Lecteur : Duboule Henri

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jeudi, 8 décembre 2011

Toutes réflexions faites, de Sacha Guitry.

Toutes réflexions faites

L'ouvrage:
Ce livre se compose d'un portrait de l'auteur par lui-même, puis de toute une série de réflexions qu'il fit.

Critique:
Je ferai le reproche que je fais généralement à ce genre de livres: il est trop court. Il est tellement plaisant de déguster ces petites phrases, et de savourer tout le génie de Sacha Guitry. Il y en a pour tous les goûts. L'auteur aborde tour à tour des sujets aussi variés que la littérature, les amis, la bêtise, etc. Le lecteur se délectera de toute une palettes de réflexions jouant sur tous les registres: drôles, piquantes, féroces, humbles, absurdes, tendres, graves, admiratives, ironiques, méditatives... La plupart de ces phrases sont pleines de bon sens.
L'auteur n'oublie pas les jeux de mots, comme celui de la pendule qui, à l'heure du dîner, lui dit: «Dîne donc, dîne donc.»

Il n'est pas facile de faire rire, principalement parce qu'il y a des tas de degrés d'humour, et que personne n'a la même sensibilité. L'humour est ce sur quoi on s'accordera le moins volontiers. Malgré cela, je pense que ce recueil conviendra à la plupart, car il y a toutes les formes d'humour. Personnellement, j'ai trouvé certaines phrases plus percutantes que d'autres, peut-être certains en préfèreront d'autres. Mais comme il y en a pour tous les goûts, beaucoup de lecteur trouveront de quoi rire.

Ma chronique étant très courte, et mon but étant de vous appâter, voici quelques citations qui ne sont qu'un faible échantillon de ce qu'on trouve dans ce livre.
«Je suis si fatigué que je bâille en dormant.»
«Cinq hommes armés qui m'ont conduit à la mairie. Un instant, j'ai pensé qu'on allait me marier de force.»
«Le théâtre est né de l'église. Elle ne le lui pardonnera jamais. Jalousie de métier.»
«J'ai appris à aimer certains hommes par le mal que j'en ai entendu dire par d'autres hommes que je n'aimais pas.»
«Je n'aime pas qu'on me téléphone. Et je donne d'interminables coups de téléphone, pour que, pendant ce temps-là, personne ne puisse me téléphoner.»
«J'ai pris mon rhume en grippe.»
«Cet homme qui, depuis deux ans, disait pis que pendre de moi, est mort hier soir. Je n'en demandais pas tant. Et d'autre part, je veux espérer qu'ils ne vont pas tous chercher à s'en tirer de cette façon-là.»
«Vous me jugez sur mes réponses? Si vous croyez que je ne vous juge pas sur vos questions...»

Éditeur: l'Élan.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Henri Duboule pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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lundi, 7 novembre 2011

La gifle, de Christos Tsiolkas.

La gifle

L'ouvrage:
Hector et Aïcha font un barbecue, et invitent famille et amis. Pendant le repas, Hugo, le fils d'une amie d'Aïcha, se montre particulièrement désagréable. À un moment d'extrême tension, Harry, le cousin d'Hector, gifle l'enfant. Cet événement aura de multiples répercutions.

Critique:
Ce livre fait partie de ceux qui méritent davantage de publicités qu'il n'en a eu, et qui aurait dû en avoir davantage que ce dont bénéficient certains livres insipides. C'est un roman riche, bien écrit, qui fait réfléchir, qui présente une galerie de personnages, une société un peu à la dérive, et pas toujours sympathique. Il soulèvera plusieurs questions intéressantes. Ce qui revient, au détour des pensées et des rencontres des personnages les uns avec les autres, c'est bien sûr, l'événement auquel ils ont tous assisté: la fameuse gifle. Chacun donne son point de vue, ses arguments. J'ai été surprise que l'argument mis en avant par plusieurs personnages soit: on ne frappe pas un enfant. À la limite, je comprendrais un: on ne frappe pas un enfant qui n'est pas le sien, on laisse les parents s'occuper de ça. J'ai été choquée que des personnages apparemment équilibrés disent qu'il ne faut pas frapper un enfant. C'est avec ce genre d'affirmations idiotes qu'on se retrouve avec des enfants qui n'ont pas de limites. Si on ne peut faire entendre raison à un enfant, s'il répond, parle mal, ou (comme le faisait Hugo), menace d'autres personnes avec une batte et fait un caprice, une claque ou une fessée ne lui fera pas de mal. Les personnages qui s'enflamment en répétant bêtement qu'il ne faut pas frapper un enfant confondent maltraitance et punition méritée. Cela m'a fait prendre conscience d'un fait que j'ai du mal à accepter: de vraies personnes pensent comme ça. Il n'y a qu'à voir le débat que je trouve ridicule autour de la fessée. Beaucoup confondent fessée méritée et maltraitance. En outre, si un enfant est réellement maltraité, il sera, malheureusement, le dernier à oser dénoncer son bourreau.

Certains personnages remettent les choses à leur place, et expliquent bien que d'abord, Hugo avais mérité sa gifle, et qu'ensuite, ses parents (surtout sa mère) ne lui rendaient pas service en le considérant comme un enfant roi. J'ai été déçue que parmi les défenseurs de cette opinion, il y ait eu peu de mères. La seule mère pensant cela était de la génération d'avant les quarantenaires. Est-ce représentatif des parents d'aujourd'hui? Peut-être...
J'ai trouvé fascinant et un peu effrayant que cette gifle devienne une pomme de discorde pour les protagonistes. Soit ils donnaient leur opinion, et se fâchaient avec ceux qui ne la partageaient pas; soit ils se taisaient, mais la tension entre eux était palpable.

Le personnage qui m'a le plus interpellée est Anouk. Sûrement parce que je retrouve beaucoup de moi en elle. D'abord, elle faisait partie de ceux qui pensaient que la gifle était justifiée et méritée. Bien sûr, on lui est tombé dessus parce qu'elle n'a pas d'enfants. Je n'aime pas cet argument qui consiste à dire que quand on n'a pas d'enfants, on ne sait pas ce que c'est de les élever, et on doit, à la limite, se taire. Je n'ai pas d'enfants, et pourtant, je sais que je me débrouillerais mieux que certains. Je ne laisserais pas mon enfant livré à lui-même, et je ne lui ferais pas croire qu'il est la huitième merveille du monde, je ne le laisserais pas se conduire comme un petit tyran mal élevé et imbu de lui-même. Des parents tombent dans ces deux extrêmes. Je ferais sûrement d'autres erreurs (qui n'en fait pas?), mais je ne commettrais sûrement pas celles-là. Parfois, ce n'est pas forcément parce qu'on n'a pas d'enfants qu'on ne sait pas s'y prendre. C'est justement parce qu'on saurait ce qu'il faudrait faire, qu'on n'en a pas envie, et qu'on est assez lucide pour le savoir.
Ensuite, j'aime bien Anouk parce que j'approuve son cynisme et les raisons de son athéisme. J'approuve aussi qu'elle tente de tirer le meilleur parti de la vie.

J'ai trouvé intéressant que même si l'acte d'Harry ait était mérité, il ne soit pas tout blanc. Au départ, on ne le connaît pas, et on approuve ce qu'il fait (enfin, j'ai du mal à croire que le lecteur n'approuvera pas, mais vu la réaction de certains personnages...). Et puis, on finit par le connaître mieux, et on se rend compte qu'il est loin d'être sympathique. Son fils est bien élevé, mais ce n'est pas pour ça qu'Harry est «propre».

Hector est assez complexe. Je ne l'apprécie pas vraiment, pourtant, il évolue de manière assez inattendue...
Je n'aime pas trop Aïcha. J'ai eu du mal à comprendre son opinion, car je la tenais pour quelqu'un d'ouvert. Bien sûr, son ressenti face à la gifle était assorti de paramètres qui pouvaient expliquer une partie de sa réaction, mais j'ai été étonnée de la trouver moins posée que certains.
J'ai apprécié Ritchie, Tacha, et Connie. Connie m'a déçue, à un moment, mais j'ai compris pourquoi elle agissait aimsi. Quant à son opinion, je la lui pardonne parce qu'elle est moins bécasse que beaucoup d'ado de son âge.

C'est à Rosie que revient le pompon. Quelle horreur, cette bonne femme! Engluée dans ses certitudes, confite dans sa bêtise, refusant de se remettre en question, tout en croyant qu'elle le fait!!! Elle est dégoulinante d'auto-apitoiement, et de surestime de soi. Le pire, c'est sûrement les énormes oeillères qu'elle a concernant son fils! Elle l'élève comme un manche, et est persuadée d'être une bonne mère! Elle est la caricature de la mauvaise mère: elle fait absolument tout de travers tout en se glorifiant de mieux savoir que les autres! Son ridicule atteint son paroxysme en plusieurs occasions: d'abord, à cause de sa réaction hystérique après la gifle. Et ensuite, à chaque fois que le lecteur voit Hugo es Rosie ensemble, Rosie donne le sein à son fils... qui a quatre ans...
Cette pauvre Rosie devrait peut-être se demander pourquoi Gary (son mari) préfère être au bar à se soûler plutôt que chez eux. Elle parvient même à rendre malsaines les relations entre son mari, son fils, et elle... la scène où Gary et Hugo se disputent ses seins est absolument consternante. Il n'y a pas un instant dans le livre où Rosie agit bien! À un moment, Aïcha raconte une anecdote arrivée à son cabinet, et Rosie pense qu'Aïcha devrait être plus tolérante envers les gens qui n'ont pas d'argent. Pourquoi? Parce qu'elle ramène tout à elle. Au lieu d'écouter vraiment l'histoire, et de dire, à l'instar d'Anouk, que quand on n'a pas d'argent, on ne prend pas d'animaux, elle se pose en victime, se voyant calomnier à la place de la jeune fille incriminée par Aïcha. Elle demande de la tolérance, mais n'examine pas les circonstances.

Gary n'est pas très sympathique, mais à côté de sa femme, c'est un ange! En outre, ce n'est pas forcément le mauvais bougre: il tente plusieurs fois de dire à Rosie qu'elle exagère, mais celle-ci se ferme. Bien sûr, s'enfoncer dans l'alcoolisme et la violence n'est pas la meilleure riposte que Gary ait trouvée... Comme Harry, c'est un personnage nuancé. On ne l'appréciera pas forcément au départ, mais on finira par le comprendre.

À un moment, certains se demandent comment il se fait qu'un personnage (Bilal) se soit converti, et soit devenu croyant. Aïcha et Rosie concluent que cela lui a fait du bien, car il ne boit plus, et ne fraie plus avec la pègre. En général, j'ai du mal à croire que la foi puisse vraiment sauver quelqu'un, mais là, j'ai pensé que dans ce cas, c'était positif, car cela avait vraiment fait évoluer Bilal dans le bon sens. Et puis, il a fait quelque chose qu'on ne peut qu'interpréter négativement... son acte montre sa faiblesse et son intolérance.

Le livre est très gros, et pourtant, on ne s'ennuie pas. J'ai trouvé le temps un peu long au début du chapitre 6, mais cela n'est rien, comparé à toutes les questions passionnantes que soulève ce roman, et le sérieux de son auteur qui campe des personnages très réalistes.
J'ai aimé que chaque chapitre soit consacré au point de vue d'un personnage différent. J'ai trouvé l'histoire bien agencée. L'auteur nous dépeint une société pas vraiment sympathique qui a du mal à communiquer, où les valeurs des uns et des autres le disputent à l'intolérance, au racisme latent... où les gens ne semblent pas vraiment s'apprécier pour eux-mêmes, mais pour ce qu'ils représentent...
L'écriture est nette, parfois crue. J'avoue que la crudité m'a un peu rebutée, mais elle fait partie de l'histoire, de la vie des personnages.

Éditeur: Belfond.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Henri Duboule pour la Bibliothèque Sonore Romande.
J'aime beaucoup Henri Duboule qui n'est pas monotone, et qui ne surjoue pas. Cependant, je suis agacée quand il tente de faire un vague accent pour prononcer les noms anglophones.

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jeudi, 2 décembre 2010

Jugement sans appel, de Richard North Patterson.

Jugement sans appel

L'ouvrage:
Ce soir-là, Brett et James sont allés se promener près du lac. Ils ont fait l'amour, puis Brett est allée se baigner. À son retour, James était mort, un couteau enfoncé dans les côtes. Tout accuse la jeune femme. En effet, sous l'emprise de la drogue que James et elle avaient absorbée, elle a fait des déclarations confuses à la police, et a mis huit heures avant de pouvoir raconter ce qui, selon elle, s'était passé.
Shaning Masters, le grand-père de Brett, va faire appel à sa fille, Caroline (la tante de Brett), qu'il n'a pas vue depuis vingt ans. Caroline est une brillante avocate, et Shaning pense qu'elle est la seule à pouvoir tirer Brett de ce mauvais pas.

Critique:
Ma critique va être paradoxale. J'ai apprécié ce livre, mais j'ai beaucoup de reproches à lui faire!
D'abord, il est trop long. Son épaisseur engendre des lenteurs.
On devine pas mal de choses. On ne sait pas exactement qui a tué James, mais on oscille entre deux personnes dont le coupable.
L'auteur utilise certaines ficelles qui m'agacent. Par exemple, il simule le mystère. Il dit que Caroline a rompu avec sa famille, fait des allusions, mais ne dit pas pourquoi. Tout ça pour que le lecteur tire la langue, et se pose des questions. Et plus tard, il fait un retour en arrière, et nous explique tout. À ce moment, on a plus ou moins deviné. Pas tout, bien sûr, mais les grandes lignes.
J'avais également deviné très vite ce qu'il y a à savoir sur Brett.
Certains personnages n'évoluent pas. Shaning, Larry et Betty vivent dans un huis clos. Larry et Betty ne font rien pour échapper à l'emprise de Shaning. Seules, Caroline et Brett veulent avancer. En outre, à part Caroline, et peut-être Brett, les personnages ne sont pas vraiment creusés. Ils sont caractérisés par une chose: Larry est faible, Shaning est exclusif et excessif, Betty est possessive, Megan est manipulatrice...

Voilà donc un livre qu'il vaut mieux lire quand on ne veut pas trop réfléchir, quand on veut se reposer la tête. On ne s'ennuie pas vraiment, une fois qu'on a accepté la lenteur du livre. On devine les secrets, mais on prend un certain plaisir à parcourir ces deux intrigues entrecroisées.

Remarque annexe:
Si mes souvenirs sont bons, on retrouve Caroline Masters dans «Pour l'amour d'un enfant». Elle a un rôle secondaire, mais elle est toujours aussi sympathique au lecteur.

Éditeur: Albin Michel.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Henri Duboule pour la Bibliothèque Sonore Romande.
J'aime beaucoup Henri Duboule. Il a une voix sympathique, et sait mettre le ton qu'il faut. J'ai quand même été gênée qu'il tente de mettre un accent anglophone sur les noms américains. C'est affecté. Avant, il ne le faisait pas, il prononçait les noms anglophones de manière plus naturelle.

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lundi, 19 avril 2010

La piscine, de Jean-Emmanuel Conil.

L'ouvrage:
Jean-Claude et Marianne vivent ensemble depuis trois ans.
Cet été-là, ils reçoivent Harry, l'ami de Jean-Claude, et sa fille, Pénélope. Cela promet d'être un été calme, paresseux... Il n'en est rien: le drame éclate rapidement.

Critique:
J'ai un sentiment mitigé quant à ce livre. C'est presque un huis-clos. La tension monte rapidement, par petites touches. Le livre est court et dense. Le lecteur ne pourra pas se plaindre de quelconques longueurs. L'auteur n'en fait pas trop. Il brosse ses personnages à grands traits, certes, mais le lecteur les cerne et les comprend facilement. L'atmosphère estivale et cette maison avec piscine reflète très bien l'ambiance du roman: suffocante, humide, malsaine. La piscine cristallise cela. En effet, elle est l'endroit où l'on se détend, où on empêche la trop forte chaleur de nous atteindre, mais elle peut être un lieu dangereux où des accidents voire des crimes peuvent se produire. Après le drame, personne ne voulant s'y baigner, on l'imagine abandonnée, pleine d'eau sale et stagnante, à l'image de l'atmosphère de la maison de ses propriétaires.

La fin est très lente, des gestes sont faits, inexorables, inéluctables, gestes qui, une fois accomplis, sont irréversibles. Et pourtant, ils sont très simples, mais qu'ils soient faits montre un renoncement, un enfermement dans cette atmosphère nauséabonde. Des gestes si simples condamnent les personnages qui les font, et ils le savent. C'est une fin lente et d'apparence banale, mais elle est le point culminant du roman, le point où tout se joue.

D'un autre côté, même si j'ai compris les personnages, je n'ai pas adhéré à leur psychologie, et à leur histoire. L'auteur veut nous montrer comment une banale histoire d'amitié peut rapidement virer au cauchemar. Il a voulu écrire l'histoire de monsieur et madame tout le monde sur qui s'abat cette chose imprévue. Pourtant, je n'y ai pas vraiment cru. On me dira que si, ça existe, des gens qui restent ensemble par habitude voire ennui, des amis qui n'en sont pas plus que ça et qui continuent de se voir fréquemment, un coup de foudre si absolu, un homme complètement sous l'emprise d'une femme, à tel point qu'il ne finit pas par faire ce qu'il veut vraiment à cause de ce qu'elle est et de ce qu'elle sait. Eh bien, je n'y ai pas vraiment cru. Aucun personnage ne m'a paru sympathique. Je ne veux pas dire «sympathique» dans le sens d'«aimable», mais pour qui j'éprouverais un quelconque sentiment positif pour une raison X ou Y. Ils ont un rôle trop défini, et même si on comprend certains de leurs actes, on a du mal à les trouver vraiment crédibles.
Peut-être attendais-je trop de ce roman...

Éditeur: Solar.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Henri Duboule pour la Bibliothèque Sonore Romande.

Note: Il existe un film, réalisé en 1969, avec Romy Schneider et Alain Delon.

jeudi, 28 janvier 2010

Vous n'aurez pas le dernier mot, de Jean Piat et Patrick Wajsman.

Vous n'aurez pas le dernier mot

L'ouvrage:
Jean Piat et Patrick Wajsman ont rassemblé ici des réparties, des répliques cinglantes, dites par des personnes plus ou moins connues.

Critique:
J'ai un énorme reproche à faire à ce livre: il est beaucoup trop court! Quel dommage! Je pourrais passer des heures à lire de savoureuses répliques du style de celles réunies ici. J'espère que les auteurs renouvelleront l'expérience, et que le livre sera plus long!

Vous l'aurez compris, ce livre est divertissant, une véritable détente. Il nous fait sourire, nous fait rire, nous donne quelques idées. Il est à lire et à relire!
Il est divisé en chapitres qui ont chacun un thème. On trouve entre autres la riposte, la malice, la galanterie, le libertinage, la modestie. Je ne vous donnerai pas d'exemples, car le livre est trop court pour que j'en dévoile ne serait-ce qu'une phrase. Ma critique sera donc courte. Il est intéressant et fascinant de lire des répliques venues de tous horizons, dites par tant de personnages différents. Je me suis également demandée comment les auteurs (les rassembleurs, si on veut), avaient réussi à trouver ces trésors. Où de telles pépites se trouvent-elles? Quelle a été la documentation des auteurs?

N'hésitez pas à me signaler d'autres ouvrages de ce genre!

Éditeur: Albin Michel.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Henri Duboule pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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