Lecteur : McFadden Amy

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lundi, 7 janvier 2019

I am still alive, de Kate Alice Marshall.

L'ouvrage:
Jess Cooper a seize ans. À présent, elle est dans les bois, au large du Canada. Sa seule compagnie est Beau, le chien de son père. La jeune fille n'est là que depuis quelques mois, et maintenant que son père est mort, elle doit apprendre à survivre.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Je l'ai trouvé assez dur psychologiquement, mais tout ce qui y est raconté est réaliste.

J'ai compris chaque choix de l'héroïne, chacune de ses révoltes, de ses batailles. J'ai compris le désespoir qui s'empare d'elle lorsqu'elle pense (au long du roman) aux pertes qu'elle a subies, mais aussi quand elle a l'impression qu'elle ne peut pas continuer de se battre pour survivre. J'ai compris cette jeune fille très réaliste. Elle supporte vaillamment les coups durs qui s'abattent sur elle. La vie et les circonstances l'ont poussée à avancer, mais il m'aurait semblé normal (même si cela m'aurait déçue) qu'elle finisse par jeter l'éponge.

Ayant bénéficié de quelques leçons de son père, Jess nous en fait profiter. D'abord, elle énonce calmement ce dont nous nous doutons tous plus ou moins: «C'est le froid qui te tuera en premier.» Ensuite, entre l'enseignement de son père, sa jugeote, et les leçons qu'elle tire de ses expériences, elle évolue, apprend, mûrit... Elle arrive avec certaines idées: elle est végétarienne, a besoin de kiné pour sa mauvaise jambe (résultat d'un accident de voiture), cette vie dans les bois n'est pas pour elle. Elle se rend vite compte qu'être végétarienne est un luxe qu'elle ne peut pas se payer, et que ses efforts pour survivre (pêcher, chasser, se construire un abri...) lui font les muscles. Kate Alice Marshall fait passer son héroïne par de très rudes moments, d'autant que sa survie n'est pas la seule chose que l'adolescente devra prendre en compte.

À un moment, la jeune fille tenait sa vengeance à portée de main, et n'a pu se résoudre à faire ce qu'il fallait. Cela s'est très vite retourné contre elle. J'ai pensé (comme elle) qu'elle aurait dû agir quand elle en avait eu l'opportunité, mais je ne l'ai pas blâmée de ne l'avoir pas fait, parce que c'était une étape assez importante à franchir. C'est pour cela que je dis que même lorsqu'elle fait des choses qui finissent par aller contre ses intérêts, ou qu'elle est injuste envers son père (elle le montre dans les retours en arrière), elle n'est pas forcément à blâmer. Brutalement arrachée à une vie qu'elle aimait, elle se retrouve forcée d'en accepter une totalement différente, à laquelle elle n'est pas préparée... Il y aurait de quoi devenir fou...

Je ne sais pas trop quoi penser de Carl, le père de Jess. À mon avis, il voulait vraiment bien faire lorsqu'il s'est vu confier la garde de sa fille. Il y en a une preuve tangible dans le roman. Quant au reste, disons qu'il s'est laissé rattraper par les circonstances présentes et passées...

Tout comme l'héroïne, j'aime beaucoup Beau. Je ne peux pas dire grand-chose sur lui, pour ne pas trop en dévoiler, mais pour moi, c'est un élément important du roman.

Pendant une partie du livre, la narratrice alterne le récit de son présent et celui de son passé proche. En général, je n'aime pas trop cela. Ici, c'était approprié, et fait avec bon sens. Je n'ai trouvé aucun temps mort, ne m'étant pas ennuyée une seule seconde.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Tantor Media.

Je pense que ce roman n'a pas été facile à enregistrer: il fallait rendre les émotions de la narratrice sans trop en faire. Amy McFadden y a très bien réussi. Lorsque Jess pleure, la comédienne mime à merveille son désarroi. Il n'est pas rare que les comédiens qui enregistrent des livres cabotinent lorsqu'il s'agit de pleurer. Amy McFadden n'en fait jamais trop, et l'expression de la détresse de l'héroïne de ce livre n'a fait que démontrer (une fois de plus) son grand talent. Quant aux autres aspects de son interprétation, ils restent aussi bons que d'habitude.

lundi, 24 décembre 2018

Blood highway, de Gina Wohlsdorf.

Blood highway

L'ouvrage:
Rainy Cain a dix-sept ans. Elle vit avec sa mère à Minneapolis. Un jour, l'adolescente rentre chez elle, et trouve, dans la baignoire pleine d'une eau presque rose, sa mère, les veines tailladées, des flacons de médicaments vides autour d'elle. La police est rapidement sur les lieux. Rainy est choquée. Elle commence à sympathiser avec le détective Blane. Elle ne sait pas encore que sa vie est sur le point de prendre un tournant totalement inattendu.

Critique:
Il est dommage que la Quatrième de couverture en dise trop. Elle ne va pas jusqu'à raconter tout le livre, mais en dit davantage que mon résumé, et à mon avis, donne trop de renseignements quant à l'intrigue.

Ce roman m'a plu. Sa première force est sûrement son héroïne. Très tôt, Rainy a appris de manière assez rude que celle à qui elle faisait confiance n'était pas fiable. J'ai apprécié que malgré une enfance assez dure, la jeune fille ne se soit pas transformée en délinquante accro à la drogue.
Elle est plutôt désabusée. À dix-sept ans, elle énonce déjà certaines vérités qu'on n'apprend qu'à coups de malheurs: par exemple, elle assure que quand quelqu'un est persuadé qu'une chose est de sa faute, il est presque impossible de le faire changer d'avis. Elle est d'ailleurs dans ce cas. Peu après la mort de sa mère, une nouvelle catastrophe lui tombe dessus, la forçant à se relever, et à se regarder en face. Elle a beau avoir une très basse opinion d'elle-même, elle se rend compte qu'elle tient à la vie, et qu'elle aspire à couler des jours heureux. Elle ne m'a jamais agacée, même lorsqu'elle se rabaisse, tente de s'enfermer en elle-même, ou souhaite croire que Sam est quelqu'un de bien. Qui la blâmerait d'espérer que tout n'est pas pourri? Qu'elle prenne des risques pour elle-même ou pour ceux à qui elle tient, elle est toujours sympathique. C'est une très gentille et généreuse fille un peu perdue, qui sait que l'amour fait mal, mais qui, alors qu'elle veut le rejeter, se rend compte qu'elle en a besoin. Avec une mère pareille, elle aurait vraiment pu mal tourner. J'ai souvent eu envie d'entrer dans le roman, et d'aller l'aider. Elle est rapidement précipitée dans des événements traumatisants, en très désagréable compagnie. Et là, elle parvient à sympathiser avec celui qui en vaut la peine.

Je ne me suis pas du tout ennuyée. D'ailleurs, l'histoire de Rainy me plaisait tant que j'ai passé une quasi nuit blanche (cela m'a surprise moi-même) à respirer à son rythme.

Gina Wohlsdorf crée quelques rebondissements qu'on aurait pu prévoir, mais qui recèlent tout de même des surprises. Par exemple, ce que finissent par faire Bouclettes et Jambes (je traduis approximativement les surnoms que leur a donnés Rainy), ceux concernant Blane, et d'autres.

J'ai été déçue par certaines choses, mais elles étaient inévitables. L'une aurait même pu être prévue par la narratrice, mais on imagine facilement qu'au moment où elle a mis la fatalité en branle, elle craignait pour sa personne, et n'envisageait pas de telles conséquences.

Je ne sais pas trop quoi penser du prologue. Il se passe sûrement après les événements contés par la jeune fille au long du roman, mais je ne sais pas vraiment ce qu'il apporte... En tout cas, il ne m'a pas dérangée.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Highbridge Audio.

Amy McFadden est la raison pour laquelle j'ai lu le résumé de ce roman, car c'est une lectrice que j'aime beaucoup. Elle fait partie de ceux dont je regarde souvent quels sont les nouveaux livres enregistrés. Ici encore, elle n'a pas démérité. Elle est très bien entrée dans la peau de Rainy, adoptant le ton adéquat pour décrire ses états d'âme. Lorsque la jeune fille assiste à une scène extrêmement traumatisante, la comédienne intègre à son jeu la dose suffisante d'effroi. Lorsque Johnny raconte son histoire, Amy McFadden ne tombe jamais dans le larmoiement, ce qui aurait été catastrophique.
Elle modifie quelque peu sa voix pour les rôles masculins. Cela ne me plaît pas trop, mais cela reste supportable.

Acheter « Blood highway » en téléchargement audio anglais (Audible.fr)

lundi, 10 décembre 2018

The girl who lived, de Christopher Greyson.

The girl who lived

L'ouvrage:
Faith Winters, sa soeur (Kim), son père (Michael), Jessica Foster et ses deux filles (Anna et Emily) doivent passer une soirée ensemble dans le chalet des Winters. Le lendemain, Faith aura treize ans. Lorsque Kim et elle arrivent, elles sont prises en chasse par deux hommes mystérieux. Kim est tuée, et Faith parvient à s'enfuir.
Voilà dix ans que la jeune fille va de cures de désintoxication en hôpital psychiatrique. Elle n'a jamais réussi à convaincre la police, et tout le monde croit que c'est Michael qui, avant de se suicider, a tué une de ses filles, ainsi que Jessica (avec qui il avait une liaison) et Anna Foster.
Aujourd'hui, Faith retrouve la liberté. Elle n'a pas renoncé à se faire entendre.

Critique:
Ce roman m'a globalement plu. L'auteur traîne un peu. En effet, dès le début, on se doute que Faith n'est pas folle. J'ai même trouvé gros que personne ne la croie, sauf Henry, l'agent du FBI qui tente de l'aider. Bien sûr, cela permet à Christopher Greyson de faire en sorte qu'on soupçonne tout le monde. Encore une ficelle que je n'aime pas trop, même si, ici, elle est assez bien utilisée. L'auteur sème rapidement des éléments qui font que n'importe qui est un tueur qui prend l'apparence d'une bonne âme. Quelques personnes échappent heureusement à cela. Il y a aussi ceux sur l'innocence desquels j'avais décidé de parier. Je suis contente de ne pas m'être trompée. Cette galerie de suspects permet à l'auteur de glisser des faux rebondissements (qui font quand même leur petit effet) au moment où Faith découvre que tel ou tel indice mène droit à telle personne.
Lorsque j'ai eu la solution, j'ai pensé que la personne au centre de tout était celle que j'aurais dû soupçonner en laissant tous les autres de côté, car en effet, les indices menant à cette personne sont, (à y bien réfléchir après coup) les plus convaincants.%%Je trouve quand même dommage qu'à vouloir surprendre, l'auteur en ait fait trop. En effet, je n'ai pas aimé ce qu'on découvre au sujet d'Henry. C'est une ficelle que j'ai trop rencontrée (sous d'autres formes), et qui ne m'a jamais plu, à quelques exceptions près où elle est parfaitement maîtrisée. Ici, cela rend certaines situations bancales, à mon avis...

Faith est sympathique. Parfois, je m'énervais parce qu'elle faisait absolument tout ce qu'elle savait devoir éviter. Puis, je me disais qu'avec ce qu'elle avait vécu, il était normal qu'elle dérape. Elle a quand même le chic pour se mettre dans le pétrin. De plus, elle est souvent désagréable avec les gens. Là encore, cela se comprend. Et puis, il suffit de gratter un peu le vernis pour trouver la jeune fille sensible et avide d'amour.

Je ne peux pas trop parler des personnages ni de certains éléments sans orienter la pensée de ceux qui me liront. Si je dis que j'aime bien untel, ils se diront qu'ils peuvent l'éliminer de la liste des suspects...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Greyson Media.

Amy McFadden fait partie des lecteurs dont j'aime beaucoup le jeu. Ici, elle n'a pas démérité. Elle parvient toujours habilement à modifier sa voix pour les rôles masculins sans que cela soit affecté.

Acheter « The girl who lived » en téléchargement audio anglais (Audible.fr)

lundi, 8 octobre 2018

The survivor's guide to family happiness, de Maddie Dawson.

The survivor's guide to family happiness

L'ouvrage:
À la mort de sa mère adoptive, Nina Popkin, trente-cinq ans, voit son monde s'écrouler. Ayant besoin d'un but, et étant curieuse concernant sa naissance, elle décide de rechercher ses parents biologiques.

Critique:
L'auteur a fait un pari risqué. Elle aborde différents thèmes graves, et fait souvent cela avec humour. Pour moi, elle est parvenue à doser, et elle ne tombe jamais à côté, alors qu'elle aurait très facilement pu.
Exemples d'éléments qui pourraient paraître exagérés:
Lorsqu'elle était enfant, Nina vivait dans un quartier regroupant beaucoup d'enfants adoptés. Au lieu de paraître invraisemblable, cela donne lieu à une anecdote plutôt cocasse, tout en expliquant de manière très naturelle un autre élément important du roman...
Nina a très peur des nones.

Bien sûr, certains moments sont graves, exempts d'humour. Là encore, l'auteur n'en fait pas trop. Sous le rire, elle montre des personnages tourmentés. Nina, bien qu'aimée et choyée dans son enfance, cherche désespérément à se sentir à sa place. Elle en fait souvent trop, afin de tisser autour d'elle un cocon de gens qui seraient de sa famille, de son clan. J'ai bien aimé ce que lui disent Carter et Phoebe vers la fin du chapitre 31. C'est plein de bon sens.
Phoebe et AJ sont également torturés. Ils vivotent, font ce qu'ils peuvent... Pour eux, la romancière n'utilise pas souvent le rire. Elle fait bien.

Dans un tout autre registre, Indigo (quinze ans) se cherche. À travers elle, Maddie Dawson entremêle rire et gravité. La jeune fille n'hésite pas à redoubler d'extravagances qui pourraient être dangereuses, afin de trouver sa place. Qu'elle soit d'une mauvaise foi inégalable, qu'elle se dispute avec son frère (qui est la voix de la raison), qu'elle devienne activiste pour la cause animale, qu'elle se transforme en détective, Indigo est extrêmement attachante. Sa présence est toujours synonyme de drôlerie, et souvent, de gros ennuis. Mon exemple préféré est sûrement ce qui arrive lorsqu'elle décide de faire l'amour sans amour. Je n'avais pas pensé que cela pourrait se terminer ainsi, et pourtant, c'est cohérent.
Au sujet de l'adolescente, j'ai aimé la manière dont Nina interprète ses actes, et ce qu'elle conseille à Carter de faire.

Lindie est un peu agaçante, au début, parce qu'elle a l'air coincé. Quant à ce qu'elle pensait de l'abandon de ses parents biologiques, cela ne m'a pas choquée. Elle jugeait avec les éléments qu'elle avait, et même si une personne extérieure se doute que c'est loin d'être si simple, la théorie de Lindie pouvait se tenir.

S'agissant de l'histoire d'amour, au début, j'ai pensé qu'elle était trop rapide, et je me préparais à râler, quand l'auteur a compliqué les choses. D'autres éléments tournent différemment de ce qu'auraient voulu les clichés, et c'est très bien. Par exemple, la rencontre entre Jane et Nina, ou les soupçons de Lindie quant à une éventuelle infidélité de son mari.

J'ai bien aimé ce que raconte l'épilogue. C'est à l'image du livre dans son ensemble.

Je verrais bien ce roman adapté au cinéma, car je pense que certaines scènes (notamment celle des grenouilles) pourraient être très amusantes.

En gros, j'avais peur que ce roman tombe dans le niais à tout moment, et cela n'a pas été le cas. Il me rappelle un peu «Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie». Il raconte la vie de personnages avec leurs joies, leurs peines, les caractères qui s'accordent ou pas, les répliques savoureuses... et les grosses douleurs dont on ne se relève que difficilement.

Il existe un autre livre de Maddie Dawson, mais je vais sûrement passer mon tour parce que deux lectrices l'ont enregistré, et le jeu de l'une d'elles m'agace...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

Amy McFadden est une excellente comédienne. Je suis toujours surprise de la facilité apparente avec laquelle elle module sa voix sans que rien ne soit exagéré. Elle interprète magistralement ce roman, n'en faisant jamais trop, qu'il s'agisse du rire, de la gravité, ou des rôles masculins.

lundi, 10 septembre 2018

By the book, de Julia Sonneborn.

By the book

L'ouvrage:
Septembre.
Anne Corey, trente-deux ans, enseigne depuis plusieurs années dans une petite université américaine. Elle s'y plaît beaucoup, d'autant que son meilleur ami (Larry) y officie également. Seulement, comme elle n'a aucune publication à son actif, son contrat pourrait ne pas être renouvelé dans un an. C'est alors qu'elle apprend que le nouveau président de l'université n'est autre qu'Adam Martinez, avec qui elle a rompu dix ans plus tôt.

Critique:
J'ai passé un agréable moment avec ce roman. J'ai tout de suite apprécié Anne qui fait de son mieux pour ne pas s'engluer dans les regrets, et doit faire face aux refus des maisons d'éditions, ainsi qu'à un bouleversement familial.

Outre une narratrice sympathique, l'auteur a créé beaucoup de scènes amusantes. Elles ont souvent lieu lorsqu'Anne et Larry discutent, même quand les sujets sont graves. Les passages où l'héroïne est avec son père sont plutôt tristes, mais jalonnés de situations amusantes.

J'ai aimé découvrir les quelques événements de la vie universitaire contés par Julia Sonneborn. Ils ne sont pas très nombreux, mais intéressants.

Quant à l'intrigue, j'ai trouvé dommage que la romancière use de gros sabots pour retarder un événement: d'abord, tout le monde attend qu'il se produise; ensuite, j'aurais aimé voir évoluer les héros après que ce fait se serait passé. De plus, il m'a été trop facile de ne pas aimer Rick (le retardateur de ce que tout le monde attend). Tout aurait peut-être été plus crédible de ce côté si Rick avait été vraiment sympathique. Or, on devine rapidement que ceux qui l'apprécient ont tort. Quant à moi, il m'a tout de suite semblé antipathique.
J'ai trouvé dommage que Julia Sonneborn utilise un autre «retardateur», d'autant qu'il était encore moins crédible que Rick...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

Amy McFadden fait partie de mes lecteurs préférés. Ici, comme d'habitude, elle n'a pas démérité. Elle est parvenue à modifier sa voix pour les rôles masculins sans exagérer.
Elle prend un accent anglais pour Rick (qui est britannique). Je n'aime pas trop cela, mais elle le fait de manière à ce que cela reste supportable.
À un moment, un jeune enfant fait un caprice. Il aurait été très facile de dire ses répliques en en faisant beaucoup trop. La comédienne n'est pas tombée dans ce travers.

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