Lecteur : Herson-Macarel Éric

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lundi, 13 février 2017

Guerre et paix, livre 4, de Léon Tolstoï.

Guerre et paix T4

L'ouvrage:
Les combats continuent. Certains personnages dont nous avons suivi l'évolution s'y trouvent à nouveau impliqués.

Critique:
Tout comme la troisième partie, ce dernier pan de «Guerre et paix» est davantage axé sur la campagne de Russie. Tolstoï montre surtout les hommes qui vont au combat. S'il ya encore des passages ayant trait au point de vue des dirigeants, nous partageons surtout le quotidien des soldats. Ce quotidien que, selon Tolstoï, les historiens dédaignent trop facilement. Ce quotidien qui montre d'autant mieux l'absurdité des guerres. Des circonstances, des effets de groupes, poussent certains à mal agir... Des personnages que nous côtoyons depuis le début sortent grandis de cela. Je pense surtout à Pierre, qui était déjà un personnage ouvert, mais qui ne se rendait pas compte de tout ce qui se passait autour de lui, se laissait submerger par son manque de confiance en lui, etc. Ce qu'il vit lui fait faire la part des choses, lui donne de l'assurance tout en accroissant son humilité.

Petia, que nous avions, jusque-là connu dans le cocon protecteur de sa famille, se confronte volontairement aux combats. Je n'ai pas trop aimé son attitude. Il voulait absolument se battre, ne prenant pas la mesure de ce qu'il risquait, un peu comme son frère dans la première partie. Bien sûr, il était patriote, et voulait participer à l'Histoire, mais il me paraissait un peu fanfaron...

J'ai souri parce que cette partie s'ouvre, à l'instar de la première, sur une soirée chez Anna Pavlovna, soirée pendant laquelle on cancane joyeusement. C'est amusant, mais également assez perturbant, parce que ces gens sont si peu empathiques qu'ils ne peuvent imaginer ce qu'est la guerre.

Du côté de ceux qui ne guerroient pas, on assiste à ce que j'appelle une «alliance inattendue». Deux personnages qui ne s'appréciaient pas vraiment, à cause de malentendus et d'incompréhensions, finissent par apprendre à mieux se connaître parce qu'un événement les réunit. Je n'aurais pas cru ce rapprochement possible, surtout parce que les caractères de ces deux femmes sont opposés.

Ayant parlé de Nicolas dans les trois chroniques précédentes, je dois donner mon opinion sur lui après avoir fini le roman. Il m'a encore agacée, mais son évolution est positive.

Je ne sais pas trop quoi penser de Sonia. Devant reconnaissance aux Rostov, elle n'est pas vraiment libre de ses mouvements. Étant humble, ne pouvant se résoudre à se révolter, acceptant même d'être prise en grippe par la comtesse, elle paraît à la fois courageuse et insipide. Son abnégation est compréhensible, mais elle exaspère. Certains auront peut-être envie de la secouer. Pour moi, la compassion l'a emporté, d'autant plus qu'il faut replacer les choses dans leur contexte.

Le roman est émaillé d'incursions de l'auteur qui donne son opinion, pas seulement sur les médecins (pour reprendre l'exemple donné dans ma chronique de la troisième partie), mais aussi sur les raisons pour lesquelles tels événements arrivent, sur les personnages historiques, le libre arbitre, la part que chacun prend à tel ou tel événement, etc. Si ces «pensées» m'ont plu, j'ai eu davantage de mal à me concentrer dessus que lorsque je retrouvais les personnages. La deuxième partie de l'épilogue est uniquement constituée de ces considérations.

J'ai aimé que la première partie de l'épilogue nous dise ce que deviennent les personnages. L'auteur l'explique, et prend le temps de décrire leur vie.

D'après Wikipédia, il y aurait eu plusieurs versions de ce roman. Si c'est vrai, je serais curieuse de connaître les différences entre chacune. En tout cas, ce roman mêlant l'Histoire à la vie de la Russie (plusieurs classes sociales sont évoquées), et abordant divers thèmes de façons variées, le tout en un style recherché, est assurément le portrait d'une époque, tout en étant actuel.

Service presse des éditions Sixtrid.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel.
Le roman est structuré en chapitres et sous-chapitres. L'éditeur audio a respecté la structure, mais les numéros des chapitres et des sous-chapitres ne sont pas annoncés. Le dernier sous-chapitre de chaque chapitre se termine par une musique. Cet éditeur a toujours fait ainsi. En bonne maniaque, je ne comprends pas trop pourquoi il a choisi de ne pas dire les numéros des chapitres. D'autre part, au début du livre 1, la première partie et son titre sont donnés. Par la suite, les parties ne sont pas annoncées. Je trouve dommage qu'elles ne l'aient pas été. Si l'éditeur préférait ne pas les annoncer, pourquoi indiquer la première?...

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jeudi, 9 février 2017

Guerre et paix, livre 3, de Léon Tolstoï.

Guerre et paix T3

L'ouvrage:
1812. Les négociations afin d'éviter une guerre s'avèrent ardues... Les empereurs (Napoléon et Alexandre) ne parvenant pas à se mettre d'accord, elle est inévitable.

Critique:
Cette partie du roman est davantage axée sur la campagne de Russie que sur la vie des personnages. Bien sûr, on les voit, ils subissent les conséquences de la guerre, et leur vie de famille est évoquée, mais on est moins dans leur intimité que dans la deuxième partie. Au départ, les négociations ainsi que la façon vivante et précise de l'auteur de les raconter m'ont plu. Cependant, l'Histoire prenant beaucoup de place, j'ai trouvé que c'était parfois un peu long. Heureusement, le style de l'auteur et le ton toujours adéquat du lecteur ont fait que je n'ai pas décroché.

Entre les négociations des empereurs, les enjeux politiques, les stratégies, et les combats, Tolstoï explore les divers aspects de cette guerre. On voit aussi les conséquences du côté de ceux qui restent chez eux. Moscou étant sur le point de tomber aux mains de la France, certains fuient. La princesse Marie fait partie de ces gens. C'est l'occasion pour Tolstoï de montrer une révolte de paysans, et sa conclusion... rapide.
La princesse Marie m'a semblé plus sympathique dans cette partie. Elle reste trop pieuse à mon goût, mais continue à se remettre en question, et tente de faire au mieux.

Pierre fait partie de ceux qui s'illustrent par leur bravoure et une part d'inconscience. Tour à tour abattu et exalté, il se jette à corps perdu dans les événements. Son caractère à la fois tourmenté et emporté ainsi que son indécision font qu'il voudra accomplir quelque chose de très fort, mais perdra sa résolution.

Au milieu de ces graves éléments, Tolstoï nous montre un pan de la vie d'Hélène. Cette femme égoïste et ses préoccupations superficielles tranchent avec l'Histoire. Ce contraste fait d'autant mieux ressortir les atrocités dues à la guerre. D'autant que Tolstoï s'attache à prouver, par un raisonnement clair qu'il a suffi de plusieurs facteurs, dont l'entêtement d'hommes pour en arriver à cette guerre, qui aurait peut-être pu être évitée.

Natacha est plus calme dans cette partie. Elle aussi opère une grande remise en question. Elle semble plus réfléchie, même si parfois, elle va dans les extrêmes. Après l'épreuve qu'elle a vécue et dans laquelle elle s'est elle-même précipitée, la jeune femme sera moins fougueuse. Son tourment sera plus sourd, mais cela lui donne une maturité qui lui permettra de réagir de manière adéquate au danger. Parfois, on retrouve la Natacha d'avant, principalement lorsqu'elle s'interpose entre ses parents qui se disputent.

Quant à Nicolas, décidément, il ne trouve pas grâce à mes yeux. Il me paraît plat. Je lui préfère Pierre ou le prince André qui semblent avoir bien plus de personnalité. J'ai quand même été touchée lorsqu'il est mal à l'aise d'avoir fait un homme prisonnier. Il s'avoue à demi la cause de son mal être. Il est trop impliqué pour parvenir à admettre pleinement l'injustice et la bêtise de la guerre, mais il reconnaît qu'il ne se sent pas glorieux de «sa prise de guerre».

Outre ses considérations sur la guerre, Tolstoï nous fait partager son avis sur les médecins. Il le fait surtout à l'occasion de la maladie de Natacha. Dans ce cas-là, il a sûrement raison (d'autant que c'est lui qui a créé le personnage et les raisons de sa maladie). Si son jugement tranché et non dénué de fondement m'a fait sourire, je l'ai trouvé un peu sévère.

Service presse des éditions Sixtrid.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel.

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lundi, 6 février 2017

Guerre et paix, livre 2, de Léon Tolstoï.

Guerre et paix T2

L'ouvrage:
Pierre Bézoukhov se pose des questions quant à la fidélité de sa femme.
Nicolas Rostov revient du combat, et retrouve les siens.
La famille Bolkonsky angoisse, n'ayant pas de nouvelles d'André.

Critique:
J'ai préféré cette partie du roman à la première. La guerre n'est pas aussi présente, et lorsqu'il en est question, ce n'est plus pour voir des hommes se faire tuer au combat. Par exemple, les personnages ont affaire à des malades du typhus hospitalisés dans de mauvaises conditions. L'auteur n'aborde donc pas uniquement les combats, mais d'autres aspects et conséquences de la guerre.

L'intrigue se concentre surtout autour des trois familles dont je parle dans mon résumé. Après cette partie, je ne sais toujours pas quoi penser de Pierre... Il désire être bon, et veut, par exemple, rendre le servage moins pénible. Cependant, il se contente de ce qu'on lui montre, ne creuse pas, et donc, se révèle facile à duper. Par ailleurs, il accepte des choses qui ne lui conviennent pas par faiblesse, alors qu'il est résolu à les refuser. Il réfléchit beaucoup sur lui-même, sa façon d'être, il veut s'améliorer... et n'y parvient pas. Malgré cela, il ne m'a pas agacé. Je l'ai compris. Certains d'entre nous sont aussi velléitaires que lui. Certains se fourvoient tout en sachant qu'ils font fausse route... Il est profondément humain.

J'ai d'abord retrouvé Natacha avec plaisir. J'ai souri lorsqu'elle a éconduit l'un de ses prétendants, tout en étant très gênée de le faire. Seulement, son caractère emporté la fait agir légèrement. Certes, elle est jeune, s'enflamme très facilement, s'entête, s'imagine réfléchie... Cela donne un résultat explosif.

La princesse Marie a davantage éveillé ma compassion. Elle n'agit pas toujours comme il le faudrait, mais se remet en question. De plus, sa vie reste très peu attrayante.

On retrouve aussi certains personnages peu recommandables, comme Dologhow ou Anatole. Si les autres sont complexes, ces deux compères ne le sont pas. On dirait qu'il n'ont que le vice en tête. Ils sont plusieurs fois vecteurs de maux pour nos héros. J'avoue que la mésaventure de Nicolas avec Dologhow m'a fait sourire, parce que Nicolas a été presque trop facile à duper. En outre, il ne m'inspire pas beaucoup de sentiments positifs. Certes, c'est un «gentil», mais il semble souvent ne pas être à sa place, ne pas savoir comment agir...

Hélène est un peu caricaturale: très belle, inconséquente, intriguant sans cesse. Elle a plutôt suscité mon indifférence.

Un passage m'a moins plu que les autres, mais il n'est ni mal écrit ni ennuyeux. Il s'agit du passage où la famille Rostov chasse. Je n'aime pas ce thème. De pus, la chasse est décrite dans tout ce qui fait, pour moi, son horreur.

On voit très peu Anna Mikhaïlovna, mais elle trouve encore le moyen de cancaner. Cela m'a plutôt fait rire.

Service presse des éditions Sixtrid.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel.

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jeudi, 2 février 2017

Guerre et paix, livre 1, de Léon Tolstoï.

Guerre et paix T1

Note:
Apparemment, il existerait plusieurs versions de ce roman, plusieurs découpages... Je publierai quatre chroniques, suivant le découpage des éditions Sixtrid.

L'ouvrage:
Moscou, 1805. La noblesse ruse se retrouve dans des soirées prisées. Le roman débute par celle d'Anna Pavlovna Scherer. Mais les échanges mondains, sous couvert de futilité, abordent une réalité incontournable: la guerre avec la France.

Critique:
«Guerre et paix» est de ces romans qui m'ont toujours attirée, mais dont la longueur m'a fait reculer. Aujourd'hui, les éditions Sixtrid ayant fait enregistrer ce monument par un comédien qui, à mes yeux, est un grand, je ne pouvais pas laisser passer l'occasion de m'y plonger.

J'ai d'abord aimé le style à la fois vivant et recherché. Je suis toujours friande d'un vocabulaire riche et précis, décrivant avec minutie des situations, des personnages, ce qui rend l'analyse plus complexe et donc plus intéressante. Ici, c'est le cas. On n'a aucun mal à s'imaginer au milieu des personnages. Certains ne sont pas très discrets, comme Natacha Rostov, qui, très jeune, a un caractère impétueux, et ne se prive pas de le montrer. Sa fougue, son énergie et sa candeur m'ont plu, même si je trouvais qu'elle en faisait parfois un peu trop.
Anna Mikhaïlovna m'a déplu, mais j'ai également souri de son audace. Dès le départ, elle intrigue pour que son fils puisse obtenir ceci et cela... mais elle ne s'arrête pas là.
Pierre Bézoukhov est ambivalent. Au début, il m'a été sympathique, car il se préoccupait moins des usages que d'être sincère. Il s'enflammait pour ses idées. Ensuite, je l'ai trouvé un peu faible. Il se laisse manipuler, sachant qu'il l'est, et se convainquant qu'il ne peut y faire grand-chose. Bien sûr, tous les changements qui arrivent dans sa vie le bouleversent, ce qui ne l'aide pas à garder la tête froide. Cependant, il ne semble pas avoir beaucoup de caractère. Je verrai cela dans la suite du roman.

La princesse Marie Bolkonsky a éveillé ma compassion tout en m'agaçant. Elle se débrouille comme elle peut, étant souvent seule avec un père tyrannique. Cependant, sa piété (qui doit être le moyen qu'elle a inconsciemment trouvé pour ne pas sombrer) est exaspérante. Voyons ce que lui réserve la suite.

Comme l'indique son titre, le roman parle également des guerres napoléoniennes. Au départ, j'avais un peu peur que ces passages m'ennuient. Cela n'a pas été le cas. D'abord, j'ai retrouvé des personnages que j'avais croisés avant, dans d'autres circonstances. Par exemple, le premier qui se distingue en se conduisant de manière légère dans son régiment est Dologhow. Cela m'a fait rire, car il se révèle tel qu'il est lorsqu'il ne guerroie pas. La première fois qu'on le rencontre, il parie qu'il peut boire une bouteille entière de rhum, assis sur une fenêtre, sans se tenir à rien. En outre, les passages ayant trait à la guerre ne parlent pas uniquement de combats. Enfin, j'y ai retrouvé d'autres personnages qui, dans ce contexte, ne sont pas du tout comme lorsqu'ils évoluent dans les soirées mondaines ou en famille. Je pense surtout au prince André Bolkonsky, qui semble insatisfait de sa vie (surtout de son mariage), et qui, lors des combats, paraît être davantage à sa place.
Nicolas Rostov m'a un peu surprise. Il fait partie de ceux qui ne prenaient pas vraiment la mesure de la guerre. Plutôt habitué à être choyé, il découvre une dure réalité qui l'effraie.

Service presse des éditions Sixtrid.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel.
Éric Herson-Macarel est sûrement le lecteur idéal pour ce roman. Outre un ton à la fois naturel et exempt de surjeu, il reste fidèle à lui-même et ne s'embarrasse pas d'horreurs comme prononcer les noms étrangers avec un accent à couper au couteau, ou modifier sa voix à outrance pour certains personnages. De plus, comme toujours, sa diction est soignée. Sa façon juste d'interpréter sert l'auteur.

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vendredi, 19 décembre 2014

Goldstein, de Volker Kutscher.

Goldstein

L'ouvrage:
La police berlinoise est prévenue qu'Abraham Goldstein, soupçonné d'être un tueur, va arriver à Berlin. C'est Gereon Rath qui est chargé de le surveiller.

Un soir, le cambriolage d'un grand magasin tourne mal. L'un des malfrats est tué. Sa complice, Alex, veut le venger.

Critique:
Encore une fois, Volker Kutscher a su me captiver. Il ne se contente pas de mettre en place une énigme que nous suivons: il raconte la vie d'une ville, d'un commissariat, et montre avec finesse que rien n'est manichéen.
Le nazisme commence à gagner en puissance. L'auteur montre cela par des scènes, des faits... Le contexte historique est, tout comme dans les deux tomes précédents, très bien dépeint. Il a son importance, car il commence à modifier certaines choses, et nous savons qu'il laissera son empreinte dans le temps.
L'auteur rappelle également que l'époque est beaucoup moins tolérante que celle que nous connaissons actuellement puisqu'une femme qui souhaite être juriste ou policière n'est pas toujours vue d'un très bon oeil. Beaucoup espèrent la voir se marier, avoir des enfants, et ne plus s'occuper d'autre chose.

Quant aux énigmes, j'ai apprécié que l'auteur s'écarte des sentiers battus. En effet, les histoires finiront par être liées, mais à mon avis, cela est fait de manière bien plus subtile que dans d'autres romans.
En outre, l'auteur s'arrange pour ne pas donner trop de fausses pistes tout en ménageant quelques surprises, et en créant des rebondissements bien placés. Certaines choses sont très vite connues du lecteur, mais cela ne gâche en rien la lecture, car l'énigme est loin d'être le seul élément qui compte. La vie et la psychologie des personnages sont tout aussi intéressantes.
J'ai apprécié que l'auteur n'utilise pas quelque chose qu'il a utilisé dans le tome 2, et qui finit par devenir un thème récurrent chez certains: à savoir la personne qui fut traumatisée par son passé et qu'on voit tout au long du roman, qui livre des bribes de son passé, mais dont on ne sait pas qui elle est.
D'autre part, il y a de l'humour, et pas uniquement lors de moments plus détendus. Par exemple, la première entrevue de Rath et de Goldstein est assez amusante, malgré la gravité de la situation. En outre, à un moment, Gereon hérite d'une «petite voiture» assez comique. Je me suis imaginé les scènes où apparaît cet engin au cinéma, je suis sûre qu'elles auraient un franc succès. ;-)
Les quelques exemples humoristiques que je donne sont loin d'être les seuls. Il y a beaucoup de petites scènes assez drôles de toutes sortes survenant à un moment où on ne les attend pas du tout, et s'insérant parfaitement dans le récit.

Les amours de Gereon, si elles sont houleuses, sont différentes de celles de certaines séries où le héros change de petite amie comme de chemise, ce qui m'agace prodigieusement.

Le roman est très épais, mais tout comme dans les tomes précédents, il n'y a "à mon sens) aucun temps mort. C'est un tour de force, étant donné que les romans policiers très longs traînent souvent. Ici, cela vient sûrement du fait que l'auteur ne focalise pas tout sur l'énigme.

Je trouve dommage qu'il y ait des erreurs de syntaxe. J'ai relevé, à titre d'exemple: «Ils éprouvaient l'un pour l'autre une aversion réciproque.» Il y en a d'autres. Je ne sais pas si cela tient à la traduction ou si ces maladresses se retrouvent dans le texte original... Je regrette également que le verbe «rigoler» soit employé au lieu du verbe «rire».

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel. Ce livre m'a été envoyé par les éditions Sixtrid.
Comme d'habitude, je suis ravie de retrouver ce comédien qui joue sans surjouer, et dont la lecture est toujours fluide et naturelle. Il est de ces comédiens qui ont pris le parti de ne pas prendre une voix différente pour les rôles féminins ou pour d'autres personnages. Je trouve cela très bien. Son interprétation est toujours aussi juste. C'est un grand comédien.

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