Lecteur : Gargantini Laurence

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mardi, 20 septembre 2011

La légende de la mounine, de Nathalie Costes.

La légende de la mounine

L'ouvrage:
L'Hospitalet, été 2006.
Ce dimanche matin-là, Firmin Coudère part dénicher des truffes avec sa chienne Brena. En passant devant la scierie de Stéphane Stinguini, il entend une machine fonctionner. Il pense à un ouvrier faisant des heures supplémentaires pour honorer une commande, et passe son chemin.
Arrivé à l'endroit où il compte trouver des truffes, il avise une silhouette... et un homme se met à lui tirer dessus.

Critique:
Il faut lire ce roman comme un livre de vacances. Il ne faut pas s'attendre à un suspense haletant, à de multiples rebondissements inattendus, à des personnages très creusés.
Le principal intérêt de ce livre est qu'il raconte de manière assez juste la vie d'un petit village. Comme tout village, l'Hospitalet abrite sa commère en la personne de Lucienne. Elle m'a beaucoup agacée. Elle est régulièrement suivie de sa bande de commères qui enchérissent dès que cela leur est possible.
Malheureusement, à force de surenchérir, on finit aussi par se monter la tête à écouter untel dire ceci ou cela.
On retrouve aussi cette ambiance particulière des petites communautés. Tout le monde se connaît, et l'entraide est plus souvent de mise que dans une grande ville impersonnelle. Les villageois s'invitent les uns chez les autres pour un petit café, s'attardent en de longues discussions... il y a d'autres façons de faire propres à un village... Cette ambiance particulière m'a plu.
On retrouve aussi la peur instinctive (qui peut se transformer en haine), de l'étranger qui symbolise la nouveauté, le changement. De ce fait, on lui impute tout le mal qui arrive.

Quant à l'intrigue, elle n'est pas si dure à démanteler. J'ai tout de suite su qui était la fille aux cheveux rouges. Forte de cette certitude, j'ai collecté tous les indices (très faciles à découvrir, du reste), dont l'auteur a parsemé son roman.
Au moins, Nathalie Costes ne promène pas son lecteur de faux coupables en pistes erronées. Lorsqu'un innocent est soupçonné, il ne l'est que par la police, et encore, pas longtemps.
Il y a une chose qu'il est impossible de deviner. Outre qu'il est plaisant de découvrir un élément inattendu, cet élément n'est pas tiré par les cheveux. Il s'insère dans l'intrigue, et ce n'est pas parce qu'il est introuvable qu'il est incongru.

À part Firmin, et peut-être Stéphane, les personnages ne sont pas vraiment sympathiques. L'héroïne, Laurence, semble fausse, artificielle. Elle m'a agacée avec sa méditation, sa façon de vouloir se contraindre à la pensée positive, de vouloir faire les choses de telle ou telle façon. Par exemple, à un moment, elle va sur des sites qui prônent la pensée positive. Elle est remontée à bloc par un texte qui dit qu'il ne faut pas se laisser submerger par ses émotions, mais tenter de les analyser. On dirait qu'elle a une espèce de révélation. Pourtant, elle veut passer pour quelqu'un de posé et d'intelligent. Si elle l'était vraiment, elle n'aurait pas besoin de sites ou de livres de pensée positive. Elle agirait naturellement. Quelle dinde! Je n'ai pas trop compris pourquoi certains la trouvaient sympathique. Elle est plutôt plate.
J'ai apprécié Firmin qui sera sympathique au lecteur. Heureusement, parce que si je n'apprécie personne, le roman peut me paraître inintéressant.
La fille aux cheveux rouges ne manquera pas d'interpeller le lecteur. Si on sait rapidement qui elle est, elle n'en a pas moins un certain charisme. Elle est intéressante à analyser.

Éditeur: Mon village.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Laurence Gargantini pour la Bibliothèque Braille Romande.

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jeudi, 3 février 2011

Absolument dé-bor-dée! ou le paradox du fonctionnaire, de Zoé Shepard.

Absolument dé-bor-dée!

L'ouvrage:
Zoé Shepard est administratrice territoriale. Elle fait partager au lecteur un an au sein des bureaux de la mairie. On découvrira ainsi son patron (dit The Boss), qui lui donne toutes les missions poubelle; Coralie (Coconne), qui accumule les bourdes; l'intrigante, qui étale son absence de savoir; Alix, qui est là parce qu'elle est de la famille du maire; Monique, qui passe ses journées au téléphone; Cyril (le bizu), qui a du mal à comprendre que le travail n'est pas vraiment le maître mot; Fred, qui ne pense qu'à satisfaire ses bas instincts, etc.

Critique:
Voilà un livre qui, au choix, vous fera rire ou vous lamenter. En effet, je pense (et je parle d'expérience), que Zoé Shepard n'exagère pas.
D'un côté, comment ne pas rire aux bourdes répétées de Coconne, qui, en plus de faxer à l'envers et de squatter la machine à café, dit des choses comme: «Il sort de la cuisine de Jupiter»? Comment ne pas se tordre à la lecture d'anecdotes qui montrent une incompétence indéniable? (L'histoire du guide à corriger et des «alinéas» m'a laissée pantoise, mais ce n'est pas la seule.) Comment ne pas rire, tout en les méprisant, de personnes comme le maire, Fred, etc? Comment ne pas être attendri par l'espèce de naïveté de Cyril?... Mais d'un autre côté, comment ne pas être scandalisé de l'étalage de bêtise que Zoé Shepard expose!
Certains se cacheront sous un commode: «Bah, ce n'est pas vrai. Elle exagère.» Malheureusement, pour avoir été victime de l'incompétence de certains, pour avoir vu des gens faire preuve d'une bêtise que je n'aurais pas pensée possible, je ne peux que croire ce que raconte l'auteur.
J'ai également connu des «intrigantes», tentant de combler leur ignorance et leur paresse en brassant beaucoup de vent... en jouant sur le paraître, quoi.
Idem pour les réunions où on n'avance pas, et où on parle pour ne rien dire, et tant d'autres choses qui sont si vraisemblables.

Je ne peux pas donner trop d'exemples, cela vous gâcherait la lecture, mais sachez que même pour le départ d'un haut-placé, on fait mal les choses. Le supérieur de Zoé, à son départ, s'est vu offrir... une tasse à café.
Ceci n'est qu'un exemple, et pas des plus marquants (c'est dire...), des anecdotes hilarantes (il vaut mieux en rire) dont regorge ce livre.

Si le rire est engendré par les événements racontés, n'oublions pas le style de l'auteur. Je me suis régalée de ses répliques acerbes, de ses analyses pertinentes, de ses raisonnements percutants, tout cela brillamment exprimé, d'une écriture vive et fluide, d'une plume corrosive, avec verve et causticité. Sans oublier les surnoms hauts en couleur dont elle affuble certains de ces collègues. Je ne peux résister au plaisir de vous faire partager un délicieux extrait, qui n'est qu'un exemple parmi tant d'autre:
« «Entrez, (...).»
Je vois la poignée s'abaisser convulsivement plusieurs fois sans que rien ne se passe.
«Il y a un problème?
-Je n'arrive pas à ouvrir la porte, m'informe-t-il, de l'autre côté.»
(...) Il a le parfait profil pour travailler dans le service. Il va rapidement devenir chef. Ne pas réussir à ouvrir une porte, même Coconne ne me l'avait jamais faite.»

Il y a bien quelques maladresses syntaxiques, par exemple, des mots ou des consonances écrits deux fois à une ligne d'intervalle («auparavant» à propos de la cantine, «nouvel(le)» quand Zoé découvre Cyril à son bureau, «ensuite, s'ensuit»...). Il y a aussi des redondances: Zoé dit que quelqu'un va parler, elle énonce les propos de la personne, puis insère une proposition incise («dit-elle», «répondit-elle», etc). Il est donc énoncé deux fois qu'il y a prise de parole.
Néanmoins, ces petites erreurs ne sont pas gênantes.

Pour ceux qui choisiront de se lamenter, espérons que ce portrait au vitriol et sans complaisance fera bouger les choses, et engendrera une grosse remise en question... Bien sûr, il n'est pas agréable d'être mis en face de ses faiblesses, surtout de manière si catégorique avec un humour si juste. Mais on n'avance jamais si on ne se remet pas un minimum en question.

Apparemment, l'auteur a tenté de faire en sorte que personne ne puisse savoir de quelle collectivité territoriale il s'agissait.
Certains pourraient dire que l'auteur se fait passer pour la meilleure, la fleur au milieu des orties. Or, elle ne cache pas qu'elle arrive fréquemment très en retard au travail, et se laisse porter par la paresse ambiante, même si elle en fait plus que ceux dont elle parle. N'oublions pas également qu'elle indique à plusieurs reprises que le service tient debout grâce à l'une d'entre eux: Michèle. Enfin, dans les remerciements, elle évoque les collègues qui partagent son ressenti. Elles ne parlent pas d'eux dans son récit, mais ils existent. Peut-être aurait-elle pu les évoquer. Et puis, si son humour cynique éclabousse Cyril, elle nous le présente quand même comme quelqu'un de sympathique.
D'autres remarquent que si c'était si horrible que ça, elle pouvait tenter de changer d'administration. Si j'ai bien compris, avant de publier son livre, elle avait l'espoir d'obtenir une place qui l'aurait satisfaite.

Remarque annexe:
En général, je ne lis pas les remerciements en fin d'ouvrage, ou en diagonale, car ils sont ennuyeux. Ici, ils sont écrits de manière aussi alerte et amusante que le livre.

Éditeur: Albin Michel.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Laurence Gargantini pour la Bibliothèque Braille Romande.

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lundi, 15 mars 2010

Deux doigts de mensonge, de Ruth Rendell.

Deux doigts de mensonge

L'ouvrage:
Kerstin Kvist est suédoise.
En mai de cette année-là, elle se rend à Londres afin de suivre son petit ami. Une amie lui trouve du travail chez les Cosway. La maison est habitée par madame Julia Cosway (plus de quatre-vingts ans), et ses cinq enfants: Ida, Winnifred, Ella, Zorra (qui est indépendante, et vient de temps en temps voir sa famille), et John. Kerstin devra s'occuper de John, trente-neuf ans, qui, lui dit-on, est schizophrène.

Critique:
Pour moi, Ruth Rendell est capable du meilleur comme du pire. Ici, le roman est réussie. Elle nous plonge à merveille dans une ambiance étouffante, suffocante, et pourtant, son talent fait qu'on n'a surtout pas envie de poser le livre, et de laisser les personnages à leurs malheurs.

Ces cinq femmes ne savent que se déchirer. Elles ont accumulé rancoeur et aigreur les unes envers les autres. Le roman est un très bel exemple d'une famille sans amour, sans communication. Julia est une mère castratrice. Elle communique ses sentiments et ses façons de penser négatives à ses filles.
Le pire est tout de même la façon dont elle traite John. Fort des observations de Kerstin, le lecteur devine que John n'est pas schizophrène. Il met un nom sur ce qu'il a bien avant Kerstin, grâce aux symptômes qu'elle décrit. On est tout de même choqué que la mère de John, sans savoir ce qu'il a, réagisse de manière si négative. Elle répond à ses actes par de l'autorité, engendrée par la peur, certes, mais elle n'essaie jamais de comprendre. Son cher docteur Lombard lui a dit ça, alors c'est ça. Bien sûr, il est médecin, et elle l'aime, deux bonnes raisons pour le croire, mais une mère ayant un instinct maternel essaiera toujours d'en savoir plus.

Le lecteur est assez surpris que Julia ait pu faire preuve d'amour. Son amour, tout comme celui qu'éprouvera Ella, brouillera son jugement. L'amour est censé épanouir une femme. Ici, il fait le contraire. Ella et Ida souffrent, Julia devient égoïste et se ferme à tous surtout à ses enfants... quant à Winifred, si elle est épanouie, on ne peut pas dire que l'amour la rende positive.

Kerstin est le personnage qui va tout bouleverser, l'élément perturbateur. Elle cherche à comprendre, à secouer les préjugés et idées reçues engendrés par la peur et l'égoïsme. Elle est une bouffée d'aire frais qui assainit un peu l'atmosphère viciée de la maison. C'est le personnage sympathique qui vient du dehors, et qui va tout changer, consciemment ou non. John verra en elle une alliée, il sentira qu'elle ne le voit ni comme un objet ni comme un monstre. Bien sûr, Julia la rejettera, comme elle fait de tous ceux qui osent suggérer qu'elle aurait peut-être tort.
Tous ces personnages sont passionnants, car même si la plupart sont détestables, leur psychologie est intéressante. Leur entêtement, leur refus de se remettre en question rappellent tant de gens qu'on côtoie tous les jours...!

L'intrigue est lente, mais cette lenteur est plutôt un point positif. En général, je n'aime pas les romans trop lents. Ici, cela va bien avec les personnages et leurs caractères. En outre, c'est crédible. Kerstin ne va pas tout voir, tout découvrir dès son arrivée, ce serait invraisemblable.

J'ai trouvé certaines choses un peu grosses: l'obstination d'Ella dans son erreur alors qu'elle sait que c'est une erreur. On me dira que bon nombre de personnes amoureuses sont ainsi...
J'ai trouvé très grosse la rencontre de Marc et d'Anna.
Également le fait qu'Eric ne s'aperçoive de rien...
mais dans l'ensemble, j'ai pris plaisir à la lecture de ce roman.

Éditeur: éditions des Deux Terres.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Laurence Gargantini pour la Bibliothèque Braille Romande.

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lundi, 7 avril 2008

À bon port, de Danielle Steel.

À bon port

L'ouvrage:
La jeune Pip McKenzie se sent bien seule. Depuis le drame qui réduisit sa vie et celle de sa mère à néant, cette dernière s'est refermée sur sa peine, et néglige de vivre. Elle néglige donc sa fille, même si c'est involontaire.
Cet été-là, Ophélie, la mère de Pip, a loué une maison à Safe Harbor, petit village tranquille près de la mer. Pip va souvent se promener sur la plage en compagnie de Mousse, son chien. Un jour, elle y rencontre Matt, peintre amateur. Une amitié se noue entre l'homme et la petite fille.

Critique:
Je n'aime pas trop Danielle Steel. Je trouve qu'elle écrit au kilomètre, et que ses romans fourmillent de clichés. Celui-ci ne fait pas exception. Je ne l'ai lu que pour une seule raison: il a été enregistré par Laurence Gargantini pour la Bibliothèque Braille Romande. Puisque je l'ai lu, pourquoi ne pas en écrire une critique?

Voici donc la liste des clichés que l'on trouve dans ce roman.
Ophélie est française. L'auteur se permet donc de faire une comparaison qui n'est même pas un cliché, mais quelque chose qu'elle a dû inventer tellement c'est gros, entre les françaises et les américaines. Les américaines sont plus indépendantes, osent plus de choses, sont libres; les françaises se contentent d'être de gentilles petites femmes au foyer. C'est un prétexte pour expliquer qu'Ophélie a aveuglément aimé son mari, a passé l'éponge sur son infidélité, a excusé son mauvais caractère et son égoïsme. J'aurais préféré que Danielle Steel expliquât que l'amour aveugle et inconditionnel de son héroïne était tout simplement dû à sa docilité et à ses rêves romantiques.

Matt est parfait. C'est un peu agaçant. Il est beau, riche, gentil, patient, attentionné, il a tout pour lui, comme tous les héros des romans de Danielle Steel.
Ophélie, également très riche, semble, elle aussi, parfaite: elle travaille bénévolement pour un centre de sans-abris. Mais elle ne se contente pas de travailler avec la patrouille de nuit (ce qui est déjà très dangereux), elle y va aussi deux ou trois jours par semaine.

Les trahisons des personnages sont également lieux communs. L'attitude de Sally quant aux enfants est tellement rebattue qu'on n'est pas surpris. De plus, il y a une incohérence, car avant de sortir cette carte de sa manche, Danielle Steel nous apprend que lorsque Matt allait voir ses enfants, eux-mêmes se montraient distants.

La trahison de l'un des personnages (je ne vous dirai pas qui) ne surprend pas, car la situation est également un topos du genre, de même que tout ce qui se passe à la fin. En effet, je ne peux pas donner d'autres exemples de clichés, car je dévoilerais des pans de l'intrigue (quoiqu'ils soient faciles à deviner).

Je n'ai pas passé mon temps à pester pendant ma lecture, trop heureuse d'entendre la lectrice. (Je peste déjà bien assez quand je découvre qu'elle a lu un Danielle Steel, un Mary Higgins Clark, un Patricia Cornwell, etc. J'espère qu'elle ne lira plus ce genre d'auteurs.) Et puis, j'ai lu ce livre pendant une période où j'étais très fatiguée: je n'avais pas besoin de trop réfléchir.

Éditeur: Presses de la cité.

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lundi, 8 octobre 2007

Une incroyable histoire, de William Irish.

Une incroyable histoire

L'ouvrage:
Buddy est un petit garçon. Il vit dans une toute petite maison avec ses parents. Parfois, il s'évade de ce monde triste, et va, par la pensée, dans des endroits qu'il juge plus beaux, où il se passe plus de choses. Ensuite, il raconte des histoires rocambolesques. Ses parents n'aiment pas trop cela. Ils voudraient bien que Buddy mette un frein à son imagination.

ce soir-là, la chaleur est insupportable. Buddy décide d'aller dormir sur le pallier de l'escalier d'incendie. C'est là qu'il voit quelque chose qu'il n'aurait pas dû voir.
Le lendemain matin, son père ne le croit pas. A force d'inventer des histoires, il finit par ne plus être crédible.

Critique:
Voilà une nouvelle réussie. La tension monte à mesure que Buddy entre progressivement dans le cauchemar. L'histoire est bien construite, rien n'est laissé au hasard, et le lecteur retrouve son âme d'enfant à suivre ce petit garçon seul contre tous. En effet, les enfants, pour des choses très graves, ne mentent pas, et même si on ne les croit pas, s'accrochent à ce qu'ils savent être la vérité. C'est ce que fait Buddy, et c'est pourquoi il est précipité dans cette descente aux enfers.

Lorsque la police, puis les passants ne le croient pas, le lecteur leur en veut, mais il ne peut pas dire que l'auteur en fait trop, qu'il n'est pas crédible. En effet, le stratagème imaginé par les "méchants" pour que personne ne croie l'enfant est une bonne trouvaille, et on comprend que les gens se laissent abuser.

J'aurais bien aimé que la fin s'étendît un peu plus. Que les parents de Buddy lui fassent des excuses, qu'on sente leur bonheur de l'avoir retrouvé. La fin est bonne, mais j'aurais aimé qu'elle fût un peu plus détaillée, un peu plus longue.

Ayant lu deux romans de William Irish, et ayant été extrêmement déçue par son auto-plagiat, j'ai été agréablement surprise par cette nouvelle. En effet, beaucoup de monde encense William Irish, et je ne pourrai pas dire que c'est un mauvais écrivain, étant donné que je n'ai pas assez lu d'ouvrages de lui par rapport à la quantité qu'il a produite. Néanmoins, je n'ai encore jamais vu quelqu'un faire la remarque qui m'a paru évidente: "Rendez-vous en noir" est une pâle copie de "La mariée était en noir", sauf que dans "Rendez-vous en noir", c'est un homme qui cherche la vengeance, et une femme qui a été tuée. Les rôles sont donc inversés, mais c'est la même histoire en moins bien.
Dans "Une incroyable histoire", on retrouve tout de même un subterfuge déjà employé dans "La mariée était en noir": celui du télégramme venant soi-disant d'un membre de la famille qui est malade.

Malgré cette petite critique, je vous recommande cette nouvelle. Quant à moi, il va falloir que je lise plus d'ouvrages de William Irish (qui en a écrit beaucoup) afin de me forger une opinion plus étayée.

Éditeur: Syros.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Laurence Gargantini pour la Bibliothèque Braille Romande.

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