Lecteur : Chaussepied Jacques

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jeudi, 4 février 2021

Incendie nocturne, de Michael Connelly.

Incendie nocturne

L'ouvrage:
L'un des mentors de Bosch vient de mourir. Sa veuve transmet à Bosch un gros classeur: le livre d'un meurtre datant de 1990, un meurtre non résolu. Harry décide de demander l'aide de Renée Ballard.

Critique:
Dans ce roman, Micael Connelly a usé d'une astuce (ou ficelle) qui m'a plu dans ses romans précédents, et ici également. Il a donné d'autres affaires à résoudre à Ballard et à Bosch. Comme je l'ai déjà dit, cela donne du rythme, pose plusieurs énigmes, et accroît la vraisemblance. En effet, il ne serait pas crédible que Ballard ne s'occupe que de l'affaire non résolue confiée par Bosch, d'autant qu'elle le fait officieusement. Quant à Bosch, c'est un peu par hasard qu'il se retrouve à enquêter sur autre chose, et là encore, c'est officieux. De plus, il s'attire l'inimitié de certains de ses pairs. Même à la retraite, il parvient à se faire des ennemis dans la police. ;-)

Les circonstances font que le lecteur assiste à une partie d'un procès où Mickey (le demi-frère d'Harry) officie. Comme d'habitude, j'ai apprécié sa repartie. J'ai été un peu étonnée qu'il ne soit pas aussi intéressé qu'Harry par la découverte du coupable... J'espère que ce n'est qu'un incident de parcours de sa part.

Quelles que soient les affaires traitées, l'intrigue avance sans traîner. De plus, j'ai apprécié de voir Bosch et Ballard croiser leurs informations. Leur bonne entente accrue m'a plu.
Au détour d'un chapitre, on rencontre Maddie, ce qui est également plaisant.
Il n'y a qu'une affaire qui ne trouve pas vraiment de résolution, mais il est assez facile d'en deviner les causes.

Rien n'est incohérent, rien n'est bâclé. L'auteur laisse même entrevoir la possibilité que Ballard et Bosch n'en aient pas fini avec une certaine personne... Il nous donne aussi un morceau de la trame du prochain roman: Bosch a une affaire en tête, Ballard a promis de l'aider...

Au long du roman, l'écrivain ne perd pas une occasion de montrer l'opiniâtreté et l'intégrité de Bosch et de Ballard. Bien sûr, par «intégrité», je veux dire qu'ils font leur possible pour que la justice soit bien rendue. Cela fait qu'ils ne sont pas forcément absolument respectueux des règles. Cela peut être agaçant, mais ils ne franchissent pas certaines limites, ce qui me les rendrait désagréables.

Une chose m'a déplu: Ballard n'est pas très contente qu'Harry aide Mickey, car elle a ce raisonnement primaire: la police arrête des criminels, comment se fait-il qu'un ancien policier tente d'en innocenter un? C'est un peu la même chose que dans «Jusqu'à l'impensable». Cette réaction clichée et sans nuances m'a déçue de la part de Ballard. Même si, par la suite, elle s'attache à oeuvrer pour la vérité, je trouve dommage qu'elle n'ait pas du tout pensé que dans ce cas-là, la police avait pu se tromper. Cela arrive, donc pourquoi n'aurait-ce pas pu être le cas ici? Bosch, lui, veut découvrir le vrai coupable. Dès le départ, c'est ce qui compte pour lui. Certes, il n'est pas ravi d'aider un avocat de la défense, mais ses motifs sont bons.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied.

Le comédien fait toujours du bon travail. Il met le ton approprié, et ne fait pas d'horribles voix à certains personnages.

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jeudi, 14 janvier 2021

Nuit sombre et sacrée, de Michael Connelly.

Nuit sombre et sacrée

L'ouvrage:
Ce matin-là, Renée Ballard, après avoir fini son service de nuit, retourne au commissariat d'Hollywood. Elle tombe sur quelqu'un en train de fouiller dans un meuble contenant des dossiers. Elle apprend que c'est Harry Bosch, un ancien du LAPD, et qu'il enquête sur une affaire non résolue: le meurtre d'une adolescente ayant eu lieu neuf ans plus tôt. Renée décide alors de s'associer avec Bosch.

Critique:
Outre donner un faux renseignement (l'affaire rongerait Bosch depuis des années), la quatrième de couverture mentionne que la rencontre de Bosch et de Ballard était très attendue. Ce genre d'accroche me fait plutôt reculer. Comme si ceux qui écrivent les quatrièmes de couverture savaient ce que pensent tous les lecteurs. De plus, le soi-disant sensationnel est très agaçant. Heureusement pour moi, j'ai lu cette quatrième de couverture après avoir lu le roman. Ce dernier m'a plu.

À la fin de «Une vérité à deux visages», on se doute qu'Harry enquêtera sur le meurtre de Daisy. J'ai trouvé logique que dès le roman suivant, il s'y mette. J'ai aussi trouvé logique que Renée et lui s'entendent bien. Ils s'accrochent un peu, au départ, mais ils sont du même genre, il est donc normal que leur duo fonctionne.

Comme dans quelques-uns de ses romans précédents, l'auteur montre d'autres affaires auxquelles sont confrontés les deux policiers. Certaines m'ont davantage plu que d'autres, mais de toute façon, je suis contente que l'auteur fasse cela, car c'est logique, et que cela propose d'autres éléments de réflexion au lecteur. En outre, l'une d'elles crée un rebondissement qui fera monter la tension du lecteur. Heureusement pour moi, au moment de ce rebondissement, je me suis souvenue d'un élément qui faisait que cela se terminerait forcément bien concernant cet aspect' de l'intrigue. J'ai apprécié qu'à cette occasion, Renée écoute son instinct, et qu'elle fonce.

Quant à l'enquête principale, j'aurais compris que nos deux héros ne parviennent pas à l'élucider, mais bien sûr, cela aurait frustré le lecteur. C'est étrange de ma part de dire qu'une non résolution ne m'aurait pas trop perturbée. En plus, c'est facile de dire ça quand on sait que l'affaire est résolue. ;-) La «solution» de l'énigme laissera un goût amer au lecteur, non parce que l'auteur a bâclé le travail, mais parce que ce qu'il décrit est réaliste... Donc ceci n'est pas un reproche à l'auteur, plutôt à la vie, car ce genre de choses est possible.

Malgré ma sympathie pour Renée, j'ai encore pesté parce qu'elle s'occupait très peu de sa chienne. Elle-même reconnaît qu'elle n'est pas une très bonne maîtresse...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied pour les éditions Audiolib.

Certains passages étant du point de vue de Renée, j'imaginais que Caroline Klaus les aurait lus. Je suis déçue que cela n'ait pas été le cas. Quant au comédien, sa prestation est toujours bonne, mais je ne m'habitue pas à ce qu'Éric Herson-Macarel ne lise plus les romans mettant Bosch en scène.

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jeudi, 2 juillet 2020

Une vérité à deux visages, de Michael Connelly.

Une vérité à deux visages

L'ouvrage:
Dans son bureau du SFPD, Bosch reçoit la visite de son ancienne équipière, Lucia Soto, accompagnée d'un autre policier. Ils lui apprennent qu'une affaire à laquelle il a participé, trente ans auparavant, va être réexaminée, car une preuve ne pouvant être analysée à l'époque innocenterait celui qu'Harry et son coéquipier de l'époque ont envoyé dans le couloir de la mort. Harry n'a pas le temps de se remettre du choc de cette révélation. Bella, sa coéquipière, lui apprend qu'un double meurtre vient d'être commis dans une pharmacie. Ils s'y rendent tous les deux.

Critique:
Ce roman m'a plu. J'ai apprécié que, comme dans le roman précédent, Bosch travaille sur deux affaires, car cela fait que l'auteur n'avait pas à traîner et faire du remplissage. Si on est tatillon, on peut même dire qu'il travaille sur trois affaires...
J'ai également apprécié que l'une de ces enquêtes nécessite l'intervention de Mickey. Ce personnage me plaît, et sa présence est synonyme de procès ou tout au moins de joutes verbales mettant en avant les lois et les qualités oratoires des avocats, en l'occurrence de Mickey.

Concernant l'affaire datant de trente ans, je me doutais bien qu'Harry et son coéquipier n'avaient rien à se reprocher, et je pensais que la «nouvelle preuve» n'était pas vraie, mais je me demandais comment l'auteur ferait pour que la découverte de la vérité ne semble pas tirée par les cheveux. Certains trouveront peut-être des éléments un peu poussifs, mais finalement, tout se tient.

Quant à l'affaire de la pharmacie, je ne pensais pas que Michael Connelly irait aussi loin concernant ce que doit faire Harry. C'est une bonne chose parce que cela sort le policier de sa zone de confort, et le lecteur aussi. Harry est placé dans une situation très délicate, inhabituelle de surcroît. J'ai compris ce qui l'a poussé à faire cela. Je pense que tous les lecteurs le comprendront, et partageront l'opinion d'Harry concernant le fils du pharmacien.
De plus, cette enquête plonge le lecteur dans un milieu auquel il n'est pas habitué, du moins avec Michael Connelly. Cela m'a plu. Par ailleurs, je suis sûre que, malheureusement, l'auteur n'exagère absolument pas à propos de ce milieu.

Outre Bella et Mickey, j'ai aimé retrouver certains personnages qui côtoyèrent Harry dans les autres romans. L'un d'eux est d'ailleurs celui qui initie une conversation qui m'a fait bien rire concernant une bouteille de bourbon. Et puis, ce personnage (que j'appréciais déjà parce que je suis moins tranchée qu'Harry) fait quelque chose qui le rachète en partie aux yeux de Bosch.

Je ne terminerai pas cette chronique sans raconter une anecdote amusante. Avant, c'étaient les éditions Sixtrid (elles ont commencé du temps où elles s'appelaient Livraphone) qui sortaient les romans de Michael Connelly en audio. Tout comme l'éditeur actuel, elles assortissaient le roman de musique. Cela m'était davantage supportable car il y en avait moins (au tout début, et à la toute fin). L'une de ces musiques m'a beaucoup plu. Il faut noter l'exploit, étant donné que je suis allergique à la musique dans les romans. C'est celle qui illustre «Les égouts de Los Angeles», «La blonde en béton», et «La défense Lincoln». Pendant ma lecture de «Une vérité à deux visages» (et aussi pendant celle de «Sur un mauvais adieu»), j'avais cette musique dans la tête. ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied pour les éditions Audiolib.

J'avais déjà remarqué que, depuis longtemps, la France avait un ou deux ans de retard sur la sortie des romans de Michael Connelly. En cherchant la date de parution de la version originale de «Une vérité à deux visages», j'ai constaté que maintenant, l'éditeur audio a du retard sur les livres existant en français, «Nuit sombre et sacrée» étant sorti cette année. Heureusement, Audiolib sort ce roman ce mois-ci. L'année dernière, j'ai même remarqué qu'il existait un roman, paru en 2015 en France («Les dieux du verdict»). Or, il n'est pas sorti en audio.

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jeudi, 17 mai 2018

Sur un mauvais adieu, de Michael Connelly.

Sur un mauvais adieu

L'ouvrage:
Harry Bosch se voit remettre un chèque de dix mille dollars uniquement pour rencontrer un vieux milliardaire. Celui-ci souhaite que le policier retrouve son héritier, car il en a peut-être un.

Critique:
Ce roman m'a davantage plu que les précédents. D'abord, j'ai apprécié de retrouver Bosch, son sens de la justice, sa complicité avec sa fille, etc. J'ai également été touchée que l'évocation d'événements qu'il a vécus plusieurs décennies plus tôt l'émeuve à ce point, et qu'il se sente proche de l'homme qu'il cherche, parce que celui-ci a connu la même chose. J'ai aussi apprécié de retrouver la bonne entente entre Harry et Mickey, et de les voir travailler main dans la main.

Dans ce roman, Bosch s'occupe de deux affaires en même temps, l'autre est celle qu'il traite pour le SFPD (la police de San Fernando). Cela a permis à l'auteur de moins traîner. D'ailleurs, j'ai trouvé qu'on avait rapidement des réponses quant à l'enquête concernant le vieux milliardaire. Je savais bien que ces solutions menaient à d'autres questions, mais j'ai aimé que les choses ne stagnent pas. De plus, au tout début, j'étais sceptique quant à la façon dont Michael Connelly parviendrait à faire trouver un indice à Bosch de manière plausible: en effet, celui-ci avait très peu d'indications exploitables sur ce qu'il cherchait. Finalement, l'auteur a bien amené les choses.

Les deux intrigues sont totalement différentes, ce qui contribue à l'absence de longueurs. En outre, je n'ai pas deviné grand-chose. Une réponse m'est venue cinq secondes avant que Bosch ne la donne. ;-)

Ici, notre héros fait équipe avec Bella Lourdes. J'ai apprécié ce personnage. J'espère qu'on la reverra par la suite, et qu'elle ira bien...

J'ai été agréablement surprise, parce que depuis quelques romans, les enquêtes me paraissaient ternes, et ici, les deux m'ont plu. De plus, Bosch n'a pas de relation sentimentale, ce que j'ai apprécié. (J'ai dit dans les deux ou trois chroniques précédentes pourquoi ses histoires de coeur m'agaçaient.)

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied.

Mon opinion est à peu près la même que lors de mes autres chroniques. Je reste déçue que Jacques Chaussepied ait remplacé Éric Herson-Macarel pour la lecture des Bosch, mais je sais que c'est un bon comédien. Ici, j'ai davantage apprécié sa lecture parce qu'il m'a semblé qu'il faisait moins les accents pour les noms étrangers, ou qu'il le faisait de manière plus subtile. Il a une voix assez grave, donc je comprends qu'il la modifie pour les rôles féminins. Il le fait bien, car cela n'est pas affecté.

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jeudi, 11 mai 2017

Jusqu'à l'impensable, de Michael Connelly.

Jusqu'à l'impensable

L'ouvrage:
Harry Bosch est maintenant à la retraite. Son demi-frère, Mickey Haller, demande son aide. Le client de Mickey est accusé de meurtre. Il faudrait que Bosch enquête pour prouver son innocence.

Critique:
J'ai trouvé ce roman plus intéressant que les deux derniers parus en audio. L'intrigue m'a semblé plus fouillée. En outre, je n'avais pas tout deviné. Il y avait un élément dont je savais bien que c'était un indice, mais je n'arrivais pas à comprendre comment.
J'ai bien aimé certains rebondissements. Par exemple, je me suis demandé comment Harry allait découvrir une chose que le lecteur sait presque tout de suite. J'avais peur que cet élément traîne, mais non. À partir du moment où Harry le découvre, j'ai apprécié le jeu de cache-cache entre lui et deux autres protagonistes. Il y a juste une incohérence: quelqu'un d'aussi attentif et pointilleux que Bosch ne peut pas avoir oublié les photos originales dans le photocopieur. Il fallait bien que Connelly trouve un moyen pour que ses personnages sachent que Bosch les avait démasqués, mais ce qu'il a trouvé ne m'a pas convaincue.

J'ai aimé voir Bosch sans équipier. J'aimais bien ceux qu'il avait, mais j'ai trouvé sympathique de le voir enquêter seul, comme dans certains autres romans. On le retrouve pugnace, fin limier, intègre... Mickey m'a un peu déplu dans ce roman. Harry, lui, cherche la vérité; Mickey cherche seulement à faire innocenter son client. De plus, j'ai été un peu choquée par les diverses réactions de ceux qui ne comprennent pas pourquoi Harry, qui fit partie du LAPD, enquête pour sauver la peau d'un condamné, alors qu'il s'attachait à arrêter les criminels. Pourquoi n'ont-ils pas eu ce raisonnement simple: si le condamné n'est pas coupable, il faut que le vrai coupable soit arrêté, et s'il l'est, Harry ne fera rien pour le faire libérer? Certains ont ce raisonnement, mais il est surprenant que Maddie ne l'ait pas.

Comme d'habitude, j'ai apprécié les scènes de vie quotidienne entre Bosch et sa fille, mais j'ai eu l'impression que Maddie cherchait parfois des problèmes où il n'y en avait pas. Je comprends qu'elle soit déboussolée par l'absence de sa mère, mais j'ai trouvé très cliché qu'elle dise qu'il y avait des choses qu'elle aurait confiées à sa mère, et ne pouvait pas dire à son père. Certes, il y a des choses qu'on préfère dire à une femme, mais étant donné les circonstances, Maddie pouvait tenter d'en parler à son père.

Comme souvent, Connelly parsème son récit d'anecdotes qui, j'imagine, sont vraies. Je pense à celle sur le tout premier meurtre consigné par le LAPD ou à celle concernant le gouverneur de la Californie (dont le nom n'est pas écrit, mais que nous reconnaîtrons sans peine). J'aime bien ces petites histoires.

Je trouve dommage qu'une énième relation amoureuse semble prendre forme, à la fin de ce roman...

Je n'aime pas trop le titre français qui me semble excessif. Bien sûr, Bosch va frayer avec d'atroces meurtres commis par des personnes sans scrupules, mais malheureusement, c'est le cas dans beaucoup de ses enquêtes. Je préfère le titre VO («The crossing») qui suggère la rencontre (sur une affaire) entre Bosch et Haller, mais aussi le fait que Bosch franchit une frontière.

En faisant le tour des romans de Connelly parus en audio, j'ai constaté qu'apparemment, «Le verdict des dieux» n'avait pas été édité. J'ai trouvé cela curieux. Je ne pense pas qu'il ait pu être édité par un autre éditeur de livres audio, car je pense avoir fait le tour en cherchant sur Audible et Livraphone.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied.
Je n'ai rien de nouveau à dire sur le comédien. En fait, je pense la même chose que lors de mes précédentes chroniques.

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