Les frères Karamazov

L'ouvrage:
Fiodor Pavlovitch Karamazov eut trois fils (Dimitri, Ivan, et Alexeï) qu'il négligea, préférant passer son temps en orgies et libertinage. C'est en grandissant qu'ils se rapprocheront de leur père. Leurs relations ne seront pas de tout repos.

Critique:
Difficile de chroniquer un monument de la littérature, livre dans lequel il semble que Dostoïevski ait voulu aborder beaucoup de thèmes très différents. Par exemple, à travers le personnage d'Alexeï (dit Aliocha), la religion est abordée. Aliocha est croyant. C'est le moins emporté des Karamazov. Il semble toujours savoir ce qu'il convient de faire, comment réagir dans chaque situation. En outre, s'il est croyant, s'il se laisse guider par les hommes d'Église, il ne tente pas d'endoctriner les autres. Sa foi entraîne des questions philosophiques, religieuses, etc. Cela fait également que nous rencontrons son mentor, le starets Zosime. Dostoïevski fait, pour raconter la vie de ce personnage, une digression assez longue qu'il m'a été laborieux de lire.

Certains personnages représentent un pan de la société. Par exemple, madame Khorlakhov incarne toutes les commères qui donnent leur avis en toute occasion et se perdent en considérations sur des événements brûlants... surtout quand on ne le leur demande pas. Elle est à la fois exaspérante et amusante.
Sa fille, Lise, est assez déroutante. Elle souffre moralement, mais on ne comprend pas trop pourquoi. On dirait qu'elle s'ennuie et se paie le luxe de créer des problèmes où il n'y en a pas.

Nous sommes dans un grand roman russe. Les personnages sont donc tourmentés, en proie à des sentiments extrêmes que la vie se charge d'exacerber. Fiodor Pavlovitch fait tout pour que ses fils le détestent. Par exemple, non content d'avoir spolié Dimitri, il convoite la même femme que lui. D'autre part, Grouchenka et Katerine Ivanovna ont toutes deux de forts caractères: elles se retrouvent rivales... Les enfants n'y échappent pas: Ilioucha endurera des tourments bien trop lourds pour ses frêles épaules.

Malgré la gravité de ce roman, il n'est pas exempt d'humour. Par exemple, les discours de Fiodor Pavlovitch sont assez divertissants.
D'une manière générale, je donne peu d'exemples, car je pense que le livre a été explicité à maintes reprises, et le but est d'en donner une idée sans trop en dire.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Vincent Violette.
Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audible FR, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.

Je connais (depuis très longtemps) Vincent Violette en tant que comédien de doublage. Il est la raison pour laquelle j'ai décidé de m'attaquer à ce grand classique: j'apprécie beaucoup son jeu. Je n'ai pas été déçue. Pour moi, il a réalisé un tour de force. En effet, il serait très facile de tomber dans la monotonie ou le surjeu: entre les digressions philosophiques, les emportements des personnages, les discours des uns et des autres... Vincent Violette n'est jamais monotone. Quant aux passages exaltés, il les joue sans les exagérer. Il modifie quelque peu sa voix pour certains personnages. D'habitude, je n'aime pas vraiment cela, mais ici, le comédien n'en fait pas trop. En outre, cela contribue à rendre sa lecture vivante.

Je sais que Vincent Violette a également enregistré «Crime et châtiment». Je ne sais pas encore si je le lirai. En tout cas, j'espère qu'il enregistrera d'autres livres, et pas uniquement des classiques.

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