Lecteur : Woo Zeller Emily

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lundi, 19 novembre 2018

Six months later, de Natalie D. Richards.

Six months later

L'ouvrage:
Chloé est lycéenne. Elle ne fait partie ni des élèves brillants ni des populaires. En ce jour de mai, elle vient d'écoper d'heures de retenue pour avoir déclenché l'alarme incendie. Elle avait fait cela pour créer une diversion, parce que son amie, Maggie Campbell, était en train de faire un exposé devant la classe, que son stress accentuait son bégaiement, ce qui renforçait son stress..., et que certains commençaient à rire.
Chloé est maintenant en étude, elle fait partie d'un groupe de travail. Après tant d'émotions, elle cède au sommeil. La fin de l'heure et le départ de ses congénères l'éveilleront, pense-t-elle.

Lorsqu'elle se réveille, elle constate que quelque chose ne va pas. Elle est dans la même salle, mais il n'y a personne d'autre, il fait nuit, ses mains sont pleines de terre, et... il neige. Petit à petit, Chloé se rend compte que six mois ont passé, et qu'elle les a oubliés. Elle découvre également que certaines choses incroyables sont arrivées pendant ce temps...

Critique:
Ce roman étant pour la jeunesse, et contenant un garçon dont toutes les filles rêvent, j'avais peur qu'il soit niais. Cependant, j'ai décidé de le tenter parce que le synopsis m'intéressait, et que j'aime bien la lectrice qui l'a enregistré. Je suis contente de ma lecture. J'ai trouvé l'histoire d'amour un peu trop facile, mais certaines choses se compliquent la concernant, la rendant moins simpliste.

Lorsque je lis un roman où le personnage principal est amnésique, je me demande toujours ce qui se passerait si cela m'arrivait. Comment réagirais-je? Comment se comporterait mon entourage? Je me dis surtout que j'aurais sûrement peur, que je serais perdue... J'ai donc compris le désarroi de Chloé. De plus, elle ne peut pas tout de suite se confier, ce qui empire sa situation.

À force d'aller à la pêche aux renseignements en tentant de paraître naturelle, Chloé finit par trouver un fil sur lequel tirer. Je trouve que c'est bien exploité parce que le lecteur avance à la même vitesse qu'elle, et il a tout le temps de supposer, d'imaginer... Lorsque l'héroïne commence à avoir des bribes de réponses (dont l'une donnée par madame Miller), le lecteur est (comme Chloé) perplexe.

Pour moi, il n'y a pas de temps morts. Entre le désarroi de Chloé, ses questions, son désir de rattraper des bévues dont elle ne se souvient pas, ses relations avec ses parents, avec ses camarades, le lecteur a assez de matière pour ne pas s'ennuyer. Puis arrivent les rebondissements, et enfin, l'explication. Pour moi, tout est crédible, tout se tient. Malheureusement pour le monde, mais heureusement pour l'intrigue, quelque chose de ce genre est tout à fait plausible.

Ce roman m'ayant beaucoup plu, je lirai l'autre livre de Natalie D. Richards.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Emily Woo Zeller pour les éditions Tantor Audio

Emily Woo Zeller fait partie des lecteurs que j'aime bien, mais dont je me méfie un peu, car elle m'a déçue sur certains livres. Ici, son interprétation m'a plu. Elle n'est pas trop sobre, ne se met pas à hurler comme une damnée, ne modifie pas sa voix à outrance pour les rôles masculins, ne crie pas en ayant l'air de se retenir... autant de choses déplaisantes que je l'ai entendue faire dans d'autres livres. Ici, elle joue le livre sans trop en faire, et met toujours le ton adéquat tant dans la narration que dans les dialogues.

lundi, 14 août 2017

The courtesan, d'Alexandra Curry.

Les

L'ouvrage:
Chine, 1881. Jinhua a sept ans. Son père l'a eue avec l'une de ses concubines, morte à la naissance de l'enfant. Après qu'il est exécuté sur ordre de l'empereur, sa première épouse vend Jinhua. Celle-ci se retrouve dans l'antre de Lamama, tenancière d'un bordel. À douze ans, Jinhua pourra satisfaire les clients. Pour que tout soit parfait, il faut lui bander les pieds et lui apprendre le métier...

Critique:
Ce roman retracerait l'histoire d'une courtisane qui aurait existé. Apparemment, l'auteur aurait inventé un récit autour de faits connus.

Alexandra Curry décrit très bien le sort de ces femmes qui se retrouvent sous les ordres de femmes comme Lamama. Elle le fait surtout à travers Jinhua et Su Yin (la servante de Lamama), mais elles sont loin d'être des cas isolés. Su Yin semble plus sage que Jinhua. Elle se résigne, sachant qu'il n'y a pas grand-chose d'autre à faire, et ayant très vite compris que se révolter ou même supplier ne lui apporterait que des ennuis. Jinhua a davantage de mal... De plus, il est terrifiant de côtoyer cette jeune fille qui, dès l'âge de douze ans, doit supporter les assauts d'un homme qui n'est plus de la première fraîcheur, et qui ne s'embarrasse pas de délicatesse. Cette scène et l'effarement de Su Yin qui observe plongent le lecteur dans une sorte d'horreur mêlée de stupeur. On sait que ces choses se faisaient, et se font encore, mais le lire fait toujours mal. Ainsi, Jinhua et Su Yin doivent supporter différents traumatismes, et s'en sortent comme elles le peuvent.

Dans le même ordre d'idées, Alexandra Curry détaille la «cérémonie» du bandage des pieds, et explique, par la suite, toutes les conséquences que cela a. Là encore, je connaissais cette coutume barbare qui n'est là que pour satisfaire certains fantasmes masculins, mais ici, j'en ai appris les détails. En outre, il est perturbant de constater que Su Yin pense pendant longtemps qu'il aurait mieux valu pour elle que le bandage des pieds réussît totalement, car elle ne serait pas devenue servante. Pourtant, la liberté de son propre corps devrait être plus importante que le fait d'être assez «fabriquée» pour satisfaire un homme.

Lamama est cruelle. À un moment, l'auteur tente de montrer pourquoi elle est devenue ainsi: elle a subi, elle aussi, certaines choses lorsqu'elle était jeune. De ce fait, elle s'est endurcie à l'extrême. C'est sa façon de gérer le traumatisme. Certains (comme Su Yin) sont plus forts, certains (comme Jinhua) s'égarent, certains (comme la jeune fille qui occupait la chambre de Jinhua chez Lamama auparavant) s'enfuient à leur manière... Je n'ai pas du tout excusé Lamama, même si son attitude détestable s'explique quelque peu.

Je ne parlerai pas des autres personnages, mais chacun est intéressant.

À partir du chapitre 33 (il y en a 48), Jinhua m'a agacée pour une raison précise. Ensuite, elle a continué de m'agacer parce qu'elle se savait en tort, et égoïstement, ne voulait pas tenir compte de l'avis de Su Yin, qui était la voix de la raison. Après m'être énervée contre elle, je me suis dit que c'était la façon dont elle réagissait à la dureté de la vie envers elle. Cela ne m'a pas plu, mais l'héroïne a des circonstances atténuantes. En outre, elle sait tirer des leçons de ses expériences et de ses erreurs.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Emily Woo Zeller pour les éditions Highbridge Audio.
J'ai été ravie de retrouver cette comédienne que j'aime beaucoup. Son ton est naturel, et elle parvient à modifier sa voix sans que ce soit indigeste. Je trouve toujours qu'elle a du mal à crier... Souvent, elle crie tout bas, ou comme si elle surinterprétait...

jeudi, 27 avril 2017

Find me, de Laura Van Den Berg.

Find me

À ma connaissance, ce livre n'a pas été traduit en français.

L'ouvrage:
Joy Jones a dix-neuf ans. Sa mère l'a abandonnée lorsqu'elle avait un mois.
À présent, elle vit, avec d'autres, dans un ancien hôpital psychiatrique reconverti en abri pour rescapés du virus qui sévit aux États-Unis. Ce virus s'attaque impitoyablement à la mémoire de ceux qui en sont atteints. En peu de temps, on oublie jusqu'à sa mémoire réflexe. Le corps se dégrade également. Joy fait partie des rares à avoir été en contact avec ce virus sans l'avoir attrapé.

Critique:
Ce livre dégage une ambiance particulière. Entre le présent de Joy et ses souvenirs (ceux qu'elle ressasse par besoin, mais aussi pour ne pas oublier), le lecteur erre dans un dédale de couloirs. J'ai préféré la première partie du roman parce qu'il m'a semblé que ce grand bâtiment un peu étrange reflétait l'état d'esprit de la narratrice. Un peu perdue dans la vie, Joy tente de surmonter le traumatisme de son abandon. Juste avant d'entrer à l'hôpital, elle a appris qui était sa mère, ce qui ravive en elle l'envie de la retrouver. Ses errances mentales, ce qu'elle nous livre d'elle-même, tout cela fait qu'elle a un certain charisme.

D'autres personnages étranges jalonnent la vie de Joy. Par exemple, il y a les jumeaux, Sam et Christopher, qui habitent l'hôpital car ils n'ont pas attrapé le virus. À la fois amusants et un peu étranges, ils apportent de la vie à cet endroit un peu figé où les gens vivent les uns à côté des autres.
Je ne sais pas pourquoi, mais le médecin prenant ces gens en charge m'a intriguée. J'avais toujours l'impression qu'il cachait quelque chose. Peut-être est-ce parce qu'il semble s'entourer de mystère. Il ne soulève que brièvement le voile, pour raconter certaines choses à Joy...
Le personnage de Marcus ne laissera pas non plus le lecteur indifférent. À son sujet, je me pose certaines questions. Est-ce qu'il y a quelque chose que je n'ai pas compris? Est-ce que je complique les choses? Ou bien l'auteur crée-t-elle ce flou et ce questionnement à dessein?

J'ai moins aimé la deuxième partie du roman. Je n'ai pas vraiment compris ce qu'elle apporte. On continue de partager les réflexions et les sentiments de Joy, mais j'ai l'impression que ce n'est qu'une longue digression avant ce qui aurait dû être la troisième partie. En effet, pour moi, il manque quelque chose à ce roman. Apparemment, Laura Van Den Berg n'a pas souhaité que le lecteur assiste à ce qu'il y aurait eu dans cette troisième partie. Ce qu'il aurait dû y avoir n'était, en fait, qu'un prétexte à la romancière pour exposer un personnage qui doit agir dans un pays dévasté. Le but était de nous montrer cette jeune fille qui a certains paramètres, qui a un but, et la manière dont elle atteint (ou pas) ce but... Je peux comprendre ce choix, mais outre le «but ultime», il me semble que d'autres questions restent...

Un livre qui m'a plu, mais qui me semble inachevé.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Emily Woo Zeller pour les éditions Tantor Audio

jeudi, 9 mars 2017

Those girls, de Chevy Stevens.

Those girls

À ma connaissance, ce livre n'a pas été traduit en français.

L'ouvrage:
Petit village de Littlefield, juillet 1997.
Danny (bientôt dix-huit ans), Courtney (seize ans et demi), et Jess (bientôt quinze ans), vivent avec leur père. Celui-ci est alcoolique, et souvent violent. Ce soir-là, il rentre de plusieurs semaines de travail en dehors du village. Les trois adolescentes constatent très vite qu'il est d'humeur belliqueuse. Il ne tarde pas, en effet, à s'en prendre à Courtney...

Critique:
Après avoir été déçue par «Des yeux dans la nuit» et n'avoir pas été tentée par le scénario de «Cette nuit-là», j'avais peur que Chevy Stevens s'essouffle. Heureusement, avec «Those girls», elle a su se renouveler. Le scénario peut paraître convenu: les trois filles confrontées à un père violent, etc. Certes, mais l'auteur y a ajouté sa touche personnelle, ce qui fait que je ne me suis pas ennuyée. La première partie est sûrement celle où la tension est à son paroxysme. Les trois adolescentes entrent dans un cauchemar dont on n'imagine pas l'ampleur au départ. À plusieurs reprises, j'ai pensé que cela allait s'arrêter, qu'elles trouveraient une solution, que quelque chose arriverait... Chevy Stevens emmène ses héroïnes très loin dans l'horreur, et montre comment chacune y réagit. J'ai compris chacune des filles. Bien sûr, celle qui aura le plus de mal à faire avec est l'une de celles qui en a le plus supporté. De ce fait, elle fait certaines choses qui pourraient paraître incompréhensibles, mais sachant tout ce qu'elle a traversé, on ne peut pas vraiment lui en vouloir.
Jess m'a parfois agacée. Elle semblait ne pas toujours mesurer toute la souffrance de ses sœurs. Je pense que tout en comprenant les trois héroïnes, on peut parfois être agacé par l'une ou l'autre. C'est logique, cela les humanise.

J'ai un peu moins aimé les deux dernières parties. Il faut dire que malgré tout, la tension retombe. En outre, même si j'ai compris ce que voulait faire l'auteur, je trouvais que les choses étaient trop lentes parce qu'un personnage revient dans les pas de nos héroïnes. Ce personnage m'a d'ailleurs un peu agacée: ayant été élevée le mieux possible compte tenu des circonstances, cette jeune fille croit tout savoir, réclame davantage d'indépendance, et prend des risques insensés. J'ai pensé qu'il fallait qu'elle apprenne un peu de la vie, et lorsque cela arrive (voir sa rencontre avec l'autostoppeuse), je n'ai pu m'empêcher de me dire que ça lui mettrait un peu de plomb dans la tête. À noter quand même que ce personnage tente d'agir pour le bien de sa tante.

Dans l'ensemble, ce roman m'a plu. Les personnages sont bien décrits, bien analysés. Les situations sont crédibles. Les lenteurs ne sont pas si pénibles.

Remarque annexe:
Un personnage explique que lorsqu'on prend une nouvelle identité, il vaut mieux garder ses initiales parce que c'est plus facile à retenir. Je trouve cet argument idiot. Dans tous les livres que j'ai lus où les personnages changent d'identité, ils gardent leurs initiales (sauf dans «Sauver sa peau» au bout de deux ou trois identités différentes). Je ne trouve pas ça judicieux parce que dans l'absolu, c'est un indice pour ceux qui recherchent la personne.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Emily Woo Zeller (lorsque Jess est la narratrice), Jorjeana Marie (lorsque c'est Sky), et Nicol Zanzarella (lorsque c'est Danny) pour les éditions Blackstone audio

J'aime beaucoup Emily Woo Zeller. Ici, elle a su nuancer quelque peu sa voix selon les personnages. Lorsque certains pleuraient, elle a très bien rendu cela, faisant ressentir leur détresse. Elle a également très bien exprimé la tension et l'horreur dues à ce que vivaient les filles. Elle n'en a jamais trop fait, ce qui aurait tout gâché. Par contre, elle n'était pas à l'aise lorsqu'il fallait crier. À certains moments, l'une ou l'autre des filles, désespérée, crie, appelle ses soeurs ou exhorte les bourreaux à arrêter de les martyriser. J'ai trouvé que là, Emily Woo Zeller ne s'en sortait pas bien. Elle avait l'air d'interpréter (c'est ce qu'elle faisait, mais il fallait, justement, qu'elle n'en ait pas l'air) et de se retenir de crier... C'était assez étrange, sachant que sur tout le reste, elle était très bien.

J'ai eu beaucoup de mal avec Jorjeana Marie. Sa voix est de celles qui ne me plaisent pas: grave, enrouée (voire cassée), nasale. En général, quand la voix ne me plaît pas, si l'interprétation me semble bonne, cela me fait oublier que la voix n'est pas à mon goût. Ici, cela n'a pas été le cas. Je pense que cela a contribué à me faire moins apprécier Sky. En effet, j'ai imaginé une lectrice dont le jeu me plaît beaucoup (Andi Arndt, par exemple) lisant ces passages, et il m'a semblé que ce serait mieux passé.

Nicol Zanzarella a trop peu lu pour que j'aie pu me faire une opinion définitive. A priori, son jeu me plaît.

lundi, 29 février 2016

Paper mage, de Leah Cutter.

Paper Mage

Note: À ma connaissance, ce livre n'a pas été traduit en français.

L'ouvrage:
Xiao Yen est une jeune mage. Elle crée des animaux par pliages, et ils prennent vie.
La jeune fille doit quitter son village natal (Balfang) afin d'accomplir sa première mission: la protection d'étrangers.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu, et paradoxalement, j'ai eu du mal à avancer ma lecture. Je pense que cela tient au fait que les chapitres alternent les époques: certains racontent la mission de Xiao Yen, les autres détaillent sa formation à la magie. J'étais toujours déçue de finir un chapitre concernant la mission et de revenir à un moment racontant la formation. Pourtant, ces chapitres étaient intéressants. Cette structure engendre fatalement des longueurs. Par exemple, à un moment, Xiao Yen se demande ce qu'elle doit faire: être mage ou se marier. Étant donné qu'elle part en mission, nous savons déjà ce qu'elle a choisi. L'avantage de cette structure est qu'on se fait une idée de l'héroïne par petites touches. On sait très vite qu'elle agit pour faire plaisir à sa tante, et à mesure de la lecture, on voit qu'à la fin de sa formation, rien n'était sûr pour elle. Tiraillée entre des désirs contraires dans lesquels il était ardu de déceler sa volonté propre, la jeune fille attire la sympathie du lecteur.

Quant à sa mission, on y trouve de l'aventure, de la magie, de l'humour, de l'amitié, de la douleur... D'ailleurs, je n'étais pas du tout préparée à ce qui arrive après que Xiao Yen et Udo sont arrêtés... Je ne sais pas pourquoi je ne m'y attendais pas. Cela m'a d'autant plus surprise... Cela veut dire que l'auteur a su l'amener.

Xiao Yen est un personnage attachant. Elle fait ce qu'elle pense devoir faire, elle commet des erreurs, se remet en question... L'une de ses erreurs est assez cruelle pour elle (je parle du «vent de Dieu»), mais elle finit par s'en accommoder. Elle apprend de ses erreurs et des coups bas que lui fait la vie... Elle est attendrissante à cause de ce qu'elle pense quant à sa «chance».

Mei Mei est assez difficile à cerner. On comprend bien pourquoi elle est devenue égoïste. D'ailleurs, si certains le lui reprochent, Xiao Yen se met à sa place. Elle n'hésite pas à entraîner sa nièce dans quelque chose qui ne lui convient pas forcément, reproduisant par là ce qu'elle a subi. Il semblerait que Xiao Yen finisse par y trouver un certain intérêt.

Udo et son frère sont des «étrangers». J'ai bien aimé la confrontation des deux cultures, notamment lors de la discussion sur les pommes, chez Young Lu.

J'ai apprécié de ne pas trouver une histoire d'amour sirupeuse, du moins, pas entre Xiao Yen et quelqu'un. En effet, j'en ai un peu assez des romans où les jeunes héros trouvent très vite l'amour et où cet amour est tout de suite extrêmement fort.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Emily Woo Zeller pour les éditions Audible Inc.
J'aime beaucoup Emily Woo Zeller. Sa lecture et son jeu sont naturels. Elle parvient à modifier sa voix pour certains personnages sans que ce soit affecté.