L'honneur d'une femme

Note: là encore, je n'ai trouvé aucun nom propre. Corrigez mon orthographe si elle est fausse. (Vivement que les noms soient épelés dans les livres audio!)

L'ouvrage:
1896.
Honora Elliott fait des études de droit. Elle veut devenir avocate. Elle doit sans cesse affronter les préjugés de la société qui veulent qu'une femme n'exerce pas une telle profession.
Honora se battra pour obtenir gain de cause: elle veut être avocate, et tout faire pour que la justice triomphe. Ainsi, peut-être se pardonnera-t-elle ce qui est arrivé à son père.

L'un de ses camarades, Robert Davis, commence par la rejeter, à l'instar de ses congénères. Puis il cherche à mieux la connaître, et semble accepter son choix. Leur amitié se change peu à peu en amour.

Critique:
C'est un livre de vacances, un divertissement. Il y a bien quelques clichés et quelques invraisemblances, mais on s'en accommode.
Par exemple, Théodora, la tante d'Honora, pressent que le mariage de cette dernière sera un échec. Le lecteur aguerri est donc sûr que le mari d'Honora n'est pas l'homme de sa vie. Cette conviction est renforcée par le fait que dès la première nuit qu'il passe ensemble, Robert a une exigence qui intrigue Honora, et donne à penser au lecteur qu'il veut la dominer totalement, ce qui veut dire qu'il fera de même dans leur vie quotidienne. Donc, dès le mariage, on sait comment il se terminera.

D'autre part, Honora se reproche ce qui est arrivé à son père, malgré la raison qui lui souffle que non, elle n'y est pour rien. Encore un élément un peu caricatural, mais cependant plus fréquent qu'on ne le croit dans la vie de tous les jours.

Les amateur d'histoires d'amour à rebondissements, de procès à l'issue incertaine seront comblés par ce livre qui peut paraître un peu trop sirupeux, mais qui, en fin de compte, passe bien, car les personnages sont attachants, et que l'intrigue est bien construite. En outre, l'histoire d'amour est un peu attendue, mais elle n'est pas trop téléphonée. On ne se croit pas dans un Cartland ou un Steel, on dirait que l'auteur croit en ce qu'elle écrit, on n'a pas l'impression, qu'elle a écrit ça à la va-vite sur un coin de table. Et puis, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Étant donné que l'auteur a su retenir mon attention et la garder, je conseille ce livre!

La fin va bien avec le reste. Elle ne détonne pas. Certains pourraient la trouver trop facile, mais outre qu'elle ne choque pas par rapport au reste du livre, elle nous montre qu'Honora est nuancée, elle ne campe pas sur ses positions, elle est humaine, en fait. En outre, il aurait été décevant que le livre se terminât autrement. Le lecteur aurait été déçu, et cela n'aurait pas été crédible.

Petite remarque pinailleuse: je trouve le prénom de l'héroïne ridicule. Pourquoi pas Pureté, Immaculée, Justicia, tant qu'on y était?

Éditeur: Presses de la cité.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Henri Wasseige pour la Ligue Braille.

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