Lecteur : Lavigne Hervé

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lundi, 2 novembre 2009

La nuit dernière au quinzième siècle, de Didier van Cauwelaert.

La nuit dernière au quinzième siècle

L'ouvrage:
Jean-Luc Talbot vit avec Corinne et son fils adolescent, Julien. Il est contrôleur des impôts. Dans la petite ville où il vit, les superstitions sont profondément ancrées en chacun. Son collègue, Raphaël Martinez, lui conseille tout un tas de précautions afin de se garder contre le mauvais sort.

Un jour, après une dénonciation, les deux collègues vont contrôler l'entreprise Picard qui a ses quartiers au château de Grénant. C'est alors que les ennuis commencent...

Critique:
Une fois de plus, Didier Van Cauwelaert s'essaie au surnaturel. Pour moi, ce n'est pas vraiment réussi. Bien sûr, on retrouve des façons de faire qui sont la signature de l'auteur, et qui plaisent bien: le couple un peu atypique, des répliques humoristiques, des personnages attachants (notamment Julien, même si c'est un personnage secondaire). Seulement, l'intrigue principale, cette histoire de vies antérieures, ne prend pas. Les théories sont intéressantes: mieux agir dans sa vie antérieure pour avoir une meilleure vie future, changer le passé avec son imagination, l'esprit d'un enfant cherchant à s'incarner, la transmission d'éléments par écriture automatique, etc. Seulement, tout cela a été utilisé et réutilisé maintes fois. Didier Van Cauwelaert écrit beaucoup, et peut-être devient-il une sorte de produit commercial: son éditeur lui demande tant de livres par an. En tout cas, on dirait qu'il ne savait pas de quoi il pourrait bien parler, et qu'il a choisi un thème déjà abondamment traité, et sur lequel il n'a fait que broder autour des théories déjà existantes. Il n'a rien apporté de plus.
D'autre part, cette histoire d'amour par-delà les siècles ne m'a pas convaincue du tout. Et puis, tromper quelqu'un qu'on est censé aimer, même avec quelqu'un qu'on est supposé avoir aimé dans une autre vie, c'est tout de même une infidélité.

Les thèmes et théories abordés l'ont tellement été que l'auteur aurait pu se rattraper en imaginant que tout cela était un complot, et que ça n'avait rien à voir avec le surnaturel. Le narrateur l'envisage, d'ailleurs. Cela aurait peut-être donné plus de force au roman, et aurait montré comment on avait su se servir de thèmes faisant partie de la connaissance commune. Ça aurait donné un petit parfum de renouveau à tout cela.

Bref, je ne pense pas que ce livre vaille le détour. Je l'ai fini pour savoir la fin, et parce que j'aime bien le lecteur.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Hervé Lavigne pour les éditions VDB.

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lundi, 28 avril 2008

Personne n'y échappera, de Romain Sardou.

Personne n'y échappera

L'ouvrage:
Condord, New Hampshire, hiver 2007.
Vingt-quatre cadavres sont retrouvés dans un chantier. Ils ont tous été tués d'une balle en plein coeur. Ils ne semblent pas s'être défendus. Le chef de la police, Stuart Sheridan, se voit déchargé de l'affaire au profit du FBI. Cela le pousse à continuer ses investigations. Il refuse d'abandonner. Étant destitué de l'affaire, il enquêtera de manière illicite pendant son temps libre.

Frank Franklin est professeur d'écriture créative. Il vient d'être nommé dans l'université de Durrisder, université qui jouxte le chantier où les corps ont été retrouvés. Pour lui, c'est une opportunité. Il est très bien accueilli par le doyen de l'université, Lewis Emerson. Il sent qu'il s'y plaira.

Critique:
Le livre est un thriller dont les trois quarts sont réussis. Il y a du suspense, et l'auteur nous aiguillonne habilement vers de fausses pistes. Personnellement, j'ai soupçonné un personnage qui n'avait rien fait, en me basant sur la ficelle éculée que ce personnage se fondait trop bien dans le décor et l'histoire. Je commençais déjà à pester après l'auteur en imaginant que ce personnage était impliqué dans les événements macabres racontés. Heureusement, Romain Sardou a su éviter cet écueil. Il s'en est peut-être même servi pour induire le lecteur chevronné de thrillers en erreur.

Les personnages ne sont pas très épais. On sent bien que Franck est instruit, que Ben O Boz est machiavélique, que Stuart est persévérant... mais après... L'histoire prend le pas sur la psychologie des personnages.
Bien sûr, Ben O Boz impressionne le lecteur, car ce qu'il fait montre quelque chose d'atroce. C'est d'autant plus effrayant qu'il est lucide. Il n'est pas sujets à des excès de folie qui le pousserait à agir ainsi. Il calcule ses actes, il n'est poussé par aucune névrose. Il est tout simplement fat, égoïste, et curieux. Il est poussé par son envie de célébrité.

Il est dommage que l'auteur ait situé son roman aux Etats-Unis. Pourquoi les auteurs français qui s'essaient aux thrillers les situent-ils toujours dans un pays anglophone, et le plus souvent, aux Etats-Unis? Bien sûr, de nombreux thrillers sont écrits par des américains, mais quand un auteur français s'y attaque, que ne garde-t-il son pays d'origine?

Je n'ai pas aimé la fin pour plusieurs raisons. D'abord, il y a des incohérences. Comment se fait-il que le FBI, étant au courant, et ayant préparé son coup, arrive trop tard? Qui a tué le personnage qui envoie des messages posthumes? S'est-il suicidé pour parfaire son plan? Soit. Mais c'est tout de même un peu gros. Pourquoi se passe-t-il exactement ce que tel personnage voulait qu'il se passe? Contrairement à la brillante démonstration qu'essaie de nous faire Romain sardou, le plan n'était pas une machine si bien huilée que ça. L'auteur a voulu faire une fin différente, afin de surprendre le lecteur. C'est une bonne initiative, mais cela fait partie de ce qui m'a déçue. Pourtant, j'aime quand un thriller me surprend. J'applaudis les auteurs qui se détournent des codes et des ficelles éculées. Mais ici, cela n'a pas pris. Je comprends l'initiative de l'auteur: vouloir faire du neuf, mais ça n'a pas pris. Les incohérences et cette fin trop noire ont fait que finalement, je ne recommande pas vraiment ce livre.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Hervé Lavigne pour les éditions VDB. Là encore, je tiens à dire un petit mot sur sa prestation. Il fait partie, à mon avis, des bons lecteurs qui ne surjouent pas, et qui ont toujours un ton approprié. En outre, il ne force pas l'accent des noms anglophones. D'autre part, il fait un accent latino pour le lieutenant Amos Garcia, mais sa façon de faire ne m'a pas énervée. Je pense que c'est parce qu'il n'a pas exagéré l'accent latino qu'il a imité.

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lundi, 4 décembre 2006

Seras-tu là?, de Guillaume Musso.

Seras-tu là ? L'ouvrage:
2006.
Elliott Cooper, brillant chirurgien, a soixante ans. Depuis quelques années, il travaille avec la Croix Rouge, et fait des séjours dans des pays défavorisés pour essayer de sauver des vies.
Un jour, il diffère son départ d'Afrique, afin d'opérer un enfant ayant un bec de lièvre. Un vieux cambodgien, la seule famille qu'ait cet enfant, lui en est infiniment reconnaissant. Il lui demande ce qu'il aimerait en remerciement. Elliott s'en tire par une boutade: ce qu'il demande est ce qu'il aimerait le plus au monde, mais il sait bien que le vieux cambodgien ne pourra le lui donner. Il aimerait revoir Ilena, l'amour de sa vie. Elle est morte il y a trente ans.
Le vieux cambodgien réfléchit un instant, puis confie à Elliott un flacon de pilules...

Critique:
Guillaume Musso s'attaque ici à une trame dangereuse: la possibilité de revenir dans le passé, et de pouvoir parler à son moi d'avant. Le Elliott de soixante ans rencontre le Elliott de trente ans. La trame n'est pas nouvelle. On ne peut s'empêcher de penser à d'autres auteurs ou à des metteurs en scène qui l'ont exploitée, et de comparer les idées de Guillaume Musso avec les leur. J'ai pensé, entre autres, au film "Fréquence interdite" et aux livres "Le temps n'est rien", d'Audrey Niffenegger, et "Le voyageur imprudent" de René Barjavel. D'ailleurs, Guillaume Musso fait une allusion très claire à ce dernier roman, et cite sa source.
Le scénario est quelque peu prévisible. Elliott tente de changer quelque chose dans son passé, mais cela l'oblige à prendre certaines décisions qui font qu'autre chose de terrible se passe. C'est ce qui arrive dans "Fréquence interdite". Il essaie donc de redresser la barre, etc.

L'auteur évite certains clichés. Je voyais des choses venir avec de gros sabots... elles ne sont pas venues. Par exemple, je pensais qu'Elliott sauverait Ilena, qu'ils vivraient ensemble, et qu'ils auraient des enfants, comme Ilena le souhaitait. Au début, lorsqu'Elliott a trente ans, il refuse d'avoir des enfants. Je me disais qu'après avoir sauvé Ilena, il changerait d'avis. Mais la question n'a pas pu se poser, car le récit ne s'est pas déroulé tout à fait comme je le pensais.
Il y a, malgré tout, un topos du genre: les rites du voyage dans le temps. Lorsqu'Elliott remonte le temps, c'est toujours pendant son sommeil. L'approche de son retour dans son présent est signalée par des tremblements et un saignement de nez. Ce genre de rite est un peu spectaculaire.

Autre chose est un peu gros: lorsque certaines personnes sont au courant de la vérité, et qu'autre chose se passe dans leur passé, leurs souvenirs de ce qui s'est anciennement passé ne s'effacent pas. Cela permet à l'auteur de finir son histoire comme il le veut, mais c'est un peu incohérent. Cela se comprend en ce qui concerne Elliott, mais moins en ce qui concerne Matt, (qui, entre parenthèses, est français, et a un nom anglophone), c'est un peu plus gros.

On retrouve les ravages de la cigarette. Là aussi, j'ai pensé au film "Fréquence interdite". Guillaume Musso arrive à nous surprendre un peu. On ne peut s'empêcher de penser que le Elliott de soixante ans va interdire au Elliott de trente ans de fumer. Ce qui se passe est quand même un peu plus recherché.

La fin nous montre que l'auteur a voulu rester vraisemblable, tout en essayant de faire plaisir au lecteur. Je suis mitigée quant à cette fin. On sent bien que l'auteur essaie de contenter tout le monde. Je regrette quand même les trente ans de brouille entre Elliott et son meilleur ami.

Tout en étant un produit commercial, le livre n'est quand même pas une espèce de soupe insipide où tout est rose et incroyable. On change quelque chose dans son destin, mais ce n'est pas pour cela que tout sera rose. A tout prendre, j'aurais peut-être choisi la "première" vie d'Elliott, la cigarette en moins.

A l'instar de "Et après?" et de "Sauve-moi", "Seras-tu là?" se lit très vite. Il ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais on a envie de continuer à lire pour savoir comment l'auteur va gérer ses personnages. C'est un livre de vacances, on n'a pas trop besoin de réfléchir en le lisant. On ne se pose pas de questions quant aux motivations des personnages, on ne reste pas très marqué par cette lecture. C'est un livre léger qu'il faut lire si on a envie de se reposer le cerveau.

A part ça, il y a un point positif que je voudrais souligner.
A un moment, Ilena est seule, et elle pense aux animaux dont elle est la soigneuse. Elle explique que le fait de séparer deux membres d'une même famille d'orques est contre nature. Mais les hommes n'en n'ont cure. Elle se dit également que c'est les assujettir, leur rogner les ailes que de les garder en captivité. Ce genre de sujets est probablement souvent évoqué parmi les gens qui s'occupent d'animaux en captivité, et qui les aiment. Je trouve cela très bien qu'un auteur grand public, un auteur lu par beaucoup de gens nous le rappelle.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Hervé Lavigne et Véronique Groux de Mieri pour les éditions VDB.

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jeudi, 29 décembre 2005

Rendez-vous à Kerloc'h, de Françoise Bourdin.

Rendez-vous à Kerloc'h L'ouvrage:
Loïc Le Marrec, biologiste, s'est marié sans vraiment éprouver d'amour. Il a épousé Anne parce qu'elle était enceinte. Anne sait qu'elle n'est pas aimée, elle sait que Loïc l'a épousée par devoir, et s'en désespère. Un jour, après 16 ans de mariage, Loïc, qui étouffe, du fait qu'il n'aime pas sa femme, la trompe. Anne le surprend, et s'ensuit un divorce pendant lequel elle met toute la vindicte possible, afin de ruiner Loïc. Elle s'arrange également (inconsciemment ou non) pour monter leur fils, Pierre, contre lui.

Désespéré, Loïc retourne dans la maison de son enfance, Kerloc'h. Il y retrouve ses frères (Yann et Tristan), sa soeur (Gaëlle), son père (Artus), et un cousin de la famille, engagé pour aider au domaine (Elias). Toute la famille travaille sur le domaine. C'est bien sûr Artus qui supervise tout. Celui-ci n'est pas ravi de revoir Loïc, le seul qui se soit détourné du travail de la terre, le seul qu'Artus n'arrive pas à accepter depuis sa naissance, car il doute d'être son père biologique.

Critique:
C'est encore un livre racontant l'histoire d'une famille soudée, mais dont les membres ont du mal à communiquer. Par exemple, les enfants ont tous peur d'Artus, qui est autoritaire, et n'accepte pas que ses ordres soient discutés. En outre, Artus n'est pas toujours juste, et cela engendre des rancoeurs chez ses enfants. Il n'a jamais été juste envers Loïc, par exemple.

Au départ, le lecteur a un peu peur de certains clichés. Par exemple, on a peur que Loïc ne connaisse les doutes de son père qu'à la fin, et que par conséquent, le livre se traîne. Heureusement, il n'en n'est rien.

De plus, lorsque Pierre se révolte contre son père, disant que sa mère est une victime, le lecteur est un peu agacé. Ca, c'est le cliché type: l'un des parents montant l'enfant contre l'autre. Bien sûr, c'est souvent ce qui arrive, malheureusement, mais cela enfonce le lecteur dans ce cliché, et c'est un peu facile. Or, il existe des situations où les parents sont neutres, et où l'enfant se fait lui-même son opinion, se basant sur ce qu'il voit, et pas sur ce qu'on lui dit. Ce genre de situations n'est pas assez mis en avant, à mon avis.
Heureusement, Pierre ne se braque pas tout le temps, et arrive à être un peu plus objectif, par la suite.

Heureusement, le personnage d'Anne n'est pas si noir qu'on pourrait le croire, au début, ce qui la rendrait un peu caricaturale. Elle n'est pas vraiment sympathique, mais on la comprend un peu mieux (sans toutefois l'excuser) lorsque la romancière nous explique ses motivations.

On rencontre aussi un personnage blessé, qui a peur de ne pouvoir surmonter le traumatisme subi: Sabine.
Son histoire d'amour avec Loïc est un peu attendue, mais grâce à cette histoire, Sabine se bonnifie, car au début, elle est assez désagréable.

Les enfants Le Marrec évoluent, et finissent par se révolter, lorsqu'Artus va trop loin. D'autre part, si Artus nous paraît détestable, on comprend aussi ses motivations. Le doute a pourri sa vie. Loïc serait la représentation du fait que sa femme, qu'il aimait tant, l'aurait trompé.

La fin n'est pas trop tirée par les cheveux, même si une chose m'a paru un peu facile. Malheureusement, je ne peux pas dire quoi, car je dévoilerais la fin.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Hervé Lavigne pour les éditions VDB.

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jeudi, 28 juillet 2005

Et après?..., de Guillaume Musso.

Et après L'ouvrage:
A huit ans, Nathan Del Amico a failli mourir en sauvant son amie Mallory de la noyade. Vingt ans plus tard, il est devenu un avocat renommé. Mais Mallory (avec qui il s'est marié et a eu deux enfants), l'a quitté, entre autres parce qu'il était un bourreau de travail. Alors qu'il tente de se reconstruire après cette séparation, il reçoit la visite du docteur Goodrich. Celui-ci explique à Nathan qu'il est un messager, c'est-à-dire qu'il peut voir la mort de certaines personnes à l'avance, et il les aide à vivre au mieux possible ces derniers moment/. Par exemple, il les rapproche des personnes avec qui ils étaient brouillés. Au début, Nathan ne le croit pas. Le docteur lui indique une personne dont il sait qu'elle va mourir, et sa prédiction se réalise. A partir de ce moment, Nathan le croit, et est sûr qu'il est proche de la fin. Il essaie donc de se rapprocher de Mallory, de faire de bonnes actions pour sa famille...

Critique:
On a fait beaucoup de pub pour ce livre. L'histoire du petit garçon qui a failli mourir, et qui, vingt ans plus tard, doit comprendre pourquoi il est revenu, est fascinante... Pas si fascinante que ça, en fait. Le livre n'est pas mal: il est accrocheur, il se lit très bien, on a envie de savoir la suite... Les trois personnages principaux (Nathan, Mallory et Bonnie) sont attachants. Le lecteur compatis pour Nathan qui se débat avec sa certitude qu'il va mourir, qui essaie de faire en sorte que les siens soient heureux, qui veut se sacrifier pour que Mallory ne perde pas son père... Mais je trouve que la fin fait retomber le tout comme un soufflé raté. C'est une fin cruelle, voire sadique. Je pense que cette fin veut faire passer un message positif comme "profitez de la vie qui est précieuse", mais tout de même... Et puis, cette fin n'est pas si surprenante que ça. Guillaume Musso veut faire une chute, mais elle est décevante par sa cruauté, et par le fait que si on réfléchit bien, ce n'est pas si surprenant. J'avoue que je n'avais pas pensé à cette fin, que je ne m'y attendais pas. Mais elle ne m'a pas tellement surprise. J'ai commencé à l'envisager au moment où l'un des personnages pense quelque chose qui semble là par hasard, et qui justement, semble trop être quelque chose dit en passant, trop anodin pour être honnête.

En outre, il y a quelques petites faiblesses dans l'histoire. Par exemple, le docteur annonce à Nathan que Candice (une serveuse) va mourir. Bien sûr, la prédiction se réalise, mais étant donné la façon dont cela se réalise, on peut penser que Candice ne serait pas morte si le docteur ne l'avait pas dit à Nathan. Donc, c'est un peu facile...
Et si Nathan se croit condamné, le lecteur se doute bien qu'il se trompe. Au début, on pourrait croire qu'il a raison, mais au fur et à mesure que le livre avance, on se doute bien qu'il se trompe, à cause de certains indices, dont le plus important est le fait qu'il ne soit pas mort à huit ans.

J'ai lu des critiques dithyrambiques sur ce roman. Je mets quand même un bémol. Ce livre est intéressant, sympa à lire, il sait nous attirer, nous captiver, mais il faut faire attention à ceux qui crient au chef d'oeuvre.

J'ai également lu une critique très acerbe, très dépréciative. J'avoue que j'étais presque d'accord... Bon, la personne allait un peu loin, mais elle remettait les choses à leur place, à côté de toutes ces critiques disant que le livre était une pure merveille.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Hervé Lavigne pour les éditions VDB.

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