lundi, 24 mai 2021

Debutante dropout mysteries, book 6: Say yes to the death, de Susan McBride.

L'ouvrage:
Andy doit, au pied levé, accompagner Cissy au mariage de la fille du sénateur Ryan. Elle n'en a pas envie, mais accepte pour ne pas fâcher sa mère.

Critique:
Le tome 6 des aventures d'Andy m'a beaucoup plu. Moi qui souhaitais que la jeune femme et son fiancé travaillent ensemble, on n'en était pas très loin dans ce volume. Ce n'était pas encore ce que j'espérais, mais c'était intéressant.
J'ai retrouvé avec joie la complicité entre Andy et Cissy. Bien sûr, le côté pénible de Cissy est toujours là. Il est un peu plus prononcé dans ce roman, surtout parce qu'elle fait une choses que sa fille lui a expressément demandé de ne pas faire. Pour cet élément-là, elle m'a vraiment agacée. Je suis contente qu'Andy lui ait damé le pion... ;-

J'ai retrouvé avec plaisir les remarques savoureuses d'Andy, ainsi que son sens de la justice. Certaines situations sont d'abord graves, puis deviennent cocasses. Je pense surtout à ce qui arrive lorsque notre héroïne et sa mère assistent à la présentations de costumes faits par «Dracula» (© Cissy).

Quant à l'énigme, elle m'a plu. J'ai rapidement deviné qui serait assassiné. En fait, j'hésitais entre deux personnes, mais je préférais que ce soit l'une d'elles. Ensuite, j'ai aimé qu'Andy s'en mêle, comme d'habitude, malgré le danger. Je n'avais pas trop apprécié cela dans «Too pretty to die», parce que là, c'était Janet qui poussait Andy à s'en mêler. Ici, la jeune femme se jette dans l'enquête de son plein gré.
J'ai apprécié que les personnes les plus faciles à soupçonner ne soient pas les coupables. D'abord, cela aurait été un peu plat, et puis ces personnes finissent par devenir sympathiques au lecteur.

À propos de Janet, elle m'est plus sympathique que dans le tome 5. Bien sûr, ici, ses intérêts et ceux de notre héroïne convergent, donc il lui est plus facile d'aller dans un sens qui me plaît.

Je suis désolée que ce tome soit le dernier. J'adorerais que Susan McBride renoue avec ces personnages, mais apparemment, elle est dans d'autres séries. Il y en a au moins une que je ne lirai pas, n'aimant pas le jeu de la lectrice qui l'a enregistrée. En tout cas, il y aurait matière à une suite aux aventures d'Andy.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Harper Audio.

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jeudi, 20 mai 2021

Ces orages-là, de Sandrine Collette.

L'ouvrage:
Clémence s'installe dans une maison avec jardin. Elle commence à travailler dans une boulangerie. Elle espère trouver la paix.

Critique:
Je me méfiais un peu de ce roman, car je n'ai aimé que «Six fourmis blanches» de Sandrine Collette. Je suis contente d'avoir tenté «Ces orages-là».

La romancière explore les conséquences d'un traumatisme qui, malheureusement, se produit bien plus souvent que ce qu'on croit. Étant donné certaines actualités, on peut imaginer que le cas de Clémence est répandu... L'autrice entre parfaitement dans la peau de son personnage. Elle raconte sa douleur, sa terreur, sa colère, son envie de s'en sortir. En décrivant sa personnalité, et même sa constitution, elle explique comment Clémence a été piégée. Elle nous dit pourquoi la jeune femme n'a pas tout de suite eu la force de se battre. Elle nous explique la peur de ne pas être à l'abri, la peur que tout recommence, la peur d'être sans ressources face à la cause de tout le mal. Elle nous raconte les petites notes d'espoir lorsque Clémence parvient à évoluer un peu, ou à faire quelque chose dont elle ne se sentait pas le courage. Elle nous montre toutes les tournures que peuvent prendre une histoire, qu'elle soit imaginée par un écrivain ou vécue. Et puis, elle place quelques éléments sur le chemin de son personnage. L'un d'eux est Gabriel, cabossé par la vie. À son sujet, Sandrine Collette décrit très bien ce qu'on ressent face à un deuil qu'on ne parviendra jamais à faire. Quant aux deux autres éléments auxquels je pense, je n'aurais pas cru que la romancière ferait ainsi. L'un d'eux est habilement préparé à la fois par les renseignements donnés par l'autrice, et par l'un des choix de Clémence.

À la fin, l'écrivain pose une question extrêmement délicate. C'est une question à tiroirs ou à double entrée. Je ne peux pas l'écrire ici pour ne pas divulguer un élément clé. Cependant, elle tourne dans ma tête. Je suis en partie d'accord avec Clémence, mais concernant l'autre partie, je ne sais pas quoi penser. Si, dans le cas de Clémence, cela peut se comprendre, penser cela peut donner lieu à des dérives...

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie Bouvet.

Je connais peu Marie Bouvet. J'avais apprécié son jeu dans «My absolute darling» et dans «Rien ne t'efface» (même si elle intervient très peu). Ici, son interprétation n'a fait que me conforter dans mes sentiments. Il n'a pas dû être simple de trouver le juste milieu entre jeu et sobriété. Ce roman ne peut pas être lu à haute voix à la légère. Marie Bouvet a toujours le ton adéquat. Elle laisse entendre émotions et sentiments, et n'exagère jamais.

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lundi, 17 mai 2021

Debutante dropout mysteries, book 5: Too pretty to die, de Susan McBride.

L'ouvrage:
Ce soir-là, Andy accompagne son amie journaliste (Janet) à une soirée beauté. Les invités côtoieront Sonia, une chirurgienne esthétique, et pourront bénéficier d'un échantillon de son art. Alors que Janet presse notre héroïne d'essayer, une jeune femme débarque, et menace Sonia d'une arme, disant que la chirurgienne a ruiné son visage. Cette jeune femme, Andy et Janet la connaissent: c'est Miranda Dubois. Elles sont allées à l'école avec elle, et l'ont toujours vue mettre en avant sa propre beauté.

Critique:
J'ai un peu moins apprécié ce tome que les autres. Andy reste la même, mais son amie Janet m'a cassé les pieds. Dès le départ, elle tente de convaincre la narratrice d'avoir recours aux services de Sonia, ce qui me l'a tout de suite rendue antipathique. Ensuite, elle précipite sa soi-disant amie dans quelque chose d'extrêmement périlleux, sans même reconnaître qu'elle la met en danger. Tout ce qu'elle sait dire, c'est qu'Andy lui doit une faveur.
D'autre part, notre héroïne fait moins de remarques amusantes, et ne se retrouve pas dans de cocasses situations.

Comme je l'ai déjà dit, j'aimerais bien voir Andy «travailler» avec Bryan. Ainsi, le lecteur les verrait davantage ensemble. En lisant ce tome-ci, je me suis à nouveau fait cette réflexion, car cela aurait sûrement rendu les choses un peu plus plaisantes. De plus, l'autrice s'arrange souvent pour mêler Cissy aux aventures de sa fille de manière loufoque. Ici, Cissy est plutôt agaçante. Certes, c'est son état naturel, mais il était sympathique de lire des moments où elle mettait toute sa force à soutenir Andy, ou tout au moins, où elle n'agissait pas de manière trop pénible. Soit, il y a des moments où les côtés agréables de Cissy sont présents. Je pense notamment à l'histoire du sac qu'elle tient absolument à montrer à notre héroïne.

Si j'ai été déçue par certains côtés, il y a quand même des répliques et des situations où le cocasse est au rendez-vous. Par exemple, la scène où Bryan fait remarquer à Andy qu'un homme venait de flirter avec elle...
Autre exemple: dans le chapitre 11, Janet raconte à son amie qu'elle enquête sur le Caviar Club, et elle lui explique le mode de fonctionnement que se targue d'avoir le club. Cela m'a beaucoup fait rire à cause de la manière dont le raconte Janet.

Quant à l'énigme, au départ, j'ai tout de suite pensé (comme la narratrice) que la police se trompait à cause, notamment, de la disparition de l'ordinateur. Je pensais également savoir qui étaient les coupables, et je me suis trompée. Le pire, c'est que, comme l'a ensuite souligné Andy, un indice aurait pu me faire soupçonner le vrai coupable. J'ai donc été contente que l'autrice parvienne à me berner sans donner de faux indices.

La toute fin est drôle (ce qui est le but), et même si j'aurais préféré autre chose, je dois admettre que cette fin va bien à l'autrice et à la série en général.

Moi qui étais si contente de pouvoir finalement lire les tomes 4 et 5 de la série (au départ, ils n'étaient pas disponibles sur Audible), maintenant que je vais bientôt lire le 6, je suis désemparée, parce qu'ensuite, je ne retrouverai plus Andy, Cissy, Bryan, etc.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Harper Audio.

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jeudi, 13 mai 2021

La maison des voix, de Donato Carrisi.

L'ouvrage:
Florence.
Pietro Gerber est un psychiatre pour enfants, spécialisé dans l'hypnose. Un jour, Thérésa Walker, une consoeur australienne lui demande de se charger d'une patiente, Hanna Hall. C'est une adulte, mais elle dit avoir tué son frère lorsqu'elle était enfant. Elle pense que cela a eu lieu alors que sa famille habitait à Florence. Hanna, souhaitant découvrir la vérité, séjourne donc à Florence. Gerber est réticent à s'occuper d'elle, car elle est adulte. Thérésa lui rétorque que, justement, c'est l'enfant en elle qu'Hanna souhaite retrouver.
La thérapie commence donc, et Gerber s'aperçoit que les choses sont plus complexes que ce qu'a laissé entrevoir sa collègue.

Critique:
D'une manière générale, ce roman m'a plu. Ce que j'ai le plus apprécié est le fait que le suspense soit omniprésent. Le lecteur devine certains éléments, mais d'autres restent obscures. Certaines ficelles sont bien utilisées, mais une ne m'a pas plu: l'auteur retardant certaines révélations, tout simplement en passant à un autre sujet.
J'ai apprécié une autre ficelle: celle où Gerber émet une théorie sur ce qui est arrivé à Hanna dans son enfance. D'abord, la théorie m'a plu, car elle était crédible et cohérente. De plus, elle était assez effrayante pour que le lecteur soit tenu en haleine.

J'ai également apprécié que l'auteur dévoile peu à peu l'histoire d'Hanna (pas seulement lors des séances d'hypnose), et qu'à chaque fois, le lecteur fasse une découverte intéressante. J'ai aimé que l'auteur soit parvenu, très simplement, à me faire croire quelque chose qui était totalement faux. J'ai trouvé cet élément très réussi, car tout est cohérent.

En revanche, je n'ai pas apprécié ce que finit par comprendre Pietro quant au «cadeau d'anniversaire» de monsieur B. D'abord, je doute qu'une telle chose soit possible. Certes, je ne suis pas médecin, et je ne connais rien à l'hypnose, donc je ne peux pas le savoir. Mais même pour une néophyte comme moi, c'est très gros. De plus, j'ai trouvé la fin très brutale. J'aurai aimé qu'il y ait des chapitres supplémentaires disant ce que deviennent les personnages, si Pietro parvient à mettre les choses à plat, si certains éléments lui sont racontés plus en détails, etc.

Je recommande donc ce livre, mais j'émets une petite réserve sur certains de ses aspects.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Sylvain Agaësse pour les éditions Audiolib.

Sylvain Agaësse fait partie des comédiens qu'il me plaît de retrouver. Ici, il n'a pas démérité. Sa lecture est vivante et fluide, son jeu est naturel, il ne modifie pas sa voix à outrance.

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lundi, 10 mai 2021

Debutante dropout mysteries, book 4: Night of the living Deb, de Susan McBride.

L'ouvrage:
Ce vendredi soir, Bryan Malone assiste à l'enterrement de vie de garçon de son ami, alors qu'Andy assiste à l'enterrement de vie de jeune fille de la future mariée. Les deux fêtes impliquent des strip-teaseurs des deux sexes.
Le lendemain matin, tombant sur le répondeur de Bryan, Andy pense qu'il s'est couché très tard, et n'est toujours pas éveillé. Cependant, les heures passent, et Bryan reste injoignable et introuvable.

Critique:
J'achevais ma chronique du tome 3 des aventures d'Andy en me demandant comment je ferais pour obtenir les tomes 4 et 5 qui étaient indisponibles sur Audible.fr. Sans que je comprenne pourquoi, ils sont apparus, ce qui m'a permis de les acheter. Je me demande comment c'est possible, car je sais que quand Audible.fr n'a pas les droits d'un livre du .com dès le départ, le .fr ne les obtient pas par la suite. J'ai donc qualifié cette apparition soudaine de miracle, et j'ai fait une longue danse de la joie. Heureusement que mon mari ne m'a pas filmée... ;-)

Ce tome m'a autant plu que les trois premiers. L'autrice change quelque peu de trame, car si un meurtre pointe le bout de son nez, ce n'est pas ce meurtre qu'Andy veut résoudre en premier lieu. Elle s'attache à retrouver Bryan. Le lecteur a un petit indice supplémentaire par rapport à l'héroïne, ce qui fait qu'il l'approuve tout de suite lorsqu'elle décide de suivre son instinct, et de ne pas croire que Bryan l'a tout simplement plaquée de manière très indélicate pour s'enfuir avec une strip-teaseuse. Il est donc d'autant plus facile au lecteur de décrypter une chose qu'Andy met du temps à comprendre.

Un rebondissement bien amené est créé par Susan McBride. Concernant ce fait, je suis passée par les mêmes phases qu'Andy. Je n'ai pas rejeté la chose, à l'inverse d'Ally (dite la menace blonde). J'ai également trouvé judicieuse la résolution de cette petite énigme dans la grande.

Comme dans les tomes précédents, la verve de l'héroïne est au rendez-vous. L'autrice est assez forte, car elle parvient à montrer une Andy morte d'inquiétude (incapable de manger, par exemple) mais ayant toujours assez de force pour avoir d'amusantes pensées concernant ce qui lui arrive. Ses rapports avec Cissy sont toujours aussi faussement tendus. Cissy peut être insupportable, avec ses idées très arrêtées à propos des choix de vie de sa fille, mais elle répond toujours présente lorsque celle-ci a besoin d'elle. Dans ce volume, Susan McBride invente une scène très drôle concernant un voyage à Las Vegas...

Je regrette un peu que l'épilogue n'ait pas été plus long. J'aurais aimé que l'autrice prenne davantage de temps pour développer certaines choses. De toute façon, je n'ai qu'une hâte: me plonger dans le tome 5, ce qui va arriver très bientôt.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Harper Audio.

Le talent de la comédienne est à l'image de l'humour de l'autrice: toujours présent. Elle adopte toujours le ton adéquat pour les répliques ou les pensées humoristiques. De toute façon, son jeu est bon du début à la fin, quel que soit le ton à adopter. Même la voix qu'elle prend pour Cissy, qui devrait m'agacer, fait plutôt que je m'imagine mieux le personnage.

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