Lecteur : Zurlinden Jacques

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jeudi, 23 février 2012

Allmen et les libellules, de Martin Suter.

Allmen et les libellules

L'ouvrage:
Johan-Fridrich Von Allmen connaît une période néfaste. En effet, il se trouve à court d'argent. Après avoir vendu de menus biens, il se met à voler des objets de valeur dans les magasins, et à les revendre. Un jour, chez une petite amie de passage, il découvre les coupes aux libellules, des oeuvres d'un sculpteur prisé, surtout dans le milieu des collectionneurs. Il en vole une qu'il revend à Jack Tanner, un antiquaire habitué à lui acheter des objets. Il ne sait pas qu'il a mis une machine infernale en branle.

Critique:
Voilà un roman sympathique. L'auteur commence par prendre le temps de décrire son personnage: ses habitudes, ses travers, ses défauts... Je n'ai pas trouvé ce début trop lent.
Ensuite, l'intrigue est lancée, et à partir de ce moment, les lenteurs sont encore moins de mise. En outre, on ne peut pas vraiment prévoir ce qui va se passer. Si le suspense n'est pas échevelé, les rebondissements sont bien placés, et le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer.

Allmen est à la fois sympathique et agaçant. C'est le personnage principal, le lecteur a pu prendre le temps de le connaître et de l'apprécier. En outre, il vole et revend avec classe, et si ses actes sont répréhensibles, on ne peut s'empêcher de l'admirer, et de lui accorder une pitié amusée. D'un autre côté, sa roublardise fait qu'on le trouvera également antipathique.
J'ai bien aimé la description des relations compliquées entre lui et Carlos. Ils ne sont pas amis, Carlos tient toujours à ce que chacun garde son rang... et pourtant, seul un ami agirait comme Carlos le fait.
J'ai aussi apprécié la petite note humoristique qui entoure toujours monsieur Arnold.
Le personnage de Jojo détonne un peu. Enfant gâtée et capricieuse, paumée... Je n'ai pas réussi à l'apprécier. Je pense qu'on pourrait la plaindre, je l'ai plutôt méprisée. J'en ai assez des personnages (et des gens en général), qui ne savent que pleurnicher et se vautrer dans l'orgie pour soigner leur douleur. En plus, ici, on ne sait pas trop de quoi souffre Jojo... Sûrement d'avoir trop d'argent... pauvre petite! Sûrement aussi d'une déréliction engendrée par l'attitude de sa famille.

Le premier chapitre plonge le lecteur dans le coeur de l'action, et le deuxième commence à présenter Allmen. Je n'aime pas cette façon de créer artificiellement du suspense. Ici, c'est d'autant plus inutile pour plusieurs raisons. D'abord, les choses sont dites de manière très subtiles, donc le lecteur ne s'en souviendra pas forcément. Ensuite, la structure générale du livre ne se prêtait pas du tout à cela. (C'est d'ailleurs le cas de pratiquement tous les livres structurés ainsi.) En gros, ce chapitre n'a pas lieu d'être: il n'apporte rien au roman.

Attention! Ne lisez pas ce paragraphe si vous n'avez pas lu le roman.
À mon avis, une chose n'est pas assez claire. Carlos a caché les coupes dans le piano. Or, le piano a été emporté par un créancier qui s'est remboursé avec. Lorsqu'Allmen a besoin des coupes, il le fait savoir à Carlos qui dit qu'il va les chercher. En effet, Allmen les récupère. J'aurais bien aimé savoir comment Carlos les a récupérées. J'ai peut-être raté un petit passage... un article de journal qui dirait que le créancier d'Allmen a été cambriolé, ou quelque chose de ce genre... En tout cas, en ne disant pas précisément comment a fait Carlos, l'auteur s'épargne des explications. Il s'en sort en montrant que c'est fait, point barre. Je trouve cela trop facile.

Éditeur: Christian Bourgois.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Zurlinden pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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jeudi, 19 janvier 2012

Rencontre sous X, de Didier Van Cauwelaert.

Rencontre sous X

L'ouvrage:
Roy est une gloire déchue du football. Il attend de pouvoir revenir sur le devant de la scène. Un jour, Bruno, l'un de ses amis, l'emmène sur son lieu de travail: le tournage d'un film pornographique. Après que la vedette masculine s'est montrée défaillante, Roy la remplace au pied levé. C'est ainsi qu'il rencontre Talia.

Critique:
J'ai tellement été déçue par Didier Van Cauwelaert (je n'ai même pas chroniqué «Les témoins de la mariée» tant il m'a déplu), que ce livre a été une surprise agréable. On y retrouve certaines choses qui ont fait le charme de l'auteur: petite phrases joliment tournées, presque en forme de devises; personnages sympathiques et attachants qui s'accrochent à leurs rêves; situations amusantes et parfois rocambolesques (j'ai adoré la scène du restaurant aux cravates, et on ne peut dire «rocambolesque» sans penser au musée Rodin)...
D'autre part, l'auteur fait entrer son lecteur dans deux mondes artificiels, et en décortique les rouages avec entrain et philosophie: celui du football et celui des films pornographiques. Je pressentais certaines choses, mais j'en ai appris, et cela m'a plu. L'auteur n'hésite pas à exposer magouilles et arrangements. Tout cela n'est pas surprenant, même si c'est écœurant. On a l'impression que beaucoup de choses sont ainsi dans notre société...

Le livre est bien écrit, il n'y a pas de temps morts. On ressent toujours la bonne humeur et la verve de Didier Van Cauwelaert, ainsi que sa façon particulière, à la fois grave et légère, d'exprimer émotions, sentiments, et faits.

D'autre part, j'ai beaucoup apprécié le personnage de Nicolas, l'homme d'église à qui Talia donne du Monseigneur. C'est un bel exemple d'ouverture d'esprit et de remise en question.

Malgré ces qualités, je ne peux pas dire que je recommande ce roman. L'auteur en fait parfois trop en voulant distiller de petits travers amusants, et en voulant créer une personnalité à ses personnages. Par exemple, Talia sait ce qu'elle veut, et compte bien parvenir à ses fins tout en s'instruisant. Mais à côté de cela, elle n'est pas blasée, se préoccupe de son prochain, souffre lorsqu'elle côtoie la violence faite à autrui, et est intègre. C'est donc un personnage épais. Cependant, certaines choses m'ont agacée chez elle. Par exemple, elle sait ce que c'est de manquer d'argent, et elle fait quelque chose d'assez idiot: quand Roy lui offre une boîte uniquement constituée des Quality Street qu'elle aime, elle a une réponse que j'ai jugée franchement stupide. D'autres traits de son caractère m'ont déplu...

En outre, je suis imperméable aux coups de foudre... Ici, la magie n'a pas opéré, malgré les efforts de l'auteur. Surtout que Roy avait déjà une petite amie... Je n'aime pas les histoires de ce style: j'aime Machine, mais je rencontre Truc, et en deux minutes, je suis fou de Truc. Je n'aime pas ces situations principalement parce que je les trouve artificielles, mais aussi parce qu'elles peuvent se reproduire. On me dira que ce n'est qu'un livre, et que ça s'arrête à la fin de l'histoire écrite par l'auteur. Soit, mais pour moi, les personnages des livres doivent pouvoir évoluer dans la vie réelle. À partir de ce moment, rien de dit que cinq mois plus tard, Roy ne pourrait pas aimer passionnément une autre femme.
Et puis, je trouve exaspérante cette idée qui consiste à dire que «l'amour normal avec la bague au doigt» (je cite Roy), ce n'est pas intéressant. Ça renforce le cliché des gens mariés qui ne s'aiment pas (Pourquoi sont-ils ensemble, alors?), et puis ça montre une certaine présomption: nous, on vivra quelque chose de mieux que les autres. C'est très puéril, sachant que chaque histoire est différente, et que chaque couple n'aspire pas forcément à la même chose.
À cause de tout cela, les personnages m'ont semblé sympathiques, mais également lointains. Je n'ai pas réussi à les apprécier réellement.

Enfin, je n'aime pas que Van Cauwelaert fasse du surnaturel, car à chaque fois, il me déçoit. Ici, il y en a une trace. Ce n'est pas tellement par rationalisme que je la rejette, mais parce que le contraste entre ce «morceau» de surnaturel et le monde dans lequel évolue les personnages est beaucoup trop fort. Au lieu d'en être attendrie et bouleversée, je suis restée froide.

Éditeur: Albin Michel.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Zurlinden pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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lundi, 19 septembre 2011

Vue cavalière, de Wallace Stegner.

Vue cavalière

L'ouvrage:
Joe Halston a soixante-dix ans. Il est installé dans une vie routinière, mais qu'il apprécie, avec sa femme, Ruth. Il envie un peu son médecin qui est plus âgé que lui, et semble plus en forme.

Un jour, il retrouve trois carnets où il tint son journal, lors d'un voyage que Ruth et lui firent au Danemark, il y a vingt ans. Le but du voyage était de visiter le village où avait grandi la mère de Joe. Ruth, mise au courant de cette trouvaille, lui demande de lire les carnets à voix haute. Ensemble, ils redécouvrent un pan de leur passé.

Critique:
Voilà ce que j'appelle un livre tranquille. Je dis cela parce que ce qui ressort le plus, pour moi, c'est l'amour tranquille de Joe et Ruth. Ils ont vécu un drame, ont découvert celui d'une autre famille, ont été au bord du gouffre, mais leur amour calme et sincère a toujours triomphé. Là encore, alors qu'ils explorent un pan du passé qui les blessa à divers degrés, alors que certaines discussions appuient là où ça fait mal, c'est leur attachement l'un pour l'autre qui triomphera. Ils parviennent à mettre des mots sur des plaies jamais vraiment cicatrisées, et à évoluer. C'est en cela que je ne comprends pas trop la quatrième de couverture qui dit qu'en relisant son journal, Joe se rend compte qu'il a tout raté. Il a une vie assez calme et routinière, mais il en semble heureux. La lecture de son journal ne lui apporte pas des regrets, elle le force à explorer, avec Ruth, des événements dont ils n'ont pas forcément su parler quand ils sont arrivés. Ils font une mini-analyse à deux. Je trouve ça positif, même si, à des moments, ils s'accrochent sur certaines choses. D'ailleurs, ces disputes sont nécessaires à leur mise à plat, à leur avancée.

La façon dont chacun exprime son amour est touchante, même si c'est parfois contradictoire. Ils se heurtent parfois, mais le souci principal de chacun est de préserver l'autre. Joe, par amour, préfèrera cacher certaines choses à sa femme, pour ne pas la blesser. Quant à elle, par amour, elle voudra toujours tout mettre à plat, tout expliquer, pour qu'il n'y ait aucun malentendu. Chacun, voulant faire plaisir à l'autre, ne retire pas forcément satisfaction de la façon dont l'autre veut le préserver. Cela prend, parfois, des allures comiques. C'est le cas au moment où Ruth veut faire un câlin à Joe pour le consoler d'une peine revécue. Cela part d'un bon sentiment, mais comme le pauvre souffre de rhumatismes, cela le blesse physiquement.

L'humour n'intervient pas seulement dans cette scène. Le premier chapitre, par exemple, raconte des choses pas très gaies, mais sur un ton assez drôle. Idem pour le chapitre 10. Joe dit des choses assez vraies (même s'il exagère, comme le lui fait remarquer Ruth), et à cause de son exagération, et de son air un peu bougon, on ne peut s'empêcher d'en rire.

À un moment, Cesare, un ami du couple vient les voir à l'improviste, et se montre désappointé de voir leur vie simple et routinière, alors que lui est plutôt extravagant. Il est triste de ce qu'ils sont devenus. Joe semble le regretter quelque peu, mais il est également très attaché à cette vie. La preuve, il ne tente pas de recréer le lien avec son ami.

C'est un livre sympathique, au détour duquel se cachent de vraies souffrances qu'on surmonte en prenant les petits bonheurs de la vie. Et malgré ces blessures, malgré le fait que Joe dise ne pas avoir tout surmonté, c'est un roman résolument optimiste.

Éditeur: Phébus.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Zurlinden pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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vendredi, 9 septembre 2011

L'étrangleur d'Édimbourg, de Ian Rankin.

L'étrangleur d'Édimbourg

L'ouvrage:
La ville d'Édimbourg est terrorisée par un serial killer. Un homme enlève des fillettes, et on les retrouve étranglées. Malgré la vigilance de tous, les enfants continuent de disparaître.
John Rebus est divorcé. il a une enfant de onze ans: Samantha.
Il tente d'attraper le tueur.

Critique:
J'ai été assez déçue par ce roman. Je l'ai trouvé sans réelles surprises. Je l'ai terminé parce que j'aime le lecteur qui s'en est chargé. On me dira que je suis sévère, car on découvre tout de même quelque chose d'assez impressionnant et effrayant. C'est le seul passage qui m'a plus intéressée que le reste. Effectivement, le secret que découvre le lecteur l'interpellera. Encore une preuve de la perversité humaine. On n'hésite pas à exercer une terrible pression psychologique pour connaître les limites d'un individu. C'est proprement écœurant. Cependant, noyée au milieu de la banalité du reste du roman, cet événement perd de sa force.

L'intrigue est un peu lente, surtout quand on a deviné beaucoup de choses.
Les personnages ne m'ont pas semblé vraiment creusés. On comprend pourquoi le tueur est devenu ce qu'il est, mais globalement, les protagonistes ne sont pas approfondis.
L'histoire d'amour est prévisible, ou disons qu'elle n'apporte rien de bien original.

C'est un polar classique qui ne manquera pas d'intéresser ceux qui veulent se reposer le cerveau. Il n'y a pas vraiment de suspense, pas de retournements de situations... enfin, il y en a, mais cela ne m'a pas réellement convaincue. Il y a une tentative de suspense quand Rebus cherche le coupable tout en sachant qui il est, et quand il finit par comprendre qui est sa prochaine victime, mais cela retombe vite, car le lecteur avisé pourra prévoir ce qui va se passer. L'auteur ajoute des morts inutiles par ci par là pour perturber son lecteur, mais cela ne prend pas trop.

D'autre part, le lecteur trouvera que Rebus est un peu idiot de ne pas avoir tout de suite su de quoi il retournait. Certes, il avait tout occulté, mais cela n'est pas très crédible.
Il y a donc beaucoup de remplissage, dans ce roman.

Quant aux bévues de Jill lorsqu'elle est confrontée aux tueurs, elles sont très difficiles à croire. Elle est impliquée dans l'affaire, donc elle ne peut avoir la tête aussi froide que si elle était extérieure aux événements, mais tout cela est quand même un peu gros.

Éditeur: le Livre de poche.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Zurlinden pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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mardi, 9 août 2011

Le styliste, d'Alexandra Marinina.

Le styliste

Note: Les livres d'Alexandra Marinina évoquent la même femme policier, Anastasia Kamenskaïa. Il vaut donc mieux les lire dans l'ordre. Malheureusement, je ne connais pas cet ordre. Je sais seulement, pour avoir lu les deux, que «Ne gênez pas le bourreau» se déroule avant «Le styliste».

L'ouvrage:
Moscou. Anastasia Kamenskaïa enquête sur une série d'enlèvements, dont certaines victimes ont été assassinées. Les cibles sont de jeunes garçons, apparemment homosexuels. Deux d'entre eux sont morts d'une overdose. Il semblerait que le pédophile sévisse dans le quartier où habite Vladimir Soloviov, ancien amant d'Anastasia, et actuellement, traducteur pour les éditions Shere Khan. Sous prétexte de tester ses propres sentiments, mais en réalité pour fureter dans le quartier, la jeune femme renoue avec lui.

Critique:
Voilà un polar comme je les aime! L'auteur ne tombe pas dans l'excès de violence, loin de là. Elle préfère tisser une intrigue solide, analyser la psychologie de ses personnages. Si je me suis doutée que certaines choses étaient liées, je n'ai pas deviné comment. La façon dont tout s'entrecroise est réaliste. J'ai aimé que l'auteur prenne le temps de présenter ses personnages, leur caractère, leurs habitudes, leur passé... Elle a su créer des personnages épais.
Si l'intrigue semble lente, cela ne m'a pas gênée. J'ai deviné certaines choses (et j'ai pesté après le crédule Soloviov qui ne voyait rien), mais je n'ai pas trouvé que l'auteur faisait du remplissage. Certains diront peut-être qu'elle retarde des révélations, qu'elle fait traîner des pistes... pour moi, elle renforçait subtilement personnages et intrigues. J'ai d'ailleurs été déçue que le livre se termine si vite... j'aurais bien passé davantage de temps avec ces protagonistes, et cette intrigue bien pensée.

Nastia (Anastasia) ne répond pas aux clichés du flic intègre blessé par la vie. Elle aime son métier, et c'est la seule branche où elle soit dynamique. Elle laisse toutes les corvées pénibles (tâches ménagères, cuisine) à son mari. J'aime bien ce genre de couples, que les idées reçues soient bousculées avec ce schéma, même si je trouve que Nastia exagère. J'ai également apprécié qu'elle déteste s'habiller en robe de soirée avec chaussures à talons. Outre que là encore, elle s'éloigne du cliché qu'on applique aux femmes, je suis toujours contente quand des gens agissent comme moi, fussent-ils des personnages de romans.

Oxana sort également des clichés. Elle est mannequin, donc mince. Elle est obligée de faire attention à ce qu'elle mange. Cela ne veut pas dire qu'elle y prend plaisir. Elle affirme sans ambages qu'elle rêve de bons plats bien riches, comme, par exemples, de grosses tartes. Cette attitude est réaliste. J'ai également apprécié son envie de se ranger, d'avoir une vie pépère.
Voilà deux personnages féminins assez forts, qui se démarquent.

Les autres personnages sont tout aussi intéressants, même ceux qui semblent brossés à grands traits.
Il y a une petite faiblesse de scénario. (Attention! passez au paragraphe suivant, si vous n'avez pas lu le livre.)
Vadim semble rompu aux combines et tactiques en tous genres afin de manipuler psychologiquement ses victimes. Dans ce cas, pourquoi ne fait-il pas semblant d'aimer Oxana, lorsque celle-ci se déclare? La rejeter, même gentiment, c'est prendre un risque... C'est d'ailleurs ce qu'utilise l'auteur pour qu'Oxana se retourne contre Vadim. Il fallait bien qu'elle crée une péripétie qui ferait qu'Oxana trahirait Vadim. Soit, mais elle aurait peut-être dû trouver autre chose, ou une autre façon de l'amener.

J'ai été décontenancée quant à l'identité du coupable des meurtres, parce que, comme le souhaitait l'auteur, je l'aimais bien. Je ne peux pas en dire plus...

Éditeur: éditions du Seuil.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Zurlinden pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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