Lecteur : Frantz Jacques

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jeudi, 20 août 2015

Travail soigné, de Pierre Lemaitre.

Travail soigné

L'ouvrage:
Avril 2003.
La brigade criminelle est confrontée à deux meurtres particulièrement sanglants dont la mise en scène est des plus macabre. Un lien est rapidement établi avec un crime antérieur.

Critique:
C'est le premier roman de Pierre Lemaitre. Je pense que c'est le premier de cet auteur que j'aurais dû lire. Il y a deux raisons à cela. D'abord, ayant lu «Alex», je savais comment l'affaire se terminait pour Camille Verhoeven (que l'on revoit dans «Alex»). Ensuite, je dois avouer que «Travail soigné» est le roman de Pierre Lemaitre que j'ai le moins aimé. Pour moi, «Alex», «Robe de marié», «Cadres noirs» et «Au revoir là-haut» se distinguent tant par leur profonde humanité que par les cartes que Pierre Lemaitre tire habilement de sa manche. Je n'ai pas retrouvé cela ici.

Camille Verhoeven est un policier atypique par sa petite taille, par le fait qu'il est tourmenté, par ses méthodes, parce qu'il s'investit énormément dans les affaires qu'il traite. Certes, mais ce type de policier est un topos du genre. Bien sûr, je n'ai pas envie de voir un policier qui se fiche de son travail, mais à trop vouloir distinguer leurs personnages, les auteurs les font entrer dans un cliché.

Quant à l'intrigue, elle est un peu trop classique pour moi. L'équipe traque un tueur qui a toujours une longueur d'avance sur elle. Au long du roman, on découvre certaines choses propres à relancer l'intérêt du lecteur, comme par exemple, le modus operandi du tueur. Si c'est intéressant, cela ne m'a pas vraiment surprise, parce que j'attends depuis de nombreuses années de tomber sur un thriller dont le tueur agirait ainsi (je ne parle pas de la violence, mais du schéma suivi). De plus, il y a beaucoup trop de descriptions horribles (cadavres mutilés, etc) pour moi. Pierre Lemaitre s'explique d'ailleurs à ce sujet, dans l'entretien en fin d'ouvrage, car il semblerait que certains lui aient reproché cette violence. Ce qu'il dit se comprend. Enfin (et surtout), je me rends compte que je me lasse des thrillers que je considère comme trop classiques.

Par ailleurs, la solution de l'énigme ne m'a pas vraiment plu. Que le coupable soit Untel, pourquoi pas? C'est cohérent. C'est ce que découvre l'équipe de Camille en arrivant chez le coupable qui me dérange. Pourtant, on pourra me rétorquer que cette solution est préparée au long du roman... Certes, mais pour moi, elle donne lieu à des incohérences.

Afficher Attention, je dévoile la solution en expliquant les incohérences.Masquer Attention, je dévoile la solution en expliquant les incohérences.

L'histoire de l'enquête telle que nous l'avons découverte a été écrite par l'assassin. Celui-ci a donc dû imaginer certaines choses: il pouvait prévoir les grandes lignes, mais pas tout. En lisant l'histoire, Camille pense que sa rencontre avec Irène ne s'est pas du tout passée comme l'a imaginée l'assassin. Mais plus loin, l'un des équipiers de Camille dit que l'assassin ne pouvait pas imaginer que Camille ferait paraître des petites annonces à son intention. Cela signifie que ce pan de l'intrigue n'est pas dans le livre écrit par l'assassin. Pourtant, nous lecteur, l'avons lu. De ce fait, quelle histoire avons-nous lue? On peut également se demander à partir de quel moment on passe de l'histoire écrite par l'assassin à celle réellement vécue par l'équipe de la brigade. Serge Brussolo a fait ce genre de choses dans «L'homme aux yeux de napalm». Ce n'est pas une histoire de roman dans le roman, mais ça revient un peu au même. J'ai trouvé qu'il s'était mieux débrouillé pour faire passer l'idée.


En dehors des incohérences, j'ai trouvé cela un peu gros.

J'ai apprécié les caractéristiques que le romancier donne à certains de ses personnages. Par exemple, la pingrerie d'Armand est, apparemment, à la limite de la maladie.
J'ai retrouvé avec plaisir la façon d'écrire de Pierre Lemaitre: à la fois fluide et recherchée.

Je ne pense pas que ce roman soit mauvais. Je pense qu'il arrive trop tard dans ma vie de lectrice... J'en suis désolée, ayant beaucoup aimé les autres romans de cet auteur.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Frantz. Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audiolib.
Dans l'entretien en fin d'ouvrage, Pierre Lemaitre dit que c'est lui qui a demandé à ce que Jacques Frantz enregistre ce roman, pensant (ce qui, dit-il, c'est confirmé) que sa voix et ses intonations seraient appropriées au roman, à son ambiance. Je suis tout à fait d'accord avec lui. Jacques Frantz est une des raisons pour lesquelles, malgré mes reproches, j'ai passé un bon moment avec ce roman. Je sais que je me répète, mais mieux vaut se répéter que se contredire: pour moi, Jacques Frantz fait partie de ces comédiens très talentueux qui savent parfaitement passer un texte (ses émotions, ses subtilités, ses richesses) de la manière la plus naturelle qui soit.

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vendredi, 22 mai 2015

Coule la Seine, de Fred Vargas.

Coule la Seine

L'ouvrage:
Voici trois nouvelles mettant en scène le commissaire Adamsberg et son adjoint, Danglard.

Critique:
J'ai toujours une petite appréhension lorsque je lis des nouvelles écrites par un auteur dont j'aime beaucoup les romans. J'ai toujours peur qu'en peu de pages, l'auteur ne parvienne pas à faire aussi bien que dans ses romans. Concernant «Coule la Seine», il n'y a pas de craintes à avoir.

Bien sûr, on retrouve l'étrangeté cocasse de la romancière. Dans la première nouvelle («Salut et liberté»), elle vient de cet excentrique «poète» qui passe ses journées sur le banc devant le commissariat.
Dans la deuxième («La nuit des brutes», l'amusement est provoqué par Charles qui passe sa nuit en cellule de dégrisement, et qui réclame à toute force un cintre.
Dans la troisième («Cinq francs pièce»), l'amusement se teinte de gravité, car il vient du personnage principal, Pi. Au départ, on rit parce qu'il vend des éponges qu'il transporte dans un petit chariot qu'il a appelé Martin... et ensuite, sa situation et sa lucidité font réfléchir.

Les solutions des énigmes ne sont pas si importantes, sauf dans «Salut et liberté», c'est plutôt la façon dont est menée l'enquête qui intéressera le lecteur.
Comme nous sommes chez Fred Vargas, le caractère des personnages aussi marquera les esprits. On s'attachera à Vasco, Charles et Pi qu'on trouvera à la fois loufoques, pleins de ressources, et attendrissants.
D'autre part, on retrouve Adamsberg et Danglard tels qu'on les apprécie dans les romans.

J'ai apprécié la manière dont Adamsberg s'arrange pour que Pi puisse vendre ses éponges. C'est le genre d'extravagances qui montre un coeur toujours prêt à s'émouvoir quand cela en vaut la peine. Cela montre aussi que parfois, il reste quelque chose à faire alors qu'une situation semble désespérée, et c'est rafraîchissant que quelqu'un comme Adamsberg trouve le chemin pour le faire.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Frantz. Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audiolib.
Jacques Frantz fait partie de ces comédiens que je suis toujours ravie de retrouver. Il a une voix caractéristique, il met toujours le ton qu'il faut, donnant vie et corps aux personnages sans trop en faire. Je regrette qu'on ne l'entende pas davantage dans le livre audio. J'avoue que j'aurais aimé le retrouver dans «Temps glaciaires».

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lundi, 12 janvier 2015

Homme sans chien, d'Håkan Nesser.

Homme sans chien

L'ouvrage:
Décembre.
Carl-Eric et Rosemarie Hermansson accueillent leurs trois enfants et leurs deux petits-enfants. La famille fête le double-anniversaire de Carl-Eric et de la fille aînée du couple, Ebba. Le moral n'est pas vraiment au beau fixe dans la famille....

Critique:
Pour moi, ce roman est inégal. J'ai beaucoup aimé le premier tiers. L'auteur plonge habilement son lecteur dans l'univers de cette famille dont les membres ne s'aiment pas. Certains s'apprécient, mais on se demande s'ils sont capables d'aimer. Carl-Eric pense que sa fille aînée est la huitième merveille du monde. Les conséquences sont qu'elle le pense également, et que Robert et Christina (les deux autres enfants de Carl-Eric et Rosemarie) sont abîmés par le désintérêt de leur père. Quant à Rosemarie, elle sait exactement où elle s'est trompée et ne parvient pas à y remédier. Håkan Nesser montre très bien la psychologie complexe de ces personnages en les confrontant les uns aux autres. Je ne les ai pas trouvés particulièrement sympathiques (sauf Christopher et Leif), mais la façon dont leur vie est analysée m'a beaucoup plu.

Ensuite, vient le côté «policier» du roman. Il m'a moins plu. D'abord parce qu'à cause de cela, le récit entre dans une phase trop «classique». Après un début prometteur, on tombe dans une enquête. En outre, le lecteur sait, avant le début de l'enquête, ce qui est arrivé à l'un des personnages. De ce fait, les choses sont très lentes. Bien sûr, l'auteur continue d'analyser la psychologie des personnages. Ebba connaît une sorte d'odyssée intérieure, et tout en passant par une phase de repliement sur soi, est plus lucide et réaliste qu'avant. Christina, elle, déroutera forcément le lecteur... Je ne sais pas trop quoi penser d'elle tout au long du roman. Elle provoque à la fois la répulsion, la compassion, l'agacement...

L'auteur tente de rendre son enquête un peu originale en créant un policier sympathique: Gunnar Barbarotti. Ses conversations avec Dieu sont assez amusantes, sa vie privée est intéressante... L'humour et la psychologie m'ont plu, mais l'enquête m'a paru bien trop banale.

À la fin, il me semble qu'une chose aurait dû être dite. Le lecteur sait cette chose, cependant, la mentionner aurait changé quelques paramètres... Je comprends que l'un des personnages n'ait pas voulu dire cette chose afin de protéger quelqu'un, mais le narrateur omniscient aurait dû en parler, en se plaçant du point de vue de l'un des deux personnages.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Frantz pour les éditions Sixtrid.
J'ai été ravie de retrouver la voix caractéristique (reconnaissable entre toutes) de Jacques Frantz. Ce comédien fait partie de ceux qui ne changent pas leur voix pour les rôles féminins. À mon sens, il a tout à fait raison. D'abord, sa voix ne s'y prête absolument pas. Ensuite, il n'en a pas besoin, son jeu est naturel et souffrirait de ce genre d'effets.
Je regrette qu'il ait prononcé Barbarotti en roulant les «r». Certes, le nom est italien, mais à l'oral, parmi des mots où on ne roule pas les «r», cela ne fait pas naturel.

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lundi, 18 mai 2009

Winterkill, de C. J. Box.

Winterkill

L'ouvrage:
Joe Pickett, garde-chasse de la petite ville de Saddlespring, dans le Wyoming, est en train de faire sa ronde, lorsqu'il aperçoit quelqu'un qui tire sur un troupeau de wapitis. Il a dépassé la limite autorisée, et continue de tirer sur les bêtes. Joe arrête l'homme: c'est lamar Gardner, un employé de l'office des forêts. Lamar semble en transe, et explique que d'habitude, il n'arive jamais à atteindre les wapitis, alors que maintenant, il en profite. Pendant que Joe l'emmène au bureau du shérif, Lamar profite d'un moment de confusion pour menoter le garde-chasse à son volant, et prendre la fuite.
Lorsque Joe le retrouve, il est trop tard: il a été embroché sur un tronc d'arbre à l'aide de deux flèches, et on lui a tranché la gorge. Une enquête est ouverte.

Critique:
Malgré le fait que je suis maniaque, je n'ai pas écrit la critique du tome 2 de la série («La mort au fond du canyon»). J'ai été tellement déçue que je n'ai pas eu le courage de l'écrire. Je trouvais les personnages moins épais, moins crédibles que dans le tome 1. On ne voyait pas assez la famille de Joe à mon goût. L'énigme traînait... enfin, j'étais déçue de n'avoir pas grand-chose de positif à dire, et j'ai renoncé à écrire cette critique. Je trouve le tome 3 de la série plus réussi que le tome 2. D'abord, la famille de Joe est omniprésente. De ce fait, on voit agir et réagir les personnages, et on les retrouve dans toute leur complexité.

Par ailleurs, l'énigme ne traîne pas trop. Dès qu'on découvre le coupable du meurtre de Lamar et son mobile, on est entraîné dans une course-poursuite assez spectaculaire: Joe doit rattraper le second meurtrier, ainsi que le FBI et Melinda Strickland. La découverte des coupables ne fait pas que tout s'arrête comme dans certains thrillers où on se traîne péniblement jusqu'à la fin pour savoir qui a fait quoi. C. J. Box a su proposer une autre forme de suspense: on sait qui sont les coupables, mais rien n'est fini, et l'intérêt du lecteur ne diminue pas. Il y a même un moment où le lecteur, à l'instar de Joe, a peur que l'un des personnages, après avoir vu son monde bouleversé, ait franchi une limite, ait commis un acte qui l'aurait empêché de vivre normalement par la suite. Le contexte fait que le lecteur croit en cette théorie.

Le coup qui frappe la famille Pickett m'a presque fait regretter d'avoir souhaité la rencontrer plus souvent dans les romans, car c'est à cause de cela qu'on les côtoie plus que dans le tome 2. La famille Pickett est victime de la bêtise des gens, si on résume: d'abord de l'égoïsme d'une personne qui agit comme une enfant gâtée (étant donné qu'elle n'apprécie réellement sa fille que quand elle dort), et ensuite de l'égoïsme, de la bêtise, et de la folie d'une femme dangereuse.
Ce livre est un tournant dans la vie des Pickett, car les événements extérieurs finissent par affecter leur vie.
Malgré cette gravité, ce désespoir, il y a quelques parenthèses amusantes, notamment lorsque Lucy s'amuse à s'habiller exactement comme sa grand-mère...
On retrouve aussi Sheridan telle qu'elle était dans le tome 1: petite fille aimant énormément la nature, et ici, fascinée par la fauconnerie. Le contrasse entre Sheridan et Lucy est encore plus marqué que dans le tome 1.

Bref, je vous recommande ce livre, qui me semble plus fouillé, tant au niveau de l'intrigue que de l'épaisseur des personnages, que le tome 2.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Frantz pour les éditions Livraphone.
Depuis que Jacques Frantz, que j'ai d'abord connu en tant que comédien de doublage, enregistre pour les éditions Livraphone, je le retrouve toujours avec plaisir. Il sait être sobre quand il le faut, jouer quand il le faut. Il met son talent de comédien au service de la lecture à voix haute. Je lui adresserai seulement mon reproche récurrent: la prononciation des noms avec l'accent anglophone. Apparemment, il n'y a que moi qui doit trouver ça anti-naturel. ;-)
D'autre part, s'il faut absolument prononcer C. J. Box à l'anglaise (personnellement, ça ne me dérange pas de le prononcer à la française), c'est Ci Djay, et non pas Ci Dji. Faites comme moi: prononcez Cé Ji. ;-)

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lundi, 10 mars 2008

Hommes entre eux, de Jean-Paul Dubois.

Hommes entre eux

L'ouvrage:
Paul Hasselbank est atteint d'une maladie orpheline, héritée de son père. Il doit se faire des injections, prendre des pilules.
Voilà trois ans qu'Anna, sa femme, l'a quitté. Il a un goût d'inachevé. Il aimerait la retrouver, et peut-être, la reconquérir. Il décide de partir à sa recherche: seul indice, Canada, Northbay, une petite ville de l'Ontario.

Floyd Paterson est un chasseur solitaire. Il ne s'attache pas aux femmes qui croisent sa vie. Il aime les plaisirs simples.

La quête de Paul va faire se rencontrer ces deux hommes.

Critique:
Comme je l'ai déjà dit, je n'aime pas trop Jean-Paul Dubois. Mais ayant été agréablement surprise par «Vous plaisantez, monsieur Tanner», je me suis dit que je pouvais essayer. En outre, j'aime beaucoup le comédien qui a enregistré cet ouvrage: Jacques Frantz.

Jusqu'à peu avant la fin, le livre n'est pas une très grande réussite, ni même un livre que je recommanderais chaleureusement. L'auteur montre bien, l'inutilité et la barbarie des «ultimate fightings». A travers Mathiew et le personnage obsédé par ces combats, il nous montre à quel point des hommes peuvent aller loin dans l'horreur: jusqu'à hausser ces actes empreints d'une sauvagerie sans limites au rang d'oeuvre d'art.

Par ailleurs, Hasselbank a appris quelque chose au terme de la tempête: comme le souligne Paterson, il a réussi à tenir trois jours sans ses médicaments. En outre, ce qu'il ressent en mangeant le petit-déjeuner préparé par Paterson est également une victoire.

Le personnage du patron de l'hôtel inspire de la pitié et de la sympathie. Bien sûr, il est un peu agaçant à répéter toujours la même chose, mais on le comprend: il a perdu ses illusions, son hôtel vivote...

Paterson referme difficilement une blessure psychologique, le lecteur se met à sa place. C'est le personnage le plus sympathique du roman

La vulgarité présente tout au long du livre est gênante. On peut écrire des scènes un peu crues, sans pour autant faire du vulgaire à toutes les pages.

Ma critique aurait pu s'arrêter là. Mais il y a deux éléments finaux qui changent tout. Il y a d'abord ce que révèle la vidéo. D'ailleurs, elle n'en révèle pas assez. Que s'est-il exactement passé? Est-ce un accident ou un acte délibéré? Si oui, pourquoi?
Ensuite, il y a la toute fin. Où est son intérêt? Sa pertinence? Elle découle de ce que révèle la vidéo, mais pourquoi accomplir un tel acte? Le tort de Paterson a été de ne pas révéler la vérité à Hasselbank, mais cela n'appelle pas un tel acte, acte qui va justement à l'encontre de ce que préconise Hasselbank dans le roman. Il aurait été plus logique et civilisé de demander une explication. J'ai bien compris que l'un des personnages reproduisait le schéma de l'autre, mais quel est le but? Est-il tout simplement devenu fou? Ce serait l'explication la plus plausible... Mais qu'est-ce qui a déclenché sa folie? Cette fin est mal venue. Surtout qu'après la tempête, les deux personnages ont évolué dans le bon sens, surtout Hasselbank.

Mis à part cette fin, pourquoi les personnages principaux de Jean-Paul Dubois s'appellent toujours Paul et Anna. C'est peut-être un clin d'oeil au lecteur régulier, mais ça devient pénible. Et puis, Paul et Anna sont toujours le mari et la femme. (Je ne parle pas pour tous les livres de l'auteur, seulement ceux que j'ai lus.)

Je trouve regrettable que les éditions Livraphone gâchent leurs comédiens sur les livres de Jean-paul Dubois. Mais s'ils continuent d'en éditer, ça veut dire que la majorité du public qui achète des livres audio n'est pas d'accord avec moi.

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