Lecteur : Morard Albert

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lundi, 26 janvier 2009

L'ange traqué, de Robert Crais.

L'ange traqué

L'ouvrage:
Elvis Cole est détective privé. C'est l'un des meilleurs.
Un jour, Bradley Warren et sa secrétaire, Gillian Baker, viennent lui demander son aide pour retrouver une pièce de collection (un manuscrit volé). Au cours de l'enquête, les choses se compliquent, et la fille de Bradley, Mimi, est enlevée. Bradley congédie Elvis, arguant qu'il n'a pas su faire son travail. Elvis décide de retrouver la jeune fille, car les deux fois où il l'a vue, il a ressenti son mal être, et veut l'aider.

Critique:
L'un des points forts du roman est le caractère d'Elvis. C'est un personnage hors du commun. Il déteste d'emblée le riche et capricieux Bradley Warren, et ne se prive pas de le lui faire savoir. Le lecteur prend plaisir aux joutes verbales entre les deux hommes. En effet, si Bradley montre sa supériorité matérielle, Elvis ne cesse de le remettre en place en utilisant son cerveau à bon escient, prouvant par là que le plus important, c'est la personnalité. Bradley semble vide et niais à côté d'Elvis.

Ensuite, les événements nous montrent la loyauté, le sérieux, et la compassion d'Elvis: retrouver Mimi devient son combat, il fera tout pour l'aider.
A la fin, on reste dans l'incertitude. Bradley a-t-il vraiment fait ce dont Elvis l'a accusé? Les actes de Mimi l'expliqueraient, mais Mimi est-elle vraiment comme Elvis le pense? Elvis lui-même se demande qui est réellement Mimi. La jeune fille restera une énigme jusqu'au bout.

Je vous recommande ce roman, car malgré quelques longueurs, l'intrigue est bien menée. Les personnages sont attachants, même ceux qu'on voit peu (Tracy-Louise Fishman, et même Eddy, malgré son lourd passé).

Éditeur: éditions du Seuil.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Albert Morard pour la Bibliothèque Braille Romande.

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lundi, 14 janvier 2008

Brins de zinc, de Daniel Rocher.

Brins de zinc

L'ouvrage:
Daniel Rocher a recueilli ces saynètes dans divers bars , cafés et restaurants. Il nous livre ici un croustillant florilège.

Critique:
Ce livre qui rassemble des tranches de vie est à déguster sans modération. Certaines historiettes sont un peu étranges, voire surréalistes, comme par exemple, la conversation entre les deux hommes sur la femme à qui l'un d'eux a allumé une cigarette. Mais c'est justement cette incongruité, cette étrangeté qui font rire. On se dit qu'il est impossible qu'une telle scène ait eu lieu. Et pourtant, si.
D'autres scènes font franchement rire, comme celle du japonais qui va manger chez les institutrices. J'avais deviné ce qu'il avait compris avant la fin, et cela m'a donné le fou rire. Ce genre de scènes est habituel, cependant, la façon dont cela est raconté est très amusante. L'histoire est bien amenée.
Qu'elles soient incongrues, qu'elles fassent sourire ou rire, qu'elles donnent envie de frapper certains clients, ces petites histoires mettent de bonne humeur. Je n'ai qu'une envie: que Daniel Rocher (ou un autre) fasse d'autres compilations de ce genre d'histoires.

Éditeur: éditions du Rocher.

J'ai eu la chance d'entendre ce livre. Je suis convaincue que la version enregistrée apporte une autre dimension à cet ouvrage, et permet de mieux l'apprécier. Je pense que lire la version papier dans sa tête ne rendra pas le livre aussi vivant que ce qu'a fait Albert Morard, le lecteur qui l'a enregistrée pour la Bibliothèque Braille Romande. Bien sûr, il est impossible que ce livre soit lue de manière plate. J'ai souvent râlé après les lecteurs qui font des voix différentes aux personnages des livres. J'ai même parfois trouvé que ce lecteur (qui a pour habitude de faire différentes voix aux personnages pour chaque livre qu'il enregistre) exagérait un peu. Mais pour «Brins de zinc«, il est indispensable de le faire. Je dis également souvent que je préfère un livre qui n'est pas trop joué plutôt qu'un livre surjoué. Mais ici, la façon dont Albert Morard interprète ce livre est tout à fait adéquate! Je ne m'imaginais pas ce genre de livre lu autrement. Ici, le lecteur donne toute la mesure de son talent. Je ne peux que le féliciter pour son interprétation si juste! Il est exactement dans le ton. J'imaginais très bien les personnages décrits, et ce qu'ils faisaient. Je pense qu'il s'est autant amusé à interpréter ce livre que je me suis amusée à le lire. Sa façon de lire tendrait à prouver qu'il y a pris plaisir.

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lundi, 30 mai 2005

Mars et Vénus sous la couette, de John Gray.

Mars et Venus sous la couette L'auteur:
John Gray est surtout connu pour "Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus", que je n'ai pas lu...

L'ouvrage:
L'auteur centre son livre sur comment avoir de bonnes relations sexuelles, harmonieuses pour l'homme et la femme.

Critique:
On dirait que ce bouquin a été écrit pour des coincés qui ne savent pas communiquer. Ça a été écrit à partir d'expériences d'américains. Donc, soit ils communiquent moins que les français, soit mon chéri et moi, on est les champions du couple. Si vous le lisez, j'aimerais vraiment savoir ce que vous en pensez. Est-ce que ce livre apporte réellement quelque chose?... D'après lui, il a changé la vie de certains couples, grâce à ses méthodes. Ça voudrait dire que tous les américains sont des manches et des frustrés?... Parce qu'en gros, il dit de communiquer plus...

Il donne des conseils de boulet, comme par exemple: "L'homme pourrait faire la vaisselle, de temps en temps." Ben, oui, on n'est plus au Moyen Age, on n'en n'est plus à la femme qui fait tout... Il explique que quand sa femme était enceinte, il a eu l'extrême amabilité de lui proposer de faire la vaisselle, voyant qu'elle peinait à cause de sa grossesse. Oh, mais quelle délicatesse de sa part! Et il est tout content de dire qu'à partir de ce moment-là, il a fait la vaisselle tout le temps de la grossesse de sa femme. Il va même (le saint homme) jusqu'à la faire, parfois, alors que sa femme n'est pas enceinte! Je sais, je suis cinglante, mais on dirait qu'il se glorifie de ce genre de choses.

Il y a un autre conseil que je voudrais pointer du doigt: celui du film. Si on va au cinéma en couple et que c'est l'homme qui a choisi le film, si la femme ne l'a pas aimé, elle ne doit pas le lui dire. Ce conseil est absurde! On peut dire gentiment à l'autre qu'on n'a pas aimé le film qu'il a choisi. Cela ne veut pas dire qu'il ne sait pas choisir un film, ça veut juste dire que sur ce point-là, on n'a pas les mêmes goûts. Cela ne remet pas en question le jugement général de la personne. Il ne va pas se vexer si c'est dit sans agressivité... D'ailleurs, un conseil comme ça tend à couper la communication.

En effet, il n'y a pas que des techniques sexuelles, mais aussi des conseils intelligents de cet acabit. D'ailleurs, les "techniques sexuelles" proposées ne sont pas si extraordinaires que ça. Là, encore, c'est écrit à l'intention de gens incapables de communiquer. Le pire, c'est qu'il a l'air de dire qu'il a aidé plein de gens avec ça... Ça ne me donne vraiment pas envie de lire "Les hommes viennent de mars, les femmes viennent de Vénus"... Surtout qu'une amie qui l'a lu et qui a également lu "La sainte folie du couple" me conseille plutôt ce dernier, qu'elle trouve plus sérieux.

De plus, John Gray se répète comme si on était trop bête pour comprendre à la première lecture... Il dit quelque chose qu'il développe, et ensuite, il le répète en résumé, comme s'il s'adressait à des gens stupides... Ça fait toujours plaisir... Remarque, ceux qui voient ses livres comme une bible en matière de couple ne doivent pas être très intelligents...

Je suis désolée si cette critique acerbe vous choque... si quelqu'un a lu ce livre, et a un avis positif dessus, je suis toujours prête à en discuter...

Éditeur: Michel Lafon.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Albert Morard pour la Bibliothèque Braille Romande.

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