dimanche, 9 juillet 2017

*Parutions Audiolib: août 2017.

Ces livres sont annoncés pour le 16 août, sauf celui d'AmélieNothomb, annoncé pour le 23 août.

  • Frappe toi le coeur

Frappe-toi le coeur, d'Amélie Nothomb, lu par Françoise Gillard, 2h47.
Il n'y a pas de résumé.


  • Vernon Subutex 3Vernon Subutex 3, de Virginie Despentes, lu par Jacques Frantz, 11h4.
    Nous avons laissé Vernon sur une plage en Corse entouré de ses anciens amis et des nouveaux, ses compagnons d’infortune. Dans une chapelle abandonnée, tous se sont retrouvés et Vernon les a fait danser. «Il n’est pas inquiet .... il n’a encore vu personne rester sur le bord de la piste jusqu’alors». Le retour de Vernon légende urbaine, ange déchu...
  • Le Jour où les lions mangeront de la salade verteLe jour où les lions mangeront de la salade verte, de Raphaëlle Giordano, lu par Léovanie Raud, 8h 55.
    Romane a toujours le trac avant une conférence. Ce jour-là, quand elle s'apprête à prendre la parole, le micro part dans un terrible larsen. Un homme au premier rang s'esclaffe : « Ah ! Les femmes et la technologie... » Romane rend silencieusement grâce à cet homme, qui lui permet de confirmer l'importance et l'ampleur de sa mission : réduire le taux de burnerie. Les symptômes de ce mal aussi bien féminin que masculin sont connus : sentiment de supériorité, égocentrisme, penchant naturel pour les jeux de pouvoir ou les rapports de force, inflation de l'égo, mauvaise foi, etc. C'est parce que les burnés sont légion que Romane a décidé de créer la société Sup' de burnes, et d'aider ses stagiaires dans leur parcours de déburnerie. Ses méthodes originales et surprenantes ont le vent en poupe. Lors d'une nouvelle cession, Romane accueille le charismatique et terriblement burné Maximilien Vogue, célèbre PDG d'un des plus grands groupes cosmétiques au monde. Elle aura du pain sur la planche, tant pour l'accompagner à changer que pour lui résister...
  • Te laisser partirTe laisser partir, de Clare Mackintosh, lu par Joséphine Renesse et Philippe Résimont, 11h36.
    Une mère accablée par la mort de son enfant. Un capitaine de police déterminé à lui faire justice, jonglant entre tensions familiales et obligations professionnelles. Une femme fuyant son passé, résolue à construire une nouvelle vie. Ce premier roman magistral écrit par une ex-commandant des forces de police britanniques est un thriller psychologique d’une rare intensité, aux rebondissements à couper le souffle.
  • Dans l'ombreDans l'ombre, d'Arnaldur Indridason, lu par Philippe Résimont, 9h3.
    Un représentant de commerce est retrouvé dans un petit appartement de Reykjavik, tué d’une balle de Colt et le front marqué d’un «SS» en lettres de sang. Rapidement les soupçons portent sur les soldats étrangers qui grouillent dans la ville en cet été 1941. Deux jeunes gens sont chargés des investigations : Flovent, le seul enquêteur de la police criminelle d’Islande, ex-stagiaire à Scotland Yard, et Thorson, l’Islandais né au Canada, désigné comme enquêteur par les militaires parce qu’il est bilingue. Les multiples rebondissements de l’enquête dressent un tableau passionnant de l’Islande de la «Situation», cette occupation de jeunes soldats qui sèment le trouble parmi la population féminine. Ils révèlent aussi des enquêteurs tenaces, méprisés par les autorités militaires mais déterminés à ne pas se laisser imposer des coupables attendus.

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55 lectures

samedi, 8 juillet 2017

La passe-miroir, tome 3: La mémoire de Babel, de Christelle Dabos.

La Passe-Miroir, Livre 3 : La mémoire de Babel

L'ouvrage:
Voilà deux ans et sept mois qu'Ophélie est retournée sur Anima. Elle voudrait poursuivre sa quête, mais est étroitement surveillée par les doyennes. Heureusement, l'arrivée d'Archibald va lui offrir une porte de sortie.
Grâce à des indices patiemment collectés, elle se tourne vers l'arche de Babel. C'est peut-être là qu'elle trouvera ce qu'elle cherche.

Critique:
Encore une fois, cela a été un bonheur de me plonger dans la suite des aventures d'Ophélie. Je retrouve la plume alerte, le vocabulaire et la syntaxe relevés (sans que cela soit ampoulé), la fluidité de l'écriture de Christelle Dabos.

Ici, elle nous présente l'arche de Babel, l'une des vingt-et-une arches composant le monde. On découvre donc d'autres façons de faire certaines choses. Par exemple, le tramoiseau, le transcendius, le tac-si, etc. Ophélie se présentera à un concours pour devenir virtuose. La romancière expose donc ce qu'est un virtuose sur Babel, comment on le devient, etc. Donc, là encore, on est totalement immergé dans un univers.

Les personnages restent creusés. On retrouve les particularités de certains, mais ils évoluent. Par exemple, Archibald reste primesautier, mais il semble avoir mûri. Son but est honorable. De plus, il sent bien que Victoire a besoin d'autre chose, et tente de le lui offrir un peu.

Ophélie reste la même, mais elle aussi évolue. Elle est forcée de regarder en elle-même, de s'avouer certaines choses... Sa légendaire maladresse est quelque peu détrônée par celle de Blasius, qui est plus malchanceux que maladroit, et qui provoque des catastrophes dont certaines sont amusantes. Par exemple, la première fois qu'il rencontre Ophélie, maladresse et malchance se réunissent pour provoquer une spectaculaire chute de livres.

Victoire est sympathique. On a un peu de mal à la cerner, ou plutôt à comprendre comment elle a eu cet étrange pouvoir qu'elle ne maîtrise pas tout à fait, et pourquoi elle est souvent incapable de communiquer.

J'ai bien aimé Octavio qui se débat entre ce qui est et sa conscience...
Les personnages de Christelle Dabos (qu'on les apprécie ou pas) sont empreints de charisme.

Comme pour le tome 2, j'étais trop absorbée par l'histoire et l'univers décrit pour chercher qui épouvantait les gens. La solution ne fait que soulever des questions.
Comme d'habitude, l'épaisseur du livre ne donne pas lieu au remplissage. La fin appelle bien sûr la suite. L'auteur donne certaines pistes qui font qu'on se demande où elles mènent. Heureusement, car si on pensait avoir tout élucidé, il y aurait du souci à se faire.

Je mettrai un petit bémol qui n'en est pas vraiment un, puisque c'est totalement subjectif. Babel, c'est un tournant, un endroit où se rencontrent langues et cultures. La romancière a voulu reproduire cette idée sur son arche. De ce fait, certains émaillent leurs dires d'anglais («well», «really»...), d'autres d'italien («signorina»)... J'ai compris l'idée, mais j'ai été déçue. D'abord parce que le fait que des langues connues soient utilisées me sortait un peu de l'univers créé. De plus, je trouvais cela un peu affecté. Heureusement, mon mari n'a pas essayé de faire des accents pour ces mots. Il ne sait pas les faire, mais aussi, il sait que j'ai horreur de ça.

Apparemment, le tome 4 se fera attendre, notamment parce que Christelle Dabos doit assurer la promotion de la série (qui, si j'ai bien compris, va être traduite), par des tournées et des séances de dédicaces. Je comprends tout à fait qu'elle doive s'y prêter, mais je préférerais qu'elle n'aille rencontrer son public qu'après la sortie du tome 4.

J'ai conscience que ma chronique est superficielle par rapport à ce très bon livre. J'en suis désolée, mais je n'ai pas voulu trop en dévoiler.

Service presse des éditions Gallimard,
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

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74 lectures

jeudi, 6 juillet 2017

Au fond de l'eau, de Paula Hawkins.

Au fond de l'eau

L'ouvrage:
Julia Abbott (dite Jules) est forcée de revenir à Beckford, sa ville natale, qu'elle a fuie après une enfance et une adolescence difficiles. En effet, sa soeur, Nel, se serait suicidée en se noyant dans la rivière. Nel était fascinée par cette rivière et ses noyées depuis son adolescence. Elle écrivait un livre sur le sujet. Sa fille, Lena, est persuadée qu'elle ne s'est pas suicidée.

Critique:
Pour moi, les bons côtés du roman sont la diversité des points de vue et l'ambiance que l'auteur parvient à créer. Les légendes entourant cette rivière dans laquelle il semble que certaines se jettent immanquablement sont assez impressionnantes. On comprend vite que cela n'est pas si simpliste, mais l'emprise de la rivière reste. J'ai trouvé cela très bien fait.

Quant à la diversité des points de vue, elle me plaît toujours lorsqu'elle est bien utilisée. Ici, comme dans «La fille du train», elle est pertinente. Elle aide à mieux comprendre les personnages, plongeant le lecteur au coeur de leurs peurs, de ce qu'ils croient, de leurs actes. J'ai beaucoup apprécié Jules qui, malgré des moments de faiblesse, tente de gérer sa vie au mieux.
Lena m'a semblé un peu compliquée, mais souvent, ses raisonnements sont intéressants. Elle sent qu'elle a besoin de davantage de cadre, se sent coupable de certaines choses, vient de perdre des êtres chers... Tout cela fait un mélange qui aurait de quoi rendre n'importe qui irascible.
Je n'ai pas vraiment apprécié Nel. Je comprenais son besoin de vérité, mais beaucoup de choses chez elle m'agaçaient. Cela ne dessert pas le roman. C'est un personnage bien pensé, avec ses défauts et ses faiblesses.
Les autres protagonistes sont intéressants. Qu'on les apprécie ou pas, ils ont tous quelque chose à dire.

L'intrigue ne m'a pas autant passionnée. D'abord, j'avais très vite deviné ce que voulait dire Nel avec son «Au fond, est-ce que tu as aimé ça?». Ensuite, il est normal qu'un auteur retarde ses révélations, sinon, le livre ne va pas loin. Certes, mais j'ai trouvé que les ficelles utilisées ici étaient très grosses. À propos de la mort de Cathy, on a d'abord un garçonnet apeuré qui hésite à dire ce qu'il sait, des diversions, etc. Certains auteurs s'en tirent bien mieux, car l'attente du lecteur est comblée par des éléments qui font qu'il oublie qu'il attend. Ici, cela n'a pas été le cas. De plus, concernant la mort de Cathy, la solution n'a pas été à la hauteur de mon attente. J'ai trouvé la raison bancale. Que Cathy soit morte ou non, ce qu'elle voulait éviter reste possible. Bien sûr, certaines choses sont plus difficiles à prouver, mais cela ne valait pas une mort. L'auteur a essayé de l'expliquer en s'attardant sur les circonstances, mais je n'y ai pas cru. C'était beaucoup trop gros.
Enfin, pour moi, il reste un point non éclairci: comment le bracelet de Nel s'est-il retrouvé ailleurs qu'au bras de sa propriétaire? Ici, c'est peut-être moi qui ai manqué l'explication.
Certains trouveront peut-être que la mort de Nel est aussi mal «justifiée» que celle de Cathy. Pour ma part, j'ai trouvé cela plus convaincant, mieux expliqué par des circonstances plus crédibles.

Je suis convaincue qu'il vaut mieux lire ce roman en audio. Pour moi, la performance des comédiens est un plus. Elle démarque l'ouvrage, accentue l'ambiance, rend bien l'état d'esprit des personnages.

Service presse des éditions Audiolib.
Les chapitres exprimant le point de vue de certains personnages (Jules, Lena, Erin, Sean et Josh) sont à la première personne du singulier, ceux montrant le point de vue d'autres sont à la troisième personne. L'éditeur audio a fait le choix (judicieux, à mon avis) de procéder comme suit: Ingrid Donnadieu interprète les chapitres du point de vue de Jules, Lola Naymark lit ceux du point de vue de Lena, Clémentine Domptail se charge de ceux d'Erin, et Julien Chatelet lit ceux de Sean et Josh. Marie-Eve Dufresne lit tous les chapitres dont le narrateur est omniscient.
Je connais peu Marie-Eve Dufresne: sa voix claire et son jeu naturel m'ont convaincue. Je l'entendrai à nouveau avec plaisir.
J'ai été ravie de retrouver Ingrid Donnadieu et Julien Chatelet dont le talent n'est plus à prouver. Ils n'avaient pas la partie facile. Julien Chatelet avait deux rôles. Il a su les différencier de manière subtile. Il n'est donc pas tombé dans le piège du surjeu. Quant à Ingrid Donnadieu, elle devait jouer la colère, le désarroi... elle l'a fait sans exagération.
Je connaissais très peu Lola Naymark. Elle est très bien entrée dans la peau de Lena.
Je n'avais pas été convaincue par Clémentine Domptail lisant «Ça peut pas rater»: je trouvais qu'elle n'était pas dans le ton. Je l'ai préférée dans le rôle d'Erin. Pour moi, elle a su interpréter ce personnage comme il le fallait. Peut-être est-elle plus à l'aise dans des lectures plutôt graves.

D'habitude, je râle quand les comédiens prononcent des noms propres étrangers avec un accent. Ici, il est évident qu'ils étaient obligés de prononcer Djoulse pour Jules, puisqu'en français, Jules est un prénom masculin. De ce fait, ils ont aussi prononcé Djoulia, par souci de cohérence. Heureusement, ils l'ont fait sans affectation.

L'éditeur audio a respecté la structure du roman.

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76 lectures

lundi, 3 juillet 2017

Don't try to find me, de Holly Brown.

Don't try to find me

L'ouvrage:
Marly Whilletts, quatorze ans, quitte la maison de ses parents en laissant un mot leur demandant de ne pas tenter de la retrouver.

Critique:
J'ai aimé ce roman, malgré les petits reproches qu'en bonne pinailleuse, je lui adresserai. Par exemple, au départ, je trouvais que Marly exagérait: elle a certaines raisons d'en vouloir à ses parents, un garçon avait su lui tourner la tête... certes, mais partir pour cela... À mesure de ma lecture, j'ai mieux compris Marly. Elle était surtout perdue, ayant été dupée et déboussolée par certains paramètres.
Ensuite, j'avoue avoir été perturbée qu'à quatorze ans, Marly ait eu à ce point envie de coucher avec son petit ami dès le premier soir. Bien sûr, elle le connaissait depuis un an, mais uniquement virtuellement. Mon argument pourrait être utilisé comme contre argument: ils s'écrivaient beaucoup depuis un an, Marly avait l'impression de très bien le connaître, donc pourquoi pas?... Ces reproches n'en sont donc pas vraiment.
Ensuite, j'ai trouvé un peu étrange que les parents de Marly (Paul et Rachel) ne pensent pas à regarder son compte Facebook ou sa facture de téléphone plus tôt.

Malgré les apparences, les personnages ne sont pas manichéens. Marly n'est pas une petite dinde capricieuse. Ce n'est pas non plus une pauvre adolescente abandonnée. C'est un peu les deux. C'est une jeune fille qui se cherche, et qui a l'impression qu'on ne l'écoute pas, qu'on ne veut pas la prendre en considération.
Paul n'est pas seulement l'homme froid qui veut tout contrôler. Rachel n'est pas seulement une gourde qui ne sait pas ce qu'elle veut et ne peut pas vivre sans béquilles... J'avoue avoir eu du mal à compatir pour Rachel, mais je l'ai quand même comprise.
Ces trois personnages se sont enferrés dans les non-dits,et ont fini par y voir une certaine facilité. Il était plus simple d'en vouloir à l'autre ou bien de tout accepter de lui plutôt que d'affronter des éléments dérangeants. Je pense notamment à la façon d'agir de Rachel lorsque Marly a été accusée de tricherie au collège. Rachel sait qu'elle manque quelque chose, qu'elle choisit la facilité (qui ne fait que la submerger et l'éloigner davantage de sa fille), mais elle ne peut s'en empêcher. À cause du départ de Marly, chacun doit remettre ses certitudes en question.

Quant à B (le petit ami de Marly), j'ai eu du mal à le plaindre, mais lui non plus n'est pas totalement manichéen. Bien sûr, il faut démêler le vrai du faux dans les informations qu'il a fournies à la jeune fille... Quant à ses actes, force est de reconnaître qu'ils ne sont pas tous mauvais. Ensuite, il faut tenter de comprendre quelle est la part de calcul, celle de sincérité, celle de maladie chez lui...

Tous les personnages du roman sont intéressants. Leur complexité les humanise. Je ne dirai rien quant à l'ancien psychologue de Marly, mais lui non plus n'est pas manichéen...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée pour les éditions Harper Audio. La distribution est la suivante:
Angela Goethals: Marly
Hillary Huber: Rachel
James Fouhey: B

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56 lectures

jeudi, 29 juin 2017

La passerelle, de Lorrie Moore.

La passerelle

L'ouvrage:
Tassie Keltjin, vingt ans, étudiante, trouve un travail de baby-sitter chez Edward et Sarah. Cela lui donne l'occasion d'observer le couple et leurs amis, représentants d'une certaine société.

Critique:
Ce roman m'a un peu surprise. Il est très lent. Au début, cela m'a un peu perturbée, mais quand j'ai compris que ce serait comme ça tout le temps, j'ai cessé de me demander pourquoi la narratrice s'arrêtait si souvent pour faire des remarques, et ai fait davantage attention aux fameuses remarques. Tassie pose un oeil à la fois amusé et étonné sur ce qui l'entoure. Elle semble plus avertie, plus mûre que certains. Elle n'est jamais ennuyeuse (j'avais commencé par le croire, à la lecture de ses espèces de digressions). Avisée, fine observatrice, la jeune fille livre ses pensées par rapport à ce qu'elle voit. Ses remarques sont souvent drôles. D'ailleurs, Lorrie Moore insère des situations cocasses, donnant lieu à d'étranges jeux de mots ou quiproquos. Par exemple, le frère de Tassie entend parfois un mot pour un autre, ou bien associe certains sons, et croit que tel mot veut dire ceci ou cela... Je me suis demandé comment certains jeux de mots avaient été traduits en français. Par exemple: «It's scold outside» ou «their knee grows»... il y en a beaucoup d'autres, dont certains que je n'ai sûrement pas compris.

L'année que nous raconte Tassie est loin d'être amusante, malgré les drôleries distillées par la narratrice et l'auteur. La situation d'Edward et Sarah place le racisme au coeur de certaines conversations. J'ai été aussi choquée que Tassie de certaines remarques. Pour ne donner qu'un exemple: celle de la femme qui voudrait que Mary-Emma soit l'amie de sa fille, parce que cette dernière n'a pas encore d'amis noirs.

Au long du roman, je n'ai pas réussi à apprécier Sarah et Edward. De petites choses s'accumulent à leur encontre, la plus évidente étant qu'ils ne semblent pas vraiment aimer Mary-Emma. Cela se confirme (si besoin était) au chapitre 5. Après ce qui s'y passe, j'ai pensé que Tassie ferait une certaine chose. Pourtant, j'ai vite dû reconnaître que cela n'aurait pas été réaliste. Lorrie Moore aurait sûrement su l'amener si elle l'avait voulu, mais cela aurait peut-être ôté un peu de vraisemblance à ce roman.

Si certains personnages donnent l'impression de ne pas évoluer, d'être égoïstes, de ne pas apprendre de leurs erreurs, Tassie n'est pas de ceux-là. Cette année avec ses joies, ses satisfactions, et ses blessures, lui enseignent la vie.

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur ce roman riche, abouti, et très bien pensé, mais j'en dévoilerais trop.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Mia Barron pour les éditions BBC Audiobooks America.
j'aime beaucoup Mia Barron dont le jeu est naturel et vivant. Si elle modifie un peu sa voix pour les personnages masculins, elle n'en fait pas trop.

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