lundi, 30 juillet 2018

If I die tonight, d'Alison Gaylin.

If I die tonight

L'ouvrage:
Petit village d'Havenkill.
Une nuit, Aimee En, hagarde et choquée, entre en trombe dans le commissariat de police. Elle hurle qu'un adolescent a volé sa voiture, et a renversé un autre garçon qui tentait de le dissuader de commettre ce méfait.

Critique:
Si ce livre est traduit un jour, je ne sais pas si la quatrième de couverture sera refaite ou traduite, mais en tout cas, celle du livre en anglais en dit trop. Je vous déconseille donc de la lire.

Ce roman m'a beaucoup plu. Si l'énigme et l'enquête sont intéressantes, pour moi, elles ne sont pas primordiales. Voilà pourquoi je n'ai pas du tout été gênée d'avoir deviné certaines choses. Par exemple, j'ai très vite senti ce que révèle Helen vers la fin. Ayant compris cela, je pouvais savoir d'autres éléments. Cependant, j'étais loin d'avoir tout trouvé. Ce que la vérité laisse entrevoir quant à deux personnages est assez dérangeant, parce que cela semble malheureusement très réaliste, et j'ai l'impression qu'on rencontre des individus de cette espèce dans notre société... ce qui fait froid dans le dos.

Le plus important pour moi est la manière dont Alison Gaylin montre la bêtise humaine. L'adolescent renversé est tout de suite vu comme un héros, personne ne dit rien de mal à son propos, comme s'il était parfait. Or, personne ne l'est. Certains semblent se complaire, se vautrer dans la souffrance engendrée par ce qui lui est arrivé. Et puis, sans réelles preuves, on commence à soupçonner quelqu'un... et c'est la curée. Le plus effrayant est probablement le manque d'esprit critique des gens, l'amplification que facilite l'effet de groupe, et la cruauté dont peuvent faire preuve (avec délectation) ceux qui s'acharnent. Comme Robyn Harding dans «L'anniversaire», ou Lindsey Lee Johnson dans «L'endroit le plus dangereux du monde», Alison Gaylin montre comment certains utilisent les réseaux sociaux afin d'unir leur méchanceté et leur avidité de charognards. Il y a aussi ceux qui, par peur ou par égoïsme, cèdent à la pression sociale, et décident de ne plus rien avoir à faire avec la famille du suspect. Tous ces gens perdent très vite de vue que si celui qu'ils soupçonnent est coupable, ce n'est pas à eux de faire justice en le lynchant en place publique.

L'auteur aborde d'autres thèmes avec justesse. Par exemple, Jackie se rend compte que ses fils (dix-sept et treize ans) ont chacun un jardin secret, qu'il n'est pas toujours facile de communiquer avec eux, qu'ils se défient parfois d'elles, que l'un d'eux a fait quelque chose dont elle ne l'aurait jamais cru capable... Jackie et ses fils sont également des personnages très réalistes.

À travers l'histoire de Pearl, on découvre une autre sorte de rejet. La jeune femme a été éloignée par sa famille, et semble parfois se retenir de vivre. Sinon, c'est un personnage très fort et attachant. Je ne sais pas si j'aurais pu me relever moralement si j'avais vécu ce qu'elle a dû supporter...

Je n'ai pas réussi à apprécier Aimee. Pourtant, elle n'est pas méchante, juste un peu paumée. Il faut dire que je l'ai trouvée assez plate de caractère...

J'ai tout de même un reproche à adresser à ce roman. Le prologue se passe vers la fin. L'auteur utilise donc cette ficelle qui consiste à faire saliver le lecteur. Comme je l'ai déjà dit, cette façon de faire ne me fait pas du tout saliver, elle m'agace beaucoup. D'abord, d'un point de vue logique: une histoire ne se déroule pas avec un bout de la fin au début. Ensuite, j'ai trouvé très dommage que l'auteur donne presque autant d'indices que la quatrième de couverture avec ce prologue. En effet, il ne faut pas s'appeler Einstein pour déduire certaines choses avant qu'elles n'arrivent à cause de ce début.

Remarques annexes:
À un moment, Helen dit à Jackie que la vie ne nous fait jamais endurer plus que ce qu'on peut supporter. Je pense comme Jackie à ce sujet...
Est-ce que c'est moi qui ai l'esprit tordu, ou est-ce que vous aussi, vous comprenez que le couple chez qui est allée Aimee cette fameuse nuit est adepte de l'amour à plusieurs?

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Harper Audio.

Pour ceux qui me suivraient régulièrement, je n'ai pas besoin de dire que j'aime beaucoup les interprétations de Cassandra Campbell. Là encore, elle n'a pas démérité.
Par ailleurs, j'ai remarqué une chose étrange qui m'avait également paru curieuse dans «Somewhere out there». À un moment, elle dit une phrase avec une voix a l'air enrhumé. Puis sa voix normale revient. Un peu plus tard, on entend une autre phrase dans laquelle elle semble enrhumée, etc. Ici, ce sont quelques phrases par-ci par-là, dans «Somewhere out there», tout un passage alternait voix enrhumée et voix normale...

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jeudi, 26 juillet 2018

Le rêve de Ryôsuke, de Durian Sukegawa.

Le rêve de Ryôsuke

L'ouvrage:
Ryôsuke est mal dans sa peau. Ne sachant quoi faire de lui-même, il décide de retrouver un ami de ses défunts parents dont sa mère lui a beaucoup parlé. Pour ce faire, il postule pour un travail de terrassement sur l'île où habite celui qu'il cherche.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. J'ai apprécié Ryôsuke et ses amis. Le personnage principal est attachant. Il doute de lui-même, alors qu'il semble être quelqu'un de bien. Plus tard dans le roman, il souhaite faire quelque chose d'honorable, d'autant qu'il traite les animaux dont il a besoin avec amour et respect. Je partageais toujours son opinion, et ressentais ses contrariétés, par exemple lorsqu'il devait faire ce que voulait le président concernant le chevreau, ou lorsque quelqu'un s'en prenait aux chèvres sauvages.

Tachikawa est parfois un peu rude, mais c'est un personnage sympathique. Il s'intéresse au projet de Ryôsuke, et l'encourage, même s'il ne peut pas toujours le suivre. Quant à Kaoru, je l'ai également appréciée, mais je n'ai pas grand-chose à en dire. Elle semble être la plus sympathique du roman, tant parce qu'elle soutient le projet de Ryôsuke que pour sa façon d'être avec les animaux.

Quant à celui que cherche Ryôsuke (et qu'il trouve, bien sûr), je ne sais pas trop quoi en penser. J'ai l'intuition que lorsque Ryôsuke fait semblant d'inventer une histoire à propos de cet homme et de ses parents, il n'invente rien, et cela m'agace. Ensuite, je trouve que ce personnage se conforme trop à ce que les instances supérieures attendent de lui (je pense surtout aux chevreaux). Quant au projet de Ryôsuke, il ne le soutient pas assez, à mon avis. Certes, il en a connu les déconvenues, mais il paraît fermé lorsque le jeune homme trouve des moyens de mieux faire. Je pense, par exemple, à ce que Ryôsuke veut faire de la «cave».

Pour moi, il n'y a pas de lenteurs. On découvre les personnages et l'île à mesure qu'on avance dans le récit. J'espère qu'il y aura une suite, car j'aimerais savoir si ce que tente de faire Ryôsuke à la fin sera couronné de succès.

Audible Studios a publié un autre roman de Durian Sukegawa, «Les délices de Tokyo». Il me tente moins que «Le rêve de Ryôsuke», mais peut-être l'essaierai-je...

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Arnaud Romain.

J'ai peu entendu ce comédien, mais avant d'écouter ce livre, j'appréciais son jeu. Ici, il n'a pas démérité. Il adapte sa lecture au texte, rend bien les émotions des personnages et l'ambiance dans laquelle ils sont plongés.

Pour information, la structure du livre n'a pas pu être respectée. Il y a cinq pistes pour trente-huit chapitres.

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lundi, 23 juillet 2018

Flying at night, de Rebecca L. Brown.

Flying at night

L'ouvrage:
Lance a fait un infarctus. Cela a endommagé son cerveau. Il ne peut pas vivre seul. Sa famille et lui me sont pas vraiment en bons termes. Sa femme et son fils se défilant, c'est sa fille (Piper) qui s'occupera de lui.

Critique:
Ce livre aborde certains thèmes avec délicatesse. Par exemple, Lance a agi en despote envers sa femme et ses enfants, et maintenant qu'il a besoin de quelqu'un, seule Piper répond présente. Étant donné la manière dont il s'est comporté, j'aurais compris que tout le monde le laisse tomber. Piper en voulait à sa famille, et pourtant, elle savait ce que chacun avait enduré. Elle est cependant la seule qui ait accepté d'admettre que Lance n'était plus le même. Malgré cela, elle ne pardonne pas tout ce qu'il a fait en un claquement de doigts. Heureusement, c'est plus complexe.
Je n'ai pas vraiment compris pourquoi Judy n'avait pas divorcé alors qu'elle était jeune. Elle l'explique, mais cela ne m'a pas convaincue. Je sais pourtant que d'autres personnes tiennent ce raisonnement.

D'un autre côté, le fils de Piper (Fred, neuf ans) est très attachant, même si son comportement peut parfois paraître curieux. Le lecteur aguerri (et extérieur à la situation) comprend bien avant que Piper ne doive l'accepter pourquoi l'enfant est étrange. J'ai apprécié que Rebecca L. Brown aborde cela dans cette perspective. Fred est très sympathique. Il a du mal à comprendre le monde dans lequel il vit, mais c'est vers cet être dépourvu d'artifices que se tourne instinctivement Lance après son infarctus. Une amitié feutrée naît très vite entre eux. Parfois, le réconfort qu'apporte le grand-père à son petit-fils tient seulement au fait que son expression est calme et paisible. En effet, Fred étant hypersensible, il souffre lorsqu'il voit que sa mère arbore un visage tourmenté ou que ses traits disent le contraire de ses paroles.
D'autre part, l'auteur montre le garçonnet à l'école, devant faire avec ces codes qui lui semblent absurdes, tentant d'appliquer maladroitement ce qu'il a compris des conseils donnés pour se faire des amis...

Piper est sympathique. Je n'ai pas toujours approuvé ses choix, mais j'ai compris les hésitations et les questions dans lesquelles elle se débattait. Elle aime sincèrement son fils, et si elle est maladroite, et parfois surprotectrice, elle ne veut que le mieux pour lui. Ensuite, lorsqu'elle doit se remettre en question, cela lui est difficile, mais elle le fait. Elle est parfois injuste envers certains, mais ce n'est pas sans fondement.

Je ne sais pas trop quoi penser de Lance. J'aurais tendance à dire qu'il est impossible que quelqu'un comme lui puisse finir par voir pourquoi il a blessé les siens. La romancière explique comment cela est possible, mais j'ai trouvé cela un peu gros. Bien sûr, cela a été l'occasion pour elle de montrer que, parfois, rien n'est figé, qu'une situation peut changer, et en tout cas dans ce livre, certains personnages ont pu se comprendre les uns les autres. Donc même si je reste sceptique, j'ai été sensible à ce message d'espoir que fait passer Rebecca L. Brown.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée pour les éditions Penguin Random House Audio.
Les chapitres racontés par Piper (les plus longs du roman) sont lus par Cassandra Campbell, ceux du point de vue de Fred sont lus par Kivlighan de Montebello, et ceux narrés par Lance sons lus par Arthur Morey.

Comme d'habitude, le jeu de Cassandra Campbell m'a beaucoup plu. Avec finesse, elle a su adapter sa voix et son intonation aux personnages et à leurs émotions. Que Piper soit amère, que Lance (dans les souvenirs de la jeune femme) soit méprisant, que Judy soit désespérée, qu'Isaac soit à la fois posé et contrit, la comédienne a été à la hauteur.

Je connais peu Arthur Morey. Ici, il me semble qu'il n'avait pas la partie facile. Il a réussi à introduire une certaine lenteur dans les chapitres racontés par Lance, sans que cela soit pénible. Il a également su adopter le ton un peu perdu qu'on peut imaginer qu'a Lance. Enfin, il est parvenu à y mêler les émotions du personnage.

Je ne connaissais pas du tout Kivlighan de Montebello. D'après mes oreilles, ce serait un enfant, et non une femme qui prend une voix enfantine. En tout cas, son interprétation m'a plu.

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jeudi, 19 juillet 2018

La fille de l'écrivain, d'Henri Troyat.

La fille de l'écrivain

L'ouvrage:
Armand Boisier, quatre-vingt-six ans, est écrivain. Il fait partie de l'Académie française. Depuis qu'il est veuf, sa fille, Sandy, l'aide et le soutient dans l'écriture de ses romans. Un jour, lors d'une rencontre autour de son dernier livre, il est abordé par Jean-Victor Désormieux, qui va publier son premier ouvrage. Très admiratif du travail d'Armand, le jeune auteur lui explique qu'il serait ravi qu'il lise son livre.

Critique:
Comme d'habitude, en peu de pages, d'une plume à la fois fluide et incisive, Henri Troyat présente une situation, envenime le tout, analysant finement et impitoyablement ses personnages et les déboires qu'il leur fait traverser. Ici, le lecteur devine, dès la première rencontre, que des événements rudes arriveront. Toutes les suppositions sont permises.
N'ayant pas pour habitude de traîner, l'écrivain ne fait pas attendre son lecteur.

J'ai apprécié Armand tout au long du récit. Il est loin d'être parfait, ce qui le rend crédible. Par exemple, Sandy laisse entrevoir certaines choses lorsqu'elle le force à reconnaître qu'il a toujours vécu uniquement pour l'écriture. Armand est, en quelque sorte, la cause de ce qui arrive ici, et qui le déstabilise. Quelque part, il est l'instrument de son malheur. Malgré tout, je l'ai préféré à Sandy qui, pour moi, est assez fade. Cette fadeur est en partie due à son père, certes, mais je n'imaginais pas la jeune femme si crédule... Une situation se met très rapidement en place, ce qui aurait dû la pousser à la méfiance, à mon avis. Par la suite, les choses changent, mais je n'ai pas l'impression que Sandy mûrisse...
Quant à Jean-Victor, il n'est pas très appréciable, mais on peut comprendre qu'il ait saisi l'occasion, et ait fait ce qu'on l'a laissé faire. Cela ne l'excuse en rien, mais explique ses actes.

Il y a peut-être une petite faiblesse. L'auteur la souligne d'ailleurs en la présentant comme argument de l'un de ses personnages: il me semble que pour entrer à l'Académie française, il faut être un écrivain bien plus confirmé que ne l'est celui qui finit par y entrer. Bien sûr, cet événement apporte davantage de force à la fin du roman, mais je trouve dommage qu'Henri Troyat ait eu recours à une petite entorse à la réalité.

Pour moi, l'Académie française a quelque chose de sacré: j'ai donc aimé observer le genre de discussions qui peut avoir lieu entre ses membres.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Raymond Dombrecht pour la Ligue Braille.

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lundi, 16 juillet 2018

Eleanor, de Jason Gurley.

Eleanor

L'ouvrage:
Eleanor est mariée à un homme qui l'aime profondément. Elle a une fille: Agnès. Lorsqu'elle apprend qu'elle est à nouveau enceinte, elle panique. En effet, elle se sent prisonnière de sa vie, de l'amour des siens, elle refuse ce second enfant.

Critique:
Le résumé ne signale pas quelque chose d'important. Si ce livre commence comme un roman axé sur la psychologie des personnages, il est surtout fantastique. Heureusement que je l'ai su (grâce à une chronique) avant de le lire, car sinon, j'aurais été très déçue qu'il ne soit pas uniquement psychologique, et ne l'aurais pas apprécié pour ce qu'il est. Sachant dans quoi je mettais les pieds, j'ai été sensible à la manière dont l'auteur traite le temps, le fait de pouvoir regarder des souvenirs, de se retrouver à tel moment de la vie d'untel, ou de passer dans les rêves de quelqu'un. Tout cela me fascinait avant de lire ce roman, et j'ai déjà imaginé ce genre de choses. Comme dans toute œuvre de ce style, il y a des rituels qui sont comme des repères. Par exemple, au moment où notre monde va être perturbé par les agissements de ceux qui peuvent (dans une certaine mesure) manipuler le temps, l'air se charge d'électricité. Dès le départ, l'eau tient une grande place dans le récit: Eleanor adore nager et plonger, beaucoup d'événements importants se passent près de la mer ou quand il pleut... Cela m'a plu parce que pour moi (comme pour beaucoup de monde, je suppose) l'eau est un élément captivant. Indispensable, purificatrice, mais pouvant être dangereuse, elle révèle ses multiples facettes tout en attirant continuellement l'homme qui ne peut exister sans elle. De plus, je suis persuadée que certains passages où elle tient une place importante pourraient donner matière à de très fortes images dans un film.

Par ailleurs, le romancier installe une certaine ambiance grâce à sa description de paysages, de certaines scènes, et grâce à la part de mystère dont sont entourés des personnages, comme la gardienne ou Maya (au début).

Bien sûr, ce livre fascinera également parce qu'il touche un point sensible: le fait de vouloir sortir quelqu'un (ici toute une famille) de la peine en revenant dans le temps pour réparer les dommages causés. Je sais quelles erreurs je tenterais de corriger si une telle chance m'était donnée. J'ai aimé cette intrigue et la manière dont l'auteur exploite le thème. Celui-ci ayant été maintes fois utilisé, Jason Gurley a fait un pari risqué. Pour moi, il l'a réussi. J'ai aimé que l'auteur ne tombe pas dans le travers de certains qui consiste à dire que si on change les choses pour faire de bonnes actions, cela a forcément de mauvaises répercussions sur d'autres événements. Ici, les personnages ne savent pas quelles seront les conséquences de leur intervention. Ce qui est dommage, c'est qu'à la fin, le lecteur ne sait pas grand-chose non plus. Un chapitre supplémentaire n'aurait pas été de trop. Je suppose que l'auteur a souhaité que le lecteur choisisse, mais j'aurais voulu savoir comment lui voyait les choses. C'est le seul reproche que je ferai à ce roman.

Au long du livre, je n'ai pas réussi à ressentir de la compassion pour Agnès. Je savais qu'elle avait des circonstances atténuantes, et il est évident que lorsque quelqu'un a atteint sa limite, il ne peut pas se relever. De plus, je ne sais pas comment j'aurais réagi à la place d'Agnès, donc je ne devrais pas lui jeter la pierre... Cependant, je la trouve immonde envers sa fille. C'est surtout cela que je n'accepte pas.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Random house audio.

Cassandra Campbell est un nom qu'on retrouve souvent à la fin de mes chroniques depuis quelque temps. J'apprécie de plus en plus le jeu de cette comédienne. Ici, elle n'a pas démérité. Que ce soit la mère aigrie, la fillette apeurée, le père dévasté (pour ne donner que ces exemples), elle a parfaitement allié intonation et modification de sa voix.

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