Lecteur : McFadden Amy

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lundi, 24 juin 2019

Debutante Dropout mysteries, book 1: Blue blood, de Susan McBride.

L'ouvrage:
Andrea (dite Andy) Kendricks est conceptrice web. Un jour, une amie qu'elle n'a pas vue depuis dix ans (Molly O'Brian) lui téléphone, et lui demande son aide, car elle est accusée de meurtre. Andy demande à sa mère (Cissy, riche et friande de mondanités, mais oeuvrant également pour des associations caritatives) de mettre son avocat sur l'affaire.

Critique:
Ce roman m'a plu. C'est une sorte de comédie policière. Il n'est pas aussi drôle que «Les improbables aventures de Julie Dumont», mais il a une bonne dose d'humour. Les relations entre Andy et Cissy sont source de rire. La mère veut certaines choses pour sa fille, et n'hésite pas à devenir très pénible. Elle ne comprend pas les choix de vie d'Andy, et souhaite l'aider à en «réparer» certains... Mais leurs rapports ne sont pas toujours tendus. Cissy n'hésite pas à aller récupérer sa fille dans un endroit incongru, et elle a beau ne pas approuver ses actes, elle ne rejette pas David (vous saurez qui c'est en lisant le livre). Tout comme Andy, le lecteur sait que ce dernier manquera à Cissy par la suite. Bref, si elle est agaçante, elle est aussi attachante.

Andy est sympathique. Elle a choisi de faire un métier qui lui plaît, et il est très loin de la préparer à ce dans quoi elle s'engage on voulant aider Molly. Elle passe par plusieurs péripéties... qui ne la rendent pas prudente pour autant...

Pour moi, l'énigme n'est pas le plus important de l'histoire. Elle m'a plu parce que j'ai trouvé la solution bien amenée et bien pensée, mais je trouve un peu dommage que dès le départ, on soupçonne certaines personnes. Non qu'elles soient aimables, mais elles sont trop faciles à suspecter. D'ailleurs, j'aurais bien voulu que ces deux personnages soient un peu coupables de quelque chose, car ils ne me pkaisaient pas, et j'aurais souhaité qu'ils soient punis.

Il y a une amorce d'histoire d'amour. Il m'a plu que les personnages ne tombent pas amoureux au premier regard. Là, c'est crédible. Bien sûr, l'auteur a fait ainsi concernant ce pan de l'intrigue, parce qu'elle savait qu'elle pourrait le développer. En effet, ce roman est le tome 1 d'une série qui, pour l'instant, en comporte six. Quand je l'ai acheté, je savais que c'était le début d'une série, et je savais aussi que les tomes 4 et 5 n'étaient pas disponibles sur Audible.fr... Donc si j'aime toujours les aventures d'Andy à la fin du tome 3, il faudra que je supplie Audible.fr et Audible.com de se mettre d'accord pour que je puisse acheter les tomes 4 et 5...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Harper Audio.

Amy McFadden entre parfaitement dans la peau des personnages. Elle fait une Andy très convaincante. Les échanges entre l'héroïne et sa mère sont savoureux dits par cette comédienne. Elle adopte souvent une voix mielleuse pour Cissy, ce qui est d'autant plus cocasse que celle-ci ne se prive pas de critiquer ce que fait sa fille, du moins au début.

lundi, 3 juin 2019

Don't play in the sun, de Evie T. McDuff.

Don't play in the sun

L'ouvrage:
Bufford, Caroline du sud. En 1941, à l'âge de onze ans, Alice Whitmore rencontre Jack Miles. Ils deviennent très vite amis. Plus tard, ils se marient. Tout va bien pour eux, mais Jack souhaite ouvrir un garage à Washington DC. Cela signifie que le couple habitera à une assez grande distance des parents d'Alice. Celle-ci est triste de tant s'éloigner d'eux, mais souhaite être une bonne épouse. Alors, elle suit son mari.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. À travers le récit d'Alice et celui de ses ancêtres (la jeune femme accède à des lettres et à des journaux intimes écrits par sa mère, sa grand-mère, et ses arrière-grands-mères), l'auteur montre des femmes qui ont dû se battre pour sortir d'une condition, ou être respectées, ou sauver leurs enfants... En très peu de pages, elle rend la vie de certaines de ces femmes très intéressante. Par exemple, il n'y a qu'une courte lettre de Lily, et ce qu'elle raconte est malheureusement quelque chose dont on sait que c'est très souvent arrivé (donc cela peut faire remâché aux yeux de certains), mais on ne peut qu'éprouver de la compassion pour elle. Chacune des femmes dont Alice découvre l'histoire a eu, un jour, la force de faire quelque chose. Les conséquences n'ont pas toujours été heureuses, mais ces femmes ont toujours fait au mieux. Peut-être Sheila aurait-elle pu agir autrement, mais ce n'est pas sûr...

Au long de ma lecture, Alice m'a beaucoup agacée. Je sais que ce qu'elle vivait était extrêmement difficile, et qu'elle n'avait pas la force de mettre un terme à ces tortures. Je sais que c'est souvent le cas des femmes qui subissent ce qu'elle endurait. Cependant, ses parents et sa fille auraient été un soutien si elle avait décidé d'agir comme il l'aurait fallu. Donc même si je la comprenais un peu, je lui en voulais aussi.
Ensuite, quelque chose arrive, et après cela, j'ai espéré qu'Alice aurait appris de ses erreurs. Certes, il est logique qu'elle éprouve de la compassion, mais à sa place, j'aurais été aussi intransigeante que Denise. Celle-ci paraîtra peut-être un peu extrémiste à certains lecteurs. Quant à moi, je l'ai toujours comprise. De plus, lorsqu'Alice est honnête avec elle, même si elle est furieuse et blessée, elle finit par se calmer, parce qu'elle a obtenu la vérité.

La fin fait qu'on veut savoir ce qui va arriver. La dernière scène laisse à penser que certains personnages vont y laisser des plumes, voire davantage. Ce livre étant un tome 1, je me demande par qui la suite sera racontée. Alice est la narratrice de ce tome. Sera-t-elle celle de la suite? Ou bien, sera-ce Denise? J'aurais dû attendre que le tome 2 sorte avant de lire le tome 1... Maintenant, je bave d'envie... ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden.

Amy McFadden est aussi talentueuse que d'habitude. Elle exprime très bien les fortes émotions de certains personnages. Elle n'en fait pas trop, ne tombe pas dans le larmoiement. Elle prend un petit accent pour Javier, et cela ne m'a pas agacée, car elle sait le doser. Elle modifie un peu sa voix pour les rôles masculins: cela ne m'a pas gênée, car là non plus, elle n'exagère pas. Enfin, elle prend un accent du sud des États-Unis pour certains personnages. Je n'aime pas trop cela, mais Amy McFadden fait partie de ceux qui le font de manière naturelle.

Acheter « Don't play in the sun » en téléchargement audio anglais sur Amazon (Audible.fr)

jeudi, 30 mai 2019

La voie du loup, de Beth Lewis.

La voie du loup

L'ouvrage:
À l'âge de sept ans, Elka vivait dans un petit village avec sa grand-mère. Celle-ci s'occupait de la fillette pendant que les parents de cette dernière allaient faire fortune en ville. Un jour, l'enfant s'est perdue dans les bois, et a été recueillie et élevée par un homme qu'elle surnomme «le trappeur». Dix ans s'écoulent. Elka apprend alors que son père adoptif est recherché pour le meurtre de plusieurs femmes. Complètement déboussolée, elle s'en va. Elle souhaite fuir cette situation, et décide d'en profiter pour tenter de retrouver ses parents.

Critique:
J'ai adoré ce roman (autre cadeau de ma mère pour Noël 2018). Sa plus grande force est son héroïne. Cette fille de la nature doit faire face à des situations auxquelles elle n'est pas préparée, et trouve toujours le moyen de s'adapter. Bien sûr, elle se débrouille mieux sous un orage que confrontée à la cruauté humaine, mais elle s'en sort toujours. J'aurais agi comme elle sur le bateau.
Le plus dur pour la narratrice est sûrement de devoir accepter la duplicité de son père adoptif, et également autre chose qu'elle-même a du mal à se pardonner.

J'ai souri lorsque notre héroïne s'embarrasse de Pénélope. Elka pense d'ailleurs que sa compagne ne lui sera d'aucune utilité, étant une pauvre chose fragile. Ce curieux duo ne manquera pas de surprendre le lecteur. Je dois dire que je n'ai pas trop apprécié Pénélope. Pourtant, elle ne trahit pas Elka... je la trouvais surtout pénible lorsqu'elle minaudait avec Mark, et je me demandais ce que celui-ci lui trouvait. Mais Pénélope prouve à tous (je ne l'aurais pas pensé d'elle, et cela a fait que j'ai retiré toutes mes mauvaises pensées à son égard) qu'elle apprécie Elka à sa juste valeur.

Non seulement le roman ne traîne pas, mais l'auteur a su faire monter la tension de multiples manières. Il y a d'abord ce que vit Elka sur le bateau. (Je savais qu'elle était tombée sur une personne méprisable avant qu'elle ne le découvre. Il m'a d'ailleurs semblé étrange qu'elle ne se méfie pas, et tombe sous le charme d'un beau parleur.) Il y a ensuite les péripéties que Pénélope et elle vivent. Enfin, il y a la mission qu'elle finit par se donner.

Ce roman a une vraie fin. Cependant, j'aurais souhaité savoir ce que devient la narratrice. À la toute fin, on sait certaines choses, mais je pense que j'aurais aimé savoir la suite, même si on me rétorquera qu'on peut facilement l'imaginer. Je pense qu'elle n'est pas forcément toute tracée à cause d'un détail (que je ne dévoilerai pas ici pour ne pas trop en dire).

Je ne sais pas vraiment quand se passe le roman, mais au vu de certains détails, j'imagine que c'est au dix-septième ou dix-huitième siècle...

Une héroïne très attachante, une intrigue très bien pensée, une ambiance parfaitement exposée. Une réussite!!!

Éditeur français: Bragelonne.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Harper Audio.

Les habitués de ce blog savent sûrement qu'Amy McFadden fait partie des lecteurs dont le jeu me plaît beaucoup. Ici, elle n'a pas démérité.

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lundi, 27 mai 2019

The repeat year, d'Andrea Lochen.

The repeat year

L'ouvrage:
1er janvier 2012. Olive s'éveille... chez Phil, son ex, celui qui l'a plaquée en février 2011. D'après ses souvenirs, elle ne l'a pas vu la veille au soir. Comment donc s'est-elle retrouvée chez lui? Il lui rafraîchit la mémoire, mais ce qu'il lui raconte, c'est la soirée du 31 décembre 2010. Entre ce qu'il lui dit et la date qu'affiche son ordinateur, la jeune femme se rend compte qu'elle est en janvier 2011. Elle va donc revivre l'année 2011. Après le choc initial, elle se dit qu'il faut qu'elle fasse en sorte que Phil ne la quitte pas.

Critique:
Ce roman (autre cadeau de ma mère pour Noël 2018) m'a beaucoup plu. L'histoire est un peu légère, mais je m'y attendais, et pour moi, cela ne tourne pas à la mièvrerie, donc ça me va. Il y a seulement une chose que j'ai trouvée discutable: il est évident que Kerrigan (prénom que j'écris ainsi d'après la prononciation de la lectrice, mais cela pourrait aussi s'écrire Carrigan... ou encore autrement) n'a pas agi par altruisme. Elle ne fait d'ailleurs aucune difficulté pour l'admettre. Bien sûr, elle explique qu'il y avait un peu d'altruisme parmi tout ce qui l'a poussée, mais c'était loin d'être le plus important. Avant même qu'elle l'admette, c'était évident. Il n'aurait pas été crédible qu'elle brandisse l'altruisme, parce qu'alors, elle aurait agi autrement. De ce fait, je regrette la tournure que prennent les choses entre elle et Olive à la fin. Cette remarque amène forcément celle sur le fait que si Olive avait été plus courageuse dès le départ, Kerrigan n'aurait rien fait. Comment ne pas blâmer l'héroïne pour ce manque de courage, tout en la comprenant également? Je ne peux pas dire ce que j'aurais fait à sa place...

Au long du roman, l'année suit son cours. Le lecteur sait très vite qu'Olive veut éviter ses erreurs passées, donc il n'est pas surpris de la voir agir autrement. Cela pourrait peut-être paraître un peu long à certains qui pourraient penser: on sait ce qu'elle veut faire, alors pourquoi nous le montrer? Quant à moi, cela ne m'a pas du tout ennuyée. J'observais l'héroïne remettant précautionneusement ses pas dans les siens (si j'ose dire) et bifurquer afin d'éviter tel ou tel obstacle, tout en en créant d'autres. Il m'est assez pénible d'entendre souvent un certain refrain lorsque je lis un roman où l'auteur joue avec le temps (à savoir: si on essaie d'améliorer les choses, on n'obtiendra que le mal). Ici, j'ai trouvé qu'Andra Lochen s'en sortait bien. Olive n'attire pas une montagne de désastres, mais rien n'est tout rose. Outre ce qui arrive avec Phil, il y a d'autres événements familiaux qu'elle parvient à mieux gérer, même si ce qui se passe ne lui plaît pas trop. Enfin, cette étrangeté que l'univers lui fait vivre la rapproche de Cherry, connaissance de sa mère qu'elle trouvait ennuyeuse. J'ai apprécié ce rapprochement qui obligeait la narratrice à voir Cherry autrement.

À part mon reproche concernant Kerrigan, il m'a plu que le roman respecte des codes donnés. En effet, lorsque je tente certains livres, le résumé et l'image de la couverture (souvent décrite par une amie) me donne à penser qu'il sera plutôt comme ci ou plutôt comme ça. «The repeat year» a répondu à l'impression que m'avaient donnée le résumé et la couverture. Je le souligne ici, parce que sitôt cette chronique tapée, je vais taper celle de «Like no other» dans lequel l'autrice n'a pas respecté certains codes, et je vais répandre mon courroux sur sa tête. ;-)

Il va de soi qu'Andrea Lochen nous pousse à nous demander ce que nous ferions dans le cas de son héroïne. Serions-nous raisonnables? Commettrions-nous le même type d'erreurs? Il y a des événements de mon passé que j'aimerais beaucoup pouvoir changer, donc même sous un aspect léger, le sujet de ce roman ne pouvait que me fasciner et m'interpeller.

Lecture sympathique, avec quelques questions intéressantes.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

Comme d'habitude, Amy McFaden ne m'a pas déçue. Elle est très bien entrée dans la peau des personnages, a rendu leurs émotions sans affectations, et n'a pas forcé le trait pour les voix masculines.

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lundi, 22 avril 2019

Twisted, d'Hannah Jayne.

Twisted

L'ouvrage:
Lorsque Bex avait huit ans, son père a été accusé d'être un tueur en série. Ses victimes? Des femmes à qui il prenait leurs bijoux, bijoux qu'il donnait à sa fille. Au moment où il aurait dû être arrêté, il s'est enfui. L'enfant est allée vivre chez sa grand-mère.
Aujourd'hui, dix années ont passé. Sa grand-mère étant morte, Bex va vivre dans une famille d'accueil, chez Michael et Denise. Les choses commencent bien: le couple est très gentil et attentionné. De plus, Bex se fait des amis au lycée. Cependant, les événements prennent rapidement une tournure inquiétante...

Critique:
Ce roman (cadeau de Noël de ma mère) m'a beaucoup plu. J'imagine que certains lecteurs pourraient trouver l'héroïne pénible, parce qu'elle est presque toujours en train de s'inquiéter de ce qu'on va penser d'elle, craint qu'on sache de qui elle est la fille, se voit souvent rejetée si on savait... Je n'ai pas trouvé cela ennuyeux, parce qu'il me suffisait de me mettre à la place de l'adolescente. Bien sûr, on peut penser qu'elle n'a qu'à être forte, et rétorquer avec aplomb à ceux qui lui feraient des remarques qu'être l'enfant d'une personne immonde ne fait pas d'elle une personne immonde. Certes, mais je pense que cela n'est pas forcément simple à faire quand on se remet souvent en question, et qu'on est presque tout le temps dans un état de nervosité avancé, justement à cause de cela.
Là où j'ai trouvé Bex un peu pénible, c'est les fois où elle se montre légère envers Michael et Denise, et ne fait pas grand cas d'eux. Elle ne le fait pas exprès, soit...

L'intrigue est bien menée. Il y a une ficelle un peu facile, mais elle ne m'a pas dérangée. Elle a été bien amenée, à mon avis.
À un moment, deux théories se combattent. Bex les analyse. Le lecteur aussi. Il y a une chose importante que l'adolescente ne faisait pas entrer dans son raisonnement. Or, il aurait été intéressant qu'elle en tînt compte, parce que d'un côté, ce fait corroborait l'une des théories, mais il était possible de l'utiliser de la manière dont la romancière a employé un autre fait. Et là, il corroborait l'autre théorie. Il aurait donc été aisé à Bex d'accepter d'en tenir compte.

J'ai trouvé la toute fin un peu rapide. Au moins, la romancière ne bâcle pas les choses: le lecteur sait ce qui arrive aux personnages, il n'y a aucun doute sur rien. Cependant, j'aurais aimé que le dernier chapitre soit un peu plus long, ou qu'il y ait un chapitre supplémentaire (ou un épilogue) se déroulant quelques mois plus tard, et disant comment vont les choses pour les personnages. Je sais que ce petit reproche est du pinaillage. ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Tantor Media.
Amy McFadden est une comédienne dont j'apprécie beaucoup le jeu. Une fois encore, elle ne m'a pas déçue. Son ton est toujours approprié, et elle parvient très bien à modifier sa voix pour les rôles masculins sans exagérer.

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