One little lie

L'ouvrage:
Kate a deux enfants (Andy, onze ans, et Ava, quatre ans), et tente de se remettre de son divorce. Un jour, afin de ne pas avoir l'air ridicule devant son ex-mari et la fiancée de celui-ci, Kate profère un petit mensonge. Il ne devrait pas avoir de conséquences, pense-t-elle. Cependant, certains paramètres qu'elle n'imaginait pas entrent en jeu. La première conséquence de son mensonge est la découverte qu'un inconnu la surveille, la traque.

Critique:
Ayant aimé «The girl who lived», étant tentée par le résumé de «One little lie», et appréciant beaucoup le jeu de la lectrice, je me devais de lire ce roman. Il m'a beaucoup plu. L'auteur aborde un thème qui m'interpelle toujours, même si je l'ai trouvé de multiples fois: celui du personnage principal (en l'occurrence, une femme, comme très souvent) affabule-t-il, est-il malade, ou tente-t-on de lui faire perdre l'esprit? En général, je me mets du côté de l'héroïne, car elle m'est sympathique, sauf une fois, et il s'est trouvé que j'avais eu raison. Ici, ce sera au lecteur de se faire son opinion...

À un moment, j'ai pensé qu'il y avait une incohérence. C'est quand Kate est redevenue (puisque apparemment, elle l'avait été longtemps auparavant) somnambule. J'imaginais des explications énormes, et donc truffées d'incohérences, à ce phénomène. La solution balaie les incohérences, ce qui m'a plu.

Mes soupçons se sont toujours portés sur un lot (si j'ose dire) de personnages. Lorsque le romancier présente un autre coupable possible, je n'y ai pas cru. De plus, j'aurais détesté que ce personnage fût coupable, car cette ficelle ne lui aurait pas convenu. En effet, Christopher Greyson a créé ce personnage de telle sorte qu'à mes yeux, il ne pouvait pas être coupable. ;-)

Certains rebondissements ne m'ont pas trop surprise, mais cela n'a pas du tout gâché ma lecture. Les choses n'auraient pu être autres. J'ai particulièrement apprécié la manière dont Audrey se dévoile à Kate. Je m'y attendais mais l'auteur mène cela très bien, tout comme les autres rebondissements.

M'étant efforcée de ne pas donner les noms de certains personnages, je ne peux pas trop dire lesquels j'apprécie ou pas. Je peux quand même dire sans crainte de gâcher la lecture que j'ai beaucoup aimé Ava. La fillette primesautière était toujours synonyme de rire ou de tendresse. Et puis, comment résister à l'innocente question qu'elle pose à Tammy lorsque celle-ci lui montre une photo d'elle enfant? ;-)

La toute fin peut être comprise de deux manières différentes. Soit le personnage a, comme il le pense, trouvé la solution à tous ses problèmes; soit il fait seulement une autre crise d'autosatisfaction, de narcissisme, et pense que juste parce qu'il veut quelque chose, cela va se réaliser. J'opte pour la deuxième hypothèse, d'abord parce qu'elle va mieux à l'histoire, aux événements, et au caractère du personnage en question, mais aussi parce que si la première était la bonne, cela donnerait une fin comme je les déteste.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Greyson Media.

Amy McFadden fait partie de mes lecteurs favoris. Ici, elle n'a pas démérité. Elle a interprété toute une galerie de personnages en parvenant à modifier sa voix sans en faire trop (notamment pour Ava où, pour moi, elle excelle) et à rendre leurs émotions sans failles.

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