mercredi, 23 octobre 2019

La solution intérieure, de Thierry Janssen.

La solution intérieure

L'ouvrage:
Thierry Janssen est chirurgien de formation. Après un cheminement intérieur, il a décidé d'explorer les médecines alternatives, d'étudier les signaux que nous envoie notre corps, etc. C'est le fruit de ses recherches et de ses expériences qu'il livre ici.

Critique:
Ce livre m'a tout de suite tentée, parce que je voulais voir comment se placerait l'auteur. En effet, concernant les sujets qu'il aborde, on rencontre de tout: des opposants, des très sceptiques, des convaincus qui ne sont pas nuancés, etc. Dès le départ, Thierry Janssen prône l'ouverture d'esprit, et surtout l'écoute de soi-même. Il rend compte de certaines choses, mais ne cherche pas à imposer, à l'inverse d'autres.

Dans ce livre, j'ai retrouvé des éléments que j'ai pu constater sur moi-même et sur d'autres. Par exemple, le fait que certains maux (migraines, maux de ventre...) peuvent venir d'un mal-être moral. Depuis quelques années, je tente d'écouter les signaux que m'envoie mon corps. Ce n'est pas toujours facile, mais on finit par se connaître, et parvenir à ce que de grosses contrariétés n'endommagent pas trop notre machine interne. L'auteur de ce documentaire préconise des solutions pour prévenir et soigner certains maux. Je suis adepte de certaines de ces solutions, comme les massages dont j'ai pu, plus jeune, apprécier les effets bénéfiques. Il en est une à laquelle je n'avais pas pensé, et pourtant... C'est le contact physique. Bien sûr, on ne va pas se mettre à taper sur l'épaule de n'importe qui à tout-va. Moi-même, je n'aime pas que des inconnus, ou des personnes que je connais peu, me touchent. Mais après avoir entendu ce que pense Thierry Janssen de cela (ainsi que les faits sur lesquels il s'appuie), je me rends compte que parfois, toucher les cheveux, ou les épaules, ou les mains d'amis proches, me fait plaisir. Bien sûr, s'agissant de moi, il faut compter avec le handicap. Je ne peux pas voir mes amis, il est logique que je trouve un certain plaisir à les appréhender davantage en touchant, par exemple, leurs mains. Cependant, je pense que d'une manière générale, l'auteur a raison, surtout concernant les parents et leurs nourrissons. Pour un bébé, le contact avec les parents est primordial, à mon avis.
Thierry Janssen conseille également (entre autres) d'écrire sur ce qui ne va pas. J'ai déjà constaté, depuis de nombreuses années, qu'en effet, cela aidait. Bien sûr, la peine ne disparaît pas en un claquement de doigts, mais mettre les choses à plat, mettre des mots sur ce qu'on éprouve est bénéfique.

L'auteur évoque également l'effet placebo. Depuis un moment, j'en entends parler, et cela m'effraie un peu, car apparemment, il est possible de se faire croire à soi-même des choses assez grosses. Thierry Janssen explique comment rendre l'effet placebo positif.

L'auteur évoque également la mémoire transgénérationnelle. C'est une chose à laquelle j'ai beaucoup de mal à croire, ayant pourtant entendu des témoignages à ce sujet. Qu'on y croie ou pas, c'est aussi une piste à explorer si on va mal sans savoir pourquoi.

Je suis très loin d'avoir évoqué tous les conseils donnés et expériences contées dans ce livre. Je suis contente de l'avoir lu, car il a renforcé ma pensée concernant certains points, et donne des pistes intéressantes. Enfin, l'auteur souhaite que la médecine occidentale puisse s'ouvrir aux alternatives, et que tout le monde oeuvre en bonne intelligence pour le bien-être de tous. C'est surtout cela qu'il fait passer dans son livre, et ce avec quoi je suis totalement d'accord.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par l'auteur.

Je ne peux achever cette chronique sans raconter une anecdote amusante. Ce documentaire n'est pas le premier de cet auteur que les éditions Audiolib publient. Lorsque j'ai vu le premier documentaire de cet auteur apparaître, j'ai pensé: «Tiens, le comédien qui enregistre pour Audiolib est aussi un chirurgien!» Quand j'ai décidé de lire «La solution intérieure», j'ai été déstabilisée de découvrir que... ce n'était pas la même voix. Le comédien et le chirurgien sont donc des homonymes. Je reconnais que c'est plus logique que ce que j'avais imaginé.

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mardi, 22 octobre 2019

La forêt des ombres, de Franck Thilliez.

La forêt des ombres

L'ouvrage:
David Miller, la trentaine, est thanatopracteur. Il a également écrit un thriller. C'est alors qu'Arthur Doffre, vieil homme fortuné, lui propose un travail très bien rémunéré, mais également très particulier. David doit écrire un roman évoquant le bourreau cent-vingt-cinq, tueur en série qui s'est suicidé vingt-sept ans auparavant.

Critique:
J'imagine que les amateurs de Franck Thilliez ont beaucoup aimé ce roman, et que ceux qui sont friands de ses thrillers en audio l'apprécieront également. Je n'irai pas jusqu'à dire que cela n'a pas été mon cas, mais je suis déçue d'avoir deviné la plupart des révélations. Il n'y en a qu'une que je n'ai pas trouvée, et après avoir fini le roman, je me dis que c'était sûrement la plus évidente. ;-)
Ayant rapidement élucidé 99% des mystères, je pestais après David qui ne voyait rien. De plus, il me paraissait flagrant que la proposition d'Arthur, si bien rémunérée soit-elle (la grosse somme d'argent pouvait d'ailleurs être un indice) était un cadeau empoisonné. Je pestais donc encore après David qui l'avait acceptée. Bien sûr, son choix s'explique, mais justement, l'explication fait partie de celles que je n'aime pas du tout. Je la reproche également à Serge Brussolo (auteur que j'affectionne particulièrement) lorsque je la trouve sous sa plume.

À côté de cela, l'ambiance est effrayante à souhait: un chalet perdu au coeur d'une forêt enneigée, endroit dont on ne peut s'échapper, surtout avec un véhicule dont une mystérieuse personne a crevé les pneus... La tension monte, les personnages (ne pouvant plus rationaliser) s'exaspèrent, il y a de quoi ébranler l'esprit le plus sain du monde. Cet aspect du roman m'a plu, car je l'ai trouvé très bien exploité.

Je n'ai pas réussi à apprécier les personnages, sauf peut-être Adeline, et bien entendu, Clara. Objectivement, David et Cathy sont appréciables, mais je n'arrivais pas à accepter leurs défauts et leurs actes répréhensibles. En outre, parfois, leur comportement lors de ce qui est raconté dans le roman m'agaçait.

J'avais peur que l'épilogue se termine d'une manière que je n'aime pas, et que certains auteurs affectionnent. Heureusement (pour moi, en tout cas), Franck Thilliez n'a pas choisi cela.
J'aurais aimé que l'épilogue expliquât comment l'un des personnages s'en était sorti.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jean-Christophe Lebert.

Une fois de plus, j'ai apprécié l'interprétation de Jean-Christophe Lebert. Il rend très bien l'ambiance effrayante du roman. Il ne modifie pas sa voix à outrance, mais fait ce qu'il faut, lors de certains dialogues, pour rendre la terreur que l'auteur a souhaité inspirer. À un moment, l'un des personnages pleure, et le comédien joue son désespoir sans trop en faire. Je le souligne parce que c'est souvent dans les larmes des personnages que les mauvais comédiens surjouent.

Pour information, la structure du livre n'est pas totalement respectée: trois chapitres sont coupés en deux pistes.

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lundi, 21 octobre 2019

Disrupted magic, tome 1: Midnight curse, de Melissa F. Olson.

Disrupted magic, tome 1: Midnight curse

Si vous n'avez pas lu la série «Scarlett Bernard», ne lisez pas cette chronique.

L'ouvrage:
Molly et Scarlett ne se voient presque plus depuis que la vampire a demandé à sa locataire de déménager. Or, voici que Scarlett reçoit un mot de Molly: celle-ci a besoin d'aide. Elle a tué (en se nourrissant de leur sang jusqu'à l’écœurement) les douze étudiantes avec qui elle vivait. Seulement, elle y a été forcée. Scarlett doit découvrir comment, et qui a pu obliger Molly à faire cela. Le temps lui est d'autant plus compté que les nuits des procès des créatures du vieux monde approchent. À cette occasion, Molly sera jugée.

Critique:
Cette nouvelle enquête de Scarlett Bernard m'a autant plu que les précédentes. Comme je le signale dans la chronique du tome 3 de la série précédente, il y a effectivement un «croisement» entre Scarlett et Lex, le personnage principal de la série «Boundary». Je comprends qu'il vaille mieux avoir lu «Boundary» pour mieux appréhender Lex et le monde dans lequel elle évolue, mais cette série ne me tente toujours pas. De ce fait, je n'ai pas regretté de ne pas mieux connaître Lex.

J'ai aimé que Scarlett n'hésite pas à risquer sa vie pour son amie, même si celle-ci n'a pas été à la hauteur de cette amitié, dernièrement. Je pense que j'ai mis cette attitude de côté, parce qu'il était évident que Molly était innocente, et que Dash (tout comme dans «Dead spots») se fichait de la justice du moment qu'il avait un coupable désigné.

J'ai également apprécié qu'un personnage semble être antipathique, puis devienne sympathique à partir du moment où on connaît son histoire. J'ai même un peu souri, car j'ai fait le même revirement que Scarlett au même moment.

J'aime beaucoup Shadow, et je suis contente que Scarlett lui témoigne le plus d'attention possible, la prenne toujours en compte, etc.

J'ai eu l'impression que Dash était un peu moins rude dans ce tome... Quant à Will, il est moins présent que dans le tome précédent. Kirsten m'est toujours aussi sympathique. On ne la voit pas beaucoup, mais son rôle est important, et elle prend une certaine place dans le cœur du lecteur.

Comme dans les autres tomes, je n'ai pas trouvé de temps morts. Là encore, le prologue n'est pas de ceux qui gâchent la lecture. On sait rapidement à quoi il sert, et il aide à mieux comprendre certaines choses.
L'autrice insère des rebondissements que je n'ai pas vus venir: la raison pour laquelle Teddy est enlevé, ce que fait Molly juste avant qu'il soit emmené, ce qu'il devient...

J'ai eu du mal à accepter les sentiments compliqués de Molly envers un personnage. Pourtant, elle s'explique, et ce qu'elle dit n'est pas incohérent. Je n'ai cependant pas compris pourquoi l'attitude présente du personnage ne l'a pas dégoûtée de lui pour toujours. ;-)

Si vous n'avez pas lu la série précédente, ne lisez pas ce paragraphe.
Comme précédemment, il ne m'a pas vraiment plu de retrouver Jesse. Je persiste à penser que Scarlett pouvait être secondée d'Eli, qui, en plus, fait partie des créatures du vieux monde. Ainsi, on aurait vu davantage Eli, et on aurait été débarrassé de Jesse. Je n'aime pas trop ce dernier parce que depuis le début, j'ai l'impression que l'autrice fait d'énormes appels du pied pour que le lecteur voie en lui la huitième merveille du monde.
De plus, je dois dire que je n'aime pas du tout ce que Melissa F. Olson fait concernant la vie amoureuse de notre héroïne. Ce n'est pas vraiment crédible, parce que ce qui finit par être «reproché» à Scarlett n'est rien d'autre que ce qu'elle fait depuis cinq ans. Certes, cela devient de plus en plus dangereux, mais celui qui lui reproche cela l'a toujours connue comme ça. Il est compréhensible qu'il veuille préserver leur vie de famille en l'empêchant de trop frayer avec le danger, mais la solution qui finit par être choisie n'est certainement pas la meilleure. Comme cela m'agaçait, j'ai lu des chroniques des tomes 2 et 3 (qui, pour moi, sont le 5 et le 6, car je considère les deux séries comme une seule), et à travers les allusions de certains lecteurs, j'ai déduit que Scarlett finissait par être avec Jesse. Apparemment, beaucoup de lecteurs sont ravis, mais pas moi. Cela me rappelle une personne qui, il y a longtemps, m'avait dit qu'elle avait été très déçue quand, enfant, elle avait lu «Le petit chaperon rouge» (la version des frères Grimm) parce qu'elle ne voulait pas que le loup soit le grand perdant de l'histoire. En général, je suis plutôt du côté de ceux que les auteurs montrent comme les gentils, mais ici, rien à faire, Jesse ne me revient pas. En plus, on ne peut pas dire qu'Eli soit méchant. ;-)
Je sais que peu de gens fréquentant mon blog lisent à la fois en anglais et en français, donc j'imagine que je ne tomberai absolument jamais sur quelqu'un qui partagera mon avis à ce sujet. Snif.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

Comme d'habitude, le jeu de la comédienne m'a beaucoup plu. Elle semble ne pas avoir eu de mal à entrer à nouveau dans l'ambiance des aventures de Scarlett. Que ce soit expression des sentiments et des émotions ou voix pour les personnages, Amy McFadden s'en sort toujours aussi bien.

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jeudi, 17 octobre 2019

Le pic du diable, de Deon Meyer.

Le pic du diable

L'ouvrage:
Voilà deux ans que les événements contés dans «L'âme du chasseur» se sont écoulés.
Ce jour-là, Thobela et Pakamile font un long trajet. Ils s'arrêtent dans une station-service pour faire le plein. C'est là que tout bascule.

Critique:
À l'instar des autres romans de Deon Meyer, celui-ci m'a plu. Ce qui s'y déroule corrobore mon affirmation (oui, je me répète) qu'il faut lire les romans de cet auteur dans l'ordre de publication. Par exemple, dans «Le pic du diable», outre Thobela (qu'on a déjà croisé dans les deux romans précédents), on retrouve Benny Griessel, et Mat Joubert, rencontrés dans «Jusqu'au dernier». Cette fois, c'est Benny qui est sur le devant de la scène. Si on se souvient de «Jusqu'au dernier», on sait que Mat Joubert a déjà tenté de l'aider à se débarrasser de son addiction à l'alcool. Dans «Le pic du diable», l'étau se resserre sur Benny, parce que celui-ci n'a pas tenu ses bonnes résolutions. On assiste donc à sa prise de conscience. Cela ne va pas sans heurts. Benny est au pied du mur. Il sait qu'il a tout à perdre s'il s'obstine. J'ai la chance de ne pas connaître ce genre d'addictions, donc je ne sais pas par quoi il passe, mais entre les descriptions faites par l'auteur et mon imagination, ce que j'entrevois me donne surtout envie de ne jamais tomber là-dedans. Bien sûr, pendant ma lecture, je pensais: «Non, Benny!» quand celui-ci rêvait de boire. Je savais que la lutte était rude, mais je ne voulais pas qu'il renonce.

Ce roman aborde finement certains thèmes dérangeants. Nous admettons très facilement, lors de discussions à bâtons rompus, qu'il est inacceptable pour une personne lambda de s'ériger en justicière. Pourtant, lorsqu'on lit ce que montre Deon Meyer, on se pose des questions. Certes, c'est inacceptable, et cela mènerait inévitablement à des bains de sang quotidiens, mais les cas présentés sont si révoltants... Notre justicier se heurtera à une autre réalité que celle qui consiste à se demander s'il est bon de décider de punir les «méchants», et c'est cette vérité qui sera la leçon la plus rude. Quant au lecteur (en tout cas, moi), il ne pourra s'empêcher (surtout s'il a lu les autres romans de Deon Meyer) de prendre le parti du justicier...

Je ne sais pas trop quoi penser de Christine... Elle aussi est à la fois à plaindre et à blâmer. Je ne parviens pas à savoir quel sentiment domine chez moi à son égard. Pourtant, elle n'a rien fait que «mettre à terre» quelqu'un de peu recommandable. Soit, mais certaines choses ont fait que je n'ai pas pu l'apprécier totalement, alors que j'ai plaint et excusé le justicier...

L'intrigue est sans temps morts. Le romancier a bien joué, parce qu'on ne s'ennuie pas, alors qu'il nous dit très vite qui est le justicier. Deon Meyer ménage d'autres surprises.
J'étais sûre qu'à la fin, une chose arriverait. Je ne voulais pas qu'elle se produise, mais je ne voyais pas comment cela pourrait se dérouler autrement. Or, si le lecteur n'est pas absolument fixé sur ce point précis, il semblerait que ce que je pensais inévitable ne se soit pas passé. Peut-être aurai-je une réponse sans que le doute soit permis dans l'un des romans suivants.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.
Je n'ai pas grand-chose de nouveau à dire concernant ce comédien. J'imagine que beaucoup d'autres prononceraient les mots étrangers de manière très affectée, ce qui serait horrible. Le jeu d'Éric Herson-Macarel est toujours naturel. Il enregistre des livres depuis très longtemps (les années 90), et reste fidèle à une interprétation montrant les émotions des personnages sans les surjouer.

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lundi, 14 octobre 2019

Scarlett Bernard, tome 3: Hunter's trail, de Melissa F. Olson.

Scarlett Bernard, tome 3: Hunter's trail

Si vous n'avez pas lu les tomes précédents, ne lisez pas cette chronique.

L'ouvrage:
Après ce qui est arrivé au bar de Will par la faute d'Olivia, Scarlett, sur une impulsion, a «guéri» Eli. Celui-ci n'est donc plus un loup-garou. À la suite de cela, la jeune femme a eu une sorte de crise, et est restée plusieurs jours dans le coma. À peine est-elle remise que certains membres de la meute des loups-garous la poursuivent, souhaitant être guéris. En outre, Will lui demande de venir nettoyer une scène de crime: le cadavre d'une jeune femme a été déposé devant sa porte.

Critique:
Ce roman m'a autant plu que les autres, à cette différence près que quelque chose m'a vraiment agacée. Pour moi, Jesse prend trop de place. Il est tout le temps là, assiste à certaines réunions des créatures du vieux monde, veut jouer les chevaliers servants en «sauvant» Scarlett de ce travail qui la corrompra, ou pire, auquel elle finira par être indifférente... Vous aurez compris qu'entre les deux amoureux de l'héroïne, ce n'est pas à Jesse que va ma préférence. Au début, il m'était quand même un peu sympathique. Maintenant, il m'agace. Je pense que j'accepterais mieux ce personnage s'il n'était pas amoureux de Scarlett (ou, comme elle le lui dit, de ce qu'il aimerait qu'elle soit), et si elle ne ressentait rien pour lui. J'aurais préféré qu'elle fasse équipe avec Eli qu'on voit très peu dans ce tome, et qui garde quand même ma préférence, étant donné ce qu'il fait pour Scarlett. À la fin de ce tome, les choses vont dans un certain sens concernant les amours de l'héroïne, mais on ne sait ce qui arrivera dans la deuxième série...

J'apprécie toujours aussi peu Dash, je lui préfère Will et Kirsten. Will est parfois un peu rude, mais ce qui arrive dans ce tome le touche de très près, il est normal qu'il soit... nerveux.
Quant à Molly, elle reste sympathique, malgré ce qu'elle demande à sa locataire... Je lui en ai voulu, mais je me suis demandé comment je réagirais à sa place... J'imagine que j'aurais fait la même chose.

Là encore, il n'y a pas de temps morts, et le prologue n'est pas de ceux qui gâchent la lecture. Comme dans les tomes précédents, l'autrice décrit certaines atrocités. Mélangeant habilement les créatures surnaturelles et les humains, elle montre des personnages à la psychologie intéressante. J'avais beau en vouloir à certains membres de la meute de poursuivre et menacer l'héroïne, je comprenais leur point de vue. Si quelqu'un avait la possibilité de réaliser mon désir le plus cher, je pense que je lui demanderais de le faire. J'espère que je ne serais pas aussi horrible qu'Anastasia, Lydia, et d'autres... mais je ne peux pas le garantir.

En lisant quelques chroniques sur «Midnight curse» (le tome 4 des aventures de Scarlett, et le tome 1 de la deuxième série), je suis tombée sur celle de quelqu'un qui n'était pas content parce qu'il avait commencé par «Midnight curse» (qui est le tome 1 d'une série), et avait passé tout le temps de sa lecture à se dire que cela ne pouvait pas être un tome 1. En investiguant quant à ces séries (merci à Audible qui précise la date de publication des livres), j'avais tout de suite compris que les deux séries («Scarlett Bernard» et «Disrupted magic») se suivaient. Je m'étais d'ailleurs demandé pourquoi Melissa F. Olson n'avait pas publié les volumes de «Disrupted magic» comme les tomes 4, 5, et 6 de «Scarlett Bernard». Heureusement pour moi que je suis maniaque, et qu'en tombant d'abord sur «Disrupted magic», j'ai regardé ce que la romancière avait écrit d'autre, et ai constaté (en lisant les résumés des tomes 1) que l'héroïne du tome 1 de «Midnight curse» et celle de «Dead spots» (tome 1 de «Scarlett Bernard») avaient le même prénom, et frayaient avec les créatures surnaturelles.
Ensuite, d'autres personnes expliquent qu'il faut lire une autre série après «Scarlett Bernard» et avant «Disrupted magic», parce qu'il y a un cross over. Lire cela ne m'a pas enchantée, car je ne suis pas fan de la lectrice qui lit l'autre série, même si elle ne fait pas partie de ceux que j'évite absolument. Après avoir lu les résumés des quatre tomes de la série, je n'ai pas été tentée. Je lirai donc «Disrupted magic», et si cela raconte des éléments arrivés dans l'autre série («Boundary»), cela ne sera pas grave, puisque je n'ai pas l'intention de la lire.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

Comme d'habitude, il m'a plu de retrouver cette comédienne, et son excellent jeu. Je suis un peu déçue, car à un moment, des phrases sont en français, et elle ne s'en tire pas très bien, ce qui veut dire qu'elle ne parle pas français. Snif. Bien sûr, cela ne m'empêchera pas de lui parler, si un jour, je trouve le courage de lui écrire, mais il m'aurait plu qu'elle parlât un peu français.

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