiantes pour qu'on sache rapidement qui croire. L'autrice a bien joué, car cet aspect ne traîne pas trop, et sa «divulgation» (si j'ose le tourner ainsi) ne gâche en rien la lecture. En outre, cela permet que Gilly Macmillan n'insère pas trop de passages où le lecteur verrait comment un personnage s'y est pris pour en manipuler un autre. Le lecteur sait rapidement comment et pourquoi la chose a été possible, et il lui suffit d'un exemple pour comprendre que cela a été une affaire de tous les instants. Même en ayant vu les ressors utilisés par un personnage, même en comprenant parfaitement pourquoi ils ont si bien fonctionné, une partie de moi souhaitait que cela n'ait pas été aussi simple, qu'un personnage parvienne à se faire comprendre... Pourtant, il est évident que Gilly Macmillan n'a rien exagéré, que ce qu'elle décrit est tout à fait possible. Cela fait froid dans le dos. J'aimerais en dire davantage, mais je ne veux pas que ceux qui liraient ma chronique sans avoir lu le livre sachent directement qui il faut blâmer.

Malgré une psychologie des personnages finement expliquée, il me semble que la romancière flirte avec l'incohérence quant aux événements. Je ne suis pas experte, mais il me semble difficile qu'une personne ne sente pas le pouls de quelqu'un qui est toujours vivant. Certes, dans le cas des personnages de «La nanny», on peut alléguer que celui qui a cherché le pouls était, à ce moment-là, extrêmement nerveux, mais la nervosité peut-elle être à ce point déstabilisante?... D'autant que le personnage aurait préféré qu'il y ait un pouls... Je pense aussi qu'il aurait peut-être pu y avoir des moyens d'arrêter un personnage lorsqu'il a commencé à en faire chanter un autre.

Comme je pinaille, je trouve qu'il aurait été très intéressant que le personnage détestable ait quelques côtés aimables, mais je sais que cela aurait été très difficile pour l'autrice de faire cela, d'autant qu'une pénible comme moi aurait pu, par la suite, l'accuser d'incohérence.

L'un des thèmes est très bien abordé, et m'a mise autant mal à l'aise que dans «Ma meilleure ennemie», de Paula Daly. Cela a d'ailleurs fait que lorsqu'un personnage se demande pourquoi un autre ne veut pas lui dire le fond de sa pensée concernant un sujet, j'ai pensé: «Elle ne veut pas te le dire parce que tel autre protagoniste lui a fait croire que si elle le faisait, il y aurait des conséquences néfastes, comme l'a fait unetelle dans «Ma meilleure ennemie». Je me rends d'ailleurs compte, en écrivant cela, que dans «La nanny», on ne sait jamais pourquoi Untelle refuse de donner ses motifs à l'autre personnage. J'imagine que l'autrice aurait pu expliquer cela, à la fin, en donnant le genre d'informations auquel j'ai pensé.

Au début, le lecteur se demande ce qui est réellement arrivé en 1987. Là encore, Gilly Macmillan a posé finement ses pions. Elle ne nous laisse pas attendre indéfiniment. Les choses sont dévoilées par petites touches, et avoir rapidement quelques éléments fait qu'on n'a pas l'impression de faire du sur place.

Je trouve dommage qu'à l'instar de certains mots, le mot anglophone «nanny» remplace, en français, le mot «nounou». Non seulement le titre français n'a eu droit qu'à la traduction de l'article défini, mais le mot «nanny» est employé à la place de «nounou» dans le roman. :-(

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée pour les éditions Lizzie.

Valérie Muzzi lit les chapitres narrés par Jo ainsi que ceux du point de vue de Linda. Gudule Zuyten lit ceux racontés par Virginia. Olivier Prémel interprète ceux du point de vue de l'inspecteur de police.

Je sais que Valérie Muzzi a enregistré d'autres romans, mais c'est le premier où je l'entends. J'ai beaucoup apprécié son jeu naturel. Outre jouer sans cabotinage émotions et sentiments, elle parvient à modifier sa voix pour le rôle de Ruby sans affectation. Une chose m'a rendue très perplexe. Je suis absolument persuadée d'avoir déjà lu un ou plusieurs romans enregistrés par elle. Sa voix me dit quelque chose. J'ai déjà eu une impression de «déjà entendu» concernant Camille Lamache, et n'ai jamais élucidé le mystère, mais je pense que j'avais dû l'entendre dans une ou plusieurs séries. Ici, cela me perturbe davantage, car je suis sûre d'avoir entendu Valérie Muzzi dans des romans... La seule explication serait qu'elle ait enregistré sous un autre nom. Or, si certains comédiens américains font cela, je n'ai jamais vu le cas en France. Je vais donc triturer mon cerveau pour essayer de faire correspondre la voix de Valérie Muzzi à celle à laquelle elle me fait penser. À suivre... En tout cas, je l'entendrai à nouveau avec grand plaisir.

Si je ne me trompe pas, c'est le premier livre dans lequel on peut entendre Gudule Zuyten. Au départ, cela m'a un peu fait hésiter à tenter ce roman, car je ne pouvais entendre aucun extrait de la voix et du jeu de cette comédienne. J'ai eu de la chance, car je n'ai pas été déçue. Gudule Zuyten joue également très bien. Elle n'avait pas forcément la partie facile, car Virginia étant guindée, la comédienne aurait pu souhaiter retranscrire cela dans son intonation. Il est heureux qu'elle n'en ait rien fait, principalement parce que dans les chapitres narrés par Virginia, le lecteur est dans la tête de celle-ci, et j'imagine que lorsqu'une personne pense, même si elle est guindée, elle ne va pas prendre un ton mondain dans sa tête. Cela aurait été un gros défaut d'interprétation, à mon avis.

Ce n'est pas la première fois que j'entends Olivier Prémel. J'apprécie également sa voix et son jeu. Ici, il n'avait pas un très grand rôle, mais je pense que je l'entendrai à nouveau avec plaisir.

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