Celebration

L'ouvrage:
Voilà vingt ans que Christine est mariée à Logan Kelly. Leur mariage lui semble parfait: ils ont trois enfants, et s'aiment comme au premier jour.

Après avoir passé vingt ans dans l'armée, Logan doit se retirer. Le couple décide que Christine et les enfants iront l'attendre dans la maison des Summers, les parents de Christine. La maison lui appartient depuis leur mors. Logan les y rejoindra un mois plus tard, le jour de Noël.
Noël arrive, mais Logan ne se montre pas. Les enfants finissent par laisser voir qu'ils en sont ravis. De plus, le banquier de Christine lui explique que Logan a retiré tout l'argent du couple, argent qui était principalement celui de Christine. Elle est la seule à déplorer l'abandon de Logan, la seule à garder de lui des souvenirs heureux.

Critique:
C'est le premier livre de Fern Michaels que je lis. Étant donné qu'elle en a écrit près de cent, il est à prévoir que certains de ses romans sont moins bons. Celui-là est du genre de ceux de Danielle Steel. Il est peut-être un peu moins dur à passer, car les choses sont un peu mieux amenées.
Le personnage de Christine évolue.
Il y a des épisodes imprévus et amusants, comme celui où le chauffage tombe en panne, et où il faut abriter plus de soixante chiens dans la maison.

Mais bien sûr, il y a des clichés, le premier étant l'histoire d'amour, assez attendue malgré la difficulté qu'a Christine à se détacher de Logan.
Les personnages sont soit très gentils soit très méchants. Logan n'a aucune motivation qui le rendrait complexe: il est avare, égoïste, cupide, coureur... En plus, toute la famille aime les chiens, sauf Logan. Aimer les chiens est-il un signe de gentillesse et de générosité? Au contraire, ne pas les aimer fait-il du personnage quelqu'un qui n'a aucun respect, aucune valeur morale?

Par ailleurs, lorsque Logan revient (je ne pense pas vous dévoiler énormément de choses en disant ça, tant l'histoire est prévisible), il est évident que quelqu'un aurait dû vérifier ses affirmations. personne ne le fait, et on se traîne péniblement jusqu'au moment où Steven fait le rapprochement. D'ailleurs, cette façon de découvrir la vérité est tirée par les cheveux. On dirait que dans le monde, il n'y a que les personnages de ce livre, et donc, ils vont fatalement se croiser. ;-)

Autre chose m'a déplu: les années sont trop morcelées. C'est-à-dire qu'on voit les personnages en 1973, puis en 1987, puis en 1991, etc. Je trouve que tous ces sauts dans le temps accentuent le côté superficiel des personnages et de l'histoire.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Laural Merlington pour les éditions Brilliance audio.
Laural Merlington a une voix agréable, et met le ton approprié. En outre, même si elle prend une voix plus grave pour les rôles masculins, elle n'exagère pas sa voix, elle fait ça de manière à peu près naturelle, elle ne force pas.