Nuit sombre et sacrée

L'ouvrage:
Ce matin-là, Renée Ballard, après avoir fini son service de nuit, retourne au commissariat d'Hollywood. Elle tombe sur quelqu'un en train de fouiller dans un meuble contenant des dossiers. Elle apprend que c'est Harry Bosch, un ancien du LAPD, et qu'il enquête sur une affaire non résolue: le meurtre d'une adolescente ayant eu lieu neuf ans plus tôt. Renée décide alors de s'associer avec Bosch.

Critique:
Outre donner un faux renseignement (l'affaire rongerait Bosch depuis des années), la quatrième de couverture mentionne que la rencontre de Bosch et de Ballard était très attendue. Ce genre d'accroche me fait plutôt reculer. Comme si ceux qui écrivent les quatrièmes de couverture savaient ce que pensent tous les lecteurs. De plus, le soi-disant sensationnel est très agaçant. Heureusement pour moi, j'ai lu cette quatrième de couverture après avoir lu le roman. Ce dernier m'a plu.

À la fin de «Une vérité à deux visages», on se doute qu'Harry enquêtera sur le meurtre de Daisy. J'ai trouvé logique que dès le roman suivant, il s'y mette. J'ai aussi trouvé logique que Renée et lui s'entendent bien. Ils s'accrochent un peu, au départ, mais ils sont du même genre, il est donc normal que leur duo fonctionne.

Comme dans quelques-uns de ses romans précédents, l'auteur montre d'autres affaires auxquelles sont confrontés les deux policiers. Certaines m'ont davantage plu que d'autres, mais de toute façon, je suis contente que l'auteur fasse cela, car c'est logique, et que cela propose d'autres éléments de réflexion au lecteur. En outre, l'une d'elles crée un rebondissement qui fera monter la tension du lecteur. Heureusement pour moi, au moment de ce rebondissement, je me suis souvenue d'un élément qui faisait que cela se terminerait forcément bien concernant cet aspect' de l'intrigue. J'ai apprécié qu'à cette occasion, Renée écoute son instinct, et qu'elle fonce.

Quant à l'enquête principale, j'aurais compris que nos deux héros ne parviennent pas à l'élucider, mais bien sûr, cela aurait frustré le lecteur. C'est étrange de ma part de dire qu'une non résolution ne m'aurait pas trop perturbée. En plus, c'est facile de dire ça quand on sait que l'affaire est résolue. ;-) La «solution» de l'énigme laissera un goût amer au lecteur, non parce que l'auteur a bâclé le travail, mais parce que ce qu'il décrit est réaliste... Donc ceci n'est pas un reproche à l'auteur, plutôt à la vie, car ce genre de choses est possible.

Malgré ma sympathie pour Renée, j'ai encore pesté parce qu'elle s'occupait très peu de sa chienne. Elle-même reconnaît qu'elle n'est pas une très bonne maîtresse...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied pour les éditions Audiolib.

Certains passages étant du point de vue de Renée, j'imaginais que Caroline Klaus les aurait lus. Je suis déçue que cela n'ait pas été le cas. Quant au comédien, sa prestation est toujours bonne, mais je ne m'habitue pas à ce qu'Éric Herson-Macarel ne lise plus les romans mettant Bosch en scène.

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