Ne crains rien

Note:
Je présente tout d'abord mes excuses au Captain à qui j'ai demandé des conseils quant aux romans de Dean Koontz à lire, car j'ai lu un autre livre que celui par lequel il m'a conseillé de commencer. Mais Captain, je garde tes conseils sous le coude. :)

L'ouvrage:
Le père de Christopher Snow est atteint d'un cancer. C'est la fin. Chris se rend à son chevet une dernière fois pour lui dire au revoir.
C'est après la mort de Steven Snow que Chris surprend une scène qu'il ne comprend pas. Son père devait être incinéré, or, il voit des hommes échanger son corps contre celui d'un clochard. Choqué et indigné, il commence à mener son enquête. C'est alors qu'une infirmière qu'il connaît depuis son enfance lui apprend qu'elle veut lui faire certaines révélations qui vont le bouleverser.

Critique:
J'ai trouvé ce livre inégal. Au début, l'auteur transporte son lecteur dans un tourbillon duquel il est bien difficile de sortir. On pense que ça va être comme ça tout au long du livre, mais malheureusement, ça retombe. Il y a d'abord cette vieille ficelle: la personne qui veut faire des révélations est tuée au moment où elle va parler. De ce fait, le lecteur, à l'instar du narrateur, se traîne jusqu'aux fameuses révélations que le narrateur finira par connaître, non sans passer par tout un tas de faux rebondissements qui ne sont, en fait, que du remplissage. Par exemple, lorsqu'il va sur le bateau de Roosevelt, c'est bien trop long! En plus, je n'ai pas aimé la scène des biscuits où Roosevelt torture Orson.
Ce qu'on finit par apprendre n'est pas vraiment à la hauteur de ce à quoi on s'attendait. J'ai soupiré d'agacement à l'idée d'avoir attendu tout ce temps pour ça!
Ensuite, la scène de la bataille opposant Chris, Sacha, et Bobby aux «autres» est assez classique.

Il y a quelques notes humoristiques, ce qui détend le lecteur.
En outre, même si ce qui se passe est classique, cela fait réfléchir le lecteur.

Les personnages principaux sont attachants.
Par ailleurs, le lecteur est intrigué par ce dont souffre Chris. Je ne sais pas si cela existe vraiment, mais je présume que oui... La façon dont il fait avec permet au lecteur de relativiser ses petits ennuis.

Éditeur: Robert Laffont.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Laurent Mantel pour l'association Valentin Haüy.

Laurent Mantel est comédien de doublage. Il fait également de l'audiodescription (ce qu'on appelait «audiovision» avant). Il n'a plus le temps d'enregistrer des livres, mais «Ne crains rien» fait partie de ceux qu'il a enregistrés bénévolement pour l'association. Je l'apprécie beaucoup en tant que comédien de doublage. Il est également talentueux en tant que lecteur: il met le ton approprié, son jeu est naturel que ce soit au niveau de la narration qu'à celui des dialogues. Je ne lui adresse qu'un petit reproche: il parle très doucement. C'est étrange, car quand il fait du doublage, il donne à sa voix la force et la puissance nécessaires.
Je lirai avec plaisir d'autres ouvrages enregistrés par lui. (J'en ai d'ailleurs lu un autre, mais ne l'ai pas chroniqué ici.) Je trouve extrêmement regrettable que l'association, au moment de passer des cassettes aux CDs, n'ait pas numérisé tous les livres enregistrés par cet excellent comédien. En effet, j'ai emprunté d'autres livres, exprès parce qu'ils avaient été enregistrés par lui (il a eu l'amabilité de me fournir la liste), et j'ai eu la désagréable surprise de découvrir que deux d'entre eux n'étaient pas lus par lui. Ils ont dû être relus ou empruntés (dans un cadre d'échange) à d'autres associations... Je retenterai ma chance en empruntant d'autres livres provenant de la liste qu'il m'a fournie.

Note:
Je présente à nouveau mes excuses au Captain, parce que j'ai dit du mal d'un livre de Dean Koontz. C'est encore un coup à me retrouver en cale avec des asticots à manger pendant une période indéterminée.

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