Lecteur : Herson-Macarel Lazare

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jeudi, 26 décembre 2019

Au scalpel, de Sam Millar.

Au scalpel

Note:
Ce livre est le volume 4 de la série en quatre tomes mettant en scène le détective privé Karl Kane. Il faut lire ces romans dans l'ordre de publication. Attention: sur le site Audible.fr, le tome 3 («Un sale hiver») n'est pas déclaré comme appartenant à la série, et le tome 4 («Au scalpel») est indiqué comme étant le tome 3.

L'ouvrage:
Une nuit, Karl reçoit un appel désespéré de Lipstick. Elle est enfermée dans la salle de bains d'une chambre d'un hôtel de luxe, et l'occupant de la chambre veut défoncer la porte. Apparemment, il souhaitait que Lipstick fasse certaines choses, et celle-ci a refusé. Karl vole à son secours...

Critique:
Ce roman m'a autant plu que les tomes précédents. Quelques points m'ont un peu gênée, mais ce sont des détails. Le premier concerne Dorothy. Lorsqu'elle raconte des éléments de sa vie à Tara, elle parle de ses grands-parents. Entre ce qu'elle dit et ce que dit Tommy à Karl, il semblerait que du côté maternel, Dorothy ait quatre grands-parents au lieu de deux. De ce fait, je me suis dit, pendant tout le reste du roman, qu'on allait finir par apprendre que Tommy et Thérésa n'étaient pas les grands-parents de l'enfant, mais des voisins très proches d'elle moralement.

L'autre point discutable est un minuscule détail. Dans les premiers tomes, il est dit que le nom de famille de Naomi est Kirkpatrick. Dans «Au scalpel», cela devient Killpatrick.

Karl et Naomi sont toujours aussi sympathiques. Le détective est tourmenté par son passé, mais aussi par certains éléments de son présent. Malgré cela, il tente d'aller de l'avant, et agit toujours de manière à aider les plus faibles.

Je me suis demandé pourquoi Scarman n'avait pas accompli son noir dessein concernant Dorothy dès le départ. Je ne le souhaitais absolument pas, mais cela ne cadrait pas avec le personnage. À ce sujet, Sam Millar aborde un thème qui, je pense, va finir par être galvaudé à force d'être si abondamment utilisé dans les livres. J'ai déjà fait cette remarque dans des chroniques de romans abordant ce thème.

L'intrigue ne souffre pas de temps morts. Malgré ses côtés très sombres, l'humour se glisse ici et là. Tout comme dans les tomes précédents, le lecteur est tenu en haleine. Entre suspense et ambiance oppressante, on n'a pas le temps de s'ennuyer. J'ai imaginé toutes sortes de conclusions à ce roman (surtout concernant Karl et Scarman) et je suis contente de ce que l'auteur a choisi de faire.

Ce qui arrive à la toute fin est également un point discutable. À la fin du tome 3, on comprend que la personne dont il est question n'est presque plus lucide, donc il est un peu gros que cette personne ait pu décider de faire ce qu'elle fait à la fin de «Au scalpel». En effet, cela a nécessité un minimum de préparation...

D'après ce que j'ai lu sur Wikipédia, il n'y a pas d'autres tomes à cette série. J'espère que c'est seulement une pause, et que Sam Millar en écrira d'autres.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Lazare Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.

Comme dans les tomes précédents, le comédien adopte toujours le ton approprié, et ne cabotine jamais.

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lundi, 23 décembre 2019

Un sale hiver, de Sam Millar.

Un sale hiver

Note:
Ce livre est le volume 3 de la série en quatre tomes mettant en scène le détective privé Karl Kane. Il faut lire ces romans dans l'ordre de publication. Attention: sur le site Audible.fr, ce tome («Un sale hiver») n'est pas déclaré comme appartenant à la série, et le tome 4 («Au scalpel») est indiqué comme étant le tome 3.

L'ouvrage:
Ce matin-là, Karl trouve, sur le seuil de chez lui, une main. La police va enquêter, et le détective va garder un œil sur cela, car il aimerait savoir qui a déposé cette main à sa porte, et pourquoi.
En parallèle, une jeune femme, Jemma Doyle, lui demande de retrouver son oncle, Thomas Blake.

Critique:
«Un sale hiver» m'a plu, tout comme les deux premiers tomes de la série. Là encore, l'auteur crée une énigme dont il donne rapidement certaines réponses, ainsi, le lecteur connaît certains éléments, et tente d'imaginer ce qui manque. Ce qui m'a plu, c'est que même si j'avais deviné des choses (que j'ai trouvées parce que l'auteur l'a bien voulu) je n'avais pas compris quel était le mobile. En outre, à un moment, quelque chose que je ne parvenais pas à caser dans l'enchaînement des faits est arrivé. J'ai eu beau chercher, je n'arrivais pas à tout assembler. Lorsque j'ai eu la réponse, je me suis dit que j'avais été stupide, et que c'était évident. Soit, mais je n'ai pensé cela qu'après avoir eu la solution. ;-) Pour moi, cela montre encore que l'auteur a habilement joué. D'autre part, malheureusement, les faits qui ont mené à cette série de meurtres sont très réalistes.

Comme dans les deux autres romans, Sam Millar saupoudre les éléments angoissants d'une petite dose d'humour. Ici, par exemple, c'est l'apparition de Sean, le facteur, qui est plusieurs fois source de rire. Il y a d'autres scènes amusantes, bien sûr. Une chose m'a un peu fait tiquer. Parmi les scènes plus légères, il y a un genre de dialogue amoureux entre Karl et Naomi. Ayant lu le tome 3 immédiatement après le tome 2, je me suis aperçue que ce passage était pratiquement la copie d'un passage du tome 2. Cela m'a déplu.

J'ai apprécié la toute fin. En lisant l'avant-dernier chapitre, j'espérais que quelque chose viendrait démantibuler les plans du «méchant», et la fin montre qu'heureusement, cela a été fait. Le personnage que j'appelle «méchant» ici m'exaspère depuis le tome 1. J'aimerais que sa sœur et lui reçoivent une bonne leçon. À la fin de ce tome, il y a quelque chose, mais je m'attends à davantage...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Lazare Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.

Comme dans les tomes précédents, le jeu du comédien n'est ni trop sobre ni affecté. Il adopte toujours le ton adéquat sans surjeu ni effets de voix désagréables. Je sais que je me répète, mais je n'ai pas grand-chose d'autre à dire, donc je répète que l'interprétation est bonne. :-)

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jeudi, 19 décembre 2019

Le cannibale de Crumlin Road, de Sam Millar.

Le cannibale de Crumlin Road

Note:
Ce livre est le volume 2 de la série en quatre tomes mettant en scène le détective privé Karl Kane. Il faut lire ces romans dans l'ordre de publication. Attention: sur le site Audible.fr, le tome 3 («Un sale hiver») n'est pas déclaré comme appartenant à la série, et le tome 4 («Au scalpel») est indiqué comme étant le tome 3.

L'ouvrage:
Géraldine Ferris demande l'aide de Karl: sa soeur de dix-sept ans, Martina, a disparu depuis un mois.

Critique:
Ce deuxième tome m'a beaucoup plu. Le premier était sombre, celui-ci l'est davantage. Karl vit des événements très durs, et accepte de faire, plusieurs fois, des choses qui le mettent en danger. L'intrigue finit par être liée à la vie privée du détective, ce qui fait que tout est exacerbé, et que certains (dont Karl) sont à fleur de peau. Si notre héros est menacé dans le tome 1, dans le tome 2, c'est bien plus réel. En effet, on n'est pas sûr que la personne qui tente de lui faire peur pour qu'il abandonne l'affaire du tome 1 aurait mis ses menaces à exécution. Dans «Le cannibale (...)», on n'a aucun doute.

Comme dans «Les chiens de Belfast», on retrouve le thème de la police corrompue. Bien sûr, tout n'est pas aussi manichéen que ce que pense Karl (il n'y a qu'à voir la fouille de la prison pour le comprendre) mais il est évident que Wilson (pour ne citer que lui), n'est pas très enthousiaste à l'idée d'ennuyer une personne si empressée à faire des dons à la police.

Il est un personnage qu'on ne rencontre que dans ce tome, et qu'à mon avis, seul Karl juge à sa juste valeur. Bien sûr, je sais que ce personnage a fait des choses répréhensibles, mais son comportement, dans «Le cannibale (...)», en fait un héros. De plus, je comprends ses raisons d'en vouloir à ce point à Wilson et à McKenzie.

Tout comme dans «Les chiens de Belfast», il n'y a pas de temps morts. On peut même dire qu'à partir du moment où Karl rencontre Jésus (pour le tourner ainsi tout en ne dévoilant rien), les événements s'enchaînent, et pendant tout le reste du roman, Sam Millar tient son lecteur en haleine.
Le prologue n'est pas de ceux qui gâchent la lecture. Là encore, il est là pour que le lecteur sache rapidement ce qu'il cherche, et il ne dévoile pas des éléments arrivant plus tard.
J'imaginais une fin davantage «giébélesque» (si je puis le tourner ainsi). Cela ne signifie pas que tout sa termine bien: certains éléments sont très durs, mais je pense que Karine Giébel aurait fait pire, et j'imaginais Sam Millar prenant cette direction. Donc même si j'aurais préféré que tel personnage soit sauvé, que tel autre souffre pendant des heures et des heures, et que Karl ne doive pas affronter quelque chose de terrible (cet élément est préparé au long du roman) à la fin, je suis contente que l'auteur ait sauvé quelques meubles.

Remarque annexe:
Lynne accuse Karl d'être responsable de ce qui est arrivé à leur fille, mais c'est elle, la véritable coupable. Son mensonge entraîne un tas de conséquences désastreuses. Je regrette que cela ne lui ait pas été dit. Peut-être le sera-ce dans l'un des deux romans suivants.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Lazare Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.

Comme dans le tome 1, le jeu du comédien est naturel, sans fioritures. Il joue très bien les différents sentiments des personnages, et se fond très bien dans l'ambiance distillée par Sam Millar.

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lundi, 16 décembre 2019

Les chiens de Belfast, de Sam Millar.

Les chiens de Belfast

Note:
Ce livre est le volume 1 de la série en quatre tomes mettant en scène le détective privé Karl Kane. Il faut lire ces romans dans l'ordre de publication. Attention: sur le site Audible.fr, le tome 3 («Un sale hiver») n'est pas déclaré comme appartenant à la série, et le tome 4 («Au scalpel») est indiqué comme étant le tome 3.

L'ouvrage:
Belfast.
Karl Kane est détective privé. Ce jour-là, un certain Bill Munday lui donne cinq-cents dollars et lui promet la même somme s'il peut lui donner le plus d'informations possible concernant un cadavre retrouvé dans un jardin botanique. Ce travail a l'air très simple, mais il aura des conséquences déplaisantes pour le détective.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. C'est un thriller dont certains côtés sont prévisibles à dessein. En effet, pour moi, il est évident que l'auteur souhaite que le lecteur fasse certains recoupements, ainsi il n'y a pas des tonnes d'explications à donner. Avoir deviné certaines choses n'a pas du tout gâché ma lecture. Par ailleurs, il m'a plu de n'avoir pas su assembler une pièce du puzzle avant un bon moment, car j'apprécie qu'un auteur me fasse chercher. Outre cette pièce que j'ai assemblée tard, l'auteur réserve des surprises. Par exemple, si on sait à quoi sont reliés les meurtres, on ne sait pas qui les commet.

Le livre ne souffre pas de temps morts. Son prologue n'est pas de ceux qui gâchent la lecture en donnant trop d'indices. On sait rapidement quel rôle il joue dans l'intrigue, mais il ne dévoile aucun élément clé.

Si l'énigme est très bonne, elle n'est pas le seul élément intéressant du roman. J'ai aimé découvrir la personnalité de Karl Kane, son passé, ses relations tumultueuses avec certains officiers de police... Certains passages le concernant sont cocasses, ce qui ménage de petits moments de détente au milieu des meurtres. Par exemple, certaines conversations qu'il a avec Naomi, sa visite chez le médecin, etc.

Je n'ai qu'un petit reproche à adresser à ce roman. Pour moi, l'auteur laisse s'écouler trop de temps entre certains événements. Bill Munday fait appel à Karl le 8 janvier. Celui-ci n'ayant pas d'autres clients, et étant à court d'argent, on imagine qu'il va enquêter rapidement. Or, on le voit investiguer le 12 janvier, et on n'a aucun indice qu'il ait fait d'autres recherches avant.
De plus, à un moment, il est mentionné qu'on a trouvé le cadavre d'un personnage, et au moins cinq jours après, il est dit qu'on a découvert ce cadavre deux jours auparavant...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Lazare Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.

J'avais apprécié ce comédien dans «Tout homme est une nuit». Ici, il avait la partie bien plus difficile, devant jouer une galerie de personnages et de sentiments. Son interprétation est naturelle, son intonation est toujours appropriée, sa diction est soignée,il ne fait jamais de désagréables effets de voix (par exemple pour les rôles féminins).
Dans ma chronique de «Tout homme est une nuit», j'avais remarqué qu'il avait parfois des intonations de son père. Ici, je n'ai pas du tout ressenti cela. Je ne sais même pas pourquoi j'ai pu le penser. Cette remarque n'enlève rien au grand talent de ces deux comédiens, c'est plutôt une critique envers moi-même. ;-)

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