Meurtres rituels à Imbaba

L'ouvrage
Le Caire, 2001. Makana doit enquêter sur une lettre (citant le Coran) reçue par le patron de l'agence de voyages l'Ibis bleu. L'homme est sûr que c'est une lettre de menaces. Makana n'est pas vraiment convaincu. C'est alors qu'une employée de l'agence lui dit qu'il y a deux autres lettres, et qu'elle n'en a rien dit au patron parce qu'elle pense être la cible des menaces.

Critique:
Encore une fois, ne lisez pas la quatrième de couverture: elle en dit trop.

Ce roman m'a plu, même si certains aspects auraient pu me rebuter. Par exemple, on se rend vite compte que politique et corruptions sont de la partie, car en enquêtant, Makana tombe sur d'autres éléments qu'il va creuser. Ces éléments sont bien exploités, bien dosés, et ils ne m'ont pas fait reculer. D'une manière générale, l'intrigue est bien construite, rien n'est bâclé. Il y a juste, à mon avis, une incohérence. Je pense qu'au moment des faits impliquant l'orphelinat, les prêtres auraient dû soupçonner le véritable coupable. Étant donné ce qu'il faisait (en dehors des meurtres), il était facile de penser qu'il était responsable. Bien sûr, les prêtres ne savaient peut-être pas ce qu'il faisait, mais c'est là qu'est l'incohérence: s'ils avaient remarqué le comportement étrange de celui qu'ils ont fini par soupçonner, comment ont-ils fait pour ne pas remarquer les actes du véritable coupable?!!!

L'auteur parsème son roman de rebondissements, il n'y en a pas uniquement à la fin. De plus, ils sont bien amenés. Cela m'a plu.

J'ai apprécié qu'on retrouve certains personnages croisés dans le tome 1, comme le vieux brocanteur ainsi que le journaliste. Quant à Makana, je l'ai autant apprécié que dans le livre précédent. Il m'a fait rire en répondant toujours à une question par une autre question. Outre son enquête, il se retrouve face à un dilemme extrêmement délicat. Je ne sais pas ce que j'aurais fait à sa place, mais je trouve qu'il a fait ce qu'il fallait. J'imagine que dans le tome 3, il va tenter (Mais que peut-il faire?) de savoir si ce qu'on lui a dit est vrai...

On retrouve aussi l'ancien chauffeur d'Hanafi qui se révèle une aide précieuse pour notre détective, et une source de rire pour le lecteur.

Je ne sais plus si Aziza est évoquée dans le premier tome, mais dans ce roman, elle prend un peu de place, et cela m'a plu. J'ai deviné quelque chose la concernant avant que l'auteur ne fasse arriver l'événement. Je suis sûre qu'Aziza plaira beaucoup aux autres lecteurs. ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.
Ahahaha, depuis un moment, je me contente de dire que le comédien est toujours aussi talentueux. Aujourd'hui, en plus de dire que son interprétation est toujours aussi bonne, j'ajouterai qu'il fait partie des très rares à prononcer correctement les mots «dégingandé» et «s'égailler». Je ne comprends toujours pas pourquoi la prononciation de ces mots est déformée par certains, car ils se disent comme ils s'écrivent.

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