Ne pleure pas

L'ouvrage:
Chicago. Dimanche matin. Le réveil sonne dans la chambre d'Esther. Sa colocataire, Quinn, peste. Seulement, le réveil ne s'arrête pas. Excédée, Quinn se rend dans la chambre d'Esther: la jeune femme n'y est pas. Quinn constate que la fenêtre a été forcée. Esther serait apparemment partie par là. Mais pourquoi? Interloquée, Quinn commence à fouiller la chambre de son amie, afin de comprendre ce qui a pu se passer. Elle découvre des éléments montrant qu'Esther n'était peut-être pas celle qu'elle croyait.

Critique:
Ce roman m'a plu, même si, (comme souvent avec moi), certaines choses m'ont fait tiquer. J'ai d'abord apprécié que l'autrice crée une énigme d'apparence simple. Les faux indices ne m'ont pas déplu, parce que Mary Kubica a bien joué. Elle nous les met sous le nez sans rien sous-entendre, si nous (lecteurs) pensons ceci et cela, c'est notre problème. J'ai aussi aimé le fait qu'à un moment, je pensais prendre la romancière en flagrant délit d'incohérence, et elle s'est bien tirée de l'écheveau qu'elle avait tissé. De plus, la grande énigme en cache de petites que je n'ai pas été en mesure de résoudre.

Certains trouveront peut-être que le roman est lent. C'est vrai, mais cette lenteur ne m'a pas dérangée. Elle permet de comprendre la psychologie de Quinn, d'Esther, d'Alex, le décor dans lequel ils évoluent, les circonstances qui ont fait d'eux ce qu'ils sont.

Comme je pinaille, je me dis que l'un des personnages aurait dû agir de manière encore plus radicale, surtout qu'il savait très bien à quoi s'en tenir. Cependant, on peut comprendre qu'il n'ait pas fait ce à quoi je pense, car sa situation ne lui permettait pas d'analyser les choses aussi froidement que quelqu'un d'extérieur peut le faire.

Je sais que tout ne pouvait pas bien se terminer, mais j'aurais préféré qu'un élément néfaste n'arrive pas, et que l'autrice, si elle ne voulait pas faire une fin trop rose, le remplace par un autre. Elle aurait pu, j'en ai au moins deux en tête. Cela m'a quelque peu gâché la fin du roman.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Manon Jomain pour les éditions Harper Collins.

Comme d'habitude, j'ai retrouvé Manon Jomain avec plaisir. Elle ne cabotine pas, n'est pas trop sobre, ne modifie pas sa voix à outrance pour les rôles masculins, ne prend pas un accent anglophone pour les noms propres américains... J'ai quand même été un peu déçue parce qu'elle a prononcé le nom commun «klaxon» selon cette nouvelle tendance que je trouve stupide, et qui consiste à dire «klaxone», et parce qu'elle a dit «déguingandé» pour «dégingandé».

Acheter « Ne pleure pas » sur Amazon
Acheter « Ne pleure pas » en téléchargement audio sur Amazon (Audible.fr)