jeudi, 24 septembre 2020

Si je mens, tu vas en enfer, de Sarah Pinborough.

Si je mens, tu vas en enfer

L'ouvrage:
Lisa a bientôt quarante ans. Sa fille, Ava, en a seize. Le travail de Lisa lui plaît, son amitié avec sa collègue Marilyn est solide, sa vie est sans histoires. Sa fille la trouve un peu envahissante, mais c'est une phase logique entre une adolescente et sa mère. Un jour, près de la maison de sa voisine âgée, Lisa trouve un objet anodin pour tous sauf pour elle. Cela l'effraie. À partir de ce moment, la vie qu'elle a construite commence à se fissurer.

Critique:
J'ai été déçue par «Mon amie Adèle» (par une incohérence et la fin) pourtant, mon instinct m'a soufflé de lire «Si je mens, tu vas en enfer». J'ai eu raison: ce roman m'a davantage plu que l'autre, d'abord parce qu'il n'y a pas d'incohérences. Certes, un élément est un peu gros, mais d'après mon mari, visuellement, il est plausible. Quant à son côté vocal, j'imagine qu'il doit également être réalisable, même si j'émets des réserves...

Sarah Pinborough parvient à ce que tension et suspense soient au rendez-vous. Au départ, j'ai pensé (comme le souhaitait sûrement l'autrice) qu'il y avait un rapport entre ce que vivaient Lisa et Ava et autre chose (je ne dirai pas quoi). Cependant, je me doutais que la romancière voulait que le lecteur pense ainsi. De ce fait, je m'attendais à un rebondissement du genre de celui qui m'a le plus marquée dans «Une femme entre nous». Ce que finit par révéler l'écrivain est un bon rebondissement, même s'il m'a moins surprise que celui du roman cité plus haut. Cela tient sûrement au fait que je l'attendais.

J'ai rapidement su à quoi m'en tenir sur l'un des personnages, mais j'ai eu peur que Sarah Pinborough fasse quelque chose que j'aurais absolument détesté, que je déteste à chaque fois que je trouve cela dans un roman. Non seulement, elle ne l'a pas fait, mais certains de ses personnages imaginent cette possibilité, et ceux qui sont sympathiques au lecteur la rejettent. Ce petit clin d'oeil aux auteurs qui pensent s'en sortir avec ce faux coup de théâtre m'a plu.

J'ai également apprécié que, sans donner de faux indices, l'autrice m'ait bernée sur un détail. C'est un tout petit détail, mais j'ai bien ri de moi, parce qu'à partir de quelques phrases, j'ai construit une hypothèse qui s'est révélée fausse. Je sais que c'est dû au fait que je lis beaucoup de thrillers, et qu'à force, parfois, je suppose des choses sans que l'autrice ait mis de gros faux indices. Il se peut qu'elle ait souhaité berner le lecteur avec une «ambiance» dans les quelques phrases qui m'ont dupée, mais en tout cas, elle n'y est pas allée avec de gros sabots.

Elle s'est quand même permis un faux indice, mais s'est arrangée pour qu'il ne soit pas exempt de vérité, même si ce n'était pas celle que le lecteur cherchait.
Quant à la solution de l'énigme, je ne l'ai pas trouvée avant les personnages, mais je reconnais que l'indice donné au long du roman était impossible à manquer! J'ai même deviné que c'était un indice sans comprendre à qui il menait. ;-)

Ava m'a un peu agacée, mais ses réactions sont tout à fait logiques. C'est un protagoniste réaliste. De plus, à la décharge d'Ava, l'agacement est renforcé parce que le lecteur se doute de choses que l'adolescente ignore.

Un pan de l'intrigue m'a rappelé un autre roman. Il n'est pas question de plagiat, Sarah Pinborough n'est absolument pas à blâmer. D'ailleurs, elle et l'autre romancière ne sont pas les seules à avoir exploité l'idée. Ce que je veux dire, c'est qu'elles l'ont très bien fait toutes les deux. Je ne dirai quand même pas quel roman cela me rappelle pour ne pas donner d'indices.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cathy Diraison.

Je connais surtout cette comédienne pour ses doublages. J'avais un bon a priori, car j'apprécie son jeu en tant que comédienne de doublage. Sa lecture a confirmé cela. Elle ne modifie pas sa voix à outrance pour les personnages masculins, et parvient à la modifier très légèrement sans affectation pour les adolescentes. Elle joue, également sans affectation, les émotions et les sentiments des protagonistes. Je sais qu'elle a enregistré un autre roman qui ne me tente pas. J'espère qu'elle en enregistrera d'autres qui me tenteront.

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lundi, 21 septembre 2020

Sacrifices, de Pierre Lemaitre.

Sacrifices

L'ouvrage:
Anne Forestier va chercher une montre commandée pour son petit ami, Camille Verhoeven. C'est alors qu'elle voit les hommes qui sont en train de braquer la bijouterie. Elle les a vus, alors, ils veulent la tuer...

Critique:
Pendant une partie du roman, je me suis dit que «Sacrifices» n'était pas à la hauteur des autres livres de Pierre Lemaitre. L'enquête semble classique. On comprend très bien, par exemple, que Camille soit déterminé à retrouver ceux qui s'en sont pris à Anne, et qu'il fasse tout pour cela, mais cela ne réserve aucune surprise. Les choses avancent lentement... Et puis l'écrivain commence à sortir des cartes de sa manche. C'est d'ailleurs lors de la sortie de l'une d'elles que le lecteur, guidé par l'auteur, se souviendra d'un minuscule indice donné bien plus tôt dans le roman. Ensuite, le lecteur va de découverte en découverte, ce qui rattrape le côté trop classique d'une grande partie du livre.

D'un autre côté, j'ai apprécié de retrouver Camille Verhoeven. Je pensais, après ma lecture de «Travail soigné, que je ne me serais sûrement pas relevée si j'avais subi ce qu'il a subi. Ici, il reste tourmenté, mais mène une vie normale, est toujours un très bon enquêteur, et n'hésite pas à faire ce qu'il faut malgré les blessures que cela rouvre. Il parvient même à trouver une excuse à l'un des personnages. Je sais qu'il a raison, car à la place de ce personnage, j'aurais probablement agi de façon semblable, mais je me dis que Camille n'aurait pas dû l'excuser. Notre héros est peut-être plus équilibré que moi. ;-)

J'imagine que Pierre Lemaitre ne renouera pas avec ce personnage. Après «Sacrifices», il s'est lancé dans «Les enfants du désastre», et après avoir fini le tome 3, se préparait à écrire une saga familiale. De plus, à la fin de «Sacrifices», on imagine qu'on ne pourrait pas retrouver Camille à la même place (si j'ose dire) si une suite existait. Même si j'attends avec impatience la future saga de Pierre Lemaitre (je bave d'envie depuis que je l'ai entendu évoquer ce projet dans l'entretien qui se trouve à la fin de la version audio de «Le miroir de nos peines»), j'aimerais retrouver Camille Verhoeven. Il faudrait donc que le romancier soit à la fois au four et au moulin. Là, j'en demande peut-être un peu trop. ;-)

Un roman un peu lent à démarrer, mais se révélant plus surprenant que ce que laisse présager son début.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Frantz.

Jacques Frantz fait partie des comédiens dont j'apprécie le jeu, et qui n'enregistrent pas assez de livres qui me tentent. Par agacement / dépit / énervement / rage (rayez les mentions que vous jugerez inutiles) j'ai même essayé, l'an dernier, un livre lu par lui, livre qui ne me tentait pas du tout, voire me répugnait. Malheureusement, ce livre ne s'est pas révélé une bonne surprise, et je ne l'ai même pas fini. ;-) En tout cas, ici, comme d'habitude, Jacques Frantz a une lecture fluide et naturelle. Il joue, sans affectation, les sentiments des personnages. Lorsque Anne hurle (désespoir, rage), il prend le parti de hurler. Il le fait également pour d'autres. Je sais que chez beaucoup de comédiens, cela aurait donné lieu à du surjeu. Joué par Jacques Frantz, cela a contribué à faire monter la tension engendrée par la situation. J'espère donc (encore plus qu'avant) qu'il enregistrera d'autres livres, et que ceux-ci me tenteront.

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jeudi, 17 septembre 2020

Et Nietzsche a pleuré, d'Irvin Yalom.

Et Nietzsche a pleuré

L'ouvrage:
Octobre 1882. Le docteur Josef Breuer est abordé par une certaine Lou Salomé. Elle lui explique qu'elle a entendu parler de son expérience: il aurait guéri une patiente en lui faisant exprimer des émotions dues à des traumatismes. Lou Salomé souhaite que Breuer exerce cette «cure par la parole» sur Friedrich Nietzsche. Seulement, celui-ci ne veut plus entendre parler de Lou, et ne veut pas parler de ses états d'âme. Breuer devra donc le soigner... à son insu.

Critique:
Après avoir lu le roman, je suis allée chercher l'orthographe de certains noms sur la quatrième de couverture. J'en ai profité, étant sur Audible, pour regarder s'il y avait des avis. Il n'y en avait qu'un disant que le livre était trop lent, et que la personne avait préféré «Le problème Spinoza». N'étant pas du tout attirée par ce dernier livre, cela ne m'a pas donné davantage envie de le lire, car je n'ai pas trouvé «Et Nietzsche a pleuré» trop lent. Je comprends qu'on puisse avoir l'impression de piétiner, car Nietzsche est très difficile à convaincre. Il ne souhaite évoquer que ses migraines, et tient à garder son désespoir pour lui, afin de s'en repaître, et de s'en désespérer davantage. Je n'ai pas trouvé les approches de Breuer et les repliements de Nietzsche pénibles, parce que j'ai trouvé tout cela très réaliste. Sans me complaire dans un immense désespoir, je sais ce que c'est de traîner des casseroles, et de ne pouvoir s'en débarrasser. De plus, les approches et les refus sont agrémentés de discussions intéressantes. En parallèle, nous découvrons la vie de Breuer: sa famille, son amitié avec Freud, sa pratique de la médecine, et... son obsession... C'est en se penchant sur sa propre vie que Breuer a l'idée qui déclenchera, espère-t-il, l'envie de Nietzsche de parler de son désespoir. Cette idée m'a plu, ainsi que ce qui en découle. Je pense quand même qu'il aurait fallu davantage de séances pour guérir Breuer de son obsession. De plus, si ce qu'il «voit» le «douche», il est étrange qu'il n'ait pas pensé que cette «vision» était peut-être fausse, puisqu'elle n'était que le fruit de son imagination. C'est ce que son inconscient (si j'ose dire) a créé pour le détourner de son obsession. Ensuite, la manière dont Breuer utilise cela pour soulager Nietzsche est bien plus réaliste, car ce qu'il raconte a eu lieu (en tout cas, dans le roman).
Nietzsche et Breuer, tels que les a imaginés Irvin Yalom, sont très intéressants, car ils sont complexes.

En fin d'ouvrage, l'auteur explique ce qui, dans son roman, est vrai, et ce qui est inventé. Je ne connais pas les idées de Nietzsche, et avant de lire ce roman, je ne connaissais pas du tout Josef Breuer, mais selon ce que dit Irvin Yalom, tout semble cohérent. J'ai bien aimé l'idée que ce qu'il a imaginé ait failli arriver, et qu'il n'ait su cela qu'après avoir écrit le livre. :-)

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Bernard Gabay.

Je retrouve toujours Bernard Gabay avec plaisir, car j'apprécie beaucoup son jeu. Ici, il n'a pas démérité. Il joue toujours les sentiments des personnages avec justesse, sans trop de sobriété ni d'exagération, il ne modifie pas sa voix à outrance pour les rôles féminins... Je ne peux qu'écrire à nouveau que j'espère qu'il enregistrera beaucoup d'autres livres qui me tenteront.

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lundi, 14 septembre 2020

Mother land, de Leah Franqui.

Mother land

L'ouvrage:
Rachel (américaine dans la trentaine) et Dhruv (indien) sont mariés depuis peu. Selon le souhait de Dhruv, ils ont quitté New York (où habitait la jeune femme et où il était de passage) pour s'installer à Mumbai. Rachel a du mal à se faire à la vie en Inde. Alors qu'elle cherche ses repères, la mère de Dhruv, Swati (qui habite Kolkata, et que Rachel n'a rencontrée qu'une fois) débarque, et annonce qu'elle a quitté son mari, et va maintenant vivre chez son fils. La cohabitation des deux femmes n'ira pas sans heurts.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Au-delà d'une histoire sympathique et de personnages attachants, il évoque très bien la tolérance à travers les différences à la fois de cultures et de personnalités. Au début, les deux héroïnes ne cherchent pas à se comprendre: La jeune femme se sent envahie par quelqu'un qui veut lui dicter sa conduite, et sa belle-mère veut diriger la maisonnée. Leurs désaccords culminent en un point: l'embauche ou pas d'une cuisinière. La copine que se fait Rachel lui dit qu'elle n'a qu'à en profiter. Certes, mais notre héroïne aime cuisiner. En outre, être contrariée sur ce point lui fait penser qu'elle n'a plus aucun droit chez elle. D'un autre côté, les expatriées avec qui elle déjeune amplifient les choses, et prêtent certaines mauvaises intentions à Swati. Heureusement, à ce moment-là, Rachel ne perd pas les pédales, et parvient à faire la part des choses: Sa belle-mère l'agace, elles ne se comprennent pas, Swati veut régenter certaines choses, mais elle n'a pas les mauvaises intentions que lui prête le groupe d'expatriées. Ces femmes disent à Rachel d'accepter la cuisinière pour avoir moins de choses à faire à la maison, et attaquent Swati en spéculant sur des choses qu'elle n'a pas faites.

Plus tard, Swati remet certaines choses en question, et bien qu'elle prône la bienséance dictée par sa culture, elle écoute ses envies, et comprend qu'il faut être nuancé. Les deux femmes finissent par s'écouter, et tenter de comprendre l'autre. Chacune fait un vrai travail sur elle-même, et se force à baisser certaines barrières supposées infranchissables afin de se trouver soi-même.

Outre cette belle leçon de courage et de tolérance, l'autrice parsème son roman de notes humoristiques. Par exemple, le bris de verres aux moments tendus engendre une espèce de comique de répétition. Le travail que fait Rachel est un genre de détente pour elle, et c'est un sujet grâce auquel elle trouve un moyen de communiquer avec Swati.

Je ne sais pas quoi penser de Dhruv. Je ne l'aime pas vraiment, mais ce n'est pas un personnage détestable.

J'ai apprécié que dans le dernier chapitre, Leah Franqui prenne le temps de décrire la manière dont ont évolué les choses. Bien sûr, cette évolution me plaît, mais en plus, moi qui trouve souvent que les romans auraient besoin d'un chapitre supplémentaire, ici, je pense que l'autrice ne frustre pas son lecteur.

Il existe un autre roman de Leah Franqui, mais je ne le lirai pas, car je n'apprécie pas le jeu de la comédienne qui l'a enregistré, entre autres parce qu'elle prend un accent exagéré pour les personnages étrangers.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Harper Audio.

Amy McFadden fait partie de mes comédiens favoris. Ici, on pourrait me dire qu'elle aussi prend un accent pour les personnages étrangers. Certes, mais elle ne l'exagère pas.

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jeudi, 10 septembre 2020

Le temps du loup de Thomas Kanger.

Le temps du loup

L'ouvrage:
Oscar, retraité de la police depuis six mois, vient d'avoir une attaque cardiaque. Elina Wiik se rend au chevet de son ancien collègue. Heureusement, les jours d'Oscar ne sont pas en danger. C'est alors qu'il dit à Elina qu'il reste perturbé par une affaire qu'il n'a pu résoudre: le meurtre d'Yva Malmberg, en 1979. Il y pense d'autant plus que dans quelques jours, il y aura prescription. Cela fera vingt-cinq ans que le meurtre a été commis, donc l'assassin sera libre, même si on établit son identité. Elina décide de rouvrir le dossier. Une course contre la montre s'engage.

Critique:
Ce thriller m'a plu. Bien sûr, on retrouve quelques clichés agaçants, comme la policière non conformiste à qui le lecteur ne peut pas trop en vouloir parce qu'elle veut rendre justice aux victimes. L'auteur a quand même pondéré cela, car Elina n'est pas la pauvre gentille que les méchants supérieurs empêchent de faire son travail. Elle-même reconnaît qu'elle n'est pas toute blanche.

Le déroulement de l'enquête m'a plu. Il aurait pu me paraître lent, car une partie était prévisible: passage en revue des anciens interrogatoires, nouvelles auditions de témoins... J'ai trouvé que c'était bien amené, bien inséré, et donc pas ennuyeux. La résolution de l'énigme est cohérente. Ce qui ne m'a pas plu, c'est le «rebondissement» qui a presque découragé Elina. Cependant, si cela ne m'a pas plu, ce n'est pas parce que l'auteur a mal joué ou berné son lecteur. Il n'a rien fait de cela. J'ai été aussi frustrée qu'Elina, ce qui signifie plutôt que Thomas Kanger a très bien damé le pion à son personnage principal et au lecteur.
En revanche, je n'ai pas apprécié ce dont Elina s'aperçoit à la toute fin. Ce n'est pas une incohérence, mais pour moi, ça pourrait en être une. Certains lecteurs l'accepteront, et (je pense) trouveront même que cet élément est une bonne conclusion.

En parallèle de cette intrigue, nous suivons Carry, jeune femme un peu perdue, qui, presque par hasard, va se mettre à la recherche de ses origines. Le lecteur sait rapidement à quoi s'en tenir sur les fameuses origines, mais avoir une longueur d'avance sur Carry n'est pas agaçant, parce qu'on ne sait pas comment sont arrivées les choses.

Ce livre fait apparemment partie d'une série. Je pense que ce n'est pas le tome 1. En tout cas, je lirais les autres tomes avec plaisir.

Éditeur: 10-18.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Moinat pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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