Lecteur : Chaussepied Jacques

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jeudi, 2 juillet 2020

Une vérité à deux visages, de Michael Connelly.

Une vérité à deux visages

L'ouvrage:
Dans son bureau du SFPD, Bosch reçoit la visite de son ancienne équipière, Lucia Soto, accompagnée d'un autre policier. Ils lui apprennent qu'une affaire à laquelle il a participé, trente ans auparavant, va être réexaminée, car une preuve ne pouvant être analysée à l'époque innocenterait celui qu'Harry et son coéquipier de l'époque ont envoyé dans le couloir de la mort. Harry n'a pas le temps de se remettre du choc de cette révélation. Bella, sa coéquipière, lui apprend qu'un double meurtre vient d'être commis dans une pharmacie. Ils s'y rendent tous les deux.

Critique:
Ce roman m'a plu. J'ai apprécié que, comme dans le roman précédent, Bosch travaille sur deux affaires, car cela fait que l'auteur n'avait pas à traîner et faire du remplissage. Si on est tatillon, on peut même dire qu'il travaille sur trois affaires...
J'ai également apprécié que l'une de ces enquêtes nécessite l'intervention de Mickey. Ce personnage me plaît, et sa présence est synonyme de procès ou tout au moins de joutes verbales mettant en avant les lois et les qualités oratoires des avocats, en l'occurrence de Mickey.

Concernant l'affaire datant de trente ans, je me doutais bien qu'Harry et son coéquipier n'avaient rien à se reprocher, et je pensais que la «nouvelle preuve» n'était pas vraie, mais je me demandais comment l'auteur ferait pour que la découverte de la vérité ne semble pas tirée par les cheveux. Certains trouveront peut-être des éléments un peu poussifs, mais finalement, tout se tient.

Quant à l'affaire de la pharmacie, je ne pensais pas que Michael Connelly irait aussi loin concernant ce que doit faire Harry. C'est une bonne chose parce que cela sort le policier de sa zone de confort, et le lecteur aussi. Harry est placé dans une situation très délicate, inhabituelle de surcroît. J'ai compris ce qui l'a poussé à faire cela. Je pense que tous les lecteurs le comprendront, et partageront l'opinion d'Harry concernant le fils du pharmacien.
De plus, cette enquête plonge le lecteur dans un milieu auquel il n'est pas habitué, du moins avec Michael Connelly. Cela m'a plu. Par ailleurs, je suis sûre que, malheureusement, l'auteur n'exagère absolument pas à propos de ce milieu.

Outre Bella et Mickey, j'ai aimé retrouver certains personnages qui côtoyèrent Harry dans les autres romans. L'un d'eux est d'ailleurs celui qui initie une conversation qui m'a fait bien rire concernant une bouteille de bourbon. Et puis, ce personnage (que j'appréciais déjà parce que je suis moins tranchée qu'Harry) fait quelque chose qui le rachète en partie aux yeux de Bosch.

Je ne terminerai pas cette chronique sans raconter une anecdote amusante. Avant, c'étaient les éditions Sixtrid (elles ont commencé du temps où elles s'appelaient Livraphone) qui sortaient les romans de Michael Connelly en audio. Tout comme l'éditeur actuel, elles assortissaient le roman de musique. Cela m'était davantage supportable car il y en avait moins (au tout début, et à la toute fin). L'une de ces musiques m'a beaucoup plu. Il faut noter l'exploit, étant donné que je suis allergique à la musique dans les romans. C'est celle qui illustre «Les égouts de Los Angeles», «La blonde en béton», et «La défense Lincoln». Pendant ma lecture de «Une vérité à deux visages» (et aussi pendant celle de «Sur un mauvais adieu»), j'avais cette musique dans la tête. ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied pour les éditions Audiolib.

J'avais déjà remarqué que, depuis longtemps, la France avait un ou deux ans de retard sur la sortie des romans de Michael Connelly. En cherchant la date de parution de la version originale de «Une vérité à deux visages», j'ai constaté que maintenant, l'éditeur audio a du retard sur les livres existant en français, «Nuit sombre et sacrée» étant sorti cette année. Heureusement, Audiolib sort ce roman ce mois-ci. L'année dernière, j'ai même remarqué qu'il existait un roman, paru en 2015 en France («Les dieux du verdict»). Or, il n'est pas sorti en audio.

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jeudi, 17 mai 2018

Sur un mauvais adieu, de Michael Connelly.

Sur un mauvais adieu

L'ouvrage:
Harry Bosch se voit remettre un chèque de dix mille dollars uniquement pour rencontrer un vieux milliardaire. Celui-ci souhaite que le policier retrouve son héritier, car il en a peut-être un.

Critique:
Ce roman m'a davantage plu que les précédents. D'abord, j'ai apprécié de retrouver Bosch, son sens de la justice, sa complicité avec sa fille, etc. J'ai également été touchée que l'évocation d'événements qu'il a vécus plusieurs décennies plus tôt l'émeuve à ce point, et qu'il se sente proche de l'homme qu'il cherche, parce que celui-ci a connu la même chose. J'ai aussi apprécié de retrouver la bonne entente entre Harry et Mickey, et de les voir travailler main dans la main.

Dans ce roman, Bosch s'occupe de deux affaires en même temps, l'autre est celle qu'il traite pour le SFPD (la police de San Fernando). Cela a permis à l'auteur de moins traîner. D'ailleurs, j'ai trouvé qu'on avait rapidement des réponses quant à l'enquête concernant le vieux milliardaire. Je savais bien que ces solutions menaient à d'autres questions, mais j'ai aimé que les choses ne stagnent pas. De plus, au tout début, j'étais sceptique quant à la façon dont Michael Connelly parviendrait à faire trouver un indice à Bosch de manière plausible: en effet, celui-ci avait très peu d'indications exploitables sur ce qu'il cherchait. Finalement, l'auteur a bien amené les choses.

Les deux intrigues sont totalement différentes, ce qui contribue à l'absence de longueurs. En outre, je n'ai pas deviné grand-chose. Une réponse m'est venue cinq secondes avant que Bosch ne la donne. ;-)

Ici, notre héros fait équipe avec Bella Lourdes. J'ai apprécié ce personnage. J'espère qu'on la reverra par la suite, et qu'elle ira bien...

J'ai été agréablement surprise, parce que depuis quelques romans, les enquêtes me paraissaient ternes, et ici, les deux m'ont plu. De plus, Bosch n'a pas de relation sentimentale, ce que j'ai apprécié. (J'ai dit dans les deux ou trois chroniques précédentes pourquoi ses histoires de coeur m'agaçaient.)

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied.

Mon opinion est à peu près la même que lors de mes autres chroniques. Je reste déçue que Jacques Chaussepied ait remplacé Éric Herson-Macarel pour la lecture des Bosch, mais je sais que c'est un bon comédien. Ici, j'ai davantage apprécié sa lecture parce qu'il m'a semblé qu'il faisait moins les accents pour les noms étrangers, ou qu'il le faisait de manière plus subtile. Il a une voix assez grave, donc je comprends qu'il la modifie pour les rôles féminins. Il le fait bien, car cela n'est pas affecté.

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jeudi, 11 mai 2017

Jusqu'à l'impensable, de Michael Connelly.

Jusqu'à l'impensable

L'ouvrage:
Harry Bosch est maintenant à la retraite. Son demi-frère, Mickey Haller, demande son aide. Le client de Mickey est accusé de meurtre. Il faudrait que Bosch enquête pour prouver son innocence.

Critique:
J'ai trouvé ce roman plus intéressant que les deux derniers parus en audio. L'intrigue m'a semblé plus fouillée. En outre, je n'avais pas tout deviné. Il y avait un élément dont je savais bien que c'était un indice, mais je n'arrivais pas à comprendre comment.
J'ai bien aimé certains rebondissements. Par exemple, je me suis demandé comment Harry allait découvrir une chose que le lecteur sait presque tout de suite. J'avais peur que cet élément traîne, mais non. À partir du moment où Harry le découvre, j'ai apprécié le jeu de cache-cache entre lui et deux autres protagonistes. Il y a juste une incohérence: quelqu'un d'aussi attentif et pointilleux que Bosch ne peut pas avoir oublié les photos originales dans le photocopieur. Il fallait bien que Connelly trouve un moyen pour que ses personnages sachent que Bosch les avait démasqués, mais ce qu'il a trouvé ne m'a pas convaincue.

J'ai aimé voir Bosch sans équipier. J'aimais bien ceux qu'il avait, mais j'ai trouvé sympathique de le voir enquêter seul, comme dans certains autres romans. On le retrouve pugnace, fin limier, intègre... Mickey m'a un peu déplu dans ce roman. Harry, lui, cherche la vérité; Mickey cherche seulement à faire innocenter son client. De plus, j'ai été un peu choquée par les diverses réactions de ceux qui ne comprennent pas pourquoi Harry, qui fit partie du LAPD, enquête pour sauver la peau d'un condamné, alors qu'il s'attachait à arrêter les criminels. Pourquoi n'ont-ils pas eu ce raisonnement simple: si le condamné n'est pas coupable, il faut que le vrai coupable soit arrêté, et s'il l'est, Harry ne fera rien pour le faire libérer? Certains ont ce raisonnement, mais il est surprenant que Maddie ne l'ait pas.

Comme d'habitude, j'ai apprécié les scènes de vie quotidienne entre Bosch et sa fille, mais j'ai eu l'impression que Maddie cherchait parfois des problèmes où il n'y en avait pas. Je comprends qu'elle soit déboussolée par l'absence de sa mère, mais j'ai trouvé très cliché qu'elle dise qu'il y avait des choses qu'elle aurait confiées à sa mère, et ne pouvait pas dire à son père. Certes, il y a des choses qu'on préfère dire à une femme, mais étant donné les circonstances, Maddie pouvait tenter d'en parler à son père.

Comme souvent, Connelly parsème son récit d'anecdotes qui, j'imagine, sont vraies. Je pense à celle sur le tout premier meurtre consigné par le LAPD ou à celle concernant le gouverneur de la Californie (dont le nom n'est pas écrit, mais que nous reconnaîtrons sans peine). J'aime bien ces petites histoires.

Je trouve dommage qu'une énième relation amoureuse semble prendre forme, à la fin de ce roman...

Je n'aime pas trop le titre français qui me semble excessif. Bien sûr, Bosch va frayer avec d'atroces meurtres commis par des personnes sans scrupules, mais malheureusement, c'est le cas dans beaucoup de ses enquêtes. Je préfère le titre VO («The crossing») qui suggère la rencontre (sur une affaire) entre Bosch et Haller, mais aussi le fait que Bosch franchit une frontière.

En faisant le tour des romans de Connelly parus en audio, j'ai constaté qu'apparemment, «Le verdict des dieux» n'avait pas été édité. J'ai trouvé cela curieux. Je ne pense pas qu'il ait pu être édité par un autre éditeur de livres audio, car je pense avoir fait le tour en cherchant sur Audible et Livraphone.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied.
Je n'ai rien de nouveau à dire sur le comédien. En fait, je pense la même chose que lors de mes précédentes chroniques.

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lundi, 24 avril 2017

Mariachi plaza, de Michael Connelly.

Mariachi Plaza

L'ouvrage:
Harry Bosch et Lucia Soto enquêtent sur un crime dont la victime est morte dix ans après qu'on lui a tiré dessus.

Critique:
Ayant été très déçue par «Dans la ville en feu», j'ai boudé «Mariachi plazza» à sa sortie audio. Il y a quelques jours, j'ai décidé de l'essayer, car le prochain sort bientôt: il a l'air intéressant, et je préfère lire les Connelly dans l'ordre de publication.

Comme je l'ai constaté dans certains autres romans de cet auteur (surtout dans les derniers), l'enquête n'est pas ce qui m'a intéressée le plus. C'est plutôt certaines choses qu'elle engendre. Par exemple, Michael Connelly évoque (comme ailleurs) les relations entre les policiers et les journalistes. Ce faisant, il explique une chose dont je ne m'étais pas aperçue, à savoir que certains journaux sont bien moins florissants que dans les années 90. Le lire sous sa plume m'a fait penser que c'était sûrement le cas en France également.

J'ai apprécié de lire certaines choses quant à la hiérarchie dans la police. Là encore, je suppose que c'est le cas un peu partout. Ici, cela s'illustre par le fait qu'une nouvelle recrue est assignée à la gestion d'un aspect pénible de l'enquête.
J'ai aimé lire les manipulations qu'effectue la personne chargée de visionner une vidéo importante pour l'enquête.

C'est toutes ces petites choses qui font que j'ai passé un bon moment. De plus, j'ai retrouvé Bosch et sa fille avec plaisir. Cependant, ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable. L'enquête est sans réelles surprises, tout comme celle que Soto et Bosch mènent en parallèle. Ce n'est pas désagréable, mais il ne faut pas lire ce roman en s'attendant à quelque chose de palpitant.

L'auteur a été un peu moins pénible que dans ses deux derniers romans quant à la vie sentimentale de Bosch, mais ses pensées concernant une ancienne flamme qu'il recontacte pour l'enquête m'ont agacée. Je sais, je suis sévère et pinailleuse, mais décidément, la vie sentimentale de Bosch ne me plaît pas. Peut-être est-ce parce que parmi celles qu'il a aimées, ma préférée reste Sylvia, et qu'il ne revoit que celles que je n'aime pas ou a de brèves aventures avec des femmes à qui j'ai toujours quelque chose à reprocher. ;-)

Remarque annexe:
À un moment, il est expliqué qu'avant que Maddy cesse de manger de la viande, le père et la fille allaient souvent à In N Out (une chaîne de fastfood comparable à Mcdonald). Cela m'a fait un petit pincement au coeur, car je trouve In N Out bien meilleur que Mcdo, et voilà bien longtemps que j'embête mon entourage en râlant que c'est In N Out qui aurait dû se développer en France.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied pour les éditions Audiolib.
Je n'ai pas grand-chose à dire sur le comédien. En fait, je pense exactement pareil que lors de mes précédentes chroniques depuis que Jacques Chaussepied a remplacé Éric Herson-Macarel.

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lundi, 20 avril 2015

Dans la ville en feu, de Michael Connelly.

Dans la ville en feu

L'ouvrage:
2012.
Bosch veut élucider une affaire qui le tracasse depuis vingt ans. Lors des émeutes de 1992, à Los Angeles, il a retrouvé le cadavre d'une jeune femme qui a été surnommée Blanche-Neige. C'est cette affaire qu'il va tenter d'élucider, car un nouvel élément fait qu'elle peut être rouverte.

Critique:
Si j'ai retrouvé certaines façons de faire de Connelly avec plaisir, j'ai l'impression que ses enquêtes s'essoufflent. C'est peut-être moi qui suis trop sévère. Il faut dire que j'ai lu tous ses romans.

Ici, l'enquête est ce qui m'a le moins passionnée. Elle m'a semblé sans réelles surprises. On y retrouve la pugnacité de Harry et on partage son désir de justice vis-r-vis de «Blanche-Neige», mais j'ai trouvé que rien ne démarquait vraiment cette enquête.
Bien sûr, comme Harry fait des vagues, et qu'il y a certains enjeux, on essaie de lui mettre des bâtons dans les roues. Cette ficelle a déjà été utilisée par Connelly, mais je l'ai trouvée pertinente ici. D'autant qu'il la renouvelle en lui apportant deux éléments auxquels je ne m'attendais pas du tout.

J'ai beaucoup aimé les passages où on voit la vie privée de Bosch. Ils sont plus riches que dans certains autres romans car depuis «Les neuf dragons», Maddie entre en ligne de compte. J'aime beaucoup ce personnage ainsi que les relations entre elle et Harry. J'ai particulièrement apprécié le moment où ils vont «entraîner» la jeune fille à son futur métier.

Quant à l'histoire d'amour de Harry, elle me semble plus fade que certaines autres. Il faut dire que je n'aime pas qu'il change si souvent de partenaire. À force de lire qu'il a aimé Eleanor comme un fou (pas ici mais dans d'autres romans), et qu'il ne parvient pas vraiment à tourner la page avec Rachel (il le dit encore dans ce roman), j'ai l'impression qu'il ne peut plus vivre de vraies histoires, qu'elles auront toutes l'air fades. En outre, il me semble qu'il a également beaucoup aimé Sylvia... J'aurais d'ailleurs compris que l'auteur la fasse revenir dans sa vie plutôt que de lui trouver une énième petite amie avec qui les relations semblent fades.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied.
Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audiolib.
Jacques Chaussepied a une voix et une lecture agréables. Heureusement, il ne modifie pas top sa voix pour les différents personnages. Comme je pinaille, je regrette qu'il prenne un accent anglophone pour certains noms propres, mais je pense que cela doit plaire à certains, puisque c'est ce qu'on lui demande de faire.

Je pense qu'outre le fait que j'ai l'impression que les enquêtes de Connelly sont un peu moins palpitantes, ma déception tient à ce que les éditions Audiolib n'ont pas confié la lecture des romans mettant Bosch en scène à Éric Herson-Macarel, qui a enregistré tous les Bosch (à quelques exceptions près) lorsque les romans étaient édités par les éditions Livraphone. D'abord, il n'est pas simple de prendre la suite d'un comédien comme Éric Herson-Macarel. Pour moi, sa lecture est toujours parfaite, car il allie à merveille sobriété, absence de monotonie, et absence d'affectation dans la prononciation des noms propres (même quand il y met un soupçon d'accent). De plus, les éditeurs étant précautionneux, ils font lire les romans d'une série par le même comédien. Il aurait donc été logique qu'Éric Herson-Macarel continue la série. Les éditions Audiolib ont choisi un comédien dont le timbre de voix se rapproche de celui d'Éric Herson-Macarel. Est-ce voulu afin de conserver un semblant de continuité?
Je serais curieuse de savoir ce que pensent les auditeurs à ce sujet.

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